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2015.03.04

En Inde, les femmes violées «devraient se taire et se laisser faire»

L’un des violeurs condamnés à mort après le décès d'une étudiante en 2012 a tenu des propos atterrants sur la place de la femme dans la société indienne.

Mukesh Singh, accusé d'avoir participé au viol collectif de Delhi, escorté par un policier en 2013.Les femmes qu720430-protesters-carry-candles-as-they-shout-slogans-during-a-protest-to-mark-the-first-anniversary-of-the.jpgi se font violer sont responsables de ce qui leur arrive : c’est l’avis de Mukesh Singh (photo AFP), l’un des accusés du viol en réunion commis dans un bus à New Delhi en 2012 et ayant causé la mort de la jeune Jyoti Singh.

Agée de 23 ans, l’étudiante en médecine était montée dans un bus avec son ami après une soirée au cinéma. Elle avait alors été violée puis passée à tabac par six hommes, dont Mukesh Singh, le chauffeur du véhicule. Quelques jours plus tard, elle succombait à ses blessures, suscitant en Inde une vive émotion et une vague de manifestations.

20% de femmes «décentes»

Considérant que l’incident avait «choqué l’opinion publique», le juge en charge de l’affaire avait emprisonné l’un des agresseurs, mineur à l’époque des faits, et condamné à mort les cinq autres. Mais Mukesh Singh, qui décline toute responsabilité, a fait appel de ce verdict. Pour lui, les femmes sont responsables de leur sort lorsqu’elles sortent le soir, provoquant ainsi volontairement les hommes. «Une femme décente ne traîne pas dehors après 21 heures. Les hommes et les femmes ne sont pas égaux. Les femmes sont faites pour le ménage et les travaux domestiques, pas pour traîner dehors à faire des mauvaises choses et porter des mauvais vêtements. Environ 20% des femmes sont décentes»,affirme le prisonnier depuis sa cellule, lors d’une interview accordée à la BBC pour un documentaire diffusé prochainement.

Selon lui, Jyoti Singh serait coupable de sa propre mort. «Lorsqu’une femme se fait violer, elle ne devrait pas se défendre. Elle devrait se taire et se laisser faire. Dans le cas de Jyoti, ils l’auraient relâchée après "se l’être faite" et ils auraient juste tabassé son copain.» L’accusé n’hésite pas non plus à donner son avis sur la condamnation à mort des violeurs qui, pour lui, ne fera qu’envenimer la situation. «La peine de mort rendra les choses encore plus dangereuses pour les femmes. Avant, les hommes violaient les femmes et se disaient "laissons-la, elle ne dira rien à personne". Maintenant, lorsqu’ils violeront une femme, en particulier les criminels, ils la tueront.»

«Un besoin urgent d’inculquer des valeurs citoyennes»

Mukesh Singh n’est pas le seul à réfléchir de cette manière. En Inde, une grande partie des jeunes considère que c’est aux femmes de tout faire pour éviter les viols. Selon une étude menée par le Mouvement des enfants pour la sensibilisation civique (CMCA) dans 11 villes indiennes, 55% des étudiants de 15 à 19 ans considèrent que les femmes s’habillent et se comportent de manière provocante. Et parmi ces jeunes, il n’y a pas que des garçons. 52% des filles interrogées pensent que le comportement féminin pousse les hommes à commettre des crimes violents.

L’enquête, menée sur 6 168 étudiants (lycéens et universitaires), révèle également que 43% des garçons et 39% des filles estiment que les femmes doivent accepter un certain degré de violence. En outre, pour la moitié des jeunes, le rôle des femmes dans la société est évident : elles doivent prendre en charge les tâches ménagères et l’éducation des enfants. Des résultats alarmants et qui montrent qu’il y a «un besoin urgent d’inculquer des valeurs citoyennes aux jeunes populations indiennes, qui ne comprennent pas les principes démocratiques», selon Manjunath Sadashiva, directeur du CMCA.

