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2017.05.20

3èmeJournées de promotion et de valorisation des produits locaux : La Fédération femme et développement au chevet des détenues de la MACO

Avec des vêtements, du riz, du savon et des équipements sportifs, les membres de la Fédération femme et développement du Burkina Faso (FFED /BF), sont allés soutenir leurs sœurs détenues à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Cette action s’inscrit dans le cadre de la 3ème édition de l’exposition -vente artisanale de la FFED /BF, qui se tiendra du 23 au 29 mai prochain, à Ouagadougou. C’était ce jeudi 18 mai 2017.

 
3èmeJournées de promotion et de valorisation des produits locaux : La  Fédération femme et développement au chevet des détenues de la MACO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour des raisons diverses, ces femmes sont devenues des pensionnaires de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Loin de leurs familles, avec souvent un bébé dans les bras, elles rêvent toutes de retrouver leur liberté. Mais en attendant, elles tentent d’assurer leur indépendance économique dans cette nouvelle vie, par la fabrication des produits tels que des sacs, du savon.

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La présidente de la FFED /BF, Fatimata Legma

« Nous avons voulu rencontrer nos sœurs qui sont à la MACO pour traduire notre solidarité et les encourager, parce qu’il s’agit d’épreuves de la vie et elles peuvent tirer des expériences pour leur vie future » a noté la présidente de la FFED /BF, Fatimata Legma, leur demandant de garder espoir.

C’est d’ailleurs devenu une tradition pour les femmes de la fédération. « Nous remercions Dieu pour cette visite. Vous étiez ici l’année passée et vous êtes de nouveau là pour nous soutenir, toutes les femmes vous remercient beaucoup » s’est réjouie la porte-parole des femmes incarcérées. Puis d’ajouter que : « Ce n’est pas évident pour nous. Cela fait deux ans que certaines sont là et il est difficile de bénéficier d’une liberté provisoire. Nous avons laissé nos enfants dehors et nous ne savons pas ce qu’ils deviennent » a-t-elle regretté.

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Le directeur de la MACO, l’inspecteur Ousséni Ouédraogo

A ce sujet, le directeur de la MACO, l’inspecteur Ousséni Ouédraogo, souhaite que le séjour de ces dames soit bref. « La femme, c’est le pilier de la maison et quand elle n’est pas là, il y a beaucoup de dégâts qui peuvent s’observer dans la famille. Nous souhaitons que leur séjour soit le plus court possible » a-t-il signifié. Aussi, a-t-il tenu à exprimer sa satisfaction à la Fédération femmes et développement pour son soutien et à interpeller les bonnes volontés à accompagner l’Etat dans la prise en charge des détenus.

A l’occasion, la Fédération a remis des enveloppes aux sept bébés de la MACO, parmi lesquels, la présidente était ravie de faire la connaissance de son homonyme, Fatimata, un bébé à peine âgé d’un mois.

Comme l’année passée, les produits des femmes incarcérées seront exposés à cette grande exposition qui vise à réaffirmer l’identité culturelle burkinabè et à assurer l’autonomisation économique des femmes à travers l’art vestimentaire traditionnel, l’art culinaire et les produits forestiers non ligneux.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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Conseil national pour la promotion du genre 2017 : Les rôles des acteurs dans la prise en compte du genre dans la mise en œuvre du PNDES décortiqués

Réunis à Ouagadougou, ce jeudi 18 mai 2017, des membres du Conseil national pour la promotion du genre réfléchissent pour voir comment ils pourront mieux prendre en compte les préoccupations et expériences des Hommes dans l’amélioration des conditions de vie des populations en précisant les rôles des acteurs étatiques et non étatiques. En lieu et place du Premier-ministre, président dudit conseil, c’est le secrétaire général du gouvernement, Alain Thierry Ouattara qui a présidé l’ouverture de la cérémonie.

 
Conseil national pour la promotion du genre 2017 : Les rôles des acteurs dans la prise en compte du genre dans la mise en œuvre du PNDES décortiqués

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le Burkina Faso, une nation démocratique, unie et solidaire, transformant la structure de son économie et réalisant une croissance forte et inclusive, au moyen de modes de consommation et de production durables ». Telle est la vision à l’horizon 2020 du Plan national de développement économique et social (PNDES). Egalement, l’opérationnalisation du PNDES prévoit l’élaboration, la mise en œuvre des politiques sectorielles et des plans locaux de développement, entre autres. De ce fait, il est important que les acteurs connaissent leurs rôles dans ce processus. C’est pourquoi, la session 2017 du Conseil national pour la promotion du genre (CONAPGenre), au regard des défis actuels, a choisi de se pencher sur le thème « la prise en compte du genre dans la mise en œuvre du PNDES : Rôles des acteurs étatiques et non étatiques ».

