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2017.09.16

Règlementation des médicaments en Afrique de l’Ouest : Le comité de pilotage en réflexion

Dans le cadre du projet régional sur l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel, il se tient ce 15 septembre 2017, une réunion du comité de pilotage sur l’harmonisation de la règlementation des médicaments en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre de haut niveau a pour but de valider le document technique commun.


Règlementation des médicaments en Afrique de l’Ouest : Le comité de pilotage en réflexion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les médicaments constituent un élément essentiel pour soigner les patients. Et lorsque le médicament que vous prenez pour soigner le patient n’est pas un médicament de qualité, et que c’est un médicament frelaté, trafiqué, les conséquences sont graves sur la santé de la personne qui l’utilise (…) », a signifié le directeur général adjoint de l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS), Dr Laurent A. Assogba.

Afin d’apporter une réponse à cette problématique, l’OOAS et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont convenu, depuis 2010, d’harmoniser l’enregistrement des médicaments dans l’espace CEDEAO. Avec le soutien des partenaires dont l’OMS, la Banque mondiale et l’Unicef.

Après la réunion du groupe restreint qui a permis de travailler sur la cohérence et l’alignement des versions française, portugaise et anglaise du document technique commun (DTC) et la validation du DTC les 13 et 14 septembre dernier, c’est au tour des directeurs des autorités nationales de règlementation pharmaceutique de se retrouver pour s’accorder sur le contenu de la version définitive dudit document. D’où la cérémonie de ce jour, 15 septembre 2017 à Ouagadougou.

« Si un médicament rentre dans notre espace et qu’il ne répond pas aux obligations qui sont notées dans ce document que nous allons valider aujourd’hui, cela veut dire que c’est un faux médicament et il va falloir faire beaucoup attention pour ne pas mettre la santé de nos populations en péril », note M. Assogba.

« S’il n’y a pas de médicament, il n’y a pas de programme. Et s’il n’y a pas de programme, il n’y a pas de système de santé. C’est dire donc, toute l’importance des produits de santé dans tout ce que nous faisons au quotidien pour l’amélioration de la santé des populations », a, pour sa part, affirmé le secrétaire général du ministère de la santé, Robert Lucien Kargougou.

Il n’a pas manqué de saluer la démarche de l’OOAS. « La validation du document permettra d’harmoniser les procédures en matière d’autorisation de mise sur le marché des médicaments. Egalement, elle va permettre d’être beaucoup plus efficace, plus efficient pour que nous ayons des médicaments sûr à la disposition des populations », soutient-il. Avant d’inviter les participants à des échanges francs et fructueux.

Pour le directeur de la santé de la protection sociale de la mutualité de la commission de l’UEMOA, Dr Hamidine Mahamane, l’OOAS et son institution ont intérêt à travailler « main dans mains ». « On n’a pas à se piétiner quel que soit le domaine parce que c’est dans l’intérêt de nos populations des 15 Etats membres ». Séance tenante, Dr Mahamane a réaffirmé la disponibilité de l’UEMOA à accompagner techniquement le processus pour qu’au finish, « nous ayons dans notre l’espace communautaire des médicaments de qualité disponibles », a-t-il conclu.

Aïssata Laure G. Sidibé

Lefaso.net

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Surpopulation carcérale : Le Centre pour la qualité du droit et la justice veut y remédier

Le Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ) a organisé une conférence de presse ce mardi 12 septembre 2017 au Centre de presse Norbert Zongo. Objectif, lancer le projet de lutte contre les détentions préventives abusives et de réduction de la surpopulation carcérale.


Surpopulation carcérale : Le Centre pour la qualité du droit et la justice veut y remédier

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sur 26 établissements pénitentiaires que compte le Burkina Faso, 20 sont en surpopulation à l’exemple de celui de Bobo-Dioulasso qui a le taux de surpopulation le plus élevé (414%), suivi de celui de Ouagadougou (357%) et de la Maison d’arrêt et de correction de Tenkodogo (270%).

Et à en croire le Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ), un grand nombre des personnes incarcérées sont en détention préventive, alors que selon le code de procédure pénale la détention préventive est en principe exceptionnelle et a une durée maximale de six mois qui peut être prolongée pour une durée de six mois supplémentaires sur ordonnance motivée du juge d’instruction.

Pourtant, dans les Maisons d’arrêt et de correction du Burkina Faso, ce délai est largement dépassé. C’est du moins le constat qu’a fait le CQDJ dans les prisons du Burkina Faso. Ainsi, à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou, un détenu aurait été incarcéré en février 2010 et est en accusation depuis novembre 2012, soit une durée en préventive de deux ans et une instruction de quatre ans. De même, à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso, deux détenus seraient en instruction pour la même affaire depuis treize ans.

C’est pourquoi le CQDJ en partenariat avec Oxfam/ Intermon, à travers le projet de lutte contre les détentions préventives abusives et de réduction de la surpopulation carcérale, entend apporter une solution à ces préventions abusives par le monitoring des cas, mais aussi en répertoriant les causes et en stimulant l’évacuation des dossiers qui constituent les cas les plus criards dans les Maisons d’arrêt et de correction de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Fada N’Gourma et Banfora.

Toute chose qui permettrait de désengorger les prisons. Le CQDJ mettra également en place un système permanent d’appui conseil et d’assistance juridique aux détenus à travers l’affectation de jeunes volontaires diplômés en droit dans les prisons. L’objectif étant l’accélération dans le traitement et la gestion des dossiers des personnes en détention préventive abusive.

