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2017.06.10

Revue annuelle 2017 du PNDES : Des acquis importants pour la première année de mise en œuvre

Organe de coordination du suivi et de l’évaluation de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES), le Comité national de pilotage du PNDES a tenu sa première session, le 09 juin 2017. Au cours de cette rencontre présidée par le premier ministre, Paul Kaba Thiéba, les participants ont examiné le chemin parcouru pour l’opérationnalisation du référentiel de développement de notre pays, mais aussi les perspectives 2017-2019. Malgré le contexte social et sécuritaire difficile, d’importants acquis ont été enregistrés pour la première année de mise en œuvre du PNDES.

 
Revue annuelle 2017 du PNDES : Des acquis importants pour la première année de mise en œuvre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paul Kaba Thiéba, président du Comité national de pilotage du PNDES
La réalisation du Plan national de développement économique et social (PNDES) s’effectue à travers un ensemble de dispositifs comprenant les instruments de sa mise en œuvre, l’implication de tous les acteurs de l’économie ainsi que le cadre organisationnel de suivi et d’évaluation. Et pour assurer le suivi et l’évaluation de ce référentiel de développement, un dispositif composé de trois organes est mis en place. Il s’agit du : secrétariat permanent du PNDES, les cadres sectoriels de dialogue et les cadres régionaux de dialogue.

La tenue de ce premier comité de pilotage a consisté en l’examen et la validation du rapport de performance 2016 de la mise en œuvre du PNDES et les perspectives 2017-2019 ; mais aussi l’adoption des recommandations visant à résorber les difficultés rencontrées dans la mise du PNDES.

« J’ai instruit les chefs des cadres sectoriels de dialogue d’œuvrer à rendre disponibles d’ici au 30 septembre 2017, les politiques sectorielles devant servir de cadre d’intervention des acteurs du développement dans les secteurs de planification. Ces politiques permettront d’une part de rationaliser et de renforcer la cohérence des politiques publiques, et d’autre part, de favoriser l’alignement des acteurs du développement sur les priorités nationales », a précisé le premier ministre Paul Kaba Thiéba lors de la cérémonie d’ouverture des travaux.

Des résultats probants malgré le contexte difficile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première année de mise en œuvre du PNDES 2016-2020 est intervenue dans un contexte difficile marqué par des évènements de nature adverses qui ont affectés la sécurité nationale et la paix sociale. En plus des attaques terroristes qui ont secoué le Burkina au lendemain de la mise en place du premier gouvernement post-transition, le pays est vite confronté à la résurgence de revendication syndicales dans la plupart des secteurs de l’administration publique qui ont, par endroit, durement affecté le fonctionnement des administrations concernées et l’économie nationale toute entière.

Qu’à cela ne tienne, le bilan de la mise en œuvre du PNDES en 2016 fait ressortir des progrès notables, à en croire le premier ministre burkinabè. Car, le pays a enregistré un taux de croissance 5,9% contre 4% en 2015, l’inflation est maîtrisée et le déficit de la balance courante s’est réduit. Dans le domaine des réformes des institutions et de la modernisation de l’administration, des acquis importants ont été enregistrés en matière de consolidation de la démocratie, de renforcement des droits humains, de la justice, de la sécurité, de la protection civile et de l’accès à l’information. Pour ce qui est du développement du capital humain, des progrès notables auraient également été enregistrés dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieur, de l’insertion socio-professionnelle et en matière d’amélioration du cadre de vie.
« La mise en œuvre des politiques destinées à dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois a permis d’enregistrer un certain nombre de résultats : amélioration du taux de couverture des besoins céréaliers passant de 96% en 2015 à 102% en 2016 ; réalisation d’infrastructures hydrauliques ; poursuite de la mise en œuvre du programme national routier permettant de porter à 24,5% en 2016 contre 24% en 2015, la proportion de routes bitumées et à 29% celles des pistes rurales aménagées contre 27% en 2015 ; accroissement de la puissance électrique installée grâce au renforcement de la capacité de production de la centrale thermique de Kossodo et les travaux de construction de centrales et les avancées de l’interconnexion avec le Ghana

Le PNDES sera le résultat de l’engagement collectif de l’ensemble des acteurs du développement économique et social dans l’exécution pleine et entière des réformes stratégiques et des investissements structurants qui y sont programmés dans un contexte apaisé. Dans cette optique, l’adhésion, la responsabilité et la participation effective de tous à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation du PNDES sont des éléments déterminants », a confié Paul Kaba Thiéba.

Le gouvernement peut compter sur l’accompagnement des PTF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout en réitèrent leur solidarité et leur compassion au peuple burkinabè dont ils saluent la résilience face aux différentes attaques terroristes, les Partenaires techniques et financiers (PTF) n’ont pas manqué d’attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité d’assurer l’alignement entre la revue du PNDES et le calendrier budgétaire pour renforcer la cohérence de l’action gouvernementale avec son principal instrument d’intervention qui est le budget.

Si la définition et l’appropriation progressive des cadres logiques sectoriels impulsés par le SP-PNDES sont à saluer, les systèmes d’informations sectoriels et le système national statistique n’ont cependant pas pu produire l’ensemble des données utiles pour renseigner objectivement le cadre de résultats du PNDES. Qu’à cela ne tienne, le gouvernement burkinabè peut compter sur le soutien des PTF. « Les PTF réaffirment leur volonté de continuer à accompagner le gouvernement sur la base des besoins qu’il aura exprimés afin d’accélérer l’opérationnalisation du PNDES et contribuer ainsi à changer positivement la vie des Burkinabè qui est la véritable raison d’être de la coopération au développement dans le pays des hommes intègres », a assuré Cheik Kanté, le président de la troïka des Partenaires techniques et financiers.