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Les participants invités à fédérer leurs énergies pour la lutte contre les inégalités liées au genre

Le ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille est l’initiateur de cette session. Au cours des travaux, les représentants/tes de l’administration publique, partenaires financiers et techniques, et du secteur privé (…), vont échanger autour des communications portant sur l’état de mise en œuvre des recommandations de la session antérieure ; présentation du PNDES 2016-2020. Des communications axées sur les rôles des acteurs étatiques et non étatiques pour la prise en compte du genre dans l’opérationnalisation du PNDES et laprésentation du Plan d’action opérationnel 2017-2019 et son mécanisme de suivi-évaluation, feront également l’objet de discussion.

Les recommandations issues de cette session annuelle, feront l’objet de suivi et d’évaluation auprès de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la PNG.

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« Le concept genre n’est pas seulement la femme. C’est la prise en compte des besoins des hommes et des femmes », précise le secrétaire permanent du CONAP/Genre, M. David BEYI

Comme l’ancien secrétaire des Nations Unies, Koffi Annan, le représentant du Premier-ministre, Alain Thierry Ouattara a affirmé qu’« il est impossible d’atteindre nos objectifs tout en poursuivant les discriminations à l’égard de la moitié de la population humaine ». L’égalité entre les hommes et les femmes est donc une condition sine qua non et un principe directeur pour parvenir au développement humain, équitable et durable d’un pays. Convaincu de cette réalité, le Burkina Faso a,en plus des engagements internationaux et africains, adopté en juillet 2009, la Politique nationale genre (PNG) pour servir de cadre de référence pour les acteurs qui œuvrent pour la promotion de l’égalité et l’équité entre les sexes. Même si des acquis significatifs ont été engrangés au cours de ces années d’opérationnalisation, force est de constater cependant que des défis restent encore à relever pour faire face aux barrières structurelles et socioculturelles.

A en croire le secrétaire général du gouvernement, ces barrières hypothèquent le processus de la mise en œuvre du PNG. C’est pourquoi, il a salué la pertinence du thème et invité les acteurs étatiques à lui accorder une attention particulière dans la conception, mise en œuvre et le suivi-évaluation des plans, politiques, stratégies et plans d’actions. Quant aux acteurs non étatiques, ils devront, selon lui, jouer un rôle d’interpellation des pouvoirs publics (…). A cela s’ajoute, le plaidoyer à l’endroit des autorités étatiques, coutumières et religieuses sur la nécessité de la prise en compte du genre dans tous les domaines.

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Pour le Secrétaire général du gouvernement : « L’un des effets attendus de l’axe 2 du PNDES est de réduire les inégalités sociales et faire de la femme un acteur dynamique de développement »

Propos corroborés par ceux du secrétaire permanent du CONAPGenre, David Béyi, pour qui,le Conseil national pour la promotion du genre devraveiller à la relecture des politiques sectoriels et des plans de développement régionaux et communautaires. Sur ce point, M. recommande un diagnostic approfondie qui puisse prendre non seulement en compte les enjeux de la dimension genre mais aussi les besoins de l’ensemble des couches sociales. Ensuite, pour une mise en œuvre réussie de ce document, il a indiqué qu’il faudra des acteurs qui puissent interpeller le gouvernement et les collectivités territoriales dans la mise en œuvre des politiques sectoriels et des plans de développement communaux et régionaux. En cela s’ajoute, le suivi-évaluation de ces politiqueset la synergie d’action entre l’ensemble de ses acteurs. « Beaucoup de gens travaillent pour la prise en compte du genre. Mais il faudra qu’on puisse fédérer nos actions pour pouvoir réussir ce pari, qui est la mise en œuvre du PNDES à l’horizon 2020 », a-t-il lancé.

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Le Chef de file des PTF, Vincent Le Pape : « Nous réaffirmons notre engagement aux côtés du gouvernement »

Les partenaires techniques et financiers apportent leur pierre dans la mise en œuvre de la PNG. « Le Canada comme d’autres partenaires a toute une gamme d’appui à travers les projets et leur travail dans le groupe genre », a dit le chef de file des partenaires techniques et financiers, Vincent Le Papepar ailleurs ambassadeur du Canadaauprès du Burkina Faso. A l’en croire, le groupe genre un espace de discussion qui réunit les partenaires et le gouvernement pour réfléchir ensemble en vue d’avancer vers la prise en compte du genre et vers plus d’égalité dans l’ensemble des programmes gouvernementaux.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net
1- Présidium
2- Les participants invités à fédérer leurs énergies pour la lutte contre les inégalités liées au genre ;
3- Secrétaire général du gouvernement : « L’un des effets attendus de l’axe 2 du PNDES est de réduire les inégalités sociales et faire de la femme un acteur dynamique de développement » ;
4- « Le concept genre n’est pas seulement la femme. C’est la prise en compte des besoins des hommes et des femmes », précise le secrétaire permanent du CONAPGenre ;
5- Le Chef de file des PTF, Vincent Le Pape : « Nous réaffirmons notre engagement aux côtés du gouvernement ».