A l’issue des 18 mois que durera le projet, le CQDJ espère, selon son président Sosthène Ouédraogo, que les acteurs clés de la justice, notamment les magistrats, les avocats, la garde pénitentiaire s’approprieront la thématique des personnes en détention préventive abusive. Il espère également l’aboutissement (liberté provisoire, jugement, etc.) des cas de détention préventive abusive les plus criards et l’engagement de l’Etat à créer un fonds d’indemnisation pour les victimes de détention préventive abusive.

Justine Bonkoungou
Lefaso.ne

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Détention préventive de Nathalie Somé : Les précisions du Parquet

Détention préventive de Nathalie Somé : Les précisions du Parquet

Détention préventive de Nathalie Somé :  Les précisions du Parquet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite à la transmission au parquet du rapport de contrôle de l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE/LC) relatif à la gestion des fonds alloués au Conseil Supérieur de la Communication (CSC) pour l’organisation des élections de 2015, madame le Procureur du Faso près le TGI de Ouagadougou a requis l’ouverture d’une information judiciaire contre

- SOME Nathalie (1), 
- TRAORE Portio Nadine (2), 
- SERE Souleymane (3), 
- KOULA Salifou (4) et 
- YODA/SERE Salamata (5)

- pour des faits de détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption, surfacturation, blanchiment de capitaux et népotisme (1), 
- de complicité de détournement de deniers publics, complicité de faux et usage de faux et de commerce incompatible (2), 
- détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption, surfacturation, népotisme, blanchiment de capitaux et de prise illégale d’intérêt (3), 
- de détournement de deniers publics, complicité de faux et usage de faux, complicité de surfacturation et de blanchiment de capitaux (4), 
- de complicité de détournement de deniers publics, de complicité de faux et usage de faux (5). 
- Le juge d’instruction a ouvert une information judiciaire en procédant à l’inculpation de toutes les personnes poursuivies et a jugé nécessaire de placer SOME Nathalie et SERE Souleymane en détention préventive conformément aux dispositions de l’article 136 et suivant du code de procédure pénale.

Source : Page Facebook du Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou

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Homosexualité au Burkina Faso : Un moyen pour s’attirer la chance ?

L’homosexualité, faut-il le rappeler, est considérée dans notre société comme un « crime », une pratique « non naturelle », et le plus souvent comme une malédiction. Bref, un sujet tabou. En effet, elle est punie par les Burkinabè même si aucune loi dans notre pays ne fait cas de cette condamnation. Ainsi, avons nous appris que cette pratique porterait chance à certains. Qu’en est-il vraiment ?


Homosexualité au Burkina Faso : Un moyen pour s’attirer la chance ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous n’êtes pas sans ignorer que l’homosexualité est pratiquée dans nos citées même si elle est considérée comme « inhumaine » dans plusieurs pays d’Afrique et précisément au Burkina Faso. Elle serait une « malédiction », comme le diront certains et pour d’autres, notamment dans la science, elle est une « maladie ».Tout compte fait, a-t-on appris de certains Bobolais que l’homosexualité serait un moyen pour certains, de s’attirer la chance. Cela pour prospérer dans leurs activités.

Aujourd’hui, même s’ils ne se font plus remarquer comme avant dans les recoins de la ville, il faut reconnaitre que l’homosexualité se pratique dans les grandes zones urbaines du pays. C’est ainsi que nous avons pu côtoyer un « homosexuel » au cours d’une soirée dans une boite de nuit de Bobo-Dioulasso. A première vue, on dirait une femme, car tout « efféminé ». De cette rencontre avec lui (elle), celui-ci révèle que cette pratique attirerait la chance chez certains.

Notons que cela n’a pas été chose facile de soutirer ces quelques informations avec ce dernier, même si, il nous a fallu lui offrir un pot. A l’entame des échanges, il a fallu beaucoup insister afin qu’il nous livre ces « nouvelles ». « Ceux qui nous accusent, ceux-mêmes qui ne veulent pas nous voir là, c’est eux-mêmes qui viennent nous chercher après pour coucher avec nous, et ils payent cher même », a-t-il dévoilé.

« Moi j’ai commencé à sortir avec les hommes quand j’avais 19 ans et c’est parce que je sentais une certaine attirance pour les hommes. Mais aujourd’hui, avec les amis, nous avons compris que nous pouvions avoir beaucoup d’argent, donc c’est devenu du commerce », nous a confié Baby (Baby étant son nom de « jeune fille ») avec une certaine aisance.

Selon lui, l’homosexualité des européens est diffèrente de celle qui se pratique ici au Burkina Faso. « Chez les blancs, eux se mettent ensemble parce qu’ils veulent vivre ensemble ; mais ici ce n’est pas le cas. La plupart des homos que je connais, le font pour avoir de l’argent et d’autres pour s’attirer de la chance. Il parait que cela aide dans les affaires et surtout chez les commerçants qui cherchent à coucher avec nous », a-t-il laissé entendre.

Avant d’ajouter : « La majorité de mes clients sont généralement des « Gourou », souvent des pères de familles, des hommes mariés. Tout récemment même, il y a une dame qui m’a menacé de laisser son mari tranquille ».

Visiblement heureux dans son « métier », ce dernier ne manquera pas de balbutier qu’il éprouve très souvent du regret pour sa famille qui l’a banni depuis qu’elle a appris qu’il était homosexuel.

Pour certains Bobolais rencontrés dans la ville, cette pratique n’honore pas l’être humain. « Et ceux qui le font n’ont pas la crainte de Dieu », a lancé monsieur S.D.

