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2016.08.24

CONCOURS MISS BIM BIM, LE MINISTÈRE DE LA FEMME S’INSURGE CONTRE CETTE MANIFESTATION

« Respect à la dignité de la femme ! Ces dernières années, l’image de la femme burkinabè est fortement entachée par certaines publicités et certains de nos artistes. La dernière en date, est cette affiche présentée dans les espaces libres et les spots publicitaires diffusés par nos chaînes de télévisions faisant la promotion d’un artiste qui lancera très bientôt son nouvel album musical avec un titre évocateur « concours miss « Bim Bim » indique un communiqué du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille Le ministère de la Femme dit être soucieux de la promotion et de la protection des droits de la femme et par conséquent « s’insurge contre cette manifestation dégradante de l’image de la femme et partant des droits de la femme burkinabé ».

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« Le ministère interpelle tous les acteurs, les publicitaires, les hommes et les femmes de médias, de la culture et plus particulièrement les artistes à promouvoir la culture burkinabè tout en protégeant les droits de leurs filles, leurs sœurs, leurs épouses et leurs mères » fait ressortir le communiqué. Le ministère de la Femme lance un appel aux filles et par ailleurs à toutes les femmes à faire attention à la « mode » et aux « tendances » qui ne valorisent pas la femme. « Nous interpelons nos filles, nos sœurs burkinabè à se départir de tout comportement portant atteinte à leur dignité. La lutte contre la discrimination sexuelle est d’abord le combat des femmes et elle passe par la valeur qu’elles donnent à leur propre image. Le ministère se fait le devoir de les accompagner, de les aider à mieux valoriser leur image mais elles en demeurent les principales actrices » ajoute l’annonce du ministère. Le ministère demande au Conseil supérieur de la communication (CSC) « de prendre des mesures adéquates pour réguler la diffusion sur les chaînes de télévision publiques et privées ainsi qu’au niveau des presses écrites et sur les panneaux publicitaires, les informations ou publicités qui dévalorisent l’image de la femme burkinabè ».

Le ministère salue « l’alerte des acteurs de la société civile et plus particulièrement des personnes de bonnes volontés qui ont exprimé leur ras le bol en matière d’atteinte des droits de la femme ».

La manifestation dénommée « La Nuit du BIM BIM » est à sa troisième édition. L’événement est organisé par le musicien Agozo, bien connu du public burkinabè par son sens de l’humour. « La Nuit du BIM BIM » a pour vocation de promouvoir des femmes de fortes corpulence, de « grosses fesses » souvent appelées « femmes au physique avantageux ». Depuis l’annonce de l’événement, de nombreuses voix se sont élevées sur les réseaux sociaux notamment Facebook, pour dénoncer la manifestation car disent-elles,  l’événement ne fait aucunement la promotion de la femme. L’affiche montrant des femmes « aux physiques avantageux » à été pour plus d’un « une insulte à la gent féminine ». « La Nuit du BIM BIM » est pour l’heure prévue pour se tenir le vendredi 26 août 2016 à la Maison du Peuple de Ouagadougou. Se tiendra t-elle ou pas, toutes les interrogations sont posées. 

source omegafm

11:52 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Pédophiles sur Facebook : La gendarmerie invite la population à la collaboration

  Dans un communiqué publié sur sa page facebook, la gendarmerie nationale du Burkina Faso informe la population que sur internet, des individus qui ont pour cibles les enfants et mineurs, il y en a de plus en plus. Pour combattre ces “prédateurs” des plus jeunes, les hommes de sécurité en appellent à la collaboration des populations. Lisez plutôt.

Dans un communiqué publié sur sa page facebook, la gendarmerie nationale du Burkina Faso informe la population que sur internet, des individus qui ont pour cibles les enfants et mineurs, il y en a de plus en plus. Pour combattre ces “prédateurs” des plus jeunes, les hommes de sécurité en appellent à la collaboration des populations. Lisez plutôt.

Dans un communiqué publié sur sa page facebook, la gendarmerie nationale du Burkina Faso informe la population que sur internet, des individus qui ont pour cibles les enfants et mineurs, il y en a de plus en plus. Pour combattre ces “prédateurs” des plus jeunes, les hommes de sécurité en appellent à la collaboration des populations. Lisez plutôt.

Pédophiles sur Facebook : La gendarmerie invite la population à la collaboration

Des individus très actifs sur Facebook s’illustrent comme de vrais prédateurs sur des enfants et des mineurs dans notre pays aussi.

Après avoir invité leur proie, ces derniers engagent des discussions pour instaurer une relation de confiance, prennent leurs numéros, envoient de l’argent et organisent des rencontres. Ils n’oublient pas de leur demander de ne rien raconter sur eux à leurs parents.

Le réseau social Facebook est un des plus prisés des jeunes au Burkina Faso avec un engouement de plus en plus réel pour les écoliers et collégiens. La tendance est à son expansion et cela même dans nos petites villes.

Aidez- nous à arrêter ces prédateurs en dénonçant et partageant toute information qui pourrait permettre de les retrouver.
Il est indispensable de surveiller aussi l’utilisation des réseaux sociaux et d’internet par vos enfants.