 

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Mise en œuvre du PNDES : Le comité technique examine le rapport de performance de l’année 2016

Le comité technique du Plan national de développement économique et social (PNDES) a tenu sa première session annuelle dénommée pré-revue, le 19 mai 2017, à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre présidée par le secrétaire général du premier ministère, Bamory Ouattara, les participants ont examiné le projet de rapport de performance du PNDES de l’année 2016 et validé les perspectives de la période 2017-2019. En dépit du climat social et sécuritaire difficile vécue par le Burkina en 2016, le pays a enregistré des acquis importants au cours de cette première année de mise en œuvre du PNDES.

 
Mise en œuvre du PNDES : Le comité technique examine le rapport de performance de l’année 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adopté par le gouvernement burkinabè, le 20 juillet 2016, le Plan national de développement économique et social (PNDES) a pour objectif la « transformation structurelle de l’économie pour une croissance forte, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous ». Il traite de la problématique centrale de la pauvreté et propose des solutions visant l’amélioration du bien-être des Burkinabè selon une approche fondée sur la planification du développement axée sur les résultats.

L’appréciation des progrès induits par le PNDES se fait lors de la tenue des instances du dispositif de suivi-évaluation, à savoir la revue annuelle, les revues sectorielles et les revues régionales. C’est en prélude à la revue annuelle que s’est tenue la pré-revue ou session du comité technique national. L’objectif de cette la pré-revue annuelle 2017 est de finaliser le bilan la mise en œuvre du PNDES au cours de l’année 2016, de s’accorder sur la matrice de réformes stratégiques et d’investissements structurants du PNDES. Ainsi, les participants ont examiné le projet de rapport de performance du PNDES de l’année 2016 et validé les perspectives de la période 2017-2019. Ils n’ont pas manqué d’identifier les difficultés qui entravent la mise en œuvre du PNDES.

Front social et sécurité : 2016, une année difficile

2016 a été une année difficile marquée par de graves atteintes à la sécurité des personnes et des biens et une exacerbation des revendications syndicales. A cela, s’ajoutent d’autres difficultés telles que : l’absence de référentiels sectoriels et locaux alignés sur le PNDES ; la faible appropriation des outils de suivi-évaluation par les acteurs ; le manque de données statistiques pour renseigner certains indicateurs ; la faiblesse des capacités techniques et financières pour conduire les études de faisabilité des projets d’investissements structurants ; le manque de ressources pour assurer le fonctionnement adéquat des cadres sectoriels et régionaux de dialogue et du secrétariat permanent du PNDES.

Des acquis importants

Malgré tout, des acquis importants ont été engrangés au cours de l’année 2016. On note la reprise de la croissance économique qui a été de 5,9% contre 4% en 2015. Sur le plan du financement du PNDES, en 2016, 101 conventions de financement ont été signées pour un montant de total de 717 957 388 228 FCFA.
« En matière de réformes des institutions et de modernisation de l’administration, des avancées significatives ont été enregistrées en matière de lutte contre la corruption et la consolidation de l’indépendance de la justice. En matière de développement du capital humain, des acquis majeurs ont été enregistrés en matière d’accès à la santé, à l’eau potable, de développement des infrastructures d’éducation et d’enseignement supérieur, de réforme du système éducatif et de promotion de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes, notamment les diplômés.

S’agissant de la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et l’emploi, de nombreux travaux d’infrastructures ont été lancés en vue de lever les obstacles structurels à la croissance. Il s’agit de l’aménagement des routes bitumées et des pistes rurales, des terres agricoles de la construction d’infrastructures électriques et le démarrage de la pose de la fibre optique télécom/télécommunication », a confié Bamory Ouattara, le président de la pré-revue.

Il n’a pas manqué de saluer le dynamisme des secrétariats techniques des cadres sectoriels et régionaux de dialogue et du PNDES qui ont fortement œuvré à rendre disponibles dans des conditions souvent difficiles les produits nécessaires à la tenue de cette première pré-revue. « Le contexte particulier de mise en œuvre du PNDES au cours de cette première année d’exécution nous autorise à apprécier avec satisfaction le travail abattu même si la pleine mise en œuvre et le suivi ont été entravés par des difficultés », a-t-il conclu.

Moussa Diallo
Lefaso.net

20:18 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2017.05.17

Promotion de la planification familiale : L’épouse du Premier ministre, nouvelle ambassadrice

En marge de la 1ère édition de la semaine de planification familiale 2017, l’épouse du Premier ministre, Anne Thiéba a reçu des mains du ministre de la santé, Pr Nicolas Méda, son écharpe d’ambassadrice de la planification familiale (PF) et deux trophées de championne de la PF au Burkina Faso. C’était le vendredi 12 mai 2017, au Centre de santé et de promotion sociale de Sondogo, situé dans la commune de Boulmiougou.