Moussa Diallo
Lefaso.net

19:28 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2017.06.07

Fada N’Gourma : Un nourrisson dévoré en partie par des porcs

Ce mardi 6 juin 2017, au secteur 3 de la ville de Fada N’Gourma, le corps sans vie d’un nourrisson a été découvert plus précisément derrière le mur du Centre hospitalier régional (CHR). Un membre inférieur du bébé avait été détaché du reste du corps.

 
Fada N’Gourma : Un nourrisson dévoré en partie par des porcs

Selon les témoignages recueillis sur les lieux, c’est très tôt le matin que le voisinage a aperçu « des porcs qui étaient en train de dévorer quelque chose qui ressemble à un bébé ». C’est après avoir cherché à vérifier qu’ils constateront qu’il s’agissait réellement d’un bébé mort que les porcs étaient en train de manger dans une poubelle. Informée, la police s’est rapidement rendue sur les lieux afin de faire les constatations d’usage de cette scène macabre.

Au moment où nous quittions les lieux, le corps y était toujours couvert d’un carton et personne ne connaissait l’auteur de ce crime odieux. Tout le voisinage était visiblement dans un état de choc, chacun se posant la question de savoir la personne qui a pu faire cela à un innocent, un bébé qui n’a pas demandé à venir au monde. Nous y reviendrons.

Soumaila Sana
Lefaso.net

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Secrets de famille: toujours dissimuler ou s’en libérer?

       Quelle famille n’a pas de secret? Violence, abus sexuel, mensonge, acte criminel, filiation, suicide d’un proche…, les histoires de  secrets de famille, il y en a partout et de toutes les facettes.

Si la mise à jour d’une vérité cachée peut soudain bouleverser l’histoire de plusieurs générations et entraîner un choc émotionnel d’une rare violence, la dissimulation d’un secret peut avoir, tel un poison qui s’infiltre lentement, des conséquences encore plus lourdes à long terme.

Petits ou grands, sachant que tôt ou tard les mystères familiaux risquent d’engendrer de lourds conflits familiaux et individuels, que ces cachotteries finissent par envenimer le climat familial et alourdir la loi du silence, faut-il alors tout dévoiler? Toute vérité est-elle forcément bonne à dire?

Secrets de famille: toutes les vérités sont elles bonnes à dire?
Secrets de famille: toutes les vérités sont-elles bonnes à dire?

On sait aujourd’hui que, dans une famille, l’existence d’un non-dit, qu’il soit ou non douloureux, peut affecter plusieurs générations.

Le problème commence surtout quand le secret fait suite à une situation qui a provoqué une émotion si particulière, si intense et douloureuse qu’elle doit demeurer cachée par celui ou celle qui l’a vécue. Ce traumatisme que l’on ne peut ni expliciter ni partager avec les autres, et encore moins avec les siens, devient alors une blessure si profonde qu’elle peut avoir un impact trans-générationnel.

Certes, tous ne sont pas troublants, puisqu’il y a de bons secrets. Mais dans les cas difficiles, les ravages psychologiques et les traumatismes familiaux que peut provoquer l’existence sous-jacente d’un secret ou d’un non-dit pesant sont parfois dramatiques.

Certaines vérités de famille affectent durablement certaines personnes comme les jeunes
Certaines vérités de famille affectent durablement certaines personnes comme les jeunes

Aujourd’hui l’Internet change peu à peu la donne, et des millions d’informations accessibles tournent en boucle. Les réseaux sociaux, comme Facebook, étalent au grand jour l’intimité de leurs utilisateurs. Pour le pire et le meilleur. Les progrès de la science et de la médecine génétique ont fait évoluer le regard porté sur la famille et la notion même de la filiation. Mais tout cela se passe dans les sociétés occidentales. En Afrique, les secrets de familles sont toujours bien gardés par les anciens même si les mœurs ont évolué et la notion de secret aussi. En fait, il y aura toujours des secrets tant qu’il y aura de nombreuses choses dont on ne veut pas parler. La vie est ainsi faite.

Ainsi, malgré les changements moraux, technologiques et scientifiques qui ont impacté la nature du secret de famille, les mécanismes psychologiques qui peuvent pousser une personne à garder le silence, au risque de briser la chaîne qui la relie à ses descendants, semblent demeurer exactement identiques. D’où les questions suivantes: faut-il tout dire pour que le prix du secret ne soit pas payé par les générations suivantes? Comment évoquer ces blessures intimes que l’on préfère garder pour soi? Comment faire la différence entre les «bons» et les «mauvais» secrets? Surtout que ce qui était considéré autrefois comme inacceptable et devant être tu à tout prix ne l’est plus tout à fait. Ainsi de grands tabous comme le divorce, l’adoption ou les questions posées par la présence d’un enfant illégitime ont commencé à voler en éclats.

Pourquoi cache-t-on la vérité?

Les raisons derrière le mensonge sont parfois douloureuses. Il y a des faits dont on a honte, dont on se sent coupable et que l’on dissimule pour préserver son image aux yeux des autres. Il y a aussi ceux que l’on cache en croyant bien faire, pour ne pas blesser et pour protéger l’autre. C’est en fait une logique qui nous piège dans des dilemmes inextricables. Souvent, en cachant la vérité à leurs enfants, les parents veulent donner l’impression de contrôler leur famille. Mais tous les secrets ne sont pas forcément nocifs. Il faut distinguer les bons et les mauvais.