Un documentaire censuré 

Leslee Udwin, cinéaste britannique, réalise depuis deux ans , pour la BBC, un reportage sur le viol collectif de Jyoti. Comprenant plusieurs interviews avec des violeurs, dont Mukesh Singh, le documentaire, qui sera diffusé le 8 mars dans plusieurs pays, vient d’être interdit en Inde. Le ministère de l’Information et de la Diffusion a en effet demandé, mardi, aux stations de télévision du pays, de ne pas diffuser le reportage. Au vu des propos tenus par le prisonnier, plusieurs militants pour les droits des femmes ont soutenu cette interdiction, considérant que la diffusion de l'interview constituerait une insulte à la mémoire de la jeune fille.

    http://www.liberation.fr

 

17:55 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITÉ SOCIALE INTERNATIONALE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Drogue : plus de 64 tonnes saisies en 2014

     
 
drogur.jpgLe secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) a tenu la 13e session ordinaire de son assemblée générale, le jeudi 19 février 2015, à Ouagadougou. Les participants au conclave ont examiné le bilan de 2014 et proposer des stratégies de lutte pour éradiquer le phénomène du Burkina Faso.


Au cours de l'année 2015, les services de la Police, de la Gendarmerie nationales et des douanes ont saisi plus de 64, 865 tonnes de drogues. Soit 53, 502 tonnes de cannabis, 22, 680 kg de cocaïne et 0,16 kg d'héroïne. Aussi, il a été saisi, 11, 363 tonnes pour les médicaments de rue. C'est ce qui est ressorti du bilan dressé par le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (SP/CNLD) qui a tenu la 13e session ordinaire de son assemblée générale, le jeudi 19 février 2015 à Ouagadougou. Selon le secrétaire permanent dudit comité, le commissaire de police Hamadé Belem, parmi les consommateurs, figurent 615 enfants et adolescents âgés de 13 à 21 ans dont 28 filles. Toujours selon le CNLD, au cours de ces trois dernières années, les statistiques sur la saisine des drogues montrent une évolution en dents de scie avec une montée vertigineuse. 53,502 tonnes de cannabis en 2014 contre 10 tonnes en 2013 et 17, 987 tonnes en 2012. Pour la cocaïne, le comité a enregistré en 2014, 22, 680 kg de cocaïnes contre 27,238 kg en 2013 et 3,88 kg en 2012. Quant aux médicaments de rue, ce sont 11, 363 tonnes en 2014 contre 8, 810 tonnes en 2013 et 8, 3217 tonnes en 2012. Il y a eu également 145 personnes condamnées dans les maisons d'arrêt du ressort de la Cour d'appel de Ouagadougou en 2014 contre 150 en 2013 et 120 en 2012, et 258 personnes traitées pour abus de drogue contre 231 en 2013 et 143 en 2012. Au regard de ces données, les chiffres s'augmentent d'année en année et concernent les jeunes mais surtout les scolaires. «L'école, jadis, lieu d'apprentissage du savoir, est devenue aujourd'hui, un lieu ou l'on vend et consomme la drogue, avec pour corollaire la violence et l'incivisme», a déploré le SP/CNLD, Hamadé Belem. Une situation qui, de son avis, s'explique aussi par la position stratégique du Burkina Faso qu'il considère comme un pays de transit et non de production de drogue à grande échelle.

«Le Burkina Faso, de par sa position géographique, ses frontières poreuses, sa faible capacité de lutte contre le phénomène de la drogue, n'est pas moins indiqué pour faciliter un transit presque libre de stupéfiants et de substances psychotropes», a indiqué commissaire Belem. Pour lui, il est temps d'intensifier la lutte. C'est pourquoi, le SP/CNLD compte sur l'engagement de tous les acteurs, parents, éducateurs, décideurs politiques, leaders d'opinions et la société civile. Ainsi, pour l'année 2015, le comité va intensifier des campagnes de sensibilisation sur les méfaits de la drogue, renforcer les capacités des acteurs, la création d'une structure de prise en charge et de traitement des toxicomanes, la mise en œuvre du Programme national intégré de lutte contre les trafics illicites, le terrorisme et la criminalité (PNI). Toute chose qui nécessite des moyens logistiques, financiers et humains. Déjà, le secrétaire général du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, Léonard Guira, a salué les efforts du comité dans la lutte contre la drogue. C'est ainsi qu'il a exhorté les membres à ne pas baisser les bras, et à continuer la lutte afin de débarrasser le pays des fléaux qui entravent l'épanouissement des populations. Il s'est dit disponible à accompagner le comité à trouver des solutions idoines. Les travaux de la 13ème session ont été aussi l'occasion pour le CNLD de souscrire au respect des dispositions prises par les textes portant attributions, composition et fonctionnement de la structure. Au Burkina Faso, plusieurs types de drogues circulent ou transitent. Il s'agit principalement de la cocaïne, du cannabis, les médicaments de la rue (qui véhiculent des produits psychotropes), les amphétamines, les solvants, etc.