- contrôler leur liste d’amis .
- parlez leur des risques qu’ils encourent à discuter avec des personnes plus âgées qu’eux, qu’ils ne connaissent pas.
- faîtes leur bloquer ces personnes.

# Chers jeunes n’acceptez pas les invitations d’adultes que vous ne connaissez pas.
Ne donnez pas vos contacts ( numéro de téléphone , ni adresse )

Faites passer le message et portez à notre connaissance tout cas suspect ici, ou en appelant le 16 et les numéros de Brigade les plus proches.
Merci d’en parlez autour de vous.

 
 

10:37 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Talibé égaré à Ouaga : L’action sociale fuit ses responsabilités

          Dimanche 21 aout 2016. Un enfant d’environ huit ans, sébile en mains, est couché à même le sol au quartier Kilwin de Ouagadougou. Il ne parle que la langue Fulfuldé. Yaya est un jeune talibé. Depuis trois jours, il dort dans la rue. Car, il n’arrive pas à retrouver le domicile de son maître coranique qui s’appellerait Gafar. D’ailleurs, le souhaite-t-il ? Apparemment non. Puisqu’il dit subir des sévices corporels. Nous l’hébergeons une nuit (dimanche). Le lendemain lundi, nous parcourons successivement les services de l’action sociale de la mairie de l’arrondissement n°3 et d’un autre service d’arrondissement à Tampouy. C’est finalement au commissariat de police de Sig-Noghin que Yaya a passé la nuit de lundi. Au moment où nous traçons ces lignes, il y est toujours.

Talibé égaré à Ouaga : L’action sociale fuit ses responsabilités

Yaya dit s’être égaré. Il a dormi dehors, à la merci des moustiques, durant deux nuits. Le dimanche matin, il vomissait, faisait de la fièvre et se plaignait de maux de ventre. Avant notre arrivée, une bonne volonté lui avait déjà donné des médicaments, il tenait même une plaquette de paracétamol. Après avoir mangé et pris une douche, il retrouve le sourire. A la question de savoir qui est son maître coranique, il avance un nom : Gafar. Il soutient ne pas vouloir repartir chez ce dernier, car il sera sévèrement puni (coups de fouets et piloris). Il affirme également qu’il lui est demandé de ramener 1500F. Vrai ou faux ? Difficile d’y répondre.

S’il connait les noms de ses parents (les prénoms plus précisément), il ignore le nom de son village. Lorsqu’on lui pose la question, il soutient que son village c’est ‘’Burkina’’. Il soutient d’ailleurs ne pas vouloir répartir chez ses parents avant d’avoir maîtrisé entièrement le Saint Coran. « Si je ne finis pas le Coran, je vais aller en enfer », dit-il avant de nous demander de lui trouver un autre maître coranique.

Le lundi, 22 août, nous le conduisons au service social de la mairie de l’arrondissement n°3. Il a fallu hausser le ton pour qu’on daigne nous écouter. L’agent a refermé la porte, en nous disant d’aller dans un autre service à quelques centaines de mètres de là. Elle, devant aller à une réunion. A ce service de l’action sociale sise à Tampouy, lorsque nous nous rendîmes, une longue file attendait déjà. Une heure après, nous sommes reçus par cinq agents. Après explication, à notre grande surprise, il nous est demandé de garder l’enfant chez nous si ça ne nous dérangeait pas. Le service ne disposant pas de lieu pour garder l’enfant.

Par ailleurs, il nous est demandé d’aller faire une déclaration auparavant dans un commissariat de police avant de rentrer avec le talibé. Nous voilà au commissariat de police de Sig-Noghin aux environs de 12h30. Nous devons laisser l’enfant là et revenir à 15h. De retour à l’heure indiquée, une mention nous est remise. Mais l’enfant y est resté et a passé la nuit. Le lendemain 23 août, comme convenu, nous nous rendons au commissariat. L’agent à qui est affecté le ‘’dossier’’ nous reçoit et nous rassure que la police fera son travail. « Si vous voulez le garder chez vous, il y a une procédure à suivre », explique-t-il. Evidemment non. Nous voulons juste rendre service à un enfant en détresse, lui expliquons-nous.

La veille, les services de l’action sociale avaient promis passer s’enquérir de la situation afin de mieux comprendre et suivre les démarches de la police. Lorsque nous quittions les lieux aux environs de 11h, aucun agent de l’action sociale n’était encore arrivé. Yaya, lui, devrait passer sa seconde nuit (23 au 24 août) au commissariat de police.

Malgré sa délicatesse, la problématique des talibés dans notre pays est une question dont il faut s’occuper afin de préserver les droits des enfants. Quitte à égratigner ceux qui soutiennent encore ces écoles coraniques.

Moussa Diallo
Lefaso.net

10:19 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.08.23

Karim Ganemtoré, SP du conseil national pour la protection sociale: « Il faut apporter des réponses aux problèmes des personnes vulnérables » 10/06/2015 22:41 Sidwaya (S.) : Présentez-nou

Karim Ganemtoré, SP du conseil national pour la protection sociale: « Il faut apporter des réponses aux problèmes des personnes vulnérables »

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10/06/2015
 
Sidwaya (S.) : Présentez-nous, le secrétariat permanent du Conseil national de protection sociale?
 
Karim Ganemtoré (KG) : Le Secrétariat permanent du conseil national pour la protection sociale (SP/CNPS) est un organe de coordination dans le domaine de la protection sociale. Il est chargé de la coordination de toutes les questions de protection sociale au Burkina Faso, est l’organe administratif et technique d’animation du dispositif institutionnel de suivi évaluation de politique nationale de protection sociale. Il est chargé d’assister le Conseil national de protection sociale (CNPS), les cellules régionales et cellules interministérielles spécialisées dans leurs missions. Il est le bras armé de la mise en œuvre de la Politique nationale de protection sociale(PNPS). Le secrétariat permanent est divisé en 5 directions : une direction de la communication, de l’administration et des finances, de suivi des programmes de filets sociaux et d’assurance maladie, du suivi  des programmes de protection sociale au niveau régional et de la formation et de la modélisation de la politique de protection sociale.
 
S : Qu’entend t-on par  PNPS ?
 
K.G : C’est un document physique qui donne une orientation de la Protection sociale(PS) au Burkina Faso. Or, la PS, est un ensemble d’interventions publiques qui aident les ménages et individus à mieux gérer les risques et à réduire leur vulnérabilité et leur pauvreté en leur assurant un meilleur accès aux services sociaux et à l’emploi. La PNPS est donc, l’orientation que se donne le Burkina Faso en termes de PS. C’est un document qui fédère tout ce qui est mise en œuvre en termes de PS au Burkina Faso.
 
S : Quelles sont les initiatives du SP/CNPS pour une meilleure prise en charge des personnes vulnérables ?
 
K.G : Nous avons été installés le 23 novembre 2013. Et, le 26 novembre, nous avons contribué à organiser le premier conseil national pour la protection sociale. Grâce au premier conseil, nous avons mis en branle les instances, qui sont chargés du pilotage de cette PNPS. Et, nous avons engagé le processus pour l’élaboration du plan d’actions triennal 2014-2016 de mise en œuvre de cette PNPS, fait le bilan du plan d’actions 2014-2015, dans sa tranche 2013. Après cela, des actions allant dans le sens de faire connaitre la PNPS. C’était notre premier objectif de faire connaitre la PNPS et d’installer les cellules régionales. Après cela, nous avons pu parler de la PNPS avec les différents acteurs sur le terrain. Au niveau de la région du Centre, des actions ont été menées pour se faire connaitre par les partenaires, engagés des activités d’organisation de la 2e session qui a eu lieu le 20 mai  2014. Après la session, l’orientation a été donnée d’élaborer une méthodologie consensuelle pour le ciblage des personnes vulnérables. Pour cette méthodologie, on avait jusqu’à la fin de l’année 2014, pour le finaliser. Il a été finalisé, il reste son adoption par la 3e session du conseil. 
 
S : L’élaboration de cette méthodologie répond à quel objectif ?
 
K.G : L’on a constaté que sur le terrain, il y a plusieurs structures qui travaillent dans le domaine de la PS et qui utilisent le ciblage pour pouvoir identifier les personnes vulnérables. Comme, il existait une multitude de structures qui utilisaient cette méthodologie de façon diverse, le conseil, pour une synergie d’actions a voulu qu’on ait une méthodologie consensuelle de ciblage des personnes vulnérables. Donc, il fallait pratiquement faire le point de tout ce qui est mise en branle au niveau national pour la question de ciblage avec tous les différents acteurs du domaine qui utilisent ses méthodes. Ainsi, nous allons ensemble, essayer de voir comment, on peut adopter une méthode au niveau national pour faire ce ciblage pour plus d’efficacité et pour qu’on puisse utiliser les résultats de ce ciblage pour donner les réponses adéquates aux personnes.
 
S : Au  Burkina Faso qui peut être considéré comme vulnérable ?
 
K.G : L’on a coutume de dire que tout le monde est vulnérable. Selon la PNPS, la notion de vulnérabilité renvoie à la fragilité de l’existence face aux aléas, risques et agressions dommageables. Les personnes vulnérables sont celles menacées dans leur autonomie, leur dignité ou leur intégrité physique ou psychique. De ce fait, la vulnérabilité peut résulter de plusieurs facteurs, notamment l’âge, les maladies, l’infirmité, la déficience physique ou psychique. Donc, la vulnérabilité de certaines personnes appelle en contrepartie un devoir d’assistance, la nécessité d’intervenir afin de les protéger. Quoiqu’on dise, tout le monde est vulnérable. Mais, il y a des personnes identifiées comme étant les plus vulnérables. Ce sont les enfants, les femmes, les personnes âgées, handicapées et qui sont vraiment dans une situation assez difficile. Donc, il va falloir plus d’attention à leur égard. Et, je crois que la PNPS est la bienvenue. Nous nous attelons à faire ce travail. 
 
S : Le 9 juin prochain, le CNPS tiendra sa 3e session annuelle. Quel bilan faites-vous des deux précédentes sessions?
 
K.G : Le bilan est assez positif parce que, ce que nous avons pu faire comme actions, s’inscrit dans la synergie des actions. Nous avons commencé par installer le secrétariat permanent. Nous sommes en train de travailler pour qu’il y ait un ensemble d’activités. Nous voulons faire en sorte que les acteurs du domaine de PS se retrouvent, se parlent pour qu’ensemble, nous trouvons des bonnes solutions  pour une bonne mise en œuvre de la PNPS. Nous avons engagés des actions pour la mise en place des 13 cellules régionales,  élaborer les différents documents de planification, insister aussi sur le profil d’un ménage vulnérable au Burkina. Il faut réfléchir sur les réponses à apporter aux problèmes de personnes vulnérables ciblées. Nous sommes dans cette dynamique et avec le peu de moyens que nous avons, nous avions un tant soit peu mis en branle un certain nombre d’activités que nous sommes en train de dérouler sur le terrain. C’est ce qui commence à nous donner espoir. Au niveau du SP, nous avons des difficultés, mais petit à petit, ils sont en train de se résoudre. C’est-à-dire, sous peu, nous seront à la vitesse de croisière et pour faire davantage.
 
S : Quelles seront les grandes dossiers à l’ordre du jour de la 3e session du conseil ?
 
K.G : Pour la 3e session, la méthodologie consensuelle sera mise sur la table. On aimerait que le conseil puisse l’analyser et l’adopter. Ce qui nous permettra d’avoir le quitus pour la poursuite des actions qui sont programmés pour 2015. Ces actions, c’est la détermination de manière consensuelle le profil type du ménage vulnérable, apporter des réponses aux personnes vulnérables. Si cela est fait, nous envisageons un test pilote dans trois communes pour attester la validité de notre méthodologie quitte à corriger les imperfections pour essayer de voir si on peut aller à l’échelle en 2016. Un autre aspect, c’est aussi regarder le rapport bilan 2014 de la mise en œuvre de la politique et le plan d’actions 2015-2017 que nous avons élaboré. 
 
S : Comment se fera la mise en œuvre des recommandations issues de cette session ?
 
K. G : Lorsqu’on fait des recommandations, il faut les traduire en activités et les réaliser. C’est la première des choses. Quand, vous arrivez à le faire, c’est de voir comment mettre en branle tous les moyens nécessaires pour pouvoir réaliser ces activités. Si,  le conseil fait des recommandations, nous verrons comment les traduire en activités et les prendre en compte dans le plan d’actions. 
 
 
Interview réalisée par :
Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr
 

 

19:50 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF, PROTECTION SOCIALE ET SOLIDARITE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Handicapé visuel et fabricant de savon : Saïdou Sondo un exemple pour la jeunesse

Le handicap n’est pas une fatalité. Ainsi peut se résumer l’histoire de Saïdou Sondo, producteur de savon et handicapé visuel. Après avoir perdu la vue à la suite d’un glaucome mal soigné, Saïdou Sondo ne baisse pas les bras. Il décide d’apprendre un métier afin de gagner dignement sa vie. Aujourd’hui, il est à la tête d’une unité de production de savon qui emploie six personnes. Il est par ailleurs formateur agréé auprès du FAFPA (Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage). Nous l’avons rencontré pour lever le petit coin de voile sur son histoire.

 

Handicapé visuel et fabricant de savon : Saïdou Sondo un exemple pour la jeunesse

Lefaso.net : Présentez-vous, s’il vous plait ?

Je m’appelle Sondo Saïdou. Je suis responsable de l’entreprise Atelier savonnerie Saïdou (A.SA.SA.).

Avant, j’étais voyant. Un jour, j’ai décidé d’aller en Côte d’Ivoire chez mon oncle. Une fois là- bas, j’ai eu un glaucome. Ma mère avait aussi cette maladie des yeux. Je me suis soigné en vain, je n’ai pas pu guérir et j’ai perdu la vue. C’est suite à ça que je me suis rendu dans un centre (ABPAM) pour apprendre un métier. J’ai suivi deux années de formation et j’ai appris l’artisanat, notamment à tisser des lits picots.

J’ai également été formé au métier de standardiste par l’ONATEL en 2000 à l’Ecole nationale de télécommunication. Il y avait des propositions d’emplois pour moi en tant que standardiste, mais j’ai refusé. J’avais déjà commencé à produire le savon et j’ai vu que ce serait plus rentable que de travailler pour quelqu’un. C’est ainsi que j’ai demeuré dans la fabrication de savon jusqu’à maintenant.

Parlez-nous de vos débuts dans la production de savon

C’est véritablement en 2006 que j’ai commencé à produire en grande quantité le savon. En 2007, j’ai décidé de faire de mon entreprise, une entreprise formelle. J’ai donc fait les démarches pour obtenir les papiers et aujourd’hui mon entreprise est dans le secteur formel. En 2008, j’ai été lauréat d’un concours organisé par la Maison de l’Entreprise et j’ai reçu trois millions de l’Union Européenne. Avec cet argent, j’ai acheté du matériel de production de savon et de la matière première.

Concrètement comment arrivez- vous à doser et produire malgré votre handicap ?