Secrets de famille faut il s'en libérer ou tout cracher? Avant toute chose il faut mesure l'impact des révélations sur la famille
Secrets de famille: faut-il s’en libérer ou tout cacher?

Mesurer l’impact sur la famille

Souvent, c’est la crainte du scandale, de la réaction des proches qui ignoraient le secret, mais il y a aussi le risque que les choses ne dégénèrent une fois qu’on a dévoilé le secret. Avant de décider de dévoiler quoique ce soit, il faut mesurer l’impact que cela peut avoir sur les membres de la famille.

Il faut savoir trancher. Chacun a le droit de connaître tout ce qui touche à ses origines et à son identité. Mais la vérité doit être maniée avec précaution. On a souvent tendance à penser que l’enfant ne comprend pas tout ce qu’on lui dit et ne devine pas ce qu’on ne lui dit pas. Or, même celui qui n’a pas accès à la parole peut interpréter les gestes et les attitudes des autres, en leur donnant un sens qui pourrait être nocif ou en culpabilisant. Dire la vérité à quelqu’un, lui expliquer pourquoi on s’est trompé, c’est lui permettre de ne pas répéter nos erreurs. Quelles que soient les précautions prises, les secrets finissent toujours par transpirer, soit par des lapsus, ou lorsqu’une personne mise dans la confidence finit par craquer et se déleste de ce poids insupportable. Assaillis par les secrets de famille, nous sommes confrontés à une situation qui peut nous paralyser, tant que nous n’avons pas découvert et analysé leurs effets. Par conséquent, il est important de se donner les moyens de s’en libérer, en exorcisant les fantômes du passé.

Pour cela, il faut rétablir une communication qui était jusque-là mise en sourdine. Il faut donner à ceux qui subissent les secrets de famille les moyens de reprendre leur destin en main.

Secrets: comment les dire

La vérité est parfois à manier avec des pincettes. Révéler un secret de famille nécessite une bonne dose de courage, de réflexion et de doigté. La vérité n’est que le premier acte d’un long processus où tout un réseau de complicités est ébranlé. Il faudra avant tout savoir que dire exactement à la personne et adapter les révélations en fonction de son âge. S’il s’agit d’un enfant, il faut savoir faire le tri entre ce qui peut être dit à ce moment crucial. Il faut surtout utiliser un langage simple et préparer le terrain pour mettre votre interlocuteur en confiance. Évitez les grands détours, encore moins un langage cru, mais soyez direct en exposant les faits et les raisons qui vous ont poussé à cacher la vérité. Observez les réactions de votre interlocuteur à mesure que vous poursuivez avec vos révélations. Il peut être prêt à en entendre davantage, sinon il est préférable de revenir sur le sujet plus tard. Dans ce cas, respectez sa volonté. Ne le brusquez pas. Évitez aussi de dramatiser la situation. Soyez calme et précis pour mieux vous faire comprendre.

Avant de décider de dévoiler quoique ce soit, il faut mesurer l’impact que cela peut avoir sur les membres de la famille
Avant de décider de dévoiler quoique ce soit, il faut mesurer l’impact que cela peut avoir sur les membres de la famille

Vivre en sachant la vérité

Une fois que la vérité éclate, comment vivre avec le secret? Après la révélation, il faut affronter la colère des uns, entendre la détresse ou le désarroi de l’autre. Le choc est avant tout la première réaction de celui qui découvre la vérité. Il peut s’accompagner d’un sentiment de trahison, de révolte et de mépris. La personne a l’impression qu’elle a été bercée d’illusions.

Une autre question se pose: doit-on pardonner à ceux qui nous ont menti? Au fond, la décision de pardonner dépend de la nature du mensonge. Lorsque des parents cachent la vérité à un enfant par exemple, c’est généralement dans le souci de ne pas lui faire de la peine ou de le protéger. Sachant cela, il devient plus facile pour lui de pardonner.

Mais ce n’est pas toujours évident. Le pardon est souvent difficile pour ceux qui ont le sentiment d’avoir été victimes d’un terrible mensonge. Accepter la vérité est un long processus qui demande du temps et un réel travail sur soi.

Comment surmonter cette épreuve?

La révélation, à elle seule, ne suffit pas. Pour beaucoup, il faudra consulter un psychologue et avoir recours à une thérapie. L’accompagnement psychologique peut permettre alors à la personne qui a appris la vérité de mettre sa souffrance en parole, d’extérioriser ce qu’elle ressent et d’accepter la vérité dans toute sa nudité. Il ne faut pas non plus négliger le fait que, dès que la loi du silence est brisée, c’est toute la famille qui est déséquilibrée. Les conséquences peuvent parfois être graves. Aussi, on peut favoriser la thérapie familiale, ce qui permet à tous de retrouver une certaine sérénité et de vaincre les vieux démons.

Théophile MONE

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2017.05.29

Exploitation des enfants : Session d’appropriation des lois de protection à Bobo-Dioulasso

Des organisations de la société civile et militaires ont été outillées sur les lois de protection contre l’exploitation économique et sexuelle des enfants les 23 et 24 mai 2017 au Secrétariat Permanent du Conseil National De Lutte contre le Sida.