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com
Mariam HEMA

11:44 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Prix des hydrocarbures : une baisse de 25 F CFA pour compter du mardi 3 mars 2015

 

       

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Pour compter du mardi 3 mars 2015, le prix du litre de l’essence-super est passé à 685 F CFA le litre. En effet, une baisse de 25 F CFA a été consentie par le gouvernement. Et ce, pour tous les hydrocarbures liquides tels que le super, le gasoil et le pétrole. C’est au cours d’une conférence de presse, qui est intervenue le 3 mars 2015, que le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Hyppolite Dah, a annoncé la décision.

Le 19 janvier 2015, le gouvernement consentait une baisse de 25 F CFA sur le prix du litre des produits pétroliers. Une baisse que les partenaires sociaux avaient estimée insuffisante et l’avaient exprimée à travers une manifestation sur toute l’étendue du pays. A cette occasion, une correspondance de la Coalition contre la vie chère (CCVC) avait été acheminée au Premier ministre pour inviter le gouvernement à faire plus d’effort dans la réduction des prix des hydrocarbures. Aussi, en fin janvier 2015, l’Unité d’actions syndicales (UAS) avait demandé, entre autres, la baisse des prix des hydrocarbures d’au moins 150 F CFA et la mise à disposition du gaz butane sur l’ensemble du pays. Vraisemblablement cette exigence n’a pas trouvé écho favorable. Par contre, il a été décidé, une fois de plus, une baisse de 25 F CFA. L’annonce a été faite par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Hyppolite Dah, à l’occasion d’un point de presse qu’il a animé. « En plus de cela, le gouvernement a décidé de consentir une baisse supplémentaire de 25 F FCA du prix du litre des hydrocarbures liquides au Burkina Faso, à compter de ce jour 3 mars 2015 », a annoncé le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Hyppolite Dah. Cet effort supplémentaire du gouvernement, amène la baisse des prix des produits pétroliers à un total de 50 F CFA soit une réalisation de 33,33% de la revendication faite en fin janvier par l’UAS. Hyppolite Dah croit que le gouvernement pouvait certainement faire mieux, mais pense que ce qui est fait n’est pas négligeable. « Compte tenu des attentes de la population, il faut que les caisses de l’Etat soient suffisamment approvisionnées pour répondre aux différentes demandes des uns et des autres. C’est tenant compte de tous ces éléments d’analyse, qu’il a été décidé de concéder encore une baisse de 25 F CFA », a dit Hyppolite Dah. A propos du gaz butane, le ministre a affirmé qu’il est actuellement disponible sur le marché. « A la date du 3 mars 2015, suites aux instructions du Président de la transition et du Premier ministre, mon département a continué à travailler avec les différents acteurs intervenant dans le traitement des questions des hydrocarbures pour rendre plus disponibles le gaz butane sur toute l’étendue du territoire burkinabè et aussi, rendre toujours disponible en qualité et en quantité, les hydrocarbures liquides au Burkina Faso. Nous sommes également en train de travailler pour amener d’autres acteurs dans le secteur afin de rendre plus disponible le gaz », a-t-il martelé. Ainsi donc, un comité sera mis en place pour réfléchir sur les conditions d’ouverture des centres emplisseurs aux différents marketeurs. Tout en craignant une éventuelle manifestation des partenaires sociaux, ils ont été approchés afin de leur porter l’information avant la tenue de la conférence de presse. La conférence de presse, a été l’occasion pour les hommes de média d’aborder la question des boissons périmées saisies. Qui parle de saisie de boissons périmées parle du ministère en charge du Commerce. A la question de savoir où ils en sont avec le dossier ? Hyppolite Dah a répondu qu’un procès-verbal sera dressé à cet effet et sera transmis à la Justice pour l’application de la sanction qu’il faut. « Suite à cela nous avons été instruits de fouiller tout ce qu’il y a comme magasins disséminés dans la ville de Ouagadougou. Ainsi des équipes seront constituées avec le concours des impôts et des douanes pour fouiller tous les magasins. La presse sera fortement associée à cette action », a-t-il dit. Le DG de la SONABHY, Aboubakar Gambetta Nacro aussi présent à cette conférence a affirmé que cette baisse n’aura pas d’impact négatif sur la trésorerie de sa société bien que cela va porter un coup au budget de l’Etat

