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2015.02.12

Lutte contre les grossesses non désirées et précoces en milieu scolaire

  lutte-contre-les-grossesses-non-desirees-et-precoces-en-milieu-scolaire-_54dc7f7880424_l220_h230.JPGLutte contre les grossesses non désirées et précoces en milieu scolaire.

Leo (AIB) Le Cadre de Concertation des ONG et Association Actives en Education de Base du Burkina Faso renforce les capacités de ses animateurs.

Le CCEB a organisé les 03 et 05 février 2015 à Léo, un atelier de formation sur la santé de la reproduction des jeunes au profit des animateurs/trices dudit. C’était en présence du secrétaire exécutif du CCEB Seydou Ouédraogo. Les grossesses des adolescentes constituent de plus en plus un sujet de préoccupation pour les Etats et la communauté internationale. Selon le fond des Nations Unies pour la population (UNFPA), environ 16millions de filles âgées de 15 à 19 ans donnent naissance chaque année. 

Au Burkina Faso, la situation est encore plus préoccupante. Le rapport de l’enquête démographique et de santé indique que 13% des adolescentes en milieu urbain et 29%en milieu rural sont en grossesse ou sont des mères pour la première fois à cet âge où la femme n’est pas encore mature. Dans les zones d’intervention du projet (Boromo, Dori, Léo, Orodara et Yako) selon les données issues des 233 écoles primaires et 41 établissements secondaires, de 2011 à 2014, on compte 62 cas de grossesses non désirées pour le primaire et 311pour le secondaire. Malgré la partialité de ces données, elles ne présentent que les seul cas enregistrés. Les grossesses non désirées constituent de nos jours un phénomène entrainant de nombreuses conséquences comme les complications durant la grossesse et lors l’accouchement qui demeurent les principales causes de décès par les adolescents. Une situation qui met à nu la responsabilité des parents, des concernés, des responsables éducatifs et de toute la société entière. 

Au regard de l’ampleur du phénomène tant dans les écoles que dans la société, le CCEB a choisi de s’attaquer à l’une de ces causes; les grossesses non désirées et précoces en milieu scolaire à travers un projet dénommé «Projet de lutte contre les grossesses précoces et non désirées en milieu scolaire». Financé par l’ONG Diakonia à travers son programme fonds commun genre, l’objectif de ce projet est de contribuer à stabiliser les filles adolescentes en milieu scolaire dans les communes ciblées. Selon le secrétaire exécutif du CCEB, Seydou Ouédraogo un des axes su projet est de développer des compétences au niveau local pour engager des procédures des émissions radio, d’autre types d’information et de plaidoyer d’une part envers les parents et les décideurs locaux. Et d’autre part des causeries de la sensibilisation et d’information en direction des élèves qui sont les victimes de ces situations a-t-il indiqué. 

Il s’agit pour lui d’amener les jeunes (ndlr; filles et garçons) à prendre conscience de tout ce qu’ils font et le risque dans lequel se mettent à travers un certain nombre d’actes. Ce projet doit toucher le maximum de filles et de garçons en âge de procréer étant dans le milieu scolaire, afin qu’ils soient informés et imprégnés de tout ce qu’il ya autour de l’acte sexuel et qu’ils soient beaucoup plus attentifs et prennent un peu plus de précaution par rapport à ce type de comportement a-t-il relevé. Ce qui leur permettra d’avoir de comportement responsable en matière de sexualité. Il a en outre décrié la démission des parents qui fait que les enfants sont victimes en ce sens qu’ils refusent d’aborder la question de sexualité avec leurs enfants, et du coup on les expose parce que dans l’ignorance elles posent des actes à risque. 

A l’endroit des élèves, il les invite à s’ouvrir et de communiquer avec les adultes responsables capables de leur apporter la bonne information. Et de saisir l’opportunité de ce programme pour pouvoir prendre véritablement conscience des risques dans lesquels ils se mettent et aussi de protéger leur corps. Pour les garçons, les conséquences ne sont pas aussi plus dramatiques que pour les filles a-t-il fait remarquer. Elles sont obligées souvent d’abandonner leurs études et quelques fois chassées de leurs familles et elles sont les seules à payer les pots cassés a-t-il expliqué. Plus que les garçons c’est elles qui doivent mieux connaitre leur corps, mieux prendre conscience des risques et être ferme sur un certain nombre de précaution quand d’une façon ou d’une autre elles doivent aller à l’acte sexuel.

72 heures durant, les participants à l’atelier se sont renforcé les capacités à travers les différents modules relatifs au thème développés par le formateur du CCEB M. Biyen. Ils ont en outre pris l’engagement d’être des relais du réseau auprès de la communauté de base à travers des activités de sensibilisation et de plaidoyer sur la santé de la reproduction de jeunes en vue de lutter contre les grossesses précoces et non désirées en milieu scolaire. 

En marge de cette session des animateurs, les responsables coutumiers et religieux, les enseignants, la presse, les élèves se sont aussi en atelier au cours duquel ils ont eu droit à une présentation sur l’état des lieux des grossesses non désirées et précoces dans la commune, suivi d’échanges. Au regard de l’urgence de la situation, les participants ont élaboré un programme d’activités à mener à travers la commune pour contribuer à lutter contre le phénomène des grossesses non désirées et précoces en milieu scolaire. La première responsable du CCEB/Sissili Assata Bationo/Ziba, s’est félicité de la pleine participation de tous aux différents échanges et de leur engagement à faire de lutte contre les grossesses non désirées et précoces leur cheval de bataille dans l’intérêt bien compris de tous.

 

Olivier Alexandre NIGNAN

AIB/Léo

 

11:32 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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