 
Exploitation des enfants :  Session d’appropriation des lois de protection à Bobo-Dioulasso

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           Les enfants sont devenus des cibles de commercialisations et d’enrichissements de certaines personnes. Il est fréquent de voir certains enfants subir des abus sexuels ou recrutés en vue de les intégrer dans des réseaux de prostitution. C’est pour faire face à ces pratiques d’exploitations que 30 acteurs issus de la société civile et militaire ont suivi une session durant deux jours.

 

                    Selon le conseiller du gouverneur représentant ce dernier, reconnaissant envers ces acteurs qui luttent pour le bien-être des enfants doivent être suffisamment outillés pour que les efforts ne soient pas vains. C’est également un cadre d’échanges sur les instruments juridiques sur la protection des enfants contre les aspects négatifs de la pornographie sur leur éducation et faire des participants des relais de ces lois.

La dite session leur permettrait de s’approprier les lois de protection contre l’exploitation économique et sexuelle des enfants adoptées dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’examen périodique universel et des organes de traité.

Haoua Touré
Le Faso.net

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2017.05.20

3èmeJournées de promotion et de valorisation des produits locaux : La Fédération femme et développement au chevet des détenues de la MACO

Avec des vêtements, du riz, du savon et des équipements sportifs, les membres de la Fédération femme et développement du Burkina Faso (FFED /BF), sont allés soutenir leurs sœurs détenues à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Cette action s’inscrit dans le cadre de la 3ème édition de l’exposition -vente artisanale de la FFED /BF, qui se tiendra du 23 au 29 mai prochain, à Ouagadougou. C’était ce jeudi 18 mai 2017.

 
3èmeJournées de promotion et de valorisation des produits locaux : La  Fédération femme et développement au chevet des détenues de la MACO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour des raisons diverses, ces femmes sont devenues des pensionnaires de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Loin de leurs familles, avec souvent un bébé dans les bras, elles rêvent toutes de retrouver leur liberté. Mais en attendant, elles tentent d’assurer leur indépendance économique dans cette nouvelle vie, par la fabrication des produits tels que des sacs, du savon.

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La présidente de la FFED /BF, Fatimata Legma

« Nous avons voulu rencontrer nos sœurs qui sont à la MACO pour traduire notre solidarité et les encourager, parce qu’il s’agit d’épreuves de la vie et elles peuvent tirer des expériences pour leur vie future » a noté la présidente de la FFED /BF, Fatimata Legma, leur demandant de garder espoir.

C’est d’ailleurs devenu une tradition pour les femmes de la fédération. « Nous remercions Dieu pour cette visite. Vous étiez ici l’année passée et vous êtes de nouveau là pour nous soutenir, toutes les femmes vous remercient beaucoup » s’est réjouie la porte-parole des femmes incarcérées. Puis d’ajouter que : « Ce n’est pas évident pour nous. Cela fait deux ans que certaines sont là et il est difficile de bénéficier d’une liberté provisoire. Nous avons laissé nos enfants dehors et nous ne savons pas ce qu’ils deviennent » a-t-elle regretté.

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Le directeur de la MACO, l’inspecteur Ousséni Ouédraogo

A ce sujet, le directeur de la MACO, l’inspecteur Ousséni Ouédraogo, souhaite que le séjour de ces dames soit bref. « La femme, c’est le pilier de la maison et quand elle n’est pas là, il y a beaucoup de dégâts qui peuvent s’observer dans la famille. Nous souhaitons que leur séjour soit le plus court possible » a-t-il signifié. Aussi, a-t-il tenu à exprimer sa satisfaction à la Fédération femmes et développement pour son soutien et à interpeller les bonnes volontés à accompagner l’Etat dans la prise en charge des détenus.

A l’occasion, la Fédération a remis des enveloppes aux sept bébés de la MACO, parmi lesquels, la présidente était ravie de faire la connaissance de son homonyme, Fatimata, un bébé à peine âgé d’un mois.

Comme l’année passée, les produits des femmes incarcérées seront exposés à cette grande exposition qui vise à réaffirmer l’identité culturelle burkinabè et à assurer l’autonomisation économique des femmes à travers l’art vestimentaire traditionnel, l’art culinaire et les produits forestiers non ligneux.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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Conseil national pour la promotion du genre 2017 : Les rôles des acteurs dans la prise en compte du genre dans la mise en œuvre du PNDES décortiqués

Réunis à Ouagadougou, ce jeudi 18 mai 2017, des membres du Conseil national pour la promotion du genre réfléchissent pour voir comment ils pourront mieux prendre en compte les préoccupations et expériences des Hommes dans l’amélioration des conditions de vie des populations en précisant les rôles des acteurs étatiques et non étatiques. En lieu et place du Premier-ministre, président dudit conseil, c’est le secrétaire général du gouvernement, Alain Thierry Ouattara qui a présidé l’ouverture de la cérémonie.

 
Conseil national pour la promotion du genre 2017 : Les rôles des acteurs dans la prise en compte du genre dans la mise en œuvre du PNDES décortiqués

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le Burkina Faso, une nation démocratique, unie et solidaire, transformant la structure de son économie et réalisant une croissance forte et inclusive, au moyen de modes de consommation et de production durables ». Telle est la vision à l’horizon 2020 du Plan national de développement économique et social (PNDES). Egalement, l’opérationnalisation du PNDES prévoit l’élaboration, la mise en œuvre des politiques sectorielles et des plans locaux de développement, entre autres. De ce fait, il est important que les acteurs connaissent leurs rôles dans ce processus. C’est pourquoi, la session 2017 du Conseil national pour la promotion du genre (CONAPGenre), au regard des défis actuels, a choisi de se pencher sur le thème « la prise en compte du genre dans la mise en œuvre du PNDES : Rôles des acteurs étatiques et non étatiques ».

