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2015.02.23

Lutte contre les mutilations génitales féminines: l’association AFUTA sensibilise à Andemtenga

Lutte contre les mutilations génitales féminines

 

 

                                L’association AFUTA sensibilise à Andemtenga

 

 

Koupéla, (AIB) - L’association femmes unies teega-wende de l’avenir (AFUTA) a organisé le vendredi 23 janvier 2015 une rencontre de sensibilisation sur les méfaits des mutilations génitales dans la commune de Andemtenga, province du Kourittenga.

 

Présidée par le préfet du département de Andemtenga, Mariam Sangaré Diallo,l’association femmes unies teega-wende de l’avenir (AFUTA) en collaboration avec le Comité permanent de lutte contre la pratique ont organisé en faveur des femmes de Andemtenga une rencontre de sensibilisation. Cette rencontre a regroupé la quasi-totalité des autorités communales, des leaders d’opinion et surtout des femmes de la commune de Andemtenga.

Au nombre des participants figuraient les représentantes des femmes, les autorités communales, coutumières et religieuses issues des 27 villages administratifs de Andemtenga. Au cours de la rencontre, l’AFUTA fortement engagée dans la lutte contre l’excision à Andemtenga, a sensibiliser les participants en leur faisant étalage de la définition, des fondements et des conséquences de l’excision. Toutes les confessions religieuses ont étés représentées à l’appel de l’AFUTA et les participants auront donc pour mission de passer l’information. L’AFUTA a également décliné les dispositions juridiques prises par le gouvernement burkinabè en matière de la luttelutte-contre-les-mutilations-genitales-feminines-l-association-afuta-sensibilise-a-andemtenga_54e72e441f4fa_l220_h230.JPG contre ce phénomène. Plusieurs cas d’excision ont été recensés en 2014 dans la province du Kourittenga, toute chose qui a motivé l’association avec l’appui du comité national de lutte contre l’excision à initier cette journée de sensibilisation à Andemtenga. L’association teega-wende de l’avenir a été créée en 2006 avec pour vocation le renforcement des capacités socio-économiques des femmes. Elle a mené plusieurs activités notamment: des rencontres au niveau villages, des causeries avec images à l’appui avec les animatrices de l’association, des soutiens aux femmes démunies.L’excision est le plus souvent liée aux problèmes pécuniaires des femmes. «Elles la pratiquent parce qu’elles ont besoin d’argent, raison pour laquelle nous essayons de les accompagner avec des activités génératrices de revenus» a déclaré la présidente de l’AFUTA, Carine Kaboré. Selon l’OMS, l’excision demeure un problème de santé publique et provoque environ trois millions (3000000) de décès de filles par an dans le monde. Du reste, au Burkina Faso une loi a été votée à l’assemblée par les députés en 1996. Elle interdit ainsi les mutilations génitales et le 18 mai de chaque année est célébrée la journée nationale de lutte contre l’excision.

 

Amédée W. SILGA

silgaamedee@yahoo.fr

12:33 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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