11:33 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2015.03.03

Célébration de la Journée internationale de la femme

En prélude à la commémoration de la Journée internationale de la femme qui se tiendra le 8 mars 2015, le Ministère de la promotion de la Femme et du Genre a organisé une marche, le lundi 2 mars 2015 à Ouagadougou, pour lancer les activités de la semaine de la femme.
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La commémoration officielle de la 158e Journée internationale de la femme aura lieu le 8 mars 2015 à Ouagadougou sous le thème : «Autonomisation économique des femmes : accès à la formation professionnelle et à l'emploi». Plusieurs activités sont prévues avant cette date. Comme à l'accoutumée, c'est par une marche qui a mobilisé des centaines de femmes et d'hommes ce lundi 2 mars 2015 à Ouagadougou, que le Ministère de la promotion de la Femme et du Genre (MPFG) a lancé les activités de la semaine de la femme. Partis de la place de la Nation, les marcheurs ont battu le pavé jusqu'au rond-point des Nations unies où ils ont eu droit aux allocutions des responsables du MPFG, au programme d'activités du 8-Mars et des prestations artistiques. Le programme de cette semaine prévoit le 3 mars, une conférence sur l'évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre des recommandations du forum national des femmes et du 8-Mars 2015, une conférence suivie de débats sur le thème de la journée et l'ouverture de la foire d'exposition-vente des produits des femmes à la place de la Nation le 4 mars. Une célébration collective de mariages le 5 mars à la mairie centrale, des activités sportives et récréatives, la réalisation et la diffusion d'émissions radiophoniques et télévisuelles sont également au programme. Toutes ces activités seront couronnées par la cérémonie officielle du 8-Mars qui sera ponctuée par des discours, des défilés des groupes spécifiques de femmes et la décoration des acteurs intervenant dans la promotion du genre. La ministre de la promotion de la Femme et du Genre, Bibiane Ouédraogo/Boni a relevé que malgré les efforts consentis par le gouvernement et les partenaires au développement dans le domaine de la formation professionnelle et de l'emploi, des goulots d'étranglement persistent. Toute chose qui empêche, à l'en croire, la promotion des droits fondamentaux des femmes.

Booster l'autonomisation des femmes

A titre illustratif, elle a souligné que selon l'enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages réalisée par l'Institut national de la statistique et de la démographie en 2009 au Burkina Faso, respectivement 34,5% et 50,8% de femmes ne disposent pas d'acte de naissance et de Carte nationale d'identité burkinabè (CNIB). Pour elle, cette situation empêche la gent féminine d'accéder à la formation professionnelle, à un emploi et aux prêts des institutions financières. «C'est ce qui justifie l'opportunité du thème de cette année qui recentre la problématique du rôle moteur de la formation professionnelle des femmes pour la création et la gestion durable de l'emploi au Burkina Faso», a-t-elle ajouté. Elle a donc invité tous les acteurs à intensifier leurs actions pour assurer, dans les meilleurs délais, une autonomisation des femmes à tous les niveaux. Le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Damien Gampiné a, pour sa part, salué la commémoration du 8-Mars 2015 dans sa ville et la pertinence du thème. «La suppression des obstacles à l'autonomisation des femmes est indispensable à une croissance économique soutenue, inclusive et durable», a-t-il signifié. Il a déclaré que la commune de Ouagadougou s'est investie depuis des années dans l'employabilité des femmes. «Outre l'augmentation des effectifs de la Brigade verte et des femmes intervenant dans les travaux à haute intensité de main-d'œuvre, la commune s'est également engagée dans des campagnes d'établissement massives d'actes de naissance et de la carte nationale d'identité burkinabè, au profit de ces dernières», a-t-il attesté. Il a assuré que la délégation spéciale ne ménagera aucun effort pour la prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans la mise en œuvre des plans de développement.

Eliane SOME
some.elle@yahoo.fr

11:06 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer

Prévention des catastrophes naturelles : lancement d’un programme pour renforcer la résilience des communautés

              Les Organisations non gouvernementales (ONG) Christian Aid et Welthungerhilfe ont lancé, le vendredi 27 février 2015 à Ouagadougou, un programme dénommé «Renforcement de la résilience des communautés vulnérables face aux phénomènes climatiques extrêmes et catastrophes au Burkina Faso (BRACED)».