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Les participants invités à fédérer leurs énergies pour la lutte contre les inégalités liées au genre

Le ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille est l’initiateur de cette session. Au cours des travaux, les représentants/tes de l’administration publique, partenaires financiers et techniques, et du secteur privé (…), vont échanger autour des communications portant sur l’état de mise en œuvre des recommandations de la session antérieure ; présentation du PNDES 2016-2020. Des communications axées sur les rôles des acteurs étatiques et non étatiques pour la prise en compte du genre dans l’opérationnalisation du PNDES et laprésentation du Plan d’action opérationnel 2017-2019 et son mécanisme de suivi-évaluation, feront également l’objet de discussion.

Les recommandations issues de cette session annuelle, feront l’objet de suivi et d’évaluation auprès de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la PNG.

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« Le concept genre n’est pas seulement la femme. C’est la prise en compte des besoins des hommes et des femmes », précise le secrétaire permanent du CONAP/Genre, M. David BEYI

Comme l’ancien secrétaire des Nations Unies, Koffi Annan, le représentant du Premier-ministre, Alain Thierry Ouattara a affirmé qu’« il est impossible d’atteindre nos objectifs tout en poursuivant les discriminations à l’égard de la moitié de la population humaine ». L’égalité entre les hommes et les femmes est donc une condition sine qua non et un principe directeur pour parvenir au développement humain, équitable et durable d’un pays. Convaincu de cette réalité, le Burkina Faso a,en plus des engagements internationaux et africains, adopté en juillet 2009, la Politique nationale genre (PNG) pour servir de cadre de référence pour les acteurs qui œuvrent pour la promotion de l’égalité et l’équité entre les sexes. Même si des acquis significatifs ont été engrangés au cours de ces années d’opérationnalisation, force est de constater cependant que des défis restent encore à relever pour faire face aux barrières structurelles et socioculturelles.

A en croire le secrétaire général du gouvernement, ces barrières hypothèquent le processus de la mise en œuvre du PNG. C’est pourquoi, il a salué la pertinence du thème et invité les acteurs étatiques à lui accorder une attention particulière dans la conception, mise en œuvre et le suivi-évaluation des plans, politiques, stratégies et plans d’actions. Quant aux acteurs non étatiques, ils devront, selon lui, jouer un rôle d’interpellation des pouvoirs publics (…). A cela s’ajoute, le plaidoyer à l’endroit des autorités étatiques, coutumières et religieuses sur la nécessité de la prise en compte du genre dans tous les domaines.

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Pour le Secrétaire général du gouvernement : « L’un des effets attendus de l’axe 2 du PNDES est de réduire les inégalités sociales et faire de la femme un acteur dynamique de développement »

Propos corroborés par ceux du secrétaire permanent du CONAPGenre, David Béyi, pour qui,le Conseil national pour la promotion du genre devraveiller à la relecture des politiques sectoriels et des plans de développement régionaux et communautaires. Sur ce point, M. recommande un diagnostic approfondie qui puisse prendre non seulement en compte les enjeux de la dimension genre mais aussi les besoins de l’ensemble des couches sociales. Ensuite, pour une mise en œuvre réussie de ce document, il a indiqué qu’il faudra des acteurs qui puissent interpeller le gouvernement et les collectivités territoriales dans la mise en œuvre des politiques sectoriels et des plans de développement communaux et régionaux. En cela s’ajoute, le suivi-évaluation de ces politiqueset la synergie d’action entre l’ensemble de ses acteurs. « Beaucoup de gens travaillent pour la prise en compte du genre. Mais il faudra qu’on puisse fédérer nos actions pour pouvoir réussir ce pari, qui est la mise en œuvre du PNDES à l’horizon 2020 », a-t-il lancé.

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Le Chef de file des PTF, Vincent Le Pape : « Nous réaffirmons notre engagement aux côtés du gouvernement »

Les partenaires techniques et financiers apportent leur pierre dans la mise en œuvre de la PNG. « Le Canada comme d’autres partenaires a toute une gamme d’appui à travers les projets et leur travail dans le groupe genre », a dit le chef de file des partenaires techniques et financiers, Vincent Le Papepar ailleurs ambassadeur du Canadaauprès du Burkina Faso. A l’en croire, le groupe genre un espace de discussion qui réunit les partenaires et le gouvernement pour réfléchir ensemble en vue d’avancer vers la prise en compte du genre et vers plus d’égalité dans l’ensemble des programmes gouvernementaux.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net
1- Présidium
2- Les participants invités à fédérer leurs énergies pour la lutte contre les inégalités liées au genre ;
3- Secrétaire général du gouvernement : « L’un des effets attendus de l’axe 2 du PNDES est de réduire les inégalités sociales et faire de la femme un acteur dynamique de développement » ;
4- « Le concept genre n’est pas seulement la femme. C’est la prise en compte des besoins des hommes et des femmes », précise le secrétaire permanent du CONAPGenre ;
5- Le Chef de file des PTF, Vincent Le Pape : « Nous réaffirmons notre engagement aux côtés du gouvernement ».