Toutefois, il a confié avoir entendu que « certains hommes chercheraient à coucher avec leurs camarades garçons juste pour prospérer dans les affaires ».
« Cette pratique ignoble est semblable à celle qui se fait sur les sites d’orpaillages où les filles en « période » vendent leurs « menstrues » aux orpailleurs. Ou que ces derniers cherchent à coucher avec ces filles en période. On dit que cela aide les orpailleurs à avoir plus de chances », nous a dit monsieur S.D. avec réserve.

A l’en croire, cette pratique aussi aiderait certains orpailleurs à obtenir beaucoup plus d’or sur leurs sites de travail.

Pour toujours en savoir davantage sur notre sujet, nous avons rencontré un « homme de Dieu » qui ignore « ces propos blasphématoires ».

« Je n’ai jamais appris nulle part que l’homosexualité apporte la chance. Comment est-ce qu’une pratique qui est condamnée par Dieu pourrait apporter la chance ? », s’est-il interrogé.

Aussi, il a rappelé que l’homosexualité dans toutes ses formes est condamnée par notre société, quelle soit politique, religieuse ou coutumière. « Et toute personne qui s’adonne a cette pratique sera punie », a-t-il conclu.

Romuald Dofini
Lefaso.net

08:39 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Coopération UNICEF - Burkina : Un nouveau partenariat pour le respect des droits de l’enfant

Inclusion sociale, santé, nutrition, eau, hygiène et assainissement (EHA), éducation, protection de l’enfant. Ce sont les principales composantes du programme de coopération Unicef- Burkina Faso 2018-2020, qui a été présenté, ce vendredi 15 septembre 2017 à Ouagadougou. Pour les trois prochaines années, ce programme dont le budget total s’élève à 100 millions de dollars US va accompagner le gouvernement burkinabè dans la mise en œuvre d’une stratégie visant, entre autres, le développement, la sécurité, l’égalité des sexes et le respect des droits humains, notamment celui de l’enfant.

Coopération UNICEF - Burkina : Un nouveau partenariat pour le respect des droits de l’enfant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’amélioration de l’offre et l’utilisation équitable des services sociaux de base de qualité, le renforcement de la résilience des systèmes de communauté, notamment dans les zones affectées par les crises nutritionnelles et l’insécurité, la promotion de l’égalité de genre à travers des interventions multisectorielles portant en priorité sur l’épanouissement des adolescents, l’élimination des mariages d’enfants et la progression de l’éducation des filles. En se fixant ces objectifs, l’UNICEF et le gouvernement du Burkina Faso veulent offrir de jours meilleurs aux enfants burkinabè. « Les enfant ont besoin de notre aide, maintenant. Et nous pouvons les accompagner à grandir (…). Nous devons aussi les aider à devenir de bons parents. C’est cela, la promotion des droits de l’enfant. Lutter ensemble contre la pauvreté, l’exclusion, l’oubli, le rejet », a signifié la représentante résidente de l’UNICEF, Dr Anne Vincent.

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Dr Anne Vicent représentante résidente de l’UNICEF

En effet, si des progrès ont été enregistrés ces dernières années en matière de développement, Dr Anne Vincent souligne : « Nous avons fait des progrès dans certains domaines ; dans d’autres, il y a une certaine stagnation. Les choses s’améliorent sur bien de points, mais il reste de très gros défis pour les enfants. Quand on parle de budget national, on n’a pas toujours l’impression que l’enfant est mis au centre des préoccupations ».

Et malgré la performance macroéconomique enregistrée au cours de la dernière décennie, le pays est 185e sur 188, selon l’indice de développement humain de 2016. « La pauvreté multidimensionnelle des enfants est élevée avec 3 enfants sur 5 confrontés à des privations de droits ». Et Dr Anne Vincent de renchérir que les défis du Burkina en matière de développement restent énormes. Ainsi, selon quelques données de l’UNICEF, chaque année, le pays perd environ 2, 6 milliards de son PIB suite aux problèmes de nutrition, 1/3 des enfants est atteint de malnutrition chronique, 8 millions de personnes défèquent à l’air libre, 6 femmes sur 10 n’accouchent pas dans un centre santé en milieu rural.

Réaliser les priorités du gouvernement

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Clarisse Ouoba la directrice de cabinet du ministre de l’économie

A l’instar du précédent programme de coopération 2011-2017, le présent programme s’appuie sur les priorités nationales et internationales, en l’occurrence le Plan national de développement économique et social (PNDES), l’Agenda 2063 de l’Union africaine, et les Objectifs du développement durable (ODD). A ce sujet, Clarisse Ouoba, la directrice de cabinet du ministre de l’économie, a souligné que le dernier programme de coopération 2011-2017, a été d’un apport considérable dans la réalisation de priorités nationales. « Cette coopération qui visait à assurer la protection et la survie de l’enfant, a contribué à l’éducation de qualité pour tous et à la réduction de la vulnérabilité des enfants, avec une optique d’équité, en mettant l’accent sur les plus démunis et les exclus », s’est-elle réjouie.

« Je sais que ce seul programme de 3 ans ne viendra pas à bout de tout. Mais ensemble, commençons », a lancé madame Vincent en soulignant que l’UNICEF est aux côtés du gouvernement burkinabè pour apporter son expertise. Et pour réussir sa mission, l’Agence a convié les différents partenaires du Burkina à être « des avocats » des enfants. Cela sous-entend également, un appui pour mobiliser les 50 millions de dollars US restants du budget pour financer l’exécution du programme. 50 millions de dollars sont déjà disponibles.

Les résultats attendus en 2020

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Soabou Diallo, directeur général de l’économie et de la planification du ministère de l’économie,

« Un programme dot être assorti d’indicateurs pour voir, où est-ce que nous devons aller » a indiqué Soabou Diallo, directeur général de l’économie et de la planification du ministère de l’économie, soulignant que des résultats sont attendus des différentes composantes du programme.