Un programme de renforcement de la résilience des communautés vulnérables face aux phénomènes climatiques extrêmes et catastrophes au Burkina Faso vient de voir le jour. Il a été lancé le 27 février 2015 à Ouagadougou pour une durée de trois ans. Il a pour objectif global de renforcer la résilience des communautés vulnérables face aux phénomènes climatiques extrêmes et aux catastrophes. Avec un coût d’environ 11 milliards de F CFA, il est en partie financé par le gouvernement britannique à travers son agence de coopération Departement for international developement (DFID). Dénommé en anglais Building resilience and adaptation to climate extremes and disasters in Burkina Faso (BRACED), ce programme sera mis en œuvre en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques, de l’Assainissement et de la Sécurité alimentaire. Il touchera quatre régions dont le Nord, le Centre-Nord, l’Est et le Plateau central. Plus de 2 millions de personnes dans 1288 villages de ces régions bénéficieront de ce programme. Son objectif, accompagner les hommes et les femmes dans plusieurs activités de promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et améliorer les revenus des ménages. Le programme vise également à accompagner les pays du Sud pour une amélioration des conditions de vie des populations vulnérables. Selon le représentant de Christian Aid Sahel, Yacouba Koné, il s’agit, à travers le programme, de diversifier les productions agricoles et d’améliorer l’accès à l’information fiable. Il a appelé les partenaires à s’investir pleinement pour qu’à l’heure du bilan, les communautés concernées soient comptées parmi les plus résilientes.

Quant au représentant du ministre en charge de l’Agriculture, André Anatole Yaméogo, il a invité les bénéficiaires à s’approprier BRACED-Burkina car ce programme permettra aux communautés elles-mêmes de travailler à l’identification de solutions adaptées en vue de renforcer les capacités à faire face aux chocs climatiques. Et de soutenir que le programme BRACED-Burkina renforcera la synergie d’actions entre acteurs publics de plusieurs ministères, du secteur privé et de la société civile. «L’objectif aujourd’hui, c’est d’aller à la prévention de ces catastrophes et permettre aux sinistrés de reprendre durablement après ces catastrophes. Il ne s’agit plus de donner de l’alimentation aux sinistrés mais plutôt de leur permettre de s’adapter au changement climatique qui est source de catastrophe », a-t-il dit.

La représentante des bénéficiaires, Berthe Compaoré, a salué cette initiative et appelé les populations à s’engager pour l’atteinte de ses objectifs. Elle a rassuré les donateurs que ce projet sera mené à terme avec l’engagement de tous.


Myriam K. OUEDRAOGO
(Stagiaire)

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2015.02.28

Le monde connaît sa pire crise humanitaire depuis la seconde Guerre mondiale

Amnesty international a publié un rapport sans concessions concernant les violations des droits humains à travers le monde. L'année 2014 aura été la pire des années depuis la fin de la seconde Guerre mondiale.
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C'est un rapport choc qui a été publié par Amnesty international. L'ONG a fait le recensement de tous les manquements aux droits fondamentaux à travers la planète. C'est principalement l'impact des guerres et des différents conflits sur les populations qui ont été étudiés. « Conséquence tragique de l'incapacité de la communauté internationale à faire face au nouveau visage des conflits, la crise des réfugiés est l'une des plus graves que le monde ait jamais connues. ». Des mots très durs et lourds de sens pour qualifier la situation de l'année 2014 qui s'est terminée il y a peu. Dans le détail c'est principalement le conflit en Syrie qui est pointé du doigt. Avec plus de 60% de la totalité des réfugiés à travers le monde, la guerre qui dure depuis plus de quatre outre son aspect meurtrier, est aussi un véritable bourbier humanitaire.

Si les guerres sont considérées comme les premières causes de la crise humanitaire globale, c'est aussi l'attitude de certains États qui est mise en avant. Un laisser faire considéré comme inadmissible par l'ONG qui ressort les promesses de plusieurs pays qui n'ont pas été tenues. C'est notamment le cas de la France qui s'était engagée à accueillir plusieurs centaines de réfugiés syriens et qui est environ 50% en dessous de ce qu'elle avait pourtant promis. Mais les syriens ne sont pas les seules victimes des conflits. Amnesty international a aussi mis en avant les conditions épouvantables qui prévalent en Libye, au Soudan, en Centrafrique, en Afghanistan ou encore en RDC.