Dans la saponification, tout est dosé, mesuré. Je pèse les produits qui entrent dans la fabrication du savon, ce qui me facilite la tâche. J’ai aussi des récipients pour mesurer les liquides. Par exemple, je pèse la soude par kilogramme que j’attache dans des sachets. Pendant la fabrication, si j’ai besoin de deux ou de trois kilos, il me suffit de prendre deux ou trois sachets. J’ai aussi un appareil qui contrôle la densité de la soude pour ne pas agresser la peau des utilisateurs. Mon handicap ne me dérange en rien dans la fabrication du savon. En outre, j’ai des personnes qui travaillent avec moi. Ils font donc le mélange selon les quantités que je leur dit d’utiliser. C’est pourquoi c’est nécessaire pour moi de travailler avec des personnes de confiance qui respectent ce que je leur dit.

En dehors de la production de savon, menez-vous d’autres activités ?

Je mène d’autres activités en dehors de la production de savon. A travers des recherches que j’ai menées auprès de mes frères et d’amis, j’ai pu découvrir la fabrication de l’engrais, un fertilisant qu’on fabrique à partir du phosphore du Burkina, de l’azote, etc. Pour le moment, j’en fabrique en petite quantité, trois tonnes par an. A cause du manque de financement, je ne peux pas lancer une production à grande échelle.

Je suis également formateur au niveau du ministère de la jeunesse et formateur agréé au FAFPA. Je forme les groupements et associations de femmes sur la saponification.

Combien de personnes employez-vous dans votre entreprise ?

J’emploie six personnes de façon permanente. Pendant les vacances, je recrute des jeunes qui vendent mes produits en ville et dans d’autres provinces du Burkina Faso.

La savonnerie nourrit donc son homme ?

Je gagne bien ma vie par la production de savon. Je fabrique toutes sortes de savons, du savon médical, de toilette, de lessive, etc. Et comme je suis formateur en saponification, je donne aussi des formations un peu partout, donc je ne me plains pas. Il y a des pharmacies qui prennent mes savons pour les revendre et aussi des boutiques qui vendent mes savons.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre travail ?

Comme je vous le disais, chaque vacance, je fais la promotion de mes produits en recrutant des jeunes qui se promènent pour vendre à Ouaga, ou vendent en province. Il y a certains qui n’hésitent pas à disparaître avec les savons. Il y aussi des commerçants qui prennent les produits, qui versent une partie de l’argent et le reste, il ne me le donne jamais. Il y a aussi des escrocs qui prennent le savon sans me payer.

Un appel à lancer aux jeunes ?

Je voudrais dire aux jeunes que le chômage n’existe pas au Burkina, chacun peut se débrouiller pour s’en sortir. Il suffit d’avoir de la volonté. Moi j’ai appris plusieurs métiers. A part le savon, j’ai appris l’élevage, l’artisanat, le commerce. Chacun peut essayer de s’en sortir dans un domaine bien précis. Personne ne doit dire qu’il n’y a pas de travail, tout le monde peut faire quelque chose.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

19:27 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Ciblage des personnes vulnérables : L’opération d’enregistrement a commencé à Manga

Le mardi 16 août 2016 à Manga, le gouverneur de la région du Centre-Sud, B. Casimir Séguéda représentant le Premier ministre, a procédé au lancement de l’opération pilote de ciblage des personnes vulnérables dans cinq communes du Burkina Faso. Il s’agit de Manga, Kaya, Mané, Séguénega et l’arrondissement 3 de Bobo-Dioulasso. C’était en présence des autorités administratives, coutumières, religieuses, paramilitaires, délégués des villages et secteurs de la commune de Manga et des populations. L’initiative est portée par le Conseil national pour la protection sociale et soutenue par le gouvernorat de ladite région.

 

Ciblage des personnes vulnérables : L’opération d’enregistrement a commencé à Manga

« Au Burkina Faso tout le monde se réclame vulnérable et l’absence de statistiques et de données fiables ainsi que les interventions disparates des partenaires rendent difficile la mise en œuvre de la Politique nationale de protection sociale adoptée (PNPS) », tel est le constat fait par le gouverneur de la région du Centre-Sud, B. Casimir Séguéda. Dans la perspective de la constitution du registre unique des personnes vulnérables, le secrétariat permanant du Conseil national pour la protection sociale a organisé le 16 août 2016 à Manga, le lancement de l’opération pilote de ciblage des personnes vulnérables. A travers cet acte dans la cité de l’épervier, c’est un nouveau tournant qui se dessine dans la mise en œuvre de la PNPS.
Prévue pour se dérouler du 16 août au 2 septembre prochain, cette opération pilote concerne deux communes urbaines, celles de Manga et de Kaya ; deux communes rurales que sont Mané, Séguénega et enfin, l’arrondissement 3 de Bobo-Dioulasso. Les lieux d’enregistrement choisis à cet effet sont les services sociaux communaux. registre unique constitue un référentiel dont l’ambition est de servir de cadre fédérateur à tous les acteurs du domaine de la protection sociale. Ceci, en vue d’une coordination efficiente et efficace des projets et programmes de protection sociale, et aussi, une rationalisation des différentes interventions. Pour ce faire, M. Séguéda a adressé ses encouragements aux gouverneurs des régions concernés pour la mission de suivi et de coordination des opérations de ciblage et souhaité plein succès aux activités qu’elles auront à déployer sur le terrain. Quant aux acteurs du domaine de la protection sociale, il les a invités à accompagner le gouvernement dans ses efforts pour sortir les ménages et les personnes vulnérables de leur situation difficile (…).
En effet, cet accompagnement commence par leur implication dans la canalisation de ces derniers vers les services sociaux communaux en vue de leur enregistrement sur les listes. Dans cette dynamique, le gouverneur a demandé aux populations concernées par cette opération pilote et singulièrement les personnes vulnérables de sortir massivement pour se faire enregistrer sur les listes et fournir aux agents des services sociaux communaux les informations sur leurs ménages. 

