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2015.11.26

Kongoussi: Le vote des prisonniers aura lieu (officiel)

                     

Burkina-Elections-Vote-Détenus

Kongoussi: Le vote des prisonniers aura lieu (officiel)

Kongoussi, 25 nov. 2015 (AIB)- Les responsables de la maison d’arrêt et de correction de Kongoussi (115 Km au nord d’Ouagadougou) s’affairent pour une participation effective des détenus aux élections couplées du 29 novembre 2015, a appris mercredi l’AIB.

 

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Les détenus de la maison d’arrêt et de correction de Kongoussi à l’instar des autres détenus du Burkina Faso prendront part, pour la première fois, aux échéances électorales du 29 novembre 2015.

«Toutes les dispositions sont en train d’être prises pour faciliter une participation effective des détenus (déjà jugés ou sous mandat de dépôt) aux élections couplées du 29 novembre 2015», a assuré ce mercredi 25 novembre 2015, le responsable de l’établissement pénitencier Ibrahima Banazaro.

Selon M. Banazaro, tout prisonnier de Kongoussi qui n’est pas déchu de ses droits civiques devrait pouvoir voter.

«Ce matin (ndlr 25 novembre 2015) nous avons tenu une rencontre au haut-commissariat du Bam à cet effet, parce que vous savez bien que les détenus ne peuvent pas aller faire un rang pour voter comme les citoyens ordinaires. Et il fallait se convenir de certains paramètres pour faciliter leur participation», a-t-il précisé à l’AIB.

Pour l’heure, les commentaires vont bon train dans la cité sur le sujet qui paraît extraordinaire pour certains mais réaliste pour d’autres.

Agence d’Information du Burkina

ar/taa

 

10:08 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2015.11.25

Historique de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, 25 novembre

Historique de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, 25 novembre

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L'Assemblée générale a proclamé le 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les ONG à organiser ce jour là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème (résolution 54/134 du 17 décembre 1999).
Les militants en faveur des droits des femmes ont choisi en 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois soeurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l'Etat, Rafael Trujillo. Ces trois femmes, Patricia, Minerva et Maria-Térésa, nées à Saint-Dominique, diplômées universitaires, participaient activement aux actions politiques menées contre le régime en place. En novembre 1960, Trujillo déclare avoir deux ennemis: l'église et les sœurs Mirabal. Le 25 novembre 1960, âgées respectivement de 36, 33 et 25 ans, elles sont assassinées alors qu'elles se rendaient à la prison où leurs maris étaient détenus. Ces meurtres causèrent un choc énorme à la population toute entière et furent l'un des facteurs qui déclenchèrent un mouvement anti-Trujillo. En l'espace d'un an la dictature fut renversée. Les sœurs Mirabal deviennent alors pour l'Amérique latine et les Caraïbes le symbole aussi bien de la résistance d'un peuple que de la résistance des femmes. En décembre 1999, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre: " Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes", en hommage aux sœurs Mirabal qui ont été brutalement assassinées sur les ordres du dictateur et chef d'Etat dominicain, Rafael Trujillo.
Au Burkina Faso
A l’instar des autres pays, le Burkina Faso célèbre chaque année, le 25 novembre, la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. 

11:06 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Vie de la cité : Quand les lieux de culte deviennent des points de rendez-vous

Cathédrale de Ouagadougou. Un dimanche matin de ce dernier trimestre de l’année 2015. La messe tire vers sa fin. C’est la lecture des activités de la semaine. Le jeune homme chargé de lire le programme commence par un petit communiqué : "le propriétaire du véhicule ayant la plaque numéro ... BF… est demandé à l’entrée de l’église pour faire bouger son véhicule qui encombre le passage".femme.jpg

Quelques minutes de lecture et encore le même communiqué : "le propriétaire du véhicule ayant le numéro de plaque ... BF… est demandé au parking pour faire bouger son véhicule qui encombre le passage"...

