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2015.02.11

Lutte contre le travail des enfants dans les champs de coton

Lutte contre le travail des enfants dans les champs de coton

Les pairs éducateurs dressent leur bilan de 2014

    téléchargement (1).jpgFada N’Gourma (AIB) - La Direction Régionale du Travail et de la Sécurité Sociale (DRTSS) de l’Est a organisé un atelier à Fada N’Gourma, le lundi 29 décembre 2014, pour faire le bilan des activités des pairs éducateurs intervenant auprès des cotonculteurs dans la lutte contre le travail des enfants.

 

Pour lutter efficacement contre la traite et les pires formes de travail des enfants dans les champs de coton, la direction régionale du travail et de la sécurité sociale de l’Est a mis en place, avec le soutien technique et financier du Programme Santé sexuelle/Droits Humains (PROSAD), des pairs éducateurs dans les communes de Fada N’Gourma et de Matiacoali. Leur rôle est de sensibiliser leurs pairs cotonculteurs aux règles régissant le travail des enfants. Trois villages sont essentiellement concernés à savoir Natiaboani, Nassougou et Tanwalbougou. Ils sont au nombre de 36 (12 à Natiaboani, 10 à Tawalbougou, 10 à Nassougou, 2 à l’union régionale des producteurs de coton et 2 à l’union provinciale). Depuis 2009 qu’ils sont formés et installés, la direction régionale du travail procède chaque fin d’année à une évaluation de leurs activités pour un bilan annuel et aussi pour prendre connaissance des difficultés rencontrées et l’impact de ces activités menées. L’atelier-bilan de l’année 2014 s’est tenu dans la salle de conférence de la mairie de Fada N’Gourma le lundi 29 décembre. Ce fut aussi l’occasion pour le directeur régional du travail, Pogbi Félix Kiemtoré, de faire aux participants un rappel des textes régissant le travail des enfants.

Des bilans exposés par les différentes cellules, il ressort que plusieurs activités de sensibilisation ont permis de toucher des centaines de personnes. Ces sensibilisations, selon les porte-paroles, ont été menées à des endroits divers tels lors des travaux communautaires, les mariages, les baptêmes et les jours de marché. En termes de difficultés, ils ont surtout souligné l’insuffisance des moyens de travail (engins pour les déplacements, carburant, motivation). Les pairs éducateurs ont aussi suggéré que la direction du travail leur confectionne des badges pour faciliter leurs interventions dans les différentes localités.

Pour le directeur régional du travail et de la sécurité sociale, Pogbi Félix Kiemtoré, les bilans d’activités sont satisfaisants. «Nous nous sommes rendus compte que les pairs éducateurs font leur travail malgré la modestie des moyens. C’est à la limite du volontariat parce qu’il n’y a pas un fonds disponible pour eux. Nous sommes satisfaits car ils ne se sont pas découragés et ont pris des initiatives supplémentaires pour sensibiliser leurs pairs», a-t-il fait savoir. Pour ce qui est des difficultés évoquées, il a confié que «nous reconnaissons tous les difficultés qu’ils ont posées mais nous leur demandons de continuer les efforts pendant que nous poursuivons la recherche d’autres partenaires pour les accompagner davantage».

Le haut-commissaire du Gourma, Aboubacar Traoré, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux a salué l’initiative de la direction régionale du travail et PROSAD, pour son accompagnement. Il a indiqué dans son discours que 41,1% des enfants âgés de 5 à 17 ans au Burkina sont concernés par le phénomène de travail des enfants.

Daniel ZONGO

 

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