Dans le domaine de la santé, il s’agit du maintien de la couverture vaccinale à plus de 90%, de l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH dans au moins une région du Burkina Faso.

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Une vue des invités

Le volet protection sociale est relatif au renforcement des mécanismes de protection sociale basée sur la pauvreté multidimensionnelle, la réduction des inégalités de genre et des inégalités territoriales, l’appui de la décentralisation et de la gouvernance locale, pour un développement inclusif.

S’agissant du volet nutrition, on attend une réduction du retard de croissance et de la malnutrition aigüe de 27,3% en 2016 à 25% en 2020, une augmentation de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois de 55% en 2016 à 70% en 2020. 
Concernant la protection de l’enfant, le Burkina souhaite un enregistrement des naissances à l’état civil de 90% et une réduction du mariage des moins de 18 ans de 51,6% à 48%.

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Niouga Ambroise Ouédraogo, ministre de l’eau et de l’assainissement

Au sujet de l’assainissement et de l’hygiène, 600 communautés devront mettre fin à la défécation à l’air libre, 400 000 personnes devront disposer de latrines et 200 000 personnes d’une source d’eau, d’ici à 2020. 
Quant au volet éducation, il est attendu une éducation de base inclusive, équitable et de qualité au préscolaire, primaire et post-primaire, une augmentation du taux de préscolarisation de 1,7% à 3,8% dans les régions du Sahel et de l’Est, et une amélioration du taux d’achèvement du primaire de 39, 8% à 55,9% pour les deux sexes.

Nicole Ouédraogo
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2017.06.26

Filles de ménage : A quand la fin de l’exploitation ?

Anselme SANOU, psychologue au service d’hygiène de la commune de Bobo –Dioulasso, lors d’une rencontre dans un service de santé avec une fille de ménage traumatisée par une longue période de maltraitance psychologique, a été choqué par cette situation et le fait lui a rappelé la triste mort par pendaison en Arabie Saoudite d’une fille de ménage d’origine burkinabè. Mort qui avait défrayé la chronique en son temps et choqué plus d’un burkinabè. Selon le psychologue Anselme SANOU, la situation des filles de ménage est préoccupante d’autant plus que la plupart d’entre elles subissent un traitement inhumain dans notre pays, où elles sont aussi exploitées comme une main d’œuvre bon marché, corvéable à merci. Suivons son analyse.

Au Burkina la plupart des familles à quelques exceptions près ont à leurs services une « fille de ménage ». Le dernier RGPH-2006 indique que la catégorie « aides familiales » représentait l’essentiel des actifs occupés (46,9 %). En effet, nombre de familles disposant d’un minimum de ressources sollicitent des aides familiales pour faciliter la gestion des travaux domestiques.

Cependant, ces dernières sont le plus souvent employées dans des conditions très difficiles. Le pire c’est que la plupart du temps ce sont leurs congénères très sensibles à la cause de la femme qui leur infligent ces mauvais traitements dignes de l’esclavage moderne. C’est en cela que le thème du 8 mars 2017, « Engager la responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale », à tout son sens pour arrêter au nom de la cause de la femme cette exploitation qui a des conséquences énormes sur la santé physique et mentale des filles de ménage couramment appelées « bonnes ».

Connues sous le nom de bonnes, leur rêve de vie meilleure se transforme vite en cauchemar

Plusieurs dénominations servent à désigner ces filles de ménages (à la place de femme parce que ce sont souvent des gamines). On les appelle aussi aides familiales, ou de façon péjorative « filles domestiques » ou encore « bonnes ». Nous allons adopter cette dernière dénomination qui est la plus utilisée au Burkina Faso. Elles ont entre 09 et 16 ans et viennent pour la plupart de villages éprouvés par la pauvreté et autres aléas. Poussées par les difficultés et n’ayant aucune solution à l’immédiat, elles migrent vers les zones urbaines espérant trouver un travail, qui pour aider la famille restée sur place, qui pour faire le trousseau de mariage ; dans tous les cas, la ville passe pour offrir plus d’opportunités « pour s’en sortir » plus que le village. Si certaines filles quittent ou fuient les villages pour devenir « bonnes » dans les grandes villes, d’autres sont victimes de la traite de réseaux qui les « placent ».

Dès que le portail s’ouvre pour la laisser entrer dans son univers de bonne, le rêve de vie meilleure de la petite rurale et autre se transforme en cauchemar ; la tendre femme, la « tantie » qui est venue la chercher se métamorphose en redoutable patronne. Directement mise à la tâche sans formation (sur les compétences multiples dans les règles d’hygiène, le nettoyage, la cuisine…), avec des attentes excessives ! Elle les apprendra sans ménagement. En tant que femme elle devait avoir le ménage infus- dans un climat de menace et de mépris ! Il faut bien la dompter ! Après, la tantie décharge sur ces frêles épaules tout le poids du ménage ! Cette « machine à travailler » doit : -balayer la cour et nettoyer des sols et autres surfaces (meubles, tables, vitres) ; faire la vaisselle ; rendre tout nickel, -Après chauffer l’eau, -préparer le petit déjeuner, -réveiller la patronne et les enfants, -préparer les repas et les servir, -faire la lessive et ranger le linge, -prendre soins des enfants, -faire les courses, -changer les draps et faire les lits (si encore elle n’est pas utilisée comme objet sexuel, ce qui est encore un non évènement !) Pour se taper tout ce travail il faut de la disponibilité !