 

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Mise en œuvre du PNDES : Le comité technique examine le rapport de performance de l’année 2016

Le comité technique du Plan national de développement économique et social (PNDES) a tenu sa première session annuelle dénommée pré-revue, le 19 mai 2017, à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre présidée par le secrétaire général du premier ministère, Bamory Ouattara, les participants ont examiné le projet de rapport de performance du PNDES de l’année 2016 et validé les perspectives de la période 2017-2019. En dépit du climat social et sécuritaire difficile vécue par le Burkina en 2016, le pays a enregistré des acquis importants au cours de cette première année de mise en œuvre du PNDES.

 
Mise en œuvre du PNDES : Le comité technique examine le rapport de performance de l’année 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adopté par le gouvernement burkinabè, le 20 juillet 2016, le Plan national de développement économique et social (PNDES) a pour objectif la « transformation structurelle de l’économie pour une croissance forte, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous ». Il traite de la problématique centrale de la pauvreté et propose des solutions visant l’amélioration du bien-être des Burkinabè selon une approche fondée sur la planification du développement axée sur les résultats.

L’appréciation des progrès induits par le PNDES se fait lors de la tenue des instances du dispositif de suivi-évaluation, à savoir la revue annuelle, les revues sectorielles et les revues régionales. C’est en prélude à la revue annuelle que s’est tenue la pré-revue ou session du comité technique national. L’objectif de cette la pré-revue annuelle 2017 est de finaliser le bilan la mise en œuvre du PNDES au cours de l’année 2016, de s’accorder sur la matrice de réformes stratégiques et d’investissements structurants du PNDES. Ainsi, les participants ont examiné le projet de rapport de performance du PNDES de l’année 2016 et validé les perspectives de la période 2017-2019. Ils n’ont pas manqué d’identifier les difficultés qui entravent la mise en œuvre du PNDES.

Front social et sécurité : 2016, une année difficile

2016 a été une année difficile marquée par de graves atteintes à la sécurité des personnes et des biens et une exacerbation des revendications syndicales. A cela, s’ajoutent d’autres difficultés telles que : l’absence de référentiels sectoriels et locaux alignés sur le PNDES ; la faible appropriation des outils de suivi-évaluation par les acteurs ; le manque de données statistiques pour renseigner certains indicateurs ; la faiblesse des capacités techniques et financières pour conduire les études de faisabilité des projets d’investissements structurants ; le manque de ressources pour assurer le fonctionnement adéquat des cadres sectoriels et régionaux de dialogue et du secrétariat permanent du PNDES.

Des acquis importants

Malgré tout, des acquis importants ont été engrangés au cours de l’année 2016. On note la reprise de la croissance économique qui a été de 5,9% contre 4% en 2015. Sur le plan du financement du PNDES, en 2016, 101 conventions de financement ont été signées pour un montant de total de 717 957 388 228 FCFA.
« En matière de réformes des institutions et de modernisation de l’administration, des avancées significatives ont été enregistrées en matière de lutte contre la corruption et la consolidation de l’indépendance de la justice. En matière de développement du capital humain, des acquis majeurs ont été enregistrés en matière d’accès à la santé, à l’eau potable, de développement des infrastructures d’éducation et d’enseignement supérieur, de réforme du système éducatif et de promotion de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes, notamment les diplômés.

S’agissant de la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et l’emploi, de nombreux travaux d’infrastructures ont été lancés en vue de lever les obstacles structurels à la croissance. Il s’agit de l’aménagement des routes bitumées et des pistes rurales, des terres agricoles de la construction d’infrastructures électriques et le démarrage de la pose de la fibre optique télécom/télécommunication », a confié Bamory Ouattara, le président de la pré-revue.

Il n’a pas manqué de saluer le dynamisme des secrétariats techniques des cadres sectoriels et régionaux de dialogue et du PNDES qui ont fortement œuvré à rendre disponibles dans des conditions souvent difficiles les produits nécessaires à la tenue de cette première pré-revue. « Le contexte particulier de mise en œuvre du PNDES au cours de cette première année d’exécution nous autorise à apprécier avec satisfaction le travail abattu même si la pleine mise en œuvre et le suivi ont été entravés par des difficultés », a-t-il conclu.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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2017.05.17

Promotion de la planification familiale : L’épouse du Premier ministre, nouvelle ambassadrice

En marge de la 1ère édition de la semaine de planification familiale 2017, l’épouse du Premier ministre, Anne Thiéba a reçu des mains du ministre de la santé, Pr Nicolas Méda, son écharpe d’ambassadrice de la planification familiale (PF) et deux trophées de championne de la PF au Burkina Faso. C’était le vendredi 12 mai 2017, au Centre de santé et de promotion sociale de Sondogo, situé dans la commune de Boulmiougou.

 
Promotion de la planification familiale : L’épouse du Premier ministre, nouvelle ambassadrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Porter la prévalence contraceptive de 22,5% à 32% en 2020. Telle est l’ambition du Burkina Faso. L’épouse du Premier ministre, Anne Thiéba qui porte désormais le titre d’ambassadrice de la planification familiale s’inscrit également dans cette dynamique. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence des autorités administratives de la commune de Boulmiougou, de celles coutumières de Sondogo, du personnel de santé, d’associations et ONG œuvrant dans la santé de la reproduction au Burkina.

En tant que championne, la toute nouvelle ambassadrice aura donc pour mission de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable ; de promouvoir la participation active des femmes, jeunes filles dans le domaine de la PF. En plus de cela, elle devra impulser un nouvel élan notamment au niveau des décideurs et enfin interpeller périodiquement l’ensemble des acteurs clés engagés dans la mise en œuvre des activités de la PF.