L'année 2015 pourrait être encore plus tragique

Si ce rapport est sans concessions et pointe les causes et les conséquences, l'année 2015 pourrait être encore plus tragique. C'est en tous les cas l'inquiétude qu'à l'ONG. Aucune amélioration n'est effectivement en vue, qu'il s'agisse de la guerre en Syrie ou en Libye par exemple. L'implantation de l'État islamique dans différents endroits du globe pourrait également provoquer de nouveaux conflits et surtout avoir des conséquences désastreuses sur les populations. Encore une fois, comme ce fut le cas en Irak notamment, les civils sont les premières victimes des atrocités commises et leur protection n'est pas assurée par la communauté internationale qui a, selon l'ONG, le devoir d'agir.

Avec la recrudescence des actions de Boko Haram au Nigeria, l'extension des risques terroristes dans tout le Sahel, la répression au Zimbabwe, la présence de rebelles en RDC, la situation catastrophique au Darfour, les conditions de vie compliquées en Somalie où les Shebab agissent toujours, la crise centrafricaine qui n'en fini plus, les pourparlers qui traînent au Mali concernant le nord du territoire ; l'Afrique se retrouve face à de très nombreux défis. Amnesty international appelle les pays concernés à prendre leurs responsabilités pour que les civils cessent d'être les victimes des conflits de toutes sortes et que les crises humanitaires puissent être endiguées. Il n'en reste pas moins que ce rapport si il informe le monde de la réalité des faits, n'aura probablement pas d'incidences concrètes sur le terrain.

09:49 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Un sexagénaire arrêté pour avoir transmis volontairement le VIH/SIDA à au moins 22 mineures

Ouagadougou - Un séropositif de 63 ans qui a transmis volontairement le VIH/SIDA à au moins 22 jeunes filles âgées entre 13 et 16 ans, a été arrêté à Ouagadougou, selon un communiqué publié mercredi par la gendarmerie nationale.
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A l'étape actuelle de l'enquête, la gendarmerie a identifié 22 victimes actuellement soumises à des tests en vue de déterminer leur statut sérologique.

"Cette liste n'est pas exhaustive, certaines victimes craignant d'être stigmatisées, ne se sont pas déclarées", a expliqué la gendarmerie.

Le présumé coupable est un haut cadre à la retraite qui profiterait des largesses de son fis expatrié en Europe pour mener une vie de débauche, avec une préférence pour les filles mineures dans un quartier de Ouagadougou.

"Le pire est que ce monsieur est conscient de son statut de séropositif. Nonobstant cela, il s'adonnait à des rapports sexuels non protégés avec ses multiples partenaires dans le but de leur transmettre volontairement sa maladie, un acte prévu et puni par la loi au Burkina Faso", souligne le communiqué.

Agence d'information du Burkina
ndt

 
 
 

 

09:46 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

La Croix-Rouge vient en aide à 1 700 déplacés dans l' est du Burkina Faso

Quelque 1 700 personnes ayant fui les violences qui ont éclaté dans la province de Kompienga, dans l'est du Burkina Faso, recevront dès samedi une assistance humanitaire de la Croix-Rouge burkinabé, a-t-on appris d'un communiqué publié vendredi par le CICR.


"En janvier, il y a eu une série de violents affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs. Nous sommes préoccupés par le fait que la plupart des victimes de ces violences ont presque tout perdu. Leurs cases et leurs greniers ont été incendiés, et seules quelques maisons en dur ont été épargnées à Diapenga", a expliqué dans le communiqué Lazare Zoungrana, directeur national de la Croix-Rouge burkinabé.

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Les personnes qui ont fui les violences se sont réfugiées principalement à Pama, le chef-lieu de la province. "Elles sont en train de retourner progressivement dans leurs villages respectifs, mais se retrouvent à devoir dormir à la belle étoile avec leur bétail, tandis que leurs réserves de nourriture ont été détruites", ajoute Lazare Zoungrana.

Pour faciliter leur réinstallation, chaque famille recevra des biens de première nécessité, comme des ustensiles de cuisine, des bâches, des nattes, des pagnes, des moustiquaires, des seaux, des jerricanes, du savon et des articles d'hygiène personnelle, ainsi que de la nourriture pour un mois.