Elle doit être débout à la première et dormir la dernière ! Sept jours sur 7, du 1er au 31 et de janvier à décembre, sans répit ! La tantie peut alors croiser les bras ! Pour cela elle préfère la voir dormir à la maison ! Tout cela pour combien de franc encore ! Le plus souvent pour un salaire d’esclave (entre 4000-7500FCFA, au mieux 10000frs CFA) qui est aussi payé suivant les humeurs de la tantie. Pour justifier ce salaire dérisoire, la tantie ne manque pas d’argument : « Je la traite comme mon propre enfant ! » ou encore « Elle mange et dort chez moi, comme un membre de la famille ! ». Mais la réalité est tout autre. En fait d’intégration, la bonne entretient la maison mais y vit comme une véritable étrangère. De nombreuses bonnes dorment le plus souvent dans un petit coin, à même le sol, mangent les restes et dans des plats « déclassés ».

Il n’y a aucun mal à apprendre à l’enfant la dureté de la vie ! Seulement, à la place de relations parentales de confiance et de négociation, entre la bonne et la tantie, c’est une relation de méfiance, d’emprise, tyrannique. Parfois, la présence de la bonne, si elle diminue la charge des tâches ménagères – sur les femmes –en les déplaçant- elle ne vient pas toujours diminuer les tensions dans les familles. En effet, les tontons (les époux des tanties) dérangés par les incessants cris de leurs épouses ont pour leurs frais quand ils tentent de « s’immiscer dans cette affaire de femmes » ! Même si le tonton arrive à s’imposer, le résultat reste le même ! La violence devient plus discrète mais autant impitoyable ;

Elles ne peuvent plus aller à l’école comme les enfants de leur âge ou apprendre un autre métier pour avoir un autre destin.

La violence subie par la bonne ne serait que la traduction consciente ou inconsciente d’une volonté de domination, donc un acharnement devenue une idéologie. Mais quel peut être l’état d’esprit d’une bonne qui subit la violence ? Peut-elle avoir de la bienveillance envers la patronne et ses enfants ? Non ! Elle reproduira l’agression sur les enfants et sera alors perçues comme une « méchante fille », qu’ « il faut écraser », sinon une potentielle rivale dont il faut se méfier ; une bonne bien traitée deviendrait insolente. Les patronnes donnent aux bonnes tous les noms d’oiseau, les humilient, leur montrent qu’elles ne sont rien, ne valent rien, ne méritent pas le respect ; des abus émotionnels qui laissent beaucoup de traces à l’âge adulte. Les conditions de travail des bonnes détruisent leur santé (physique et psychologique) leur dignité est bafouée, leur avenir hypothéquée et maintenue dans des rôles stéréotypés ; elles ne peuvent plus aller à l’école comme les enfants de leur âge ou apprendre un autre métier pour avoir un autre destin.

Au bout du compte, la bonne n’a d’autres choix que de fuir quand elle n’est pas quasi séquestrée, d’attendre que la tantie la jette dans la rue après quelques années de loyaux services, parce que trop âgées pour être une « bonne » ; avec l’âge elles peuvent avoir la tête forte ! Dans la rue sans un sou, avec pour seul bien son baluchon, ne sachant quoi mettre sous la dent ni où aller, encore moins que faire parce que trop jeune pour affronter la ville et trop vielle pour rester bonne. Honteuse de retourner au village comme elle en est partie, elle partira soit dans une famille puis une autre et encore une autre, où peut être trouvera t’elle du service dans un bar-dancing ; sinon elle finira sur le trottoir pour offrir des services sexuels, où elle risque de prendre le VIH ; c’est le cercle infernal sans compter avec les nouveaux réseaux criminels (drogue, terrorisme) qui sont à la recherche de proie facile.

Tant qu’il y aura des faibles sans défense, il y aura toujours des malins pour profiter de leur situation.

Certes ! Il existe des instruments de lutte contre la traite des enfants. Mais ils ne suffisent pas pour diminuer la conduite abusive et excessive des patronnes. Notre grand sens de l’humanité en Afrique, la solidarité africaine, et l’amour des autres prônés par les religions ne peuvent pas donner l’assurance du respect de l’autre, de l’équité et de la justice. Nous avons dépassé le niveau où on peut compter sur la bonne volonté des patronnes ou sur la protestation muette des bonnes – qui n’ont pas les moyens de s’organiser –. C’est pourquoi nous sommes persuadés que « l’affranchissement des bonnes » ne viendra pas seul tant que l’Etat – qui doit protéger tout le monde – ne fait rien sur la question. Il est temps d’agir. Parce que tant qu’il y aura des faibles sans défense, il y aura toujours des malins pour profiter de leur situation. Toute femme ne représente-elle pas la femme avec grand « F ».

Peut-on célébrer en fanfare la journée de la femme, se battre pour les droits de la femme, tout en opprimant une autre femme ? Peut-on trouver du sens à cette journée et tolérer l’injustice que la femme fait à cette autre femme. Si les femmes n’y prennent garde, elles seront elles-mêmes comptables du mauvais bilan de la lutte pour les droits de la femme. Agir ce sera donc aider les femmes à ne pas avoir à terme cette conscience malheureuse que l’homme a vis-à-vis de la femme.

D’ailleurs, personne n’y gagnera si l’autre moitié du ciel crée une autre moitié, une autre catégorie de femmes, les femmes des femmes, qui opprimées et exploitées se lèveront aussi un jour pour arracher le flambeau de la lutte des femmes s’il ne brille que pour une minorité d’entre elles. C’est pourquoi nous adressons cet appel aux autorités politiques pour mettre fin à l’exploitation au travail voire l’esclavage des filles de ménage. Dans ce contexte, l’Etat doit réglementer le travail d’Aide familiale qui occupe une grande majorité des personnes actives au Burkina Faso. Il faut un droit au travail décent chez les travailleurs de maison. Par exemple une loi qui encadre les conditions de ce travail (compétences, tâches, temps de travail, salaire) transformerait ce travail en une profession à part entière, un emploi décent.