Très émue de cette reconnaissance, Anne Thiéba a remercié le ministre de la santé et ses partenaires pour la confiance qu’ils placent en elle. « Je marque devant tous mon engagement à œuvrer pour le plus grand accès des populations aux services de la PF. Un programme dont l’importance n’est plus à démontrer en tant que stratégie de réduction de la mortalité maternelle et néonatale, et l’épanouissement des femmes », s’est-elle exprimée. « Je me sens fière en tant qu’ambassadrice de pouvoir, aux côtés de l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la planification familiale, booster assurément nos indicateurs en matière de PF », a-t-elle ajouté.

D’ores et déjà, Anne Thiéba prévoit tout mettre en œuvre pour faire la différence.
Pour y arriver, elle a sollicité l’adhésion de la population à cette stratégie porteuse d’espoir. Pour elle, ce sont les femmes, dans leurs ménages qui doivent prendre cette décision de planifier et de vouloir le meilleur pour leurs enfants. Toutefois, l’accompagnement de leurs conjoints n’est pas exclu. Egalement, l’Etat doit apporter sa pierre en facilitant l’accès des femmes aux contraceptifs, toujours selon elle. « Ce n’est pas une tentative pour contrôler le nombre d’enfants. Il n’y a pas un agenda caché derrière. C’est juste un outil de développement. Si on arrive à maitriser notre croissance démographique, en même temps, on renforce notre croissance économique et le développement du Burkina Faso », a-t-elle fait comprendre.

 Au-delà de son symbole, la cérémonie d’investiture est la matérialisation de l’engagement des autorités à faire de la PF un levier de son développement économique et social, confie le ministre de la santé, Pr Nicolas Méda. A l’en croire, dans le PNDES 2016-2020, l’un des effets attendus de l’axe 2 souligne l’importance du développement du capital humain, par l’accélération de la transition démographique pour déclencher le dividende démographique.

C’est pourquoi, avec la planification familiale, ils entendent, à travers l’espacement des naissances, sauvegarder la santé des mères et des enfants. Ceci, en vue de permettre à la population de grandir, d’avoir une éducation, une connaissance et un savoir-faire pour développer le pays. Par ailleurs, le premier responsable du ministère de la santé a traduit sa satisfaction à l’épouse du Premier ministre pour avoir accepté d’être la championne de la PF.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Lancement national du projet régional VIH et Handicap : Atteindre un taux de zéro pourcent d’infection

Les membres de l’ONG HANDICAP INTERNATIONAL ont tenu la première rencontre semestrielle des acteurs de la plateforme VIH et Handicap ce mercredi 26 avril 2017 à Ouagadougou dans la salle de conférence du Secrétariat permanent du conseil national de lutte contre le SIDA (SP-CNLS). A l’occasion de ladite rencontre, les acteurs se sont concertés pour définir une plateforme de plaidoyer sur le VIH/Sida.

 
Lancement national du projet régional VIH et Handicap : Atteindre un taux de zéro pourcent d’infection

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Créer et renforcer un cadre de plaidoyer pour une meilleure inclusion des personnes handicapées dans les politiques et stratégies nationales de lutte contre le VIH, c’est l’objectif global visé par cette rencontre semestrielle des acteurs de la plateforme VIH. Pour la réalisation de cet objectif global, l’on enregistre des objectifs spécifiques. Ce sont entre autres, la présentation du projet régional VIH et Handicap, les termes de référence liés à sa plateforme, la définition des membres chargés d’animer ladite plateforme et le comité technique et également les prochaines étapes pour l’opérationnalisation des plateformes VIH et Handicap.

A l’issue de cette rencontre, les acteurs mettent en œuvre des actions de plaidoyer contribuant à la réduction des nouvelles infections dans le groupe des personnes handicapées. Ces actions renvoient à la promotion des droits humains et en s’attaquant aux obstacles juridiques dans le souci d’améliorer l’accès de ces personnes vulnérables aux services de prévention, soin et soutien relatifs au VIH. C’est à cela que le directeur de programme Burkina-Niger, M. Philippe Allard a expliqué que le projet est focalisé sur la vision stratégique de zéro nouvelle infection et le renforcement des droits humains. Parlant de la vision zéro nouvelle infection, celui-ci a montré qu’elle implique la prise en compte des besoins spécifiques de chaque composante de la population lors de l’élaboration des interventions.

Un fait qui permet de toucher des personnes handicapées face au VIH dans le but de développer des stratégies inclusives et plus équitables. Au sujet du renforcement des droits humains, il a souligné que pour avoir une génération sans Sida, il faut réaliser les droits fondamentaux des personnes notamment les droits en santé sexuelle et reproductive, les droits des personnes handicapées et les droits des personnes vivant avec le VIH.

       La représentante du SP CNLS, Dr Augustine Traoré/Dembélé a souligné que « ce projet entre en droite ligne dans l’orientation de la réponse nationale au VIH en vue de l’atteinte des nouveaux objectifs nationaux et internationaux, celui d’une génération sans Sida à l’horizon 2030 ». Pour que les stratégies soient adaptées aux besoins, il faut veiller à un meilleur ciblage des interventions et au renforcement de la prise en compte du genre et des droits humains dans les actions de prévention , de prise en charge et d’appui, a ajouté Dr Dembélé.

Par ailleurs, ledit projet a eu la participation des différentes structures qui sont intervenues dans la plateforme VIH/Sida. Rose Marie Compaoré, représentante de la coordonnatrice du réseau parlementaire en santé et développement a affirmé que le réseau pourrait contribuer à la sensibilisation de la population par rapport à des personnes vivant avec un handicap.

Le projet de la plateforme VIH et handicap réunit six pays de l’Afrique de l’ouest. Ce sont le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, le Niger, la Cote d’Ivoire et la Guinée. Ledit projet est financé par le Fonds mondial.

Yvette Zongo (Stagiaire) ; Lefaso.net

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2017.05.16

15 mai 2017, Journée internationale de la famille : Message de Madame Laure ZONGO/HIEN Ministre en charge de la Femme

 
 

13012016-DSC_8406 SALIDARITE  ET FAMILLE

Mesdames, Messieurs ;

Chers concitoyennes et concitoyens ;

C’est avec un enthousiasme et un réel plaisir que je m’adresse à vous, à l’occasion de la commémoration de la 23e journée internationale de la famille.

L’Assemblée Générale des Nations unies, à travers la résolution 44/82, a proclamé l’année 1994 « Année de la Famille ». Elle a également déclaré, en sa résolution 47/237, que le 15 mai de chaque année, marquerait la « Journée Internationale de la Famille (JIF). »

Au Burkina Faso,  la Constitution reconnaît que « la famille est la cellule de base de la société . L’Etat lui doit protection… ». La famille est donc le lieu par excellence de protection, de socialisation, de production, de reproduction et d’épanouissement de l’individu.

Vingt-quatre (24) ans après cette déclaration des Nations unies, il apparait plus que nécessaire de renforcer les décisions prises et les actions menées en faveur de la famille.

La célébration de la journée internationale de la famille traduit d’une part, l’intérêt que la communauté internationale accorde à la famille en tant qu’institution fondamentale de la société et d’autre part, elle est une occasion de proposer des actions susceptibles d’insuffler une dynamique nouvelle dans la résolution des problèmes individuels ou collectifs vécus par les membres de la famille.

En effet, la famille est non seulement le creuset de l’amour et de l’unité, mais aussi le vecteur de la tolérance et de la transmission des valeurs, voire le ciment de la cohésion sociale. D’où le thème de la célébration de la JIF 2017: «Les familles, une vie saine et un avenir durable». Ce thème est centré sur l’objectif de développement durable : « Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges ». Il s’agit entre autres,  de faire en sorte que d’ici à 2030, l’accès de tous à des services de soins de santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale, l’information et l’éducation dans les stratégies et programmes nationaux soient assurés.

Loin d’être un simple slogan, le thème de cette année est en cohérence avec les  initiatives déjà impulsées par le Gouvernement burkinabé, parmi lesquelles l’on peut citer la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 05 ans.

Mesdames, Messieurs ;

Chers concitoyennes et concitoyens ;

A cette 23e édition, le Ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille (MFSNF) vous invite à réfléchir sur les deux (02) sous-thèmes suivants :

  1. Abandon du mariage d’enfants au Burkina Faso : un défi pour la protection des enfants et le bien-être des familles ;
  2. Quelles stratégies pour réhabiliter la famille dans sa fonction de protection et de sécurisation de ses membres ?

Le premier sous- thème offre à la société burkinabé, l’opportunité de se pencher sur l’ampleur et les conséquences du mariage d’enfants et les enjeux de la lutte contre cette pratique. Selon l’Enquête Démographique et de Santé de 1993, 64% des femmes âgées de 25-49 ans avaient déjà contracté une union avant 18 ans. Cette proportion est passée à 59% en 2003 puis à 52% en 2010.

Cependant,  la prévalence du mariage d’enfants demeure très forte, surtout en milieu rural, avec 61,2% des adolescentes de 10-19 ans vivant maritalement avec un homme. Or, le mariage d’enfants en tant que manifestation des inégalités entre les sexes exacerbe le risque pour la fille de subir des violences du fait de son statut social. Cette violence entrave la cohésion familiale avec souvent de graves conséquences sur l’éducation des enfants. Cela a également pour conséquence le maintien du cycle de la pauvreté.

Quant au second sous-thème, il permet d’interpeller les acteurs de la protection de la famille ainsi que les familles elles-mêmes sur les actions à entreprendre afin de renforcer la famille dans son rôle de protection et de sécurisation de ses membres. Il s’agira de réfléchir sur les facteurs qui empêchent actuellement certaines familles de remplir les fonctions de socialisation et de protection d’une part, et de proposer des pistes de réhabilitation de celles-ci, d’autre part.

Dans le cadre de la présente commémoration, il est prévu un certain nombre d’activités qui contribueront un tant soit peu à renforcer la cohésion familiale. Il s’agit :

-      de la tenue de permanences de conseils juridique et social ;

-      de la formation des travailleurs sociaux des services sociaux communaux sur la préparation au mariage ;

-      de l’organisation d’une cérémonie collective de célébrations de mariages civils.

Mesdames, Messieurs ;

Chers concitoyennes et concitoyens ;

La commémoration de la présente journée internationale de la famille est une occasion pour moi de remercier tous les partenaires, notamment le Système des Nations Unies, les ONG et les organisations de la société civile qui œuvrent aux côtés du Gouvernement pour la protection et la promotion des familles.

Bonne journée de la famille à toutes et à tous et vive la famille forte et solidaire pour que vive un Burkina uni et prospère.

Je vous remercie.

Pdf mai 2017 Journée internationale de la famille Message de Madame Laure ZONGOHIEN Ministre en charg.pdf

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