 
Promotion de la planification familiale : L’épouse du Premier ministre, nouvelle ambassadrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Porter la prévalence contraceptive de 22,5% à 32% en 2020. Telle est l’ambition du Burkina Faso. L’épouse du Premier ministre, Anne Thiéba qui porte désormais le titre d’ambassadrice de la planification familiale s’inscrit également dans cette dynamique. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence des autorités administratives de la commune de Boulmiougou, de celles coutumières de Sondogo, du personnel de santé, d’associations et ONG œuvrant dans la santé de la reproduction au Burkina.

En tant que championne, la toute nouvelle ambassadrice aura donc pour mission de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable ; de promouvoir la participation active des femmes, jeunes filles dans le domaine de la PF. En plus de cela, elle devra impulser un nouvel élan notamment au niveau des décideurs et enfin interpeller périodiquement l’ensemble des acteurs clés engagés dans la mise en œuvre des activités de la PF.

Très émue de cette reconnaissance, Anne Thiéba a remercié le ministre de la santé et ses partenaires pour la confiance qu’ils placent en elle. « Je marque devant tous mon engagement à œuvrer pour le plus grand accès des populations aux services de la PF. Un programme dont l’importance n’est plus à démontrer en tant que stratégie de réduction de la mortalité maternelle et néonatale, et l’épanouissement des femmes », s’est-elle exprimée. « Je me sens fière en tant qu’ambassadrice de pouvoir, aux côtés de l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la planification familiale, booster assurément nos indicateurs en matière de PF », a-t-elle ajouté.

D’ores et déjà, Anne Thiéba prévoit tout mettre en œuvre pour faire la différence.
Pour y arriver, elle a sollicité l’adhésion de la population à cette stratégie porteuse d’espoir. Pour elle, ce sont les femmes, dans leurs ménages qui doivent prendre cette décision de planifier et de vouloir le meilleur pour leurs enfants. Toutefois, l’accompagnement de leurs conjoints n’est pas exclu. Egalement, l’Etat doit apporter sa pierre en facilitant l’accès des femmes aux contraceptifs, toujours selon elle. « Ce n’est pas une tentative pour contrôler le nombre d’enfants. Il n’y a pas un agenda caché derrière. C’est juste un outil de développement. Si on arrive à maitriser notre croissance démographique, en même temps, on renforce notre croissance économique et le développement du Burkina Faso », a-t-elle fait comprendre.

 Au-delà de son symbole, la cérémonie d’investiture est la matérialisation de l’engagement des autorités à faire de la PF un levier de son développement économique et social, confie le ministre de la santé, Pr Nicolas Méda. A l’en croire, dans le PNDES 2016-2020, l’un des effets attendus de l’axe 2 souligne l’importance du développement du capital humain, par l’accélération de la transition démographique pour déclencher le dividende démographique.

C’est pourquoi, avec la planification familiale, ils entendent, à travers l’espacement des naissances, sauvegarder la santé des mères et des enfants. Ceci, en vue de permettre à la population de grandir, d’avoir une éducation, une connaissance et un savoir-faire pour développer le pays. Par ailleurs, le premier responsable du ministère de la santé a traduit sa satisfaction à l’épouse du Premier ministre pour avoir accepté d’être la championne de la PF.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Lancement national du projet régional VIH et Handicap : Atteindre un taux de zéro pourcent d’infection

Les membres de l’ONG HANDICAP INTERNATIONAL ont tenu la première rencontre semestrielle des acteurs de la plateforme VIH et Handicap ce mercredi 26 avril 2017 à Ouagadougou dans la salle de conférence du Secrétariat permanent du conseil national de lutte contre le SIDA (SP-CNLS). A l’occasion de ladite rencontre, les acteurs se sont concertés pour définir une plateforme de plaidoyer sur le VIH/Sida.

 
Lancement national du projet régional VIH et Handicap : Atteindre un taux de zéro pourcent d’infection

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Créer et renforcer un cadre de plaidoyer pour une meilleure inclusion des personnes handicapées dans les politiques et stratégies nationales de lutte contre le VIH, c’est l’objectif global visé par cette rencontre semestrielle des acteurs de la plateforme VIH. Pour la réalisation de cet objectif global, l’on enregistre des objectifs spécifiques. Ce sont entre autres, la présentation du projet régional VIH et Handicap, les termes de référence liés à sa plateforme, la définition des membres chargés d’animer ladite plateforme et le comité technique et également les prochaines étapes pour l’opérationnalisation des plateformes VIH et Handicap.

A l’issue de cette rencontre, les acteurs mettent en œuvre des actions de plaidoyer contribuant à la réduction des nouvelles infections dans le groupe des personnes handicapées. Ces actions renvoient à la promotion des droits humains et en s’attaquant aux obstacles juridiques dans le souci d’améliorer l’accès de ces personnes vulnérables aux services de prévention, soin et soutien relatifs au VIH. C’est à cela que le directeur de programme Burkina-Niger, M. Philippe Allard a expliqué que le projet est focalisé sur la vision stratégique de zéro nouvelle infection et le renforcement des droits humains. Parlant de la vision zéro nouvelle infection, celui-ci a montré qu’elle implique la prise en compte des besoins spécifiques de chaque composante de la population lors de l’élaboration des interventions.