Cette loi serait un grand coup au plan social et économique ; elle réduirait la vulnérabilité de ces nombreuses filles et entrainerait à une meilleure répartition des ressources ; du coup l’économie nationale verra de nouveaux consommateurs sur les marchés. Cette loi créerait aussi de nouvelles activités économiques. Le secteur privé et communautaire pourrait alors aisément s’investir dans la formation des filles de ménage, l’Action Sociale dans la sensibilisation des employeurs sur des comportements responsables et la protection des droits de ces filles.

Anselme SANOU
Psychologue au service d’hygiène de Bobo-Dioulasso

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Journée mondiale des réfugiés 2017 : Le Burkina et ses partenaires s’engagent à poursuivre leurs efforts

Ce mardi 20 juin 2017 à Ouagadougou, le ministère des affaires étrangères, en collaboration avec le Haut commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) ont commémoré la journée mondiale des réfugiés afin de rendre hommage et marquer leur solidarité avec les réfugiés vivant au Burkina Faso. Le gouvernement burkinabè et la communauté internationale ont renouvelé leur engagement à lutter pour de meilleures conditions d’existence des refugiés au Burkina.

 
Journée mondiale des réfugiés 2017 : Le Burkina et ses partenaires s’engagent à poursuivre leurs efforts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nos jours, un être humain sur 113 est déraciné. Il est soit en demande d’asile politique, soit un déplacé interne, soit un réfugié. Le Haut commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) enregistre 24 personnes déracinées par minute, et en 2016, 65,6 millions de personnes étaient des déplacés du fait des conflits et des persécutions. Le Burkina Faso accueille 34 000 réfugiés majoritairement des maliens. Depuis 2001, le monde commémore chaque 20 juin, la Journée Mondiale du refugiés.

A cette occasion, le gouvernement burkinabè en collaboration avec le Système des Nations Unies (SNU) notamment l’UNHCR ont tenu cette année, à rendre hommage aux à ceux qui ont été contraints de fuir leurs pays pour trouver refuge au Burkina Faso dans l’espoir d’un lendemain meilleur.

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La représentante Résidente du système des Nations Unies Metsi Makhetha estime que chaque refugié devrait avoir une chance de mener une vie plus sûre

Si le nombre de réfugiés ne cesse de croitre au fil des années, les actions humanitaires à leur endroit sont en baisse. D’où le thème de cette année : « Solidarité avec les réfugiés » dans la dynamique de promotion de la paix et de la solidarité envers les refugies.

Rita Bogore Ministre Déléguée chargée de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, a confié que cette commémoration traduit l’engagement du gouvernement burkinabè à ne jamais perdre de vue la particularité de ces populations qui, sont des victimes de situations qu’elles n’ont jamais désirées. Pour elle, le thème de cette année exhorte à développer un sentiment de compréhension et d’acceptation des réfugiés. Elle a tenu à rassurer la communauté internationale ainsi que les réfugiés, que le Burkina Faso mettra tout en œuvre en fonction de ses moyens pour permettre aux réfugiés de vivre en toute sécurité et dans la dignité au Burkina.

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Gogo Hukportie Représentante résidente de l’UNHCR

La représentante Résidente du système des Nations Unies Metsi Makhetha, a confié que le monde commémore ce 20 juin la force, le courage et la résilience de ces millions de personnes déracinées. Tout en remerciant le gouvernement et le peuple burkinabè pour leur hospitalité vis-à-vis des réfugiés, elle a laissé entendre que la richesse du Burkina réside aussi dans son hospitalité et son intégrité. Pour elle, les nations estiment que chaque refugié devrait avoir une chance de mener une vie plus sûre.

Gogo Hukportie Représentante résidente de l’UNHCR, a laissé entendre que les problèmes humanitaires n’ont pas que des solutions purement humanitaires. Elle en appelle alors à tous les acteurs engagés à explorer les voies de façon commune pour une meilleure prise en charge des réfugiés. Elle a assuré en tant qu’humanitaire, ne ménager aucun effort en son pouvoir pour venir en aide à ces populations. Elle a cependant loué l’hospitalité et l’engagement du Burkina Faso dans la thématique des réfugiés.

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Jean Lamy renouvelle sa volonté à travailler aux côtés des autorités pour une meilleure sécurité des réfugiés et des populations hôtes

Le Chef de la délégation de l’Union Européenne Jean Lamy par ailleurs parrain de la journée mondiale du refugié 2017, a affirmé que le Burkina Faso fait preuve d’un engagement fort face à la problématique des réfugiés en dépit de ses moyens, et cela est plus louable dans le contexte actuel de sécurité. La communauté de l’Union Européenne salue et loue le courage et l’abnégation des réfugiés et les appelle à ne pas céder au découragement. Il renouvelle par ailleurs sa volonté à travailler aux côtés des autorités pour une meilleure sécurité des réfugiés et des populations hôtes du pays.

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Nicodème Niyonkuru, président de l’Association des Réfugiés vivants au Burkina Faso

Nicodème Niyonkuru, président de l’Association des Réfugiés vivant au Burkina Faso (ARBF), tout en saluant la sollicitude à l’égard des personnes refugiées, a interpellé les autorités compétentes pour l’exploration et la mise en œuvre d’outils de protection internationale des réfugiés pouvant alléger les souffrances des réfugiés de façon durable.