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

19:24 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Rencontre entre le Ministre de la femme et des syndicats : Le SYNTAS dénonce une déformation des faits

Le 11 août dernier, Lefaso.net publiait un communiqué de la Direction de la communication et de la presse ministérielle du Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille sur une rencontre avec certaines structures syndicales du département ministériel. Le syndicat des travailleurs de l’action sociale qui y a participé ne partage pas du tout la restitution telle qu’elle a été faite par la Direction de la communication du ministère, et dénonce « une déformation volontaire des faits ». Il nous a fait parvenir le droit de réponse ci- après.

 

Rencontre entre le Ministre de la femme et des syndicats : Le SYNTAS dénonce une déformation des faits

Monsieur le Directeur de publication, le jeudi 11 août 2016, la Direction de la communication et de la presse ministérielle (DCPM) du Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille (MFSNF) publiait dans votre organe un article tendancieux intitulé :

 

Laure ZONGO/HIEN échange avec les syndicats . Le présent écrit vise à restituer la sincérité des débats qui ont eu lieu avec la délégation du SYNTAS.

Du rappel des faits :

Suite à la correspondance n°0529/MFSNF/CAB du 04 août 2016, une délégation du Bureau national (BN/SYNTAS) a rencontré dans la matinée du Mardi 09 août 2016 Madame le Ministre, Laure ZONGO/HIEN et son staff technique de 11h16 mn à 13h46 mn dans la salle de réunion Elie SARRE. En pièce jointe de cette correspondance figuraient les réponses de l’autorité ministérielle à la Plate-forme revendicative (PFR) du SYNTAS transmise depuis le 24 Février 2016. De cette correspondance, on peut noter que son caractère était vague et ne permettait pas de cerner l’objet réel de la rencontre, encore moins son format. La délégation du BN l’a d’ailleurs signifié, lorsque dans le mot introductif de Madame le Ministre se profilait comme ordre du jour l’examen de ladite Plate-forme revendicative. De plus, elle a précisé que le BN fera parvenir par écrit à la plus haute autorité du département ses appréciations sur les « éléments de réponses » aux fins d’envisager les échanges dans un format respectueux des travailleurs et de leur organisation.

En lieu et place donc de l’examen de sa plate-forme revendicative non mentionné dans l’objet de la correspondance, le BN a souhaité et obtenu que les échanges portent sur la gouvernance du MFSNF émaillée par des nominations de complaisance qui portent atteinte à notre outil de travail.

Aussi le BN a-t-il mis en garde contre toute dérive autoritaire, régionaliste visant à saper la lutte légitime du SYNTAS et a réaffirmé son attachement à l’annulation des nominations décriées.

En somme, la PFR du SYNTAS n’a été nullement examinée au cours de cette rencontre.

Merci de nous permettre de restituer les faits relatifs au contenu de la rencontre du mardi 09 août 2016.

Pour le Bureau national
Le Secrétaire Général

Juste Koumara LOGOBAN
A

19:22 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Incivisme dans la circulation routière : Des contrevenants à la MACO

Dans le communiqué ci- après que nous avons pris sur la page facebook du Parquet Près le Tribunal de Grande instance de Ouagadougou, les hommes en robes noires reviennent sur les peines encourues par les usagers de la route qui viendraient à manquer de respecter la réglementation en matière de circulation routière. Les hommes de droit qui rappellent que les peines peuvent aller jusqu’à la prison à vie, “révèlent” que certains des indélicats qui ont été pris par les forces de sécurité sont actuellement à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), en attendant d’être jugés.

 


Incivisme dans la circulation routière : Des contrevenants à la MACO

Depuis un certain temps, nous avons constaté la recrudescence de l’incivisme routier dans la ville de Ouagadougou. Des forces de sécurité qui assurent le service de maintien d’ordre dans les différentes artères de la ville de Ouagadougou sont devenues la cible des usagers de la route enclins à cet incivisme. En effet, les usagers qui ne respectent pas les feux tricolores sont naturellement interpellés par les forces de sécurité. Mais nous avons constaté que certains d’entre eux refusent d’obtempérer aux ordres de ces agents. Pire, ces usagers indélicats de la route décident d’entrer en collision avec les agents de sécurité et portent en conséquence des atteintes graves à leur intégrité physique.

Ces agissements peuvent avoir la qualification pénale de coups et blessures volontaires de nature délictuelle en cas d’incapacité totale de travail personnel (ITT) de plus de sept jours, de coups mortels, de meurtre au cas où la victime décède ou de tentative de meurtre en cas de simples blessures. Les faits de coups et blessures volontaires sont punis d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et une amende de 50 000 à 600 000FCFA ou l’une de ces deux peines seulement ou d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de 600 000 à 1 500 000 FCFA ou l’une de ces deux peines seulement, lorsque l’incapacité totale de travail personnel est de plus de sept jours et moins de vingt et un jours ou vingt et un jours ou plus (Articles 327 et 328 du code pénal).

Les faits de coups et blessures qui entraînent des mutilations, amputations ou privations de l’usage d’un membre, cécité, perte d’un œil ou autres infirmités permanentes sont punis d’une peine de dix à vingt ans de même que les faits de coups mortels (Article 329 du code pénal). Le meurtre commis dans ces circonstances est puni de l’emprisonnement à vie. Il s’agit sans nul doute des faits de coups et blessures et autres qui sont commis dans la circulation mais qui ne sauraient être qualifiés d’involontaires.

Les usagers qui refusent d’obtempérer à une sommation non équivoque de s’arrêter émanant d’un fonctionnaire ou agent chargé de constater les infractions et muni des insignes extérieurs et apparents de sa qualité, ou qui refusent de se soumettre à toutes vérifications prescrites concernant leur véhicule commettent l’infraction de refus d’obtempérer qui est punie d’un emprisonnement de dix jours à trois mois et d’une amende de 10 000 à 100 000 FCFA ou l’une de ces deux peines seulement (Article 12 de l’ordonnance n°71-10).

En outre l’usager indélicat qui, après avoir commis un accident dans ces circonstances, arrive à se soustraire du contrôle de la police en ne s’arrêtant pas, commet le délit de fuite qui est puni d’une peine d’emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 50 000 à 300 000 FCFA ou l’une de ces deux peines seulement (Article 10 de l’ordonnance n°71-10). Très souvent, ces usagers qui prennent la fuite conduisent sans permis de conduire des véhicules non assurés. Le défaut de permis de conduire et le défaut d’assurance sont respectivement punis des peines d’emprisonnement de quinze jours à six mois et d’une amende de 25 000 à 150 000 FCFA (article 1er de l’ordonnance 71-10) et d’un emprisonnement de quinze jours à six mois et d’une amende 10 000 à 500 000 FCFA ou l’une de ces deux peines seulement (Article 200 du code CIMA et les articles 1 et 5 de l’Ordonnance n°58/PRES/MEJ du 30 décembre 1966).

L’usager de la route qui refuse de s’arrêter sur interpellation des agents de sécurité et qui, de surcroît décide de rentrer en collision avec l’agent concerné ne peut pas dire que les éventuelles blessures occasionnées sur l’agent ne l’ont pas été de par sa volonté. Le parquet marque sa solidarité et compassion à l’égard des policiers, gendarmes et autres forces de sécurité qui ont été lâchement agressés par les usagers inciviques de la route. Il réitère par ailleurs son soutien à la police et à la gendarmerie dans sa mission inlassable de prévention et de répression de l’incivisme routier. Le parquet tient à informer les usagers de la route que ceux indélicats qui ont tenté d’attenter à la vie des forces de sécurité ont été poursuivis courant cette semaine et détenus à la MACO (Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou, ndlr) en attente de leurs jugements suivant la procédure de flagrant délit. En sus, des instructions fermes ont été données à la police et à la gendarmerie de déférer devant lui toute personne, auteur des agissements inciviques ci-dessus mentionnés aux fins de poursuites pénales.

Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou

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Croisade contre l’incivisme dans la circulation : Ne pas commettre l’erreur de perdre patience !

S’il y a une activité du Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure qui est redoutée sur le terrain par les populations de la capitale, c’est bien cette croisade organisée contre l’incivisme dans la circulation. En quelques mois ‘’d’opération’’, il y a lieu de magnifier les efforts et les résultats déjà engrangés. Même si l’on doit comprendre que ‘’ c’est le début du commencement’’ du combat contre ce mal de la société (familles endeuillées, des personnes handicapées à vie, des bras valides immobilisés, etc.). Le mal est si profond que les agents de sécurité éprouvent toutes les difficultés dans cette mission qui consiste à donner un visage humain à cette circulation dans la ville de Ouagadougou. Arrogance, suffisance, intolérance, égocentrisme (ne penser qu’à soi dans la circulation), effets des ‘’frelatés’’, de la drogue et autres stupéfiants sont entre autres éléments suicidaires dans la circulation. Même l’ignorance ne peut justifier ces dérives parce que, lorsqu’on est ignorant, on a l’intelligence d’être prudent !