Un fait qui permet de toucher des personnes handicapées face au VIH dans le but de développer des stratégies inclusives et plus équitables. Au sujet du renforcement des droits humains, il a souligné que pour avoir une génération sans Sida, il faut réaliser les droits fondamentaux des personnes notamment les droits en santé sexuelle et reproductive, les droits des personnes handicapées et les droits des personnes vivant avec le VIH.

       La représentante du SP CNLS, Dr Augustine Traoré/Dembélé a souligné que « ce projet entre en droite ligne dans l’orientation de la réponse nationale au VIH en vue de l’atteinte des nouveaux objectifs nationaux et internationaux, celui d’une génération sans Sida à l’horizon 2030 ». Pour que les stratégies soient adaptées aux besoins, il faut veiller à un meilleur ciblage des interventions et au renforcement de la prise en compte du genre et des droits humains dans les actions de prévention , de prise en charge et d’appui, a ajouté Dr Dembélé.

Par ailleurs, ledit projet a eu la participation des différentes structures qui sont intervenues dans la plateforme VIH/Sida. Rose Marie Compaoré, représentante de la coordonnatrice du réseau parlementaire en santé et développement a affirmé que le réseau pourrait contribuer à la sensibilisation de la population par rapport à des personnes vivant avec un handicap.

Le projet de la plateforme VIH et handicap réunit six pays de l’Afrique de l’ouest. Ce sont le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, le Niger, la Cote d’Ivoire et la Guinée. Ledit projet est financé par le Fonds mondial.

Yvette Zongo (Stagiaire) ; Lefaso.net

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2017.05.16

15 mai 2017, Journée internationale de la famille : Message de Madame Laure ZONGO/HIEN Ministre en charge de la Femme

 
 

13012016-DSC_8406 SALIDARITE  ET FAMILLE

Mesdames, Messieurs ;

Chers concitoyennes et concitoyens ;

C’est avec un enthousiasme et un réel plaisir que je m’adresse à vous, à l’occasion de la commémoration de la 23e journée internationale de la famille.

L’Assemblée Générale des Nations unies, à travers la résolution 44/82, a proclamé l’année 1994 « Année de la Famille ». Elle a également déclaré, en sa résolution 47/237, que le 15 mai de chaque année, marquerait la « Journée Internationale de la Famille (JIF). »

Au Burkina Faso,  la Constitution reconnaît que « la famille est la cellule de base de la société . L’Etat lui doit protection… ». La famille est donc le lieu par excellence de protection, de socialisation, de production, de reproduction et d’épanouissement de l’individu.

Vingt-quatre (24) ans après cette déclaration des Nations unies, il apparait plus que nécessaire de renforcer les décisions prises et les actions menées en faveur de la famille.

La célébration de la journée internationale de la famille traduit d’une part, l’intérêt que la communauté internationale accorde à la famille en tant qu’institution fondamentale de la société et d’autre part, elle est une occasion de proposer des actions susceptibles d’insuffler une dynamique nouvelle dans la résolution des problèmes individuels ou collectifs vécus par les membres de la famille.

En effet, la famille est non seulement le creuset de l’amour et de l’unité, mais aussi le vecteur de la tolérance et de la transmission des valeurs, voire le ciment de la cohésion sociale. D’où le thème de la célébration de la JIF 2017: «Les familles, une vie saine et un avenir durable». Ce thème est centré sur l’objectif de développement durable : « Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges ». Il s’agit entre autres,  de faire en sorte que d’ici à 2030, l’accès de tous à des services de soins de santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale, l’information et l’éducation dans les stratégies et programmes nationaux soient assurés.

Loin d’être un simple slogan, le thème de cette année est en cohérence avec les  initiatives déjà impulsées par le Gouvernement burkinabé, parmi lesquelles l’on peut citer la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 05 ans.

Mesdames, Messieurs ;

Chers concitoyennes et concitoyens ;

A cette 23e édition, le Ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille (MFSNF) vous invite à réfléchir sur les deux (02) sous-thèmes suivants :

  1. Abandon du mariage d’enfants au Burkina Faso : un défi pour la protection des enfants et le bien-être des familles ;
  2. Quelles stratégies pour réhabiliter la famille dans sa fonction de protection et de sécurisation de ses membres ?

Le premier sous- thème offre à la société burkinabé, l’opportunité de se pencher sur l’ampleur et les conséquences du mariage d’enfants et les enjeux de la lutte contre cette pratique. Selon l’Enquête Démographique et de Santé de 1993, 64% des femmes âgées de 25-49 ans avaient déjà contracté une union avant 18 ans. Cette proportion est passée à 59% en 2003 puis à 52% en 2010.

Cependant,  la prévalence du mariage d’enfants demeure très forte, surtout en milieu rural, avec 61,2% des adolescentes de 10-19 ans vivant maritalement avec un homme. Or, le mariage d’enfants en tant que manifestation des inégalités entre les sexes exacerbe le risque pour la fille de subir des violences du fait de son statut social. Cette violence entrave la cohésion familiale avec souvent de graves conséquences sur l’éducation des enfants. Cela a également pour conséquence le maintien du cycle de la pauvreté.

Quant au second sous-thème, il permet d’interpeller les acteurs de la protection de la famille ainsi que les familles elles-mêmes sur les actions à entreprendre afin de renforcer la famille dans son rôle de protection et de sécurisation de ses membres. Il s’agira de réfléchir sur les facteurs qui empêchent actuellement certaines familles de remplir les fonctions de socialisation et de protection d’une part, et de proposer des pistes de réhabilitation de celles-ci, d’autre part.

Dans le cadre de la présente commémoration, il est prévu un certain nombre d’activités qui contribueront un tant soit peu à renforcer la cohésion familiale. Il s’agit :

-      de la tenue de permanences de conseils juridique et social ;

-      de la formation des travailleurs sociaux des services sociaux communaux sur la préparation au mariage ;

-      de l’organisation d’une cérémonie collective de célébrations de mariages civils.

Mesdames, Messieurs ;

Chers concitoyennes et concitoyens ;

La commémoration de la présente journée internationale de la famille est une occasion pour moi de remercier tous les partenaires, notamment le Système des Nations Unies, les ONG et les organisations de la société civile qui œuvrent aux côtés du Gouvernement pour la protection et la promotion des familles.

Bonne journée de la famille à toutes et à tous et vive la famille forte et solidaire pour que vive un Burkina uni et prospère.

Je vous remercie.

Pdf mai 2017 Journée internationale de la famille Message de Madame Laure ZONGOHIEN Ministre en charg.pdf

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23e Journée Internationale de la Famille au Burkina Faso

La réflexion portée sur le thème « Les familles, une vie saine et un avenir durable »
Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille a commémoré ce lundi 15 mai 2017, la 23e Journée Internationale de la Famille (JIF), sous le thème : « Les familles, une vie saine et un avenir durable ».
Pour la patronne de la cérémonie, Chantal Diallo, épouse du Président de l’Assemblée nationale, « ce thème centré sur l’objectif de développement durable : permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous les âges, répond à cette volonté de parvenir à la concrétisation de l’approche globale et intégrée du développement ».
Selon la représentante du ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Yvette Dembélé, Secrétaire d’Etat chargée des Affaires sociales, des Personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’Exclusion, la journée Internationale de la Famille « est une occasion pour renforcer la sensibilisation des populations sur les phénomènes qui bouleversent la cohésion de la famille, cellule de base de la société ». Elle n’a pas manqué de traduire sa reconnaissance aux partenaires Techniques et Financiers, aux panélistes du jours ainsi qu’au personnel du ministère pour l’ensemble des efforts consentis à la réussite de la présente journée commémorative.
La marraine de la cérémonie, Edwige Adekambi Domingo, représentante résidente de l’UNFPA, a quant à elle indiqué que les mutations socioéconomiques ont de nos jours bouleversé la famille. D’où la nécessité de mener la réflexion autour de cette question. Elle a ensuite fait un plaidoyer auprès de l’épouse du président de l’Assemblée nationale, pour une constitutionnalisation de l’âge au 1er mariage. C’est à dire le même âge pour la fille et le garçon.
Au cours de cette journée, deux sous-thèmes ont été développés par des spécialistes en la matière. Il s’agit du sous-thème sur « Abandon du mariage d’enfants au Burkina Faso : un défi pour la protection des enfants et le bien-être des familles. » et le second intitulé :« Quelles stratégies pour réhabiliter la famille dans sa fonction de protection et de sécurisation de ses membres ? ».
En rappel , c’est le 20 septembre 1993 que l’Assemblée Générale des Nations-Unies à travers la résolution 47/237 a décidé de consacrer le 15 mai de chaque année à la célébration de la Journée Internationale de la Femme (JIF), afin de permettre aux dirigeants et aux communautés , de prendre à « bras-le-corps la résolution des problèmes individuels ou collectifs vécus par les familles ».

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Soutien au PNDES: des handicapés se mobilisent

La mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) bénéficie du «soutien total» de personnes vivant avec un handicap. Plusieurs d’entre elles l’ont fait savoir par la voix de leur porte-parole, Eric Séni Dofinita, le lundi 02 mai 2017 au cours d’une conférence de presse.

