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2015.02.16

Education préscolaire : Un syndicat pour le renouveau

Les acteurs de l’éducation préscolaire ont désormais leur syndicat. Un « bébé » baptisé au nom du Syndicat national des professionnels de l’éducation préscolaire (SYNAPEP). Les raisons qui ont guidé sa création, les objectifs poursuivis, les actions futures… ont été dévoilées à la presse le samedi 14 février 2015 à Ouagadougou.

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C’est un bureau composé de 12 membres qui se chargeront des destinées du tout nouveau syndicat de l’éducation préscolaire. Premier du genre, le besoin s’est manifesté après un constat de désintérêt de la grande famille de l’éducation vis-à-vis du corps. En effet, explique le secrétaire général du nouveau syndicat : « l’éducation préscolaire était défendu par le syndicat national des travailleurs de l’action sociale qui se voit aujourd’hui orphelin au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ». Aussi, les acteurs de préscolaire n’auront pas apprécié les récentes prises de position dudit syndicat par rapport à la prise en compte des professionnels de l’éducation préscolaire titulaire de diplôme universitaire dans la reconversion en enseignant du post-primaire. Il en été de même pour le statut particulier de l’enseignant. Des exemples parmi tant d’autres, selon Bonaventure Belem, secrétaire général du syndicat qui ont entrainé la naissance de cette corporation, « honnête et crédible qui défendre les intérêts matériels et moraux des professionnels de l’éducation préscolaire évoluant au Mena ». Le réveil des moniteurs, éducateurs et inspecteurs d’éducation de jeunes enfants a donc sonné, à en croire M. Belem, qui estiment par ailleurs que la période post-insurrectionnelle est une aubaine pour poser les jalons d’un système éducation performant en général et d’une éducation préscolaire de qualité en particulier.

SYNAPEP n’est pas de trop….

« Le syndicat national des professionnel de l’éducation préscolaire n’est pas un syndicat de trop mais un syndicat complémentaire… », a noté Bonaventure Belem. C’est une force qui vient s’ajouter à celles déjà existantes pour la cause de l’éducation préscolaire qui est malheureusement le parent pauvre du système éducatif. Le taux de préscolarisation est, en effet, peu reluisant au Burkina Faso, d’après les acteurs, qui dressent un bilan mitigé et un désintérêt absolu de l’Etat par rapport au domaine, préférant le laisser au privé. Le préscolaire ou encore l’école maternelle est présent au pays des hommes intègres depuis 1958. Le taux n’est cependant que de 4%, 57 ans après. Autrement dit, au niveau national, il y a moins de 107 centres d’éveil préscolaire publique contre plus de 300 structures privées. Ces chiffres, selon le secrétaire datent de 1999, et qui démontre le dédain de l’Etat qui s’est désolidarisé de son rôle régalien dans la promotion de l’éducation préscolaire. « Le faible taux, faut-il le signalé est enregistré grâce au privé. Nous estimons cependant que le privé ne doit pas l’emporte sur le publique. L’Etat doit jouer pleinement son rôle dans la promotion de l’éducation », précise le secrétaire général. Le SYNAPEP poursuit au total 10 objectifs dont entre autres, l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels de l’éducation préscolaire, la promotion de l’éducation en général et l’éducation préscolaire en particulier, etc.

En entendant l’élaboration d’une plateforme revendicative qui portera éventuellement sur le relèvement du taux de l’indemnité de logement, l’octroi de l’indemnité aux professionnels de l’éducation, le statut particulier etc… le Synapep entend accorder une place importante à la formation des militants pour une plus grande efficacité. Le mandat du bureau national prévu pour durer cinq ans est placé sous le signe de l’unité, de la solidarité et du sacrifice.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

 

 

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Commentaires

Bon vent au nouveau syndicat.Le secteur de l'éducation préscolaire est vraiment délaissé par l'état.

Écrit par : BOUDA Lucien | 2015.02.16

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