 

Croisade contre l’incivisme dans la circulation : Ne pas commettre l’erreur de perdre patience !Un usager fautif et fuyard est ‘’prêt à tout’’

La course poursuite dans les artères de la ville entre agents de sécurité et usagers indélicats n’est pas un antidote car, elle peut conduire au pire. C’est dire que l’attitude des agents de sécurité est aussi très déterminante dans ces actions de conscientisation et de rappel à l’ordre. S’agripper à l’engin d’un usager, qui a refusé d’obtempérer et a lancé à vive allure pour s’échapper, peut s’avérer plus dangereux que ce qu’on a voulu résoudre comme problème. Plusieurs fois, il est arrivé de constater des scènes aussi risquées que ‘’décrédibilisantes’’, entre usagers et agents de police. Au prix de leur vie et même de celle des autres usagers, parce que dans la fuite et/ou panique de l’usager, le pire peut arriver …. La lutte contre l’incivisme dans la circulation ne va pas consister à obligatoirement prendre en une sortie, tous les contrevenants et dans les mêmes circonstances. Il s’agit plutôt, à notre avis, de faire en sorte que celui qui va être pris puisse servir d’exemple aux autres ; de sorte qu’il aille rendre témoignages à tous ceux qui, dans son environnement, seraient tentés de s’adonner ou de prospérer dans cet incivisme hideux. La sensibilisation est d’autant impérative que la lutte pour un retour au civisme ne se limite pas seulement aux grandes artères de la ville. L’incivisme dans la circulation s’étale jusqu’à nos portes, les six mètres et espaces publics : des chauffards qui débouchent des ruelles, intersections sans la moindre attention ni respect pour la vie des autres ; des usagers qui circulent dans les quartiers, entre les concessions comme s’ils étaient sur une autoroute ou encore qui prennent plaisir en circulation à faire des dépassements intempestifs.

Ne pas se lasser de sensibiliser

Mais comme l’a si bien souligné le ministre de la sécurité, ‘’il ne faut pas se lasser de sensibiliser. Sensibiliser, sensibiliser et encore, sensibiliser’’. Certes, on a l’impression que les résultats des actions de sensibilisation sont mitigés, parce qu’on veut aller vite. Mais, il ne faudra surtout pas perdre de vue que la sensibilisation se caractérise parfois par la lenteur des résultats. Ces derniers sont cependant plus sûrs, parce qu’un homme convaincu est un acteur de sensibilisation à grande échelle et convaincant autant qu’il est convaincu. Il est fréquent par exemple de voir des usagers marquer l’arrêt à un feu rouge ou passer par simple effet d’entraînement (imitation). C’est dire donc qu’il faut compter avec ces usagers qui respectent les règles et qui, sans le savoir, jouent sur la mentalité de certains usagers récalcitrants, les interpellent par leurs comportements exemplaires. La lutte contre l’incivisme dans la circulation est donc un combat de longue haleine et implique la patience et l’endurance. Si nous ne prenons pas en compte cette réalité, l’on risque de perdre un certain nombre de repères et de se mélanger les pédales.

Lire aussi : Circulation : Et si on aidait les volontaires à nous aider !-
Circulation routière : Un chauffeur de taxi s’en prend à des VADS-

Oumar L. OUEDRAOGO
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

 

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S’il y a une activité du Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure qui est redoutée sur le terrain par les populations de la capitale, c’est bien cette croisade organisée contre l’incivisme dans la circulation. En quelques mois ‘’d’opération’’, il y a lieu de magnifier les efforts et les résultats déjà engrangés. Même si l’on doit comprendre que ‘’ c’est le début du commencement’’ du combat contre ce mal de la société (familles endeuillées, des personnes handicapées à vie, des bras valides immobilisés, etc.). Le mal est si profond que les agents de sécurité éprouvent toutes les difficultés dans cette mission qui consiste à donner un visage humain à cette circulation dans la ville de Ouagadougou. Arrogance, suffisance, intolérance, égocentrisme (ne penser qu’à soi dans la circulation), effets des ‘’frelatés’’, de la drogue et autres stupéfiants sont entre autres éléments suicidaires dans la circulation. Même l’ignorance ne peut justifier ces dérives parce que, lorsqu’on est ignorant, on a l’intelligence d’être prudent !

 

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Ne pas se lasser de sensibiliser

Mais comme l’a si bien souligné le ministre de la sécurité, ‘’il ne faut pas se lasser de sensibiliser. Sensibiliser, sensibiliser et encore, sensibiliser’’. Certes, on a l’impression que les résultats des actions de sensibilisation sont mitigés, parce qu’on veut aller vite. Mais, il ne faudra surtout pas perdre de vue que la sensibilisation se caractérise parfois par la lenteur des résultats. Ces derniers sont cependant plus sûrs, parce qu’un homme convaincu est un acteur de sensibilisation à grande échelle et convaincant autant qu’il est convaincu. Il est fréquent par exemple de voir des usagers marquer l’arrêt à un feu rouge ou passer par simple effet d’entraînement (imitation). C’est dire donc qu’il faut compter avec ces usagers qui respectent les règles et qui, sans le savoir, jouent sur la mentalité de certains usagers récalcitrants, les interpellent par leurs comportements exemplaires. La lutte contre l’incivisme dans la circulation est donc un combat de longue haleine et implique la patience et l’endurance. Si nous ne prenons pas en compte cette réalité, l’on risque de perdre un certain nombre de repères et de se mélanger les pédales.

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Oumar L. OUEDRAOGO
(oumarpro226@gmail.com)
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