Mais la messe finira sans que personne ne se manifeste. Constat : un nombre important de véhicules bloqués au parking. On ne peut qu’attendre. Ceux qui tiennent à sortir par cette entrée de l’église essaient de trouver et proposer des solutions pour faire bouger ledit véhicule et délivrer les autres véhicules séquestrés... Séance de brainstorming... Des personnes s’approchent du véhicule pour trouver une solution quand l’un d’entre eux se rend compte que qu’il n’était pas vide. Un bébé de moins de 4 ans y dormait sur le siège arrière. Deux des vitres étaient légèrement abaissées, certainement pour permettre le passage de l’air.

Il attire l’attention des autres. Ils se disent d’abord que le propriétaire du véhicule est toujours dans l’église…Il faut patienter donc ! L’attente devenant assez longue, cette hypothèse est finalement écartée. Certains essaient de cascader pour sortir, d’autres, armés toujours de patience, font le guet. Une trentaine de minutes d’attente encore et finalement, le bébé se réveille. Il commence à pleurnicher puis à se débattre dans la voiture. Faut-il le secourir ou non ? Ou sont donc passés ses parents ? Sont-ils toujours dans l’église ? Ont-ils entendu le communiqué fait durant la messe ? Faut-il forcer pour délivrer le bébé ? Les plus prudents proposent qu’on attende encore un peu... La messe est finie il y a au moins une heure de temps.

Quelques minutes d’attente et ayant remarqué que la situation pouvait être dramatique, une personne de l’assistance décide de délivrer le bébé en forçant une des portière arrière...en brisant finalement une des vitres ; les portières étant toutes condamnées. Le bébé est délivré. Une personne de l’assistance essaie de le dorloter en attendant que ses parents apparaissent.

Une dizaine de personnes cherchent à voir la « fin de l’affaire ». Les discussions vont bon train autour du véhicule quand une "grosse caisse" arrive lentement et stoppe net à quelques pas. Un homme et une femme à l’intérieur. Ils semblent revenir d’une course effrénée. La femme, âgée d’à peine la trentaine, descend dudit véhicule qui démarre aussitôt. Elle prend le temps de bien ranger sa coiffure et de mieux positionner son soutien-gorge. Elle fait quelques pas vers le véhicule encombrant et essaie de l’ouvrir... Stupéfaction, action et réaction.

La jeune dame n’aura la vie sauve que grâce à l’agilité de ses jambes. Elle trouvera refuge dans la cour de l’église... Quelques minutes de gorges chaudes puis des négociations et tout rentrera dans l’ordre... La jeune dame, mal à l’aise, finira par récupérer son bébé et son véhicule…

L’affaire n’ira pas plus loin C’était tout simplement "un rendez-vous à la Cathédrale" : Reconstitution du scénario : "Je dis à mon mari que je vais à la messe. Je dépose le véhicule à la cathédrale. Tu viens me chercher. Je vais laisser le bébé dans le véhicule. On fait « sap sap ». Et tu reviens me déposer avant la fin de la messe"...

A.D.
Lefaso.net

10:59 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes

Déclaration de Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre

Partout dans le monde, la violence à l’égard des femmes et des filles demeure l’une des violations des droits humains les plus graves et les plus tolérées, tant comme cause que comme conséquence de l’inégalité des sexes et de la discrimination basée sur le genre.

Sa présence continue est l’un des signes les plus clairs de sociétés en déséquilibre, et nous sommes toutes et tous déterminés à changer cela.

En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, nous le réaffirmons :

Ce type de violence n’est pas acceptable ;

Elle n’est pas inévitable ;

On peut y mettre fin.

Bien qu’il n’existe pas de réponse unique à une question aussi complexe, il est de plus en plus évident que certains types d’actions peuvent stopper la violence avant même qu’elle ne se produise, surtout lorsqu’elles sont prises en même temps.

Des recherches plus approfondies menées actuellement aboutiront à la mise au point de manière définitive d’un plus grand nombre de stratégies et d’interventions permettant de prévenir la violence. 

Nous sommes persuadées et persuadés que si toutes les parties concernées, pouvoirs publics ou simples citoyennes et citoyens, agissent de manière concertée, nous pourrons nous attaquer à l’inégalité des rapports de force et des structures qui existent entre les femmes et les hommes et mettre en avant les changements nécessaires en termes d’attitudes, de pratiques et d’institutions.

Essayez de vous figurer comment le monde des filles qui grandissent aujourd’hui pourrait être différent si nous pouvions empêcher les mariages précoces et les mutilations génitales féminines, et si nous cessions de fermer les yeux sur la violence conjugale, les SMS injurieux, l’impunité dont jouissent les violeurs, l’esclavage des femmes dans les zones de conflits, les meurtres des femmes qui défendent les droits humains ou l’hostilité des commissariats de police et des tribunaux face aux témoignages des femmes sur la violence dont elles sont l’objet.

Nous avons fait des progrès en améliorant les lois qui caractérisent de tels actes (et d’autres actes) comme violents et portant atteinte aux droits humains. Quelques 125 pays ont promulgué des lois contre le harcèlement sexuel et 119 contre la violence domestique, mais seulement 52 pays disposent d’une législation concernant les viols conjugaux.

Nous savons que les leaders, directrices et directeurs généraux, premières et premiers ministres, enseignantes et enseignants, peuvent donner le ton de la tolérance zéro contre la violence.

La mobilisation des communautés et les interventions de groupes en faveur des femmes comme des hommes, les programmes éducatifs et l’autonomisation des femmes ne sont que quelques-unes des interventions qui ont un impact lorsqu’elles sont associées à d’autres changements légaux, comportementaux et sociaux.

En Ouganda, par exemple, le fait d’inciter les communautés à discuter du déséquilibre des rapports de force entre les femmes et les hommes a fait diminuer de moitié les chiffres des violences physiques perpétrées par les hommes contre leurs partenaires.

Au Myanmar, la fourniture de services d’assistance juridique aux femmes rurales améliore l’accès à la justice, et il a été prouvé que rien que la formation d’un petit groupe de responsables masculins a contribué à un changement de comportements chez près de 40 pour cent des hommes dans les communautés cibles.

Nous formons les soldats de maintien de la paix, avant leur déploiement, à tenir compte des disparités entre les sexes et à mieux protéger les populations civiles dans les zones de conflit.

Aux États-Unis, les agentes et agents de police urbains, formés à la reconnaissance des signes annonciateurs de violence conjugale, réussissent à réduire dans une certaine mesure le nombre de femmes assassinées.

Nous lançons aujourd’hui la Campagne « Oranger le monde », en sachant d’avance que les conducteurs de tuktuk au Cambodge, les stars du football en Turquie, les agents de police en Albanie, les écolières et écoliers d’Afrique du Sud et du Pakistan et des centaines de milliers d’autres personnes dans le monde ont pris position, chacune et chacun à sa manière.

Pour la première fois, des objectifs précis d’élimination de la violence contre les femmes ont été inclus dans l’Agenda 2030 pour le développement durable. Ces objectifs requièrent une accélération des actions en cours.

Lorsque plus de 70 leaders mondiaux ont pris la parole à New York le 27 janvier 2015 à l’occasion de la Réunion des leaders mondiaux sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, la majorité d’entre elles et eux a déclaré que mettre fin à la violence contre les femmes et les filles était devenu une action prioritaire. 

C’est en effet une priorité.

Je suis persuadée que si nous unissons nos efforts, si les gouvernements, les organisations de la société civile, le système de l’ONU, les entreprises, les écoles et les personnes se mobilisent au sein de nouveaux mouvements de solidarité, nous finirons par créer un monde plus égal, une Planète 50-50, où les femmes et les filles pourront vivre et vivront effectivement à l’abri de la violence.