Simon (en jean au milieu) est venu encourager les personnes handicapées
Simon (en jean au milieu) est venu encourager les personnes handicapées

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré peut compter sur le soutien des personnes handicapées dans la mise en œuvre de son Plan national de développement économique et social (PNDES).

Déjà, l’Union nationale des personnes vivant avec un handicap du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a sonné la mobilisation de ses militants pour réitérer son soutien «indéfectible» à la mise en œuvre du programme présidentiel. C’était dans la soirée du samedi 29 avril 2017 au cours d’une rencontre tenue au Palais omnisports Simon Compaoré à Gounghin dans la capitale burkinabè.

S’exprimant au cours d’un point de presse où il a dressé le bilan de cette rencontre, le président de l’Union nationale des personnes vivant avec un handicap du MPP, Eric Séni Dofinita, a confié que les personnes handicapées ont sonné la mobilisation de leurs «troupes pour réagir à ceux qui veulent saper», tous les efforts du gouvernement de Paul Kaba Thiéba.

Pour lui, le gouvernement fait bel et bien un effort mais le développement ne peut se réaliser en si peu de temps, par un coup de baguettes magiques. «A ceux qui disent que le gouvernement n’a rien fait, qu’ils se ravisent. Après l’insurrection populaire et la Transition qui a suivi, ce n’est sans doute pas facile, mais le développement n’est pas un coup de baguettes magique», a déclaré Eric Séni Dofinita. Celui-ci a réaffirmé l’engagement des personnes handicapées à encourager le gouvernement dans sa dynamique de mobilisation des ressources nécessaires à la réussite du PNDES. A ce propos, des félicitations des personnes handicapées ont été adressées, a-t-il  dévoilé, à l’exécutif pour le succès de la campagne de mobilisation des ressources à Paris qui a permis d’espérer des intentions de financements à coups de milliards.

Le président de l’Union nationale des personnes vivant avec un handicap du MPP, Eric Séni Dofinita
Le président de l’Union nationale des personnes vivant avec un handicap du MPP, Eric Séni Dofinita

Au vu de ce «succès de Paris» qui parle de lui-même, de l’avis de Séni Eric Dofinita, les personnes handicapées ont encouragé le gouvernement à maintenir le cap pour relever le défi de la mobilisation des ressources financières en vue de l’atteinte des objectifs du PNDES dans le temps et dans l’espace. Les handicapés regroupés au sein de l’Union nationale ont recommandé également aux autorités d’initier un forum national annuel pour les personnes vivant avec un handicap. De même, ils ont demandé au gouvernement, la prise en compte effective et efficiente de leurs préoccupations dans le PNDES.

Ces recommandations ont été portées, selon M. Dofinita, à la connaissance de plusieurs autorités venues les encourager dans leur rencontre qui a été suivie d’animations culturelles, de prestation d’artistes handicapés et de match de Basket-ball au Plateau omnisports Simon Compaoré à Goughin. Parmi les autorités visiteuses figurait justement le ministre d’Etat Simon Compaoré qui a encouragé, a dévoilé Eric Dofinita, les acteurs handicapés à jouer leur partition au profit de la paix, de la cohésion sociale et du développement socio-économique du pays.

Madina Belemviré echosdufaso

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Comment savoir si votre riz est naturel ou artificiel

keppar- La Chine reste le plus grand producteur de riz au monde. L’Empire du milieu récolte plus de 200 millions de tonnes de riz par an et un grand nombre est exporté dans le monde entier. Pourtant, les cuisiniers et consommateurs doivent se montrer prudents : non seulement, cet aliment contient des pesticides utilisés dans l’agriculture chinoise, mais selon le journal The Korea Times, le riz peut également être fabriqué de façon artificielle. La fécule de pomme de terre est mélangé avec du plastique (la résine synthétique, par exemple) et prend ensuite la forme d’un grain de riz. Les grains sont ensuite cuits à la vapeur avec un arôme de riz typique. Les médecins tirent la sonnette d’alarme contre la consommation de ce produit artificiel : trois portions pleines contiendrait apparemment autant de plastique qu’un petit sachet en plastique. Un constat alarmant !

       
Comment savoir si votre riz est naturel ou artificiel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec ces astuces simples, vous pourrez déterminer si votre riz est
naturel ou bourré de plastique :

*Le test de l’eau*

Versez une cuillère à soupe de riz cru dans un verre rempli d’eau
froide et mélangez vigoureusement. Si le riz tombe au fond du verre,
tout va bien, si au contraire il flotte à la surface, soyez vigilants,
car il contient sûrement du plastique !

*Le test du feu*

À l’aide d’un briquet et d’une allumette, brûlez une poignée de riz.
Si ce dernier prend feu et dégage une odeur de plastique brûlé, vous
savez quoi faire ! Ne le mangez surtout pas !

*Le test du mortier et pilon*

Lorsque vous moulez quelques grains de riz avec un mortier et pilon,
la poudre doit être bien blanche. Pour le riz artificiel, vous
apercevrez une décoloration jaune à la place.