Les réfugiés ont offert symboliquement à la ministre et au parrain de la commémoration des présents, en signe de reconnaissance.

Youmali Koanari
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Lutte contre l’incivisme et la drogue : Des acteurs de la lutte sensibilisés

La direction générale de la jeunesse et de l’éducation permanente a organisé un panel au profit des membres du réseau national des associations et ONG de lutte contre la drogue et le Sida. C’était dans l’après-midi du mardi 20 juin 2017, à Ouagadougou.

 
Lutte contre l’incivisme et la drogue : Des acteurs de la lutte sensibilisés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« En dehors des questions d’emplois, de formation professionnelle, l’une des attributions dévolues à notre département, c’est de veiller au bien-être des jeunes, à leur santé sexuelle et reproductive. Nous avons également pour mission de veiller à ce qu’on ait une jeunesse civique, responsable et citoyenne », a déclaré le représentant du secrétaire général du ministère de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles Larba Pilga. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, la Direction générale de la jeunesse et de l’éducation permanente (DG/JEP) organise une série de conférences au profit des mouvements et associations de jeunesse.

Ce 20 juin 2017, l’honneur est revenu au Réseau national des associations et ONG de lutte contre la drogue et le Sida de bénéficier d’une conférence autour du thème général « Promotion du civisme, de la citoyenneté et de la culture de paix au Burkina Faso : Quelle contribution de la jeunesse burkinabè ? ». L’école primaire « Watinooma » de Tanghin a servi de cadre à cette activité.

Pour le DG/JEP, Larba Pilga, le choix du RENALDS n’est pas fortuit : « Nous nous sommes dit qu’il est mieux de rejoindre les associations au niveau de leurs sièges. Le message va beaucoup porter. Et du fait de la proximité, les jeunes vont sortir ». Toutefois, les actions de communication ne vont pas se limiter seulement à l’arrondissement N°12 et encore moins à Ouagadougou, assure-t-il. « Ça va s’étendre dans l’ensemble du territoire burkinabè. En plus, il y a des émissions qui seront animées sur l’ensemble du territoire de manière à amener la jeunesse à prendre conscience des dangers qu’elle court en consommant la drogue, mais également en posant des actes d’incivismes », confie M. Pilga.

Le coordonnateur national du réseau, Isaïe Ouédraogo, pour sa part, a exprimé ses remerciements au ministère en charge de la jeunesse à travers la DG/JEP pour avoir initié une telle action à leur endroit. Pour lui, la mobilisation de la jeunesse à cette conférence témoigne de l’intérêt qu’elle accorde aux questions liées à l’incivisme et à la consommation de la drogue.

A l’occasion de la présente conférence, le président de la fondation « Instruire et impacter la nouvelle génération », Pitroipa Etienne,s’est penché sur les méfaits de la consommation de la drogue par les jeunes. D’entrée de jeu, il a parlé de l’ampleur du phénomène dans les établissements et universités. « Partout dans nos établissements et même les écoles primaires, les jeunes consomment la drogue de manière exagérée. Dans les universités et collèges, le constat est idem (…) », a-t-il indiqué.

La consommation de ce stupéfiant n’est pas sans conséquences. Au niveau intellectuel, la drogue crée un disfonctionnement du cerveau et des nerfs. Elle peut également détruire le cœur et les poumons des potentiels adeptes. Et M. Pitroipa d’ajouter : « Quand vous allez au niveau des hôpitaux, là où on parle de dialyse, ce sont des jeunes de 25-30 ans qui y sont internés parce que la drogue a déjà décimé tout à l’intérieur ».

Il a en outre présenté des situations diverses qui pourraient être traitées de différentes manières. « Premièrement, nous avons la frange qui n’a pas encore touché. Donc en sensibilisant, cette majorité va désister. Ceux qui sont dedans mais pas trop éloignés, lorsqu’ils vont voir les conséquences réelles et les ravages, ils vont dire : il faut que je sorte de là. Maintenant ceux qui sont dans l’addiction, on a besoin de les traiter, patience, l’amour et d’autres méthodes pour les faire sortir de là », a précisé le conférencier. Cependant, le traitement contre la drogue est complexe et très difficile.

« Ceux qu’on arrive à faire sortir, aussitôt ils reviennent parce que les rechutes sont très fréquentes. La drogue, une fois que tu es dedans, il y a un besoin qui se crée dans l’organisme. Lorsque ce besoin n’est pas comblé, ce dernier devient comme un fou. Il faut qu’il ait sa drogue pour se retrouver dans son équilibre. En ce moment, il faut l’éloigner de la drogue, des compagnies et l’amener à un sevrage », explique M. Pitroipa.

Dans le monde, chaque jour qui passe, ce sont des milliers de jeunes qui tombent dans la drogue. C’est pourquoi, il faut sensibiliser la jeunesse qui dans l’ignorance, est en train de se détruire.

Aïssata Laure G. Sidibé
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Mise en œuvre du PNDES : Paul Kaba Thiéba et les ONG accordent leurs violons

« Le Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020 : contributions des organisations non gouvernementales et associations de développement à sa mise en œuvre et à son suivi-évaluation ». C’est le thème retenu pour les travaux de la 5e édition des Journées nationales de concertation (JNC). Débuté la veille par des expositions, l’événement a connu son apothéose ce jeudi 22 juin par un dialogue direct entre les acteurs de développement et le Premier ministre.

 
Mise en œuvre du PNDES : Paul Kaba Thiéba et les ONG accordent leurs violons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partenaires privilégiés de l’Etat, les organisations non gouvernementales et associations de développement (ONG/AD) interviennent dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques de développement. A travers leur rôle de mobilisation de l’aide au développement, elles luttent contre la pauvreté et partant pour le bien-être des populations.

En 2015, plus de 73 milliards de FCFA ont transité par le canal des ONG/AD pour être investis dans toutes les régions du Burkina Faso et dans les domaines socioéconomiques. La contribution de ces partenaires au développement en 2016 est estimée à plus de 94 milliards de FCFA. Pour ce qui concerne 2017, 41 milliards de FCFA ont été prévus à titre provisoire.

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3.Les ONG et associations disposent des compétences et peuvent apporter quelque chose dans la conception des politiques publiques de développement dixit Juliette Compaoré

Le thème de cette 5e édition des JNC visait à définir le rôle des ONG et associations de développement, les mécanismes de collaboration à mettre en place pour l’opérationnalisation du PNDES. « Il est question à partir d’un dialogue fécond sur la base d’un partenariat entre l’Etat et ces organisations, de faire converger les efforts vers des objectifs communs à savoir la réalisation du Plan national de développement économique et social », a expliqué Paul Kaba Thiéba. Le président de ces journées nationales de concertation invite par ailleurs l’ensemble des acteurs à prendre en compte dans leurs programmes de développement, les priorités inscrites dans le PNDES.

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Expositions des ONG et associations de développement

Après deux rendez-vous manqués (2015 et 2016) de ce cadre annuel de concertation entre l’Etat et les ONG et associations de développement, la présidente du secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG) s’est réjoui que le dialogue soit renoué. « Nous avons voulu aussi à travers cette édition, montrer notre souhait de renforcer la structuration des ONG et associations pour un dialogue plus unitaire pour que nos interventions puissent être aussi complémentaires qu’efficaces sur le terrain pour le bonheur des populations », a-t-elle conclu.

Maxime Jean-eudesBambara (Stagiaire)
Lefaso.net

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Cadre stratégique national de lutte contre le Sida : Environ 7 milliards de francs CFA mobilisés

Pour parachever la mise en œuvre du Cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST (CSN-sida) 2016-2020 et le plan d’urgence pour l’accélération de la réponse nationale au VIH 2017-2018, les besoins du Burkina se chiffraient à près de 21 milliards de francs CFA. La table ronde des partenaires techniques et financiers engagés dans lutte contre le VIH-Sida , tenue ce vendredi 23 juin, a permis de mobiliser la somme d’environ 7 milliards de francs CFA .

 
Cadre stratégique national de lutte contre le Sida : Environ 7 milliards de francs CFA mobilisés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Lutte contre le VIH, le Sida et les IST, facteur de renforcement du capital humain dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES ». C’est sous ce thème que s’est tenue la quatrième table ronde de mobilisation de ressources du Cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le sida et les IST. « C’est la première fois qu’on atteint un taux de 90% de mobilisation à la fin de la table ronde. Cela est satisfaisant et nous permet d’être confiants pour la suite » a noté Didier R. Bakouan, Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST).

Adopté par le gouvernement en juillet 2016, le Cadre stratégique national se fonde sur les orientations nationales et s’inscrit dans les perspectives de réalisation des stratégies internationales de l’ONU SIDA. Selon le Secrétaire permanent du CNLS-IST, le cadre intègre l’approche d’investissement, l’objectif « 90-90-90 » à l’horizon 2020 et les nouvelles lignes directrices de l’OMS en matière de soins et traitements. Quant au plan d’urgence pour l’accélération de la réponse nationale, son élaboration répond au souci d’atteindre les résultats escomptés en 2020 et aller vers la fin de l’épidémie en 2030.

« Concrétiser les annonces faites »

Selon la ministre de l’économie, des finances et du développement, les financements nécessaires à la mise en œuvre du cadre stratégique national 2016-2010 ont été évalués à 116 740 345 747 francs CFA. Et à la date du 31 mai 2017, « les annonces de financements des partenaires s’élevaient à 105 984 256 579 francs CFA , soit un gap financier de l’ordre de 10 756 089 169 francs CFA » a-t-elle signifié, soulignant que la présente table ronde vise à concrétiser les annonces déjà faites. Et Rosine Coulibaly de préciser que la contribution de l’Etat est évaluée à 73 623 150 671 francs CFA , soit 14 724 630 134,2 francs CFA par an. « C’est le lieu pour moi de remercier tous les donateurs et espérer que les engagements seront tenus à bonne date » a-t-elle lancé, conviant l’ensemble des acteurs à relever les défis.

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Didier R. Bakouan, Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles

A ce sujet, le secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles confie que les uns et les autres ont pris des engagements au cours de la présente rencontre. « D’ici la session du Conseil national contre le SIDA qui aura probablement lieu en mi-juillet, nous pourrons avoir des informations plus précises sur les montants, sur les engagements des uns et des autres » a-t-il souligné.

Prenant la parole au nom des partenaires techniques et financiers, David Young, le premier conseiller de l’Ambassade des Etats-Unis a souligné que le Burkina a encore du chemin à faire et des défis à relever pour atteindre les objectifs 90-90-90 préconisés par l’ONU Sida. Ces défis, selon André Young, sont relatifs à la pérennisation des financements, l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la stigmatisation des malades et la maitrise de la chaine des approvisionnements et distribution des intrants.

Si de nos jours, « le taux de prévalence du VIH en population général connait un recul certain de 0,8% », un risque de rebond de la maladie n’est pas exclure. « Le nombre de personnes vivant avec le VIH dépistées et suivies sur le plan médical, est passé de 77 648 (dont 51 946 femmes) en 2015 à 82 837 (dont 57 976 femmes) en 2016, mais seulement 57 178 personnes vivantes avec le VIH (69 %) sont sous ARV ».

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

 

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