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2019.06.22

Lutte contre le radicalisme et l’extrémisme violent : Des panels pour sensibiliser les jeunes

Lutte contre le radicalisme et l’extrémisme violent : Des panels pour sensibiliser les jeunes

Le ministère en charge de la Jeunesse a procédé, le jeudi 20 juin 2019, au lancement des panels de sensibilisation des leaders des organisations de jeunesses sur la prévention du radicalisme et de l’extrémisme violent. La cérémonie a lieu au Centre d’évaluation et de formation professionnelle de Ouagadougou. Cette série de sensibilisations a pour but d’inculquer aux jeunes des valeurs en lien avec la tolérance et la non-violence.

La multiplication des actes de violence dans la sous-région se justifie par la volonté d’un ou des groupes d’individus de contraindre les populations à adhérer à leur cause. Face à cette situation qui interpelle plus d’un, et la jeunesse en particulier, le ministère de la Jeunesse et de la Promotion de l’entreprenariat des jeunes, à travers la Direction générale de la jeunesse et de l’éducation permanente (DGJEP), a entrepris la mise en œuvre d’un certain nombre d’actions de lutte contre le fléau.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le présent projet d’organisation de deux panels de sensibilisation. L’objectif est de faire des jeunes, de véritables artisans de paix. 
C’est sous le thème « Contribution des jeunes à la lutte contre le radicalisme et l’extrémisme violent au Burkina » que s’est tenue cette cérémonie officielle de lancement.

« Malgré les différences ethniques, religieuses ou politiques nous pouvons travailler main dans la main »

La paix au Burkina passe par une prise de conscience des jeunes, des bienfaits du vivre-ensemble. Et selon Lambi Sawadogo, représentant du ministre de la Jeunesse, la paix passe par les jeunes. « La paix aujourd’hui est fortement menacée. La jeunesse représente 70 % de la population, d’où l’importance de sa participation à la lutte contre le terrorisme », convainc-t-il. Il encourage les participants à plus d’engagement citoyen. Flora W. Ouédraogo, une participante à ce panel, est étudiante en deuxième année de droit. Elle trouve que le thème retenu est lourd de sens. « Cette conférence va montrer au jeunes que malgré les différences ethniques, religieuses ou politiques, nous pouvons travailler main dans la main », dit-elle.

Flora w.. Ouédraogo(participante)

Ces panels seront organisés à l’intention des leaders des organisations de jeunesse de toutes les catégories de la ville de Ouagadougou. Au total, 100 leaders d’organisations de jeunesse seront invités à chaque panel. Notons que c’est sous la présidence du representant du ministre de la Jeunesse, Lambi Sawadogo, que la cérémonie officielle a été lancée. Il a affirmé que l’initiative s’étendra aux autres villes du Burkina.

Photo de famille

Samirah BATIONO 
et P.M. OUEDRAOGO (stagiaires)

LEFASONET

Situation des déplacés internes : ’’Ouagadougou n’a pas les commodités nécessaires pour les abriter", Laurence Ilboudo

Situation des déplacés internes : ’’Ouagadougou n’a pas les commodités nécessaires pour les abriter

La ministre Laurence Marshall Ilboudo, en charge des questions humanitaires a donné son avis sur l’avenir des déplacés internes installés à Ouagadougou.

Pour elle, Ouagadougou n’a pas la " commodité nécessaire pour abriter ces déplacés". Alors qu’elle est engagée sur tous les fronts à la rescousse des déplacés de tous les sites, la ministre penserait que l’avenir des déplacés de Pazani dans l’arrondissement N9, tout comme les autres déplacés dans les périphéries de Ouagadougou, se trouverait dans les sites déjà aménagés de Barsalgho, Foubè et Kelbo, qui selon elle, peuvent prendre en charge convenablement les déplacés. Ceci, à cause du matériel humanitaire présent sur les lieux.

A en croire ses propos, "deux repas chauds sont servis chaque jour aux déplacés, en plus de l’assistance psychologique adéquate". Mais, force est de constater que, pour les cas particuliers des trois sites de Pazani, les kits de repas ont été suspendus dans la journée du 20 juin 2019. Les sinistrés disent n’avoir bénéficiés d’aucune assistance psychologique, depuis leur arrivée.

Entre autres, la ministre a déclaré que les bus ont été affrétés à ce propos, pour conduire les déplacés sur les nouveaux sites, et déjà plus de 300 volontaires ont été conduits, à leurs nouveaux domiciles. Mais pour les cas des déplacés qui auraient refusés de partir pour les sites affrétés, la ministre a décliné la responsabilité de son département. Ceux-ci seraient aux bons offices de leurs parents , installés non loin de ces zones, à en croire les propos de la ministre. Toutefois, la ministre assure que le gouvernement accomplira les obligations qui sont les siennes.

Pour l’heure, les déplacés de Pazani sont laissés à leur sort. Ils préparent sur les fourneaux de confort, dorment dans les salles de classe, ou en plein air, sans moustiquaire et assainissement. Certains parmi eux tentent de louer des maisons pour s’abriter, en cette période de pluie, en attendant de se chercher un emploi.

Approchés, nombreux de ses déplacés sont toujours sous le choc du traumatisme, après avoir vécu des situations atroces, allant jusqu’à la mort de leurs proches, la perte de leurs avoirs et leurs maisons incendiées. Ils craignent de rentrer chez eux, ou d’aller dans les environs, à cause des représailles des terroristes. D’autres préfèrent construire leur nouvelle vie , loin de ces zones sous menace sécuritaire, afin d’oublier les horreurs.

Lefaso.net