 

10:47 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITÉ SOCIALE INTERNATIONALE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2015.11.23

Ces hommes qui dénigrent leurs épouses pour plaire à leurs « maîtresses »

   Il n’est plus rare de rencontrer des hommes qui dénigrent, et vilipendent leurs conjointes. Pour peu qu’ils se trouvent devant une « nana » avec qui ils souhaitent passer de bons moments, ils sont capables de tout. Capables même de médire celle avec qui ils ont juré pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort les sépare.

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Avec ces hommes, l’on entend des propos du genre : « Laisse celle-là avec ses casseroles. Pensons à nous deux ! Parlons de nous » « On ne peut pas tout dire. C’est l’enfer à la maison. Elle me fait voir de toutes les couleurs ». « Je ne savais pas qu’elle pouvait changer de la sorte ». « C’est juste la raison qui fait tenir ce foyer. Elle ne veut rien faire de ses doigts ». « Je regrette, mais je n’y peux rien. C’est seulement le paraître. Elle n’est plus mon gout… »…

Pour ne citer que ceux-là, ces hommes « malhonnêtes », « délinquants sexuels » pourrait-on dire, récitent les mêmes chansons chaque fois qu’ils ont l’occasion de courtiser une fille. Est-ce une nouvelle stratégie d’approche dans le seul but de satisfaire sa libido ? Seuls ces hommes pourront y répondre. Mais, à bien y voir, ça y ressemble fortement. Mais il faudra vraiment être naïve pour croire en ces hommes, qui aiment très bien leurs conjointes. Puisque ce sont elles qu’ils ont choisies parmi tant d’autres.

Toutefois, la question qui se pose et qui intrigue d’ailleurs est de savoir comment peut-on dénigrer jusqu’au « plus bas de l’échelle » sa femme, son épouse, la mère de ses enfants, pour, peut-être, juste une nuit de plaisir ?
Un tel comportement irresponsable est à bannir car, comme le dit l’artiste chanteur burkinabè, Ali Verhutey : « La femme la plus belle, la meilleure des femmes est celle qui est à la maison ». Elle est celle qui est passée devant le maire. Elle est celle qui porte l’anneau « blanc ou jaune » au doigt.

Aussi, ce que ces hommes n’ont pas compris, c’est le « réveil » de ces « nanas » qui ne veulent plus les maris des autres femmes. « On ne veut plus pour les autres. On veut pour nous maintenant », s’amusait à dire une jeune fille, après justement avoir raccroché avec un des hommes qui dénigrent et insultent son épouse avec leur supposée « maîtresse ».

Le réveil n’est malheureusement pas pour certaines filles. En tout cas, pas pour les « friandes » d’hommes mariés, qui sont prêtes même à briser les foyers de ces derniers. Vivement que ces hommes prennent conscience que le mariage n’est pas un jeu. Vivre sous le même toit, partager les moments de joie et de peine, voudra tout dire. Il n’est pas tard de se ressaisir Messieurs ! Parce que quoi qu’on dise, l’infidélité des hommes ne peut égaler celle des femmes.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

07:34 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Message du Secrétaire général de l’ONU, à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, le 20 novembre 2015

 

              La Journée mondiale de l’enfance vise à promouvoir le bien-être et les droits fondamentaux des enfants de la planète, en particulier ceux qui sont exposés à la pauvreté, aux conflits armés, à la discrimination et à l’exploitation. La date retenue pour cette célébration, le 20 novembre, commémore le jour où l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989.

 

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Aujourd’hui, nous réaffirmons notre obligation de faire tout ce qui en notre pouvoir pour que tous les enfants du monde puissent survivre et se développer, s’instruire et grandir, se faire entendre et réaliser pleinement leur potentiel.

Cette année, je voudrais insister sur l’importance de veiller à ce que les engagements pris par la communauté internationale à l’égard des enfants s’étendent à un groupe d’enfants qui est trop souvent oublié ou négligé : ceux qui sont privés de leur liberté.