*Le test de moisissure*

Si vous voulez être sûr que vous ne risquez rien avec votre riz cuit,
mettez-en une petite quantité dans un tupperware et laissez-le à un
endroit chaud. Dans quelques jours, de la moisissure devra apparaître,
sinon c’est que votre riz est artificiel.

Voilà comment en avoir le cœur net : le riz que vous achetez est-il
naturel ou artificiel ? Montrez ces différentes astuces à tous vos
amis afin qu’ils ne prennent plus le risque de manger du plastique
pour le dîner.

Rassemblés par Dr Arsene OUEDRAOGO

 

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2017.03.20

Inceste: les raisons qui poussent les enfants d’une même famille à nourrir des sentiments l’un envers l’autre

L’inceste est le fait d’avoir des relations sexuelles avec un membre de sa famille alors que c’est interdit. Considéré comme tabou, il est très peu évoqué dans nos sociétés. Mais il n’est pas rare de voir des enfants d’une même famille nourrir des sentiments l’un envers l’autre. Comment un garçon peut-il arriver à développer des sentiments pour sa propre sœur et vice-versa? Pour répondre à cette question, nous avons fait appel au conseiller conjugal et psychologue Jean Bosco Kaboré pour nous aider à comprendre cet état de fait.

Pour Jean Bosco Kaboré, les hommes doivent tenir compte du désir de leur femme
Pour Jean Bosco Kaboré, en cas d’inceste, il faut toujours faire appel à un spécialiste

Les Echos du Faso (LEF): Quelles peuvent en être les causes?

Jean Bosco Kaboré (JBK): L’inceste frères-sœurs débute le plus souvent à la puberté qui est l’éveil des organes avec comme complice la télévision. C’est une étape d’imitation, d’essayer voir. Le fait de laisser les enfants (fillettes et garçons) dormir  toujours ensemble peut expliquer la cause. Quand le jeune garçon voit le corps de sa sœur, ça éveille en lui des réactions, ses érections. Et quand les enfants dorment ensemble, ils veulent essayer ce qu’ils ont vu. Cela commence comme un jeu, ils grandissent dans ça et des sentiments naissent. En plus de cela, quand les enfants manquent d’affection vis-à-vis de leurs parents, ils s’attachent l’un à l’autre et recherchent l’amour paternel ou maternel dans leur relation. Ils veulent se consoler du manque d’amour qu’ils n’ont pas eu de leurs parents. Je préfère me donner à mon frère, à ma sœur parce que nous sommes tous victimes des parents. Pour eux ce n’est ni bon, ni mauvais, ni vrai, ni faux.

LEF: Que préconisez-vous pour éviter ce genre de situation inconfortable?

JBK: Le jeune garçon à partir de 6 ans ne doit plus voir sa sœur nue, même les parties intimes de sa mère. J’insiste sur ça, il faut séparer la fillette et le garçon pour qu’ils ne dorment pas ensemble. Il faut aussi éviter de les laisser se doucher ensemble.  C’est important aussi de toujours couvrir leur partie intime. Quand la fillette veut se doucher, il faut demander au garçon de se mettre à l’écart.

LEF: Avez-vous enregistré des cas et quelles sont les conséquences de l’inceste?

JBK: On n’en parle pas beaucoup, mais nous le notifions régulièrement dans notre domaine. Aujourd’hui j’ai au moins une quarantaine de cas de ce genre. Les  enfants ont grandi dans cette ambiance et les parents ne se sont pas rendu compte. Je suis amoureux de ma sœur, ou de mon frère, mes parents ne sont pas d’accord alors que l’on a déjà fait l’amour. Certains enfants même arrivent à s’enceinter et à avorter à l‘insu de leurs parents. Tout cela est dû en partie à l’immaturité des parents.

LEF: Que faut-il faire quand on surprend ses enfants dans cette situation?

JBK: Quand les parents surprennent leurs enfants en train de faire l’amour, ils ne doivent rien faire, il ne faut pas les gronder. Il faut faire appel à un spécialiste afin que ce dernier les aide à comprendre la vraie cause.  Dans leur tête c’est normal, ils sont donc surpris de la réaction spontanée de leurs parents qui veulent les moraliser alors qu’ils ne leur avaient jamais dit auparavant que c’est mauvais. Il faut que le spécialiste accompagne les enfants au cas par cas pour voir le degré d’émotions, d’intensité de la relation, la profondeur de leur attachement et leur appliquer une thérapie de choc. Il faut leur faire comprendre que c’est immoral, que c’est de l’inceste et que ce n’est pas du vrai. Il y a tout un travail à faire en tenant compte de la réalité. Souvent, les enfants sont victimes car c’est nous qui créons un monde perdu et égaré pour eux, alors que nous pouvons créer un monde paisible et joyeux pour eux.

Madina Belemviré (lesechosdufaso)

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