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2015.02.11

Conseil régional pour l’enfance du Centre-Est Les membres s’approprient le dispositif institutionnel de promotion des droits de l’enfan

Conseil régional pour l’enfance du Centre-Est

Les membres s’approprient le dispositif institutionnel de promotion des droits de l’enfant

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Tenkodogo, -La salle de Conférence du haut-commissariat de Tenkodogo a servi de cadre aux membres statutaires du Conseil régional pour l’enfance (CRE) du Centre-Est, de tenir leur session de l’année 2014, grâce à l’appui financier du Projet Fonds de lutte contre la traite et les autres pires formes de travail des enfants de la Coopération allemande. C’est le haut-commissaire, Albert Zongo, représentant le gouverneur, président statutaire du CRE, qui a présidé les travaux dudit conseil, le mardi 03 février 2015.

La situation des enfants dans le Centre-Est dans les domaines de la santé, de l’éducation de base et de la protection sociale pour une réelle promotion des droits de l’enfant, a été au centre des échanges cours des travaux de cette session de l’année 2014 du Conseil régional pour l’enfance (CRE) du Centre-Est. Les membres statutaires se sont également approprié le dispositif institutionnel de promotion des Droits de l’Enfant défini par le Conseil national pour l’enfance (CNE), et ont eu des connaissances du fonctionnement du Secrétariat permanent du Conseil national pour l’enfance (SP/CNE), suivi des échanges. Créé par décret du 20 février 2014, le CNE est l’organe qui assure les fonctions d’orientation, de concertation et de décision pour la mise en œuvre des stratégies de la survie, de la protection, et de la participation de l’enfant au développement du Burkina Faso.

 Au niveau régional, le CNE se décline en Conseil Régional pour l’Enfant, organe chargé de suivre et de coordonner la mise en œuvre du Cadre d’Orientation Stratégique pour la Promotion de l’Enfant (COSPE) dans la région. Le représentant le gouverneur, président statutaire du cadre de concertation régionale, le haut-commissaire Albert Zongo, a dans son intervention, exhorté les participants à cette session à un débat franc et fructueux à même de trouver les meilleures stratégies possibles pour protéger les enfants contre les risques de compromettre leur avenir. La SP/CNE, Mme Kaboré/Bouda Ursule a précisé dans sa communication, que les Conseils régionaux pour l’enfance sont chargés de suivre et de coordonner la mise en œuvre du COSPE à travers l’adoption de plans régionaux pour l’enfance et faire des bilans annuels de suivi. «En somme, le CRE doit jouer un rôle de veille sur la situation des enfants dans la région, d’interpellation du gouvernement individuellement ou collectivement à travers des propositions concrètes, de suivi évaluation des plans et programmes, de plaidoyer et d’appui à la mobilisation des ressources pour les enfants», a conclu la SP/CNE, Mme Kaboré/Bouda Ursule. Le DRASSN du Centre-Est, Naki Michel Kaboré a dans sa communication, expliqué que de par sa situation géographique et sociologique, le Centre-Est est un lieu privilégié de départ d’enfants, et l’une des principales zones pourvoyeuses d’enfants de la rue pour la ville de Ouagadougou et de bien d’autres villes du pays.

On retient aussi de sa communication, que les pratiques socioculturelles telles le rapt, la litho, le don de fille, le sororat, sont monnaie courante dans la région du Centre Est. Une enquête réalisée en 2008 dans certaines régions dont celle du Centre-Est pour le compte du ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale (MASSN), révèle que l’âge moyen au mariage des filles est de 14 ans en milieu rural et de 16 ans en milieu urbain. Ce mariage précoce chez la petite fille ne manque pas des conséquences sur le plan sanitaire, éducationnel, socio-familial et économique. Le taux de prévalence de l’excision dans la région est de 89,5 % chez les femmes de 15 à 49 ans, témoigne une enquête démographique et de santé réalisée entre mai 2010 et janvier 2011.

 Classant ainsi le Centre-Est comme la première région en matière de prévalence de l’excision chez les filles en âge de procréer. A cet effet, Naki Michel Kaboré a fait savoir que le tribunal de Tenkodogo a condamné neuf personnes à l’emprisonnement de huit à six mois ferme et une personne à quatre mois ferme. Deux complices ont été condamnés à six mois assortis de sursis et 150000 Francs CFA d’amende.Ce tableau noir qui a été présenté aux membres statutaires du CRE, dépeint la situation des enfants en particulier dans le Centre-Est, et commande que des actions fortes soient prises. C’est notamment la création d’une chaine de solidarité au plan local pour la prise en charge des enfants vulnérables et d’un réseau de protection de l’enfance pour une synergie d’action des intervenants, pour un mieux-être de cette frange vulnérable de la population.

Bougnan NAON

                                                                                                                               AIB

11:19 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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