Bien trop d’enfants sont détenus dans des prisons, des institutions psychiatriques ou d’autres lieux de détention. Certains enfants sont vulnérables parce qu’ils sont migrants, demandeurs d’asile, sans domicile fixe ou exploités par des organisations criminelles. Quelles que soient les circonstances, la Convention est formelle : la privation de liberté doit être une mesure de dernier ressort et durer le moins longtemps possible. Nous devons faire en sorte que l’intérêt supérieur de l’enfant soit privilégié, en prévenant la privation de liberté et en promouvant des solutions de substitution.

Compte tenu de ce qui précède, et en réponse à une demande de l’Assemblée générale, l’ONU prépare actuellement une étude mondiale qui vise à faire la lumière sur l’étendue du problème, sur les conditions de détention des enfants privés de liberté, ainsi que sur les moyens de protéger les droits de ce groupe de population. L’étude recueillera les informations nécessaires, recensera les bonnes pratiques et aidera les pays à prendre conscience de l’ampleur préoccupante du phénomène et à élaborer des mesures pour y remédier. Une coalition d’intervenants relevant du système des Nations Unies a décidé de mutualiser ressources et expertise pour mener l’étude à bien. Je souscris pleinement à cet effort et engage les États Membres à faire de même.

Cette année, la Journée mondiale de l’enfance est célébrée alors que, nombre sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, 60 millions de personnes ont dû prendre la route de l’exode. Près de la moitié de ces déplacés fuyant l’oppression, le terrorisme, la violence et d’autres atteintes aux droits de l’homme sont des enfants.

La célébration de la Journée mondiale intervient aussi au lendemain de l’adoption historique du programme de développement durable, dont l’objectif est de mettre en place d’ici à 2030 des sociétés pacifiques, prospères et inclusives. La réalisation des objectifs de développement durable dépendra fortement de notre capacité de venir en aide aux enfants les plus vulnérables.

En cette Journée mondiale de l’enfance, réaffirmons notre engagement envers un avenir où les enfants ne sont pas laissés pour compte, en particulier ceux qui sont privés de liberté.

Diffusion : Centre d’Information des Nations Unies (CINU)
Tél : (226) 25 30 60 76 / 25 33 65 03 – e-mail : unic.ouagadougou@unic.org/cinu.oui@fasonet.bf

07:17 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITÉ SOCIALE INTERNATIONALE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Maraboutage et polygamie : Jusqu’où les femmes peuvent-elles aller ?

 

Elle est aujourd’hui âgée de 59 ans. Seule fille de sa maman, elle n’aura pas eu cette chance d’avoir de petites sœurs et/ou petits frères. Parce que la coépouse de sa mère ne l’a jamais voulu jusqu’à son dernier souffle. Kadidiatou (un nom d’emprunt) est unique fille de ses parents. Marié, elle compte de nos jours 5 enfants et une dizaine de petits fils et petites filles. Que du bonheur, sans doute pour elle. Un bonheur que sa mère n’a jamais eu par le bon vouloir de sa coépouse. En effet, raconte-t-elle : « Ma mère m’a révélée que lorsque je suis née, sa coépouse, non contente de cette joie, s’est dit surprise ».

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Surprise, pourquoi ? La coépouse a indiqué que la venue de Kadidiatou l’a surpris, parce qu’elle ne devrait pas naître. N’ayant pas empêché la volonté de Dieu, elle a tout de même signifié à la mère de Kadidiatou que cet enfant serait son dernier. Un vœu qu’elle a rendu possible par les services d’un marabout. En tous les cas, il n’est pas rare d’entendre des femmes affirmer que détruire est plus facile que construire. Mine de rien, le travail fut accomplie. La mère de Kadidiatou jusqu’à sa mort à 75 ans n’a plus jamais vu ses menstrues. Menstrues sans lesquelles, une femme, même en âge de procréation ne peut espérer donner la vie.
A cette histoire, s’ajoute celle d’une autre qui ne peut plus enfanter par le bon vouloir de sa coépouse. Assétou (un nom d’emprunt) marié depuis une quinzaine d’années n’a jamais pu donner un petit frère et/ou à sa fille. Mariée à un riche commerçant, elle n’a jamais été apprécié par sa coépouse qui partageait la même maison qu’elle. « Je découvrais toujours du wack à l’entrée de la porte principale chaque jour. Et lorsque je lui pose la question à savoir si cela lui appartenait, elle le confirmait et répliquait que ce n’est que le début du commencement », raconte Assétou dont le mari a dû épouser encore deux autres femmes. Que dire de cette femme qui voulait, à travers le maraboutage, tuer l’enfant dans le ventre de sa mère ? En effet, ayant appris que son homme a engrossé une fille, elle a usa de tous les moyens – incantations au cimetière- pour empêcher la naissance d’un innocent.
Jusqu’où peuvent-elles aller ces femmes qui n’ont autres lieux de fréquentations que chez les marabouts. En effet, considéré de nos jours comme un « phénomène de société », le maraboutage est officiellement beaucoup plus pratiqué par l’autre moitié du ciel pour diverses raisons. Si elles ne sont à la recherche de foyers ou d’emplois, la quête du pouvoir, de l’argent, de la promotion, de la vengeance etc…, des femmes sont toujours chez des maîtres de sciences occultes pour telles ou telles situations qu’elles souhaitent meilleure en leur faveur. Ce qui n’est peut-être pas mauvais en soi mais de là à vouloir le mal de son semblable, l’empêchant de donner la vie, est très méchant.
Vivement que toute les femmes aient la crainte de Dieu et d’aimer son prochain malgré les bouleversements du foyer.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

07:06 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Parole de conseiller conjugal : Le dialogue dans le couple ; qu’est-ce que c’est ?

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Nous ne cesserons de le répéter : le dialogue doit faire partie de la vie du couple. Il y a tant de choses à faire et à vivre qui font que le dialogue s’impose de fait aux conjoints. Par lui, on se confie ; par lui on sollicite ; par lui on corrige et on se corrige ; on apprend à connaitre l’autre. C’est encore par lui que l’on se découvre et que l’on découvre l’autre. Oui, c’est par le dialogue que l’on ficelle les projets de la vie et que l’on fixe des objectifs pour le couple. C’est quoi donc le dialogue et qu’est ce qu’il implique ?

 

 

          Trois éléments sont à retenir pour comprendre le sens du dialogue, ce sont les verbes :
                                 PARLER- ECOUTER - ENTENDRE

C’est évident que le dialogue commence par la parole, mais parler ce n’est pas seulement faire sortir des sons, des cris et surtout pas des vociférations.
Parler peut être des habitudes à prendre, comme : rentrer tôt à la maison, passer le plus de temps possible avec les siens, être là quand sa présence est nécessaire.

Parler c’est aussi des attitudes à adopter : être poli et courtois avec l’autre ; être prévenant, savoir se taire car il y a un son dans le silence ; attentionné et paisible. Savoir sourire et même rire et se réjouir avec l’autre, compatir avec l’autre dans ce qui le préoccupe.

Enfin, parler ce sont des actes à poser. Il faut agir, être actif : poser des actes positifs du genre aider l’autre dans sa tâche, apporter un cadeau, apporter une aide quelconque, secourir.

Les habitudes, les attitudes et les actes communiquent des messages forts qui peuvent apporter l’harmonie dans le foyer ou dans le pire des cas une déstabilisation de celui-ci. Et c’est pourquoi, entre conjoints ces choses ne doivent pas se faire sans contrôle.

Pour dialoguer il faut savoir écouter. Ecouter est une disposition de l’esprit et du corps. En écoutant on décrypte bien tout le contenu et le sens du message. Nous nous surprenons quelquefois de nous entendre interpeller par notre vis-à-vis en ces termes : « est ce que tu m’écoutes ? » ; c’est qu’entre temps notre interlocuteur s’est rendu compte que nous sommes distraits, occupés à autre chose et ne prêtant pas suffisamment d’attention à ce qui est dit. Une bonne écoute de même qu’elle rassure l’interlocuteur, permet à l’auditeur de saisir toute l’importance du message. Ecouter, c’est ce couper de tout le reste et se concentrer sur l’entretien. C’est en écoutant que l’on entend.

ENTENDRE, peut ici signifier comprendre. « Tu m’entends… ? voudrait aussi dire : « est ce que tu me comprends ? »
Entendre, n’est pas percevoir un son, mais comprendre le message, le saisir et se l’approprier. A tort, des conjoints disent quelquefois que leur moitié ne les comprend pas et c’est par ce que leur communication n’a pas été entendu. On ne s’entend pas, ce n’est pas que l’oreille n’a pas perçu le son, mais que les deux ne sont pas sur la même longueur d’onde. Il y’a divergence de point de vue.

Si on n’entend pas ou si on ne s’entend pas par ce que l’un des conjoints n’a pas mis suffisamment d’attention (manque d’écoute) pour interpréter les actes, les attitudes et les habitudes de l’autre, les conjoints courent le risque et le grand risque de s’accuser, de culpabiliser et jeter tous les torts toujours sur le partenaire conjugal. Il n’ ya aura pas de compréhension et donc pas d’harmonie.

Si l’on sait se parler, s’écouter et s’entendre, il y a tant de problèmes que l’on peut prévenir et tant de maux que l’on peut guérir. Le dialogue doit avoir un contenu : parler, écouter et entendre.

Rock Audacien D.DAMIBA
Conseiller conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr

07:00 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2015.11.20

Le MBDHP a rendu visite aux détenus de la MACA et de la MACO

 

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   Le mercredi 18 novembre 2015, une délégation du Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) s’est rendue à la maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) en vue de rendre visite aux personnes détenues suite aux événements des 16 septembre et jours suivants consécutifs à la tentative de coup d’Etat de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP).Auparavant, soit le 20 octobre 2015, une mission du MBDHP s’était rendue à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). A cette occasion, le Mouvement avait rendu visite à l’ensemble des détenus dont les anciens ministres, maires et autres élus détenus en ces lieux.Ces visites du MBDHP s’inscrivent dans le cadre de ses missions de promotion et de protection des droits humains et visent à s’enquérir des conditions de détention de l’ensemble des personnes arrêtées et détenues.Ainsi, à la MACA, le MBDHP a rencontré au total 43 détenus dont les généraux Gilbert DIENDERE et Djibril BASSOLE et 33 autres personnes détenues dans le cadre des évènements du 16 septembre 2015 et jours suivants. Ces personnes sont réparties dans quatre (4) quartiers. Le Mouvement a également visité l’ensemble de ces quartiers ainsi que les locaux de détention. A l’issue de ces visites, le MBDHP fait le constat que les conditions de détention à la MACO demeurent difficiles du fait de la surpopulation et de l’hygiène déplorable. A la MACA par contre, ces conditions sont acceptables ainsi que l’ont reconnu les personnes qui y sont détenues. Toutefois, la préoccupation essentielle soulevée au cours de ces visites demeure le traitement diligent des dossiers en cours devant la justice. Cette préoccupation est partagée par le MBDHP qui, pour les dossiers pendants, a toujours souligné le fait que le droit à un procès juste et équitable dans des délais raisonnables constitue un droit de l’Homme. C’est pourquoi, le Mouvement émet, une fois de plus, le souhait que tous les moyens nécessaires (humains et matériels) soient mis à la disposition de la justice pour le traitement adéquat de ces dossiers. Le MBDHP souhaite donc vivement que les procédures entamées suivent normalement leurs cours, aillent jusqu’à leurs termes et que la justice soit dite de façon impartiale. Enfin, le MBDHP remercie madame la ministre de la justice, des droits humains et de promotion civique, monsieur le Doyen des juges d’instruction du tribunal militaire de Ouagadougou ainsi que le personnel pénitentiaire de la MACO et de la MACA pour avoir permis et facilité la réalisation de ces visites.