Cette opération humanitaire vise aussi à apaiser les tensions intercommunautaires qui se manifestent de manière récurrente dans cette région du pays.

09:44 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2015.02.24

Listes électorales : le programme des inscriptions

Le président de la CENI informe le public et particulièrement les acteurs du processus électoral que l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales se déroulera du 03 mars 2015 au 18 mai 2015 sur tout le territoire national suivant un plan de déploiement qui le reparti en six (06) zones, conformément au programme ci-dessous.

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Programme de l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales 2015

ZONES

    PROVINCES COUVERTES

PERIODE D’ENROLEMENT ET NOMBRE D’EMPLACEMENTS

 

1

 

Oudalan-Seno-Soum-Yagha-Bam-Namentenga-sanmatenga-kourwéogo



03Mars au 09Mars 2015

 

 

2186 emplacements

 

2

 

Bazega-Nahouri-Zoundwéogo-Oubritenga-Lorum-Yatenga-Zondoma-Passoré

 

 

 

17Mars au 23 Mars 2015

 

 

2152 emplacements

 

3

 

Boulkiemdé-sanguié-Sissili-Ziro-Bougouriba-Ioba-Noumbiel-Poni

 

 

31Mars au 06 Avril 2015

 

2219 emplacements

 

4

 

Balé-Banwa-Kossi-Mouhoun-Nayala-Sourou-Comoé-Léraba-Kénédougou-Tuy

 

 

14 Avril  au 20 Avril 2015

 

2188 emplacements

 

5

 

Gnagna-Gourma-Komondjari-Kompienga-Tapoa-Boulgou-Koulpélogo

 

 

28 Avril au 04 Mai  2015

 

2146 emplacements

 

6

 

Kadiogo-Houet-Kouritenga-Ganzourgou

 

12Mai au 18 Mai 2015

 

2120 emplacements

 

 

                                                 Pour le Président et par Délégation

                                                         Le Secrétaire Général

                                                                           

                                                                     

                                                           Dramane Ernest DIARRA

                                                             Officier de l’Ordre National

 

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La journée internationale de la femme célébrée dans la sobriété le 08 mars prochain au Burkina Faso

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La journée internationale de la femme célébrée dans la sobriété le 08 mars prochain au Burkina Faso

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Ouagadougou, 23 fév.2015 (AIB)- La journée internationale de la femme sera célébrée le 08 mars prochain dans la sobriété au Burkina Faso avec un budget de 82 millions de FCFA, dans un contexte de transition après la chute de Blaise Compaoré, a-t-on appris samedi dernier auprès des organisateurs.

"En comparaison avec les années précédentes, la célébration du 08 mars sera plus sobre cette année, sur une demande de 110 millions de F CFA, seulement 82 millions ont été mis à la disposition des femmes", a déclaré la ministre de la Promotion de la Femme et du Genre, Bibiane Ouédraogo, précisant que ce montant  représente le quart des sommes  habituellement investies.

" Nous voulons être sobre dans la forme, mais grandiose dans le fond. L’important n’est pas le 'Djandjoba' (une fête grandiose en langue Dioula,  ndlr), mais l’impact que cela peut produire pour que des vies puissent changer", a-t-elle estimé.

Les femmes qui représentent plus de 54% des 17 millions d’habitants du Burkina Faso vont célébrer cette journée sous le thème "Autonomisation économique des femmes : accès à la formation professionnelle et à l’emploi".

Selon  Mme Ouédraogo,  la préoccupation principale des femmes demeure leur autonomisation économique.

"Pour avoir accès à l’autonomisation économique, il faut vraiment une formation et avoir aussi des ressources", a-t-elle rappelé, émettant l'espoir qu'à travers ce thème, ‘’les femmes puissent être équipées et instruites".

Selon les organisateurs, cette année les activités se dérouleront sur une semaine dénommée ‘’Semaine de la femme’’ et comprendront l’organisation d’un atelier pour présenter le bilan de la mise en œuvre des recommandations du 8 mars et du Forum national des femmes en 2014,  une conférence pour faire l’analyse de la situation de l’autonomisation économique des femmes dans chaque région et la proposition de stratégies pouvant permettre de booster l’autonomisation économique des femmes.

Ce programme comprend également la célébration de mariages collectifs, des activités culturelles et sportives et la réalisation d’émissions radio-télévisées sur le thème de la Journée.

Agence d’information du Burkina

ndt/

09:30 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer