topblog Ivoire blogs

2015.02.16

Le ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale élabore une stratégie nationale et un plan d’action à son encontre.

 Lutte contre le mariage précoce

Le ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale élabore une stratégie nationale et un plan d’action à son encontre. 16/10/2014

 le-ministere-de-l-action-sociale-et-de-la-solidarite-nationale-elabore-une-strategie-nationale-et-un-plan-d-action-a-son-encontre-_543fac2021f5b_l220_h230.JPG

Koudougou, (AIB)- Le secrétaire général du ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale M. Adjima Gbangou a présidé le 14 octobre dernier à Koudougou, l’ouverture d’un atelier d’élaboration d’une stratégie nationale et d’un plan d’action de lutte contre le mariage précoce au Burkina Faso. Cet atelier d’une durée de quatre jours regroupe trente deux participants, tous des personnes ressources ou experts dans le domaine du mariage précoce ou forcé provenant de différents ministères, institutions, associations et ONG.

Le mariage précoce est aujourd’hui un phénomène courant au Burkina Faso, et cela a été démontré à travers une enquête réalisée en 2008 par l’INSD et l’UNICEF. Cependant, le mariage des adolescentes pose le problème de l’accès aux services en matière d’éducation, de santé et d’opportunité économique et socioprofessionnelle. Face à cette situation, l’Etat burkinabè à travers le ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale déploie depuis des années, des activités de sensibilisation à l’endroit des populations en général et des leaders d’opinion en particulier. Aux côtés du ministère de l’action sociale, d’autres départements ministériels et de structures de la société civile mène également la lutte. Eu égard donc aux efforts déployés de part et d’autre, il apparait nécessaire de créer un cadre d’intervention uniformisé à travers lequel tous les acteurs de lutte pourront se référer dans leurs actions. C’est dans cet optique que le département de Dominique Alain Zoubga en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, avec comme chef de fil, l’UNICEF a initié cet atelier conjoint dont l’objectif est l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre le mariage précoce dans notre pays et un plan d’action national. A travers ce plan d’action national, le ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale ambitionne créer un cadre d’échanges entre personnes ressources, acteurs et intervenants sur la problématique du mariage précoce; élaborer un premier draft d’une stratégie nationale et d’un plan d’action national de lutte contre le mariage précoce. En procédant à l’ouverture de l’atelier, le secrétaire général du ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale M. Adjima Gbangou a indiqué que selon l’enquête démographique et de santé à indicateurs multiples de 2010, l’âge médian des femmes à la première union est estimé à 17,8 ans. Une situation encore beaucoup plus accentuée dans la région du Sahel où cet âge est de 16,1 ans. Quant à l’annuaire statistique du MASSN de 2012, il rapporte que 1133 cas de mariages forcés et 307 cas de mariages précoces sont survenus en 2011 a indiqué le secrétaire général. Cette donne a souligné M. Gbangou, ne favorise pas l’accès des femmes aux services sociaux de base telles la santé et l’éducation. Selon lui, les mariages précoces ou forcés, en plus de contribuer à la déscolarisation des filles, empêchent les victimes de participer pleinement à la vie de leur famille et de leur communauté et de jouir de leurs droits en tant que citoyennes, car n’ayant jamais presque droit à la parole, même sur des questions qui les concernent. Conscient des graves conséquences des mariages précoces sur la vie des jeunes filles, le gouvernement a initié diverses actions avec l’appui de ses partenaires en vue de lutter contre ce phénomène. Il s’agit entre autres, l’élaboration de la mise en œuvre du projet pilote dénommé ‘’éliminer le mariage des enfants au Burkina Faso’’ de 2008 à 2010; l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme de lutte contre le rapt des filles dans la région de l’Est; la mise en place d’une coalition de lutte contre les mariages précoces qui regroupe des ONG et des associations…

Tout en insistant sur l’importance des résultats attendus de cet atelier de formation, le secrétaire général du ministère de l’action sociale et de lza solidarité nationale a tenu à rendre hommage au nom du gouvernement burkinabè, les efforts des partenaires techniques et financiers qui accompagnent l’Etat dans la lutte contre le phénomène des mariages précoces et forcés. Il s’agit notamment de l’UNICEF, de l’UNFPA et Population Concil.

François KABORE

 

10:01 Publié dans PROMOTION ET PROTECTION DE LA FAMILLE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Les commentaires sont fermés.