Fait à Ouagadougou le 19 novembre 2015

Le Comité exécutif national

 

 

09:09 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Protection des droits des enfants : vivement que demain soit la veille…

 

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En ce jour 19 novembre 2015, veille de la commémoration du 26 anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), l’horizon de la fin de la violation de ces droits semble toujours lointain

 

L’adoption de la CDE le 20 novembre 1989 par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies a permis de mettre au centre des préoccupations la question de la promotion et de la protection des droits des enfants. Cette volonté internationale affirmée a permis, un quart de siècle durant de faire des progrès sur les plans institutionnel, législatif et règlementaire, professionnel et sociétal dans la prise en compte de la spécificité de l’enfant.
Au delà de ces avancées notables, il n’en demeure pas moins que les enfants à travers le monde sont confrontés à de multiples cas de violation ou de non respect de leurs droits fondamentaux. Selon l’Unicef, ce sont par exemple 51 millions de naissances qui ne sont pas enregistrées chaque année, 6,3 millions d’enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque année et 101 millions d’enfants qui ne sont pas scolarisés.

Au Burkina Faso, la situation n’est guère reluisante. En effet, on assiste toujours à des violations « massives » des droits des enfants. C’est pourquoi, en cette veille de l’historique journée du 20 novembre, nous joignons notre modeste voix à celle, puissante de tous les acteurs du développement ainsi qu’à celle, fragile des enfants pour lancer le cri de cœur ci-dessous en faveur d’un mieux-être des enfants.
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de la négligence ou de la mise entre parenthèses de la promotion intensive du développement intégré de la petite enfance. Seulement 4% de nos enfants de 3 à 6 ans ont la chance de fréquenter une école maternelle ; et ceux de 0 à 3 n’en ont pratiquement aucune de connaitre les bienfaits, les joies et la sécurité d’une crèche ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de la non scolarisation ou de la déscolarisation de la jeune fille afin qu’elle aide la mère dans la garde des jeunes enfants ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de la forte mortalité infantile qui fauche encore annuellement près de 129%0 de nos enfants de moins de 5 ans ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de la malnutrition chronique, qui ronge chaque année plus d’un million de nos jeunes enfants, réduisant ainsi leur chance de développement harmonieux ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de l’abandon de nouveau-nés ou de bébés dans les poubelles, les WC, les puits, les buissons ou sous les roues des camions. En 2014, ils étaient 152 victimes de ces actes ignobles à avoir été enregistrés par les services sociaux ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin du « charcutage » de la partie génitale de la jeune fille. Selon les chiffres de l’Enquête démographique et de santé 2010, la prévalence de l’excision était encore de 57,7% chez la tranche d’âge des filles de 15-19 ans ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin du séjour obligé des enfants dans la rue, les exposant à la drogue, au viol, à la prostitution, à l’exploitation, aux accidents et à la mort. Ce sont 5 721 de nos enfants qui ont la rue comme domicile ;
-  Vivement que demain soit la veille de la fin de l’obligation pour un enfant de rentrer dans les liens du mariage, parce que la famille ou la communauté en a décidé ainsi. Selon les chiffres des services sociaux, en 2013 ils étaient 1.336 filles et 138 garçons qui avaient été mariés avant l’âge de 18 ans ou forcés à le faire.
C’est justement sous le sceau de l’éradication du mariage des enfants, que le Burkina Faso a décidé de commémorer les 26 ans de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant.
Notre plus grand espoir est que chaque acteur œuvre vigoureusement à ce que chaque enfant soit vraiment un espoir pour l’humanité.

KINI Louomipay
Professionnel de la petite enfance
kinifilho@yahoo.fr

 

09:05 Écrit par Thieni hama dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer