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2015.02.28

Le monde connaît sa pire crise humanitaire depuis la seconde Guerre mondiale

Amnesty international a publié un rapport sans concessions concernant les violations des droits humains à travers le monde. L'année 2014 aura été la pire des années depuis la fin de la seconde Guerre mondiale.
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C'est un rapport choc qui a été publié par Amnesty international. L'ONG a fait le recensement de tous les manquements aux droits fondamentaux à travers la planète. C'est principalement l'impact des guerres et des différents conflits sur les populations qui ont été étudiés. « Conséquence tragique de l'incapacité de la communauté internationale à faire face au nouveau visage des conflits, la crise des réfugiés est l'une des plus graves que le monde ait jamais connues. ». Des mots très durs et lourds de sens pour qualifier la situation de l'année 2014 qui s'est terminée il y a peu. Dans le détail c'est principalement le conflit en Syrie qui est pointé du doigt. Avec plus de 60% de la totalité des réfugiés à travers le monde, la guerre qui dure depuis plus de quatre outre son aspect meurtrier, est aussi un véritable bourbier humanitaire.

Si les guerres sont considérées comme les premières causes de la crise humanitaire globale, c'est aussi l'attitude de certains États qui est mise en avant. Un laisser faire considéré comme inadmissible par l'ONG qui ressort les promesses de plusieurs pays qui n'ont pas été tenues. C'est notamment le cas de la France qui s'était engagée à accueillir plusieurs centaines de réfugiés syriens et qui est environ 50% en dessous de ce qu'elle avait pourtant promis. Mais les syriens ne sont pas les seules victimes des conflits. Amnesty international a aussi mis en avant les conditions épouvantables qui prévalent en Libye, au Soudan, en Centrafrique, en Afghanistan ou encore en RDC.

L'année 2015 pourrait être encore plus tragique

Si ce rapport est sans concessions et pointe les causes et les conséquences, l'année 2015 pourrait être encore plus tragique. C'est en tous les cas l'inquiétude qu'à l'ONG. Aucune amélioration n'est effectivement en vue, qu'il s'agisse de la guerre en Syrie ou en Libye par exemple. L'implantation de l'État islamique dans différents endroits du globe pourrait également provoquer de nouveaux conflits et surtout avoir des conséquences désastreuses sur les populations. Encore une fois, comme ce fut le cas en Irak notamment, les civils sont les premières victimes des atrocités commises et leur protection n'est pas assurée par la communauté internationale qui a, selon l'ONG, le devoir d'agir.

Avec la recrudescence des actions de Boko Haram au Nigeria, l'extension des risques terroristes dans tout le Sahel, la répression au Zimbabwe, la présence de rebelles en RDC, la situation catastrophique au Darfour, les conditions de vie compliquées en Somalie où les Shebab agissent toujours, la crise centrafricaine qui n'en fini plus, les pourparlers qui traînent au Mali concernant le nord du territoire ; l'Afrique se retrouve face à de très nombreux défis. Amnesty international appelle les pays concernés à prendre leurs responsabilités pour que les civils cessent d'être les victimes des conflits de toutes sortes et que les crises humanitaires puissent être endiguées. Il n'en reste pas moins que ce rapport si il informe le monde de la réalité des faits, n'aura probablement pas d'incidences concrètes sur le terrain.

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Un sexagénaire arrêté pour avoir transmis volontairement le VIH/SIDA à au moins 22 mineures

Ouagadougou - Un séropositif de 63 ans qui a transmis volontairement le VIH/SIDA à au moins 22 jeunes filles âgées entre 13 et 16 ans, a été arrêté à Ouagadougou, selon un communiqué publié mercredi par la gendarmerie nationale.
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A l'étape actuelle de l'enquête, la gendarmerie a identifié 22 victimes actuellement soumises à des tests en vue de déterminer leur statut sérologique.

"Cette liste n'est pas exhaustive, certaines victimes craignant d'être stigmatisées, ne se sont pas déclarées", a expliqué la gendarmerie.

Le présumé coupable est un haut cadre à la retraite qui profiterait des largesses de son fis expatrié en Europe pour mener une vie de débauche, avec une préférence pour les filles mineures dans un quartier de Ouagadougou.

"Le pire est que ce monsieur est conscient de son statut de séropositif. Nonobstant cela, il s'adonnait à des rapports sexuels non protégés avec ses multiples partenaires dans le but de leur transmettre volontairement sa maladie, un acte prévu et puni par la loi au Burkina Faso", souligne le communiqué.

Agence d'information du Burkina
ndt

 
 
 

 

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La Croix-Rouge vient en aide à 1 700 déplacés dans l' est du Burkina Faso

Quelque 1 700 personnes ayant fui les violences qui ont éclaté dans la province de Kompienga, dans l'est du Burkina Faso, recevront dès samedi une assistance humanitaire de la Croix-Rouge burkinabé, a-t-on appris d'un communiqué publié vendredi par le CICR.


"En janvier, il y a eu une série de violents affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs. Nous sommes préoccupés par le fait que la plupart des victimes de ces violences ont presque tout perdu. Leurs cases et leurs greniers ont été incendiés, et seules quelques maisons en dur ont été épargnées à Diapenga", a expliqué dans le communiqué Lazare Zoungrana, directeur national de la Croix-Rouge burkinabé.

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Les personnes qui ont fui les violences se sont réfugiées principalement à Pama, le chef-lieu de la province. "Elles sont en train de retourner progressivement dans leurs villages respectifs, mais se retrouvent à devoir dormir à la belle étoile avec leur bétail, tandis que leurs réserves de nourriture ont été détruites", ajoute Lazare Zoungrana.

Pour faciliter leur réinstallation, chaque famille recevra des biens de première nécessité, comme des ustensiles de cuisine, des bâches, des nattes, des pagnes, des moustiquaires, des seaux, des jerricanes, du savon et des articles d'hygiène personnelle, ainsi que de la nourriture pour un mois.

Cette opération humanitaire vise aussi à apaiser les tensions intercommunautaires qui se manifestent de manière récurrente dans cette région du pays.

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2015.02.24

Listes électorales : le programme des inscriptions

Le président de la CENI informe le public et particulièrement les acteurs du processus électoral que l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales se déroulera du 03 mars 2015 au 18 mai 2015 sur tout le territoire national suivant un plan de déploiement qui le reparti en six (06) zones, conformément au programme ci-dessous.

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Programme de l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales 2015

ZONES

    PROVINCES COUVERTES

PERIODE D’ENROLEMENT ET NOMBRE D’EMPLACEMENTS

 

1

 

Oudalan-Seno-Soum-Yagha-Bam-Namentenga-sanmatenga-kourwéogo



03Mars au 09Mars 2015

 

 

2186 emplacements

 

2

 

Bazega-Nahouri-Zoundwéogo-Oubritenga-Lorum-Yatenga-Zondoma-Passoré

 

 

 

17Mars au 23 Mars 2015

 

 

2152 emplacements

 

3

 

Boulkiemdé-sanguié-Sissili-Ziro-Bougouriba-Ioba-Noumbiel-Poni

 

 

31Mars au 06 Avril 2015

 

2219 emplacements

 

4

 

Balé-Banwa-Kossi-Mouhoun-Nayala-Sourou-Comoé-Léraba-Kénédougou-Tuy

 

 

14 Avril  au 20 Avril 2015

 

2188 emplacements

 

5

 

Gnagna-Gourma-Komondjari-Kompienga-Tapoa-Boulgou-Koulpélogo

 

 

28 Avril au 04 Mai  2015

 

2146 emplacements

 

6

 

Kadiogo-Houet-Kouritenga-Ganzourgou

 

12Mai au 18 Mai 2015

 

2120 emplacements

 

 

                                                 Pour le Président et par Délégation

                                                         Le Secrétaire Général

                                                                           

                                                                     

                                                           Dramane Ernest DIARRA

                                                             Officier de l’Ordre National

 

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La journée internationale de la femme célébrée dans la sobriété le 08 mars prochain au Burkina Faso

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La journée internationale de la femme célébrée dans la sobriété le 08 mars prochain au Burkina Faso

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Ouagadougou, 23 fév.2015 (AIB)- La journée internationale de la femme sera célébrée le 08 mars prochain dans la sobriété au Burkina Faso avec un budget de 82 millions de FCFA, dans un contexte de transition après la chute de Blaise Compaoré, a-t-on appris samedi dernier auprès des organisateurs.

"En comparaison avec les années précédentes, la célébration du 08 mars sera plus sobre cette année, sur une demande de 110 millions de F CFA, seulement 82 millions ont été mis à la disposition des femmes", a déclaré la ministre de la Promotion de la Femme et du Genre, Bibiane Ouédraogo, précisant que ce montant  représente le quart des sommes  habituellement investies.

" Nous voulons être sobre dans la forme, mais grandiose dans le fond. L’important n’est pas le 'Djandjoba' (une fête grandiose en langue Dioula,  ndlr), mais l’impact que cela peut produire pour que des vies puissent changer", a-t-elle estimé.

Les femmes qui représentent plus de 54% des 17 millions d’habitants du Burkina Faso vont célébrer cette journée sous le thème "Autonomisation économique des femmes : accès à la formation professionnelle et à l’emploi".

Selon  Mme Ouédraogo,  la préoccupation principale des femmes demeure leur autonomisation économique.

"Pour avoir accès à l’autonomisation économique, il faut vraiment une formation et avoir aussi des ressources", a-t-elle rappelé, émettant l'espoir qu'à travers ce thème, ‘’les femmes puissent être équipées et instruites".

Selon les organisateurs, cette année les activités se dérouleront sur une semaine dénommée ‘’Semaine de la femme’’ et comprendront l’organisation d’un atelier pour présenter le bilan de la mise en œuvre des recommandations du 8 mars et du Forum national des femmes en 2014,  une conférence pour faire l’analyse de la situation de l’autonomisation économique des femmes dans chaque région et la proposition de stratégies pouvant permettre de booster l’autonomisation économique des femmes.

Ce programme comprend également la célébration de mariages collectifs, des activités culturelles et sportives et la réalisation d’émissions radio-télévisées sur le thème de la Journée.

Agence d’information du Burkina

ndt/

09:30 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2015.02.23

LES MINISTRES DU GENRE DE LA CEDEAO ADOPTENT DES PROJETS DE TEXTES FONDAMENTAUX SUR L’EGALITE ENTRE LES SEXES

LES MINISTRES DU GENRE DE LA CEDEAO ADOPTENT DES PROJETS DE TEXTES FONDAMENTAUX SUR L’EGALITE ENTRE LES SEXES

La Ministre du Genre, de l enfant et de la Protection sociale du Ghana, Honorable Nana Oye Lithur_l220_h230.JPG

Ouagadougou, 18 janv. 2014 (AIB)- Les ministres du Genre de la CEDEAO, réunis du 16 au 17 janvier 2015 à Dakar, au Sénégal, ont adopté trois documents fondamentaux dont la mise en œuvre contribuerait à garantir une prise en compte plus appropriée des questions de genre à tous les niveaux d’intervention au plan régional.

Il s’agit du projet d’Acte additionnel sur l’égalité des droits entre les femmes et les hommes pour le développement durable dans l’espace CEDEAO, du projet de Plan d’action de la CEDEAO pour le Genre et le Commerce ainsi que du projet de Cadre et de Plan d’action de la CEDEAO sur le Genre et la Migration.

Concernant le projet d’Acte additionnel sur l’égalité des droits entre les femmes et les hommes pour le développement durable dans l’espace CEDEAO, il a été adopté sous réserve de certains amendements. Il a été décidé de soumettre le document finalisé à l’ensemble des ministres du Genre avant sa présentation au Conseil des ministres de la CEDEAO.

S’agissant du projet de Plan d’action de la CEDEAO pour le Genre et le Commerce, il a été adopté sous réserve du rajout de certaines questions relatives aux produits d’élevage et à la pêche.  

Quant au projet de Cadre et de Plan d’action de la CEDEAO sur le Genre et la Migration, les ministres l’ont adopté sans réserve.

Cette réunion ministérielle a également examiné plusieurs autres dossiers, notamment la Déclaration d’Accra relative à la protection sociale, la situation des 200 jeunes filles enlevées en avril 2014 par le groupe terroriste Boko Haram à Chibok, au Nigeria, le rapport de mise en œuvre de la politique genre de la CEDEAO, le rapport sur la situation du genre en Afrique de l’Ouest tout comme la riposte à l’épidémie à virus Ebola dans la région.

Pour le rapport de mise en œuvre de la politique genre de la CEDEAO, les participants ont recommandé d’élargir l’accès aux crédits aux femmes à l’élevage et à la pêche et de parler désormais de la «santé de la femme» en lieu et place de «santé maternelle».

S’agissant du rapport sur la situation du genre en Afrique de l’Ouest, il a été adopté sous réserve de la prise en compte des observations faites par les participants. Toutefois, il a été demandé aux Etats membres d’actualiser leurs données sur le Genre et de les transmettre au Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG) basé à Dakar, au Sénégal, de sorte que celles-ci reflètent les réalités du moment.

Par rapport à la maladie à virus Ebola dans la région, la réunion, tout en saluant les mesures prises par la CEDEAO pour freiner la propagation de la maladie, a recommandé entre autres, la création d’un fonds de gestion des maladies (période post épidémique) ainsi que la réalisation d’une étude sur Genre et Ebola en Afrique de l’Ouest pour pouvoir justifier de la mise à disposition de ressources par les gouvernements.

Les ministres ont d’ailleurs saisi cette occasion pour exprimer leur reconnaissance à l’espace communautaire et à la communauté internationale pour leur soutien dans la lutte contre la propagation du virus Ebola dans la région.

Autre document adopté par cette réunion, la Déclaration d’Accra sur la protection sociale. Cependant, suite aux observations de la commissaire chargée des Affaires sociales et du Genre de la Commission de la CEDEAO sur les dénominations différenciées des ministères en charge du Genre et des Affaires sociales dans les Etats membres, les participants ont préconisé la mise en place d’une assemblée des ministres en charge des Affaires sociales et du Genre qui permettrait de regrouper le genre, l’enfance et la famille. 

Les ministres ont également adopté à l’unanimité une Déclaration sur l’enlèvement des 200 jeunes filles de Chibok et d’autres personnes, notamment de femmes et d’enfants, perpétrés au nord du Nigeria par des insurgés et exigé leur libération immédiate et  sans condition.

Ils ont condamné avec la plus grande fermeté ces enlèvements, qu’ils qualifient d’actes criminels, et le recrutement de jeunes filles pour commettre des attentats-suicides à la bombe, incendier des villages et détruire des infrastructures dans le nord du Nigeria par  Boko Haram.

A la cérémonie de clôture, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance du Sénégal, Mme Mariama Sarr, et celle du Genre, de l’Enfant et de la Protection sociale du Ghana, l’honorable Nana Oye Lithur, dont le pays assure actuellement la présidence en exercice de la CEDEAO, se sont félicitées des conclusions de cette rencontre et ont remercié les participants pour la pertinence de leurs réflexions et recommandations.

La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance du Sénégal, Mme Mariama Sarr, a particulièrement émis le souhait de voir les différentes recommandations issues de cette rencontre adoptées respectivement par le Conseil des ministres et la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO.  

Cellule de communication de la CEDEAO

12:40 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Lutte contre les mutilations génitales féminines: l’association AFUTA sensibilise à Andemtenga

Lutte contre les mutilations génitales féminines

 

 

                                L’association AFUTA sensibilise à Andemtenga

 

 

Koupéla, (AIB) - L’association femmes unies teega-wende de l’avenir (AFUTA) a organisé le vendredi 23 janvier 2015 une rencontre de sensibilisation sur les méfaits des mutilations génitales dans la commune de Andemtenga, province du Kourittenga.

 

Présidée par le préfet du département de Andemtenga, Mariam Sangaré Diallo,l’association femmes unies teega-wende de l’avenir (AFUTA) en collaboration avec le Comité permanent de lutte contre la pratique ont organisé en faveur des femmes de Andemtenga une rencontre de sensibilisation. Cette rencontre a regroupé la quasi-totalité des autorités communales, des leaders d’opinion et surtout des femmes de la commune de Andemtenga.

Au nombre des participants figuraient les représentantes des femmes, les autorités communales, coutumières et religieuses issues des 27 villages administratifs de Andemtenga. Au cours de la rencontre, l’AFUTA fortement engagée dans la lutte contre l’excision à Andemtenga, a sensibiliser les participants en leur faisant étalage de la définition, des fondements et des conséquences de l’excision. Toutes les confessions religieuses ont étés représentées à l’appel de l’AFUTA et les participants auront donc pour mission de passer l’information. L’AFUTA a également décliné les dispositions juridiques prises par le gouvernement burkinabè en matière de la luttelutte-contre-les-mutilations-genitales-feminines-l-association-afuta-sensibilise-a-andemtenga_54e72e441f4fa_l220_h230.JPG contre ce phénomène. Plusieurs cas d’excision ont été recensés en 2014 dans la province du Kourittenga, toute chose qui a motivé l’association avec l’appui du comité national de lutte contre l’excision à initier cette journée de sensibilisation à Andemtenga. L’association teega-wende de l’avenir a été créée en 2006 avec pour vocation le renforcement des capacités socio-économiques des femmes. Elle a mené plusieurs activités notamment: des rencontres au niveau villages, des causeries avec images à l’appui avec les animatrices de l’association, des soutiens aux femmes démunies.L’excision est le plus souvent liée aux problèmes pécuniaires des femmes. «Elles la pratiquent parce qu’elles ont besoin d’argent, raison pour laquelle nous essayons de les accompagner avec des activités génératrices de revenus» a déclaré la présidente de l’AFUTA, Carine Kaboré. Selon l’OMS, l’excision demeure un problème de santé publique et provoque environ trois millions (3000000) de décès de filles par an dans le monde. Du reste, au Burkina Faso une loi a été votée à l’assemblée par les députés en 1996. Elle interdit ainsi les mutilations génitales et le 18 mai de chaque année est célébrée la journée nationale de lutte contre l’excision.

 

Amédée W. SILGA

silgaamedee@yahoo.fr

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2015.02.22

Débat : Il faut appliquer la journée continue de travail pour sauver des centaines de vies humaines au Burkina

Dans cette tribune, Noufou Ouédraogo, enseignant-chercheur recommande l’application de la journée continue aux horaires de travail de façon définitive car elle serait une formule salutaire pour le Burkina Faso. Il démontre pourquoi et comment.

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Lorsque vous faites deux va-et-vient entre votre domicile et votre lieu de travail au lieu d’un seul va-et-vient : 
-  vous doublez votre risque de subir des accidents de la circulation ;
-  votre engin consommera deux fois plus de carburant, s’amortira deux fois plus vite et tombera en panne deux fois plus souvent ;
-  Vous risquez de vous fatiguer sans être vraiment productif ;
-  Vous avez deux fois plus de risque d’être en retard au travail ;
-  Vous avez deux fois plus de risque de vous absenter du travail tout simplement (vous pourriez vous absenter le matin ou l’après-midi).
Je pense que les journées de travail continues (instaurées de façon permanente et pas seulement pendant les fêtes) seraient une mesure très salutaire au Burkina Faso. Je suis convaincu qu’en les instaurant sur toute l’étendue du territoire nationale, nous pourrons sauver des centaines, voire des milliers de vies humaines par an. En effet, je considère que les Burkinabès n’ont pas à faire deux fois le va-et-vient quotidien entre leurs domiciles et leurs lieux de travail.

Actuellement, nous avons des heures de pointe quatre fois par jour ouvrable au Burkina : le matin, à la descende de midi, juste avant la reprise de l’après-midi et à la descente le soir. En passant à la journée de travail continue, nous aurons seulement deux fois des heures de pointe par jour : le matin et à la descente. Très logiquement cela contribuera significativement à baisser le nombre d’accidents de la circulation. Et rien que cela serait extraordinairement bien !

Mais en plus du fait que les journées continues peuvent contribuer à sauver des centaines, voire des milliers de vies humaines, elles permettront également aux travailleurs de faire des économies au niveau du carburant et des frais de transport en général. Si vous économisez un demi-litre d’essence par jour, cela vous ferait environ dix mille francs d’économies par mois. Pour beaucoup de foyers au Burkina, une telle économie n’est pas négligeable !

Il faut noter que la journée de travail telle qu’elle est aménagée présentement date probablement des années 60 au moment où nos villes étant très petites et les distances parcourues pour se rendre sur les lieux de travail étaient très faibles. De nos jours, la ville de Ouagadougou par exemple s’est tellement étendue qu’il n’est pas rare de voir des travailleurs parcourir plus de quinze kilomètres par trajet simple pour se rendre à leurs lieux de travail. Multipliez cela par quatre et vous aurez soixante kilomètres à parcourir par jour ouvrable. En soi, parcourir une telle distance à vélo ou à moto sous un soleil de plomb constitue déjà du travail (les travailleurs Burkinabès dans leur majorité n’ont pas de voitures). Mais il s’agit d’un travail ou un effort non productif, pendant lequel vous risquez de faire des accidents de la circulation, en plus de subir la poussière ou la pluie. Pendant ce temps, votre engin consomme du carburant et s’amortit.

Beaucoup de travailleurs ont déjà compris les désagréments de tous ces va-et-vient et passent la pause entre midi et quinze heures sur leurs lieux de travail. Mais les travailleurs ont-ils vraiment besoin d’une aussi longue pause ? J’en doute.

En fait, je vois en la journée de travail continue d’autres avantages. En effet, lorsque vous finissez le travail à 15:00 ou à 15 :30 par exemple :
-  vous aurez plus de temps pour aider vos enfants à faire leurs devoirs de maison. Il est bien connu que l’implication des parents dans l’éducation scolaire des enfants contribue à leur réussite. Je suggère au passage que les journées continues s’appliquent également à l’enseignement primaire, secondaire et supérieur ;
-  Vous aurez également plus de temps pour faire des travaux ménagers ;
-  Vous aurez plus de temps pour faire du sport ou pour profiter d’autres loisirs ;
-  Vous aurez plus de temps pour faire le marché avant de rentrer chez vous et les commerçants auront de ce fait une plus grande clientèle à la descente.

En plus des avantages pour les travailleurs, les journées de travail continues présentent également des avantages pour les employeurs :
-  Premièrement, le fait que le personnel prenne son déjeuner sur le lieu de travail contribue à instaurer et à renforcer une culture d’entreprise positive. En effet, pendant leur pause-déjeuner sur le lieu de travail, les travailleurs développent des relations interpersonnelles propices à la collaboration, et aux échanges d’idées et de connaissances. En fait, la pause-repas est un moment propice d’échanges informels entre personnel pendant lequel des idées et solutions novatrices concernant le travail sont souvent générées. En management, il est bien connu qu’une culture d’entreprise forte, faite de cohésion, de confiance et de partage d’idées, constitue un facteur clé de compétitivité organisationnelle ;
-  Deuxièmement, lorsque votre personnel reprend le travail l’après-midi pour seulement une durée de deux heures et demie, cela n’est pas vraiment productif. En fait, la plupart du temps le service commencera véritablement avec un peu de retard et le personnel s’apprêtera à quitter le travail au moins quelques minutes avant l’heure officiel de descente ; 
-  Troisièmement, la productivité de l’ensemble du personnel pourrait augmenter car les journées de travail continues contribueront à diminuer les retards des après-midi étant donné que le personnel ne quittera pas véritablement le lieu de travail et reprendra alors le service très probablement à temps ;
Les clients et les usagers bénéficieraient également des journées continues. Actuellement, il n’est pas rare de voir dans les services publiques des usagers qui, n’ayant pas pu se faire servir le matin, attendent jusqu’à l’heure de la reprise à quinze heures. Avec les journées continues, ils n’auraient alors qu’à attendre au maximum une heure et le service reprendrait.

Il faut noter qu’on n’a pas nécessairement besoin de restaurants d’entreprise pour instaurer les journées de travail continues. Certains travailleurs apporteront leurs repas au travail. Il suffira juste d’installer des fours micro-ondes pour que le personnel puisse réchauffer son repas en environ deux minutes. De même, il y a beaucoup de restaurants qui proposent des menus à des prix relativement abordables un peu partout dans les villes au Burkina.

Il faut également signaler que les journées de travail continues ne remettent pas nécessairement en question la durée hebdomadaire de travail. Il s’agit tout simplement d’un réaménagement des heures de travail au cours de la journée, sans remettre en cause le nombre total d’heures de travail par semaine.

Je suis sincèrement convaincu que les journées de travail continues répondent très bien aux besoins et attentes des travailleurs et des employeurs (y compris l’Etat bien entendu). Cependant, les acteurs concernés sont habitués à l’aménagement de la journée de travail tel qu’il est aujourd’hui. Mais ce n’est pas parce qu’on a l’habitude de faire quelque chose d’une certaine façon que c’est forcément la meilleure des façons.

Je propose donc que le gouvernement et les organisations syndicales se concertent dans le but d’instaurer la journée de travail continue au Burkina Faso. Il y va de l’intérêt de tous, je pense.

 

Dr. Noufou Ouédraogo
Enseignant-Chercheur

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2015.02.19

Fada (Est): La mort d’un présumé «fraudeur» entraîne une fronde contre la douane

Fada (Est): La mort d’un présumé «fraudeur» entraîne une fronde contre la douane

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Fada, 19 fév. 2015 (AIB)- Des centaines de manifestants accusant la brigade mobile de la douane d’avoir tué jeudi, dans une course poursuite un «fraudeur», ont pris actuellement en otage ses locaux protégés par d’un important cordon sécuritaire, a constaté un journaliste de l’AIB.

Un des quatre présumés trafiquants de moto en provenance du Togo a été mortellement fauché par une équipe de la brigade mobile de la douane aux environs de 3h du matin ce jeudi à Natiaboani, à une soixantaine de km de Fada, a appris l’AIB auprès de témoins.

Quelques heures plus tard, des populations de ladite localité se sont déportées à Fada pour saccager les locaux de la brigade, a constaté l’AIB.

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Cependant elles ont été dissuadées par un important cordon sécuritaire de la gendarmerie, de la police et du 34ème Régiment inter-armes qui a quadrillé l’infrastructure, a encore constaté l’AIB.

Selon notre correspondant sur place, des tractions sont toujours en cours pour ramener les insurgés au calme.

Agence d’information du Burkina

dz-taa

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Interdiction des sachets plastiques : Média’Vert préconise l’implication des populations


                    arton63339.jpgLe sachet plastique par exemple a donc remplacé, sinon acquis la prédominance sur les paniers, les sacs en coton dans la majorité des foyers burkinabè. Dans un contexte social marqué par la pauvreté de la plupart des ménages, le coût très réduit de ces sachets fait que les communes et villages sont en train de devenir, s’ils ne le sont déjà, des dépotoirs de sachets en plastique de toutes sortes. Résultat, le Burkina Faso est confronté à de nouveaux problèmes d’environnement. Les résidus plastiques causent de sérieux problèmes de santé, d’environnement et compromettent les activités socio-économiques.
C’est donc avec satisfaction qu’en tant qu’Association de journaliste pour la Protection de l’environnement, Média’vert a suivi tout le processus ayant conduit à l’adoption du projet de loi portant interdiction sachets plastiques non biodégradable.

Mieux, selon une rencontre du Ministère en charge de l’environnement le 30 décembre 2014, l’application de la Loi n°017-2014/AN portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution d’une catégorie de sachets et emballages plastiques non biodégradables, pourra être effective à partir du 21 février 2015.

Toutefois quelques inquiétudes persistent quant à une pleine application de cette loi.
En effet dans n’importe quelle localité du Burkina, le problème de gestion des déchets plastiques se pose avec acuité. L’impression qui se dégage est que le problème du déchet plastique se discute simplement entre experts, ONG, associations et industriels, mais que les populations à la base jusqu’à présent n’ont pas intégré le fait que leurs comportements en la matière doivent évoluer. Jusqu’à l’heure actuelle, il vous suffit d’acheter du riz que vous ne désirez pas consommer sur place et on vous le servira avec un sachet « noir » sans se poser de questions.

Dans ces conditions, nous nous demandons comment une telle loi peut être appliquée surtout dans un contexte de post insurrection où de plus en plus l’autorité est défiée. Est-ce l’Etat à travers le ministère en charge de l’environnement qui n’a pas assez fait son travail de sensibilisation ? Ou bien ce sont les populations qui ne sont pas prêtes à abandonner ces habitudes ?
Nous pensons à notre niveau que le problème se situe surement entre les deux. 
C’est pourquoi nous sommes convaincus que la solution à ce fléau se situe à plusieurs niveaux.
Par ailleurs, les produits de substitutions (sachets biodégradables, sacs en papier etc.) promis par le ministère en charge de l’environnement sont toujours rares.

Quelles solutions pour lutter contre ce fléau ?

Dans le contexte actuel trois aspects que nous jugeons primordiaux constituent le socle indispensable pour lutter contre ce fléau.

Une volonté politique claire et forte : Elle constitue une condition nécessaire à toute durabilité du système de gestion des déchets plastiques. Plus que l’existence d’une réglementation insuffisante, celle existante reste non appliquée. La responsabilité des autorités politiques est plus qu’engagée dans le développement de cet incivisme très développé au Burkina Faso.

Une implication des populations : Elle devra prendre en compte la dimension culturelle, mais également l’état de pauvreté au Burkina Faso. A l’inverse de l’eau qui constitue une demande continue dans un pays sahélien comme le Burkina Faso, les déchets constituent une charge.
Cette charge est difficilement concevable pour la grande majorité des populations. En d’autres termes, l’information, l’éducation, la communication et la sensibilisation des populations doivent constituer des éléments clés.

Les aspects économiques et financiers constituent quant à eux un des premiers facteurs de durabilité du système. Au Burkina Faso, beaucoup d’acteurs vivent de la fabrication et de la commercialisation de produits plastiques. Il s’agit entre autres des commerçants, des restaurateurs, des usines de production des sachets plastiques, des importateurs des produits plastiques. Il va s’en dire qu’il est important de réorienter économiquement ce secteur en créant un autre marché non seulement de produits biodégradables mais aussi de recyclage des déchets plastiques.

En somme, il ne faut pas se leurrer, la loi portant interdiction de certains déchets plastiques seule ne suffira pas à faire disparaître les déchets plastiques du quotidien des Burkinabè. Il faudra aller au-delà de cet acte politique pour mettre en place une véritable campagne de sensibilisation afin de révolutionner les consciences en la matière.

En rappel les résidus plastiques causent de sérieux problèmes de santé et d’environnement.
A titre d’exemples, citons entre autres, le spectacle des sachets plastiques multicolores dispersés çà et là, décorant tristement les arbres, les chaussées dans nos villes et villages. Les sachets plastiques favorisent également, la stagnation des eaux. Ils s’enfouissent dans le sol petit à petit puis, constituent une barrière souterraine pour les racines et les eaux.

L’imperméabilisation des sols occasionne la perte de la productivité agricole et l’insuffisance de la recharge de la nappe phréatique ainsi qu’une diminution des ressources en eau, l’obstruction des caniveaux, pouvant engendrer des inondations tout en favorisant la prolifération de microbes pathogènes.

Au vue de tout cela, il faut que chaque Burkinabè travaille à se passer de cet outil en utilisant ou en exigeant chez son commerçant, des sacs en tissu, en papier et en plastique biodégradables pour ses différents besoins. Cela y va de la survie de notre environnement et notre devoir de le préserver pour les générations futures. 
Association des journalistes et communicateurs pour la Protection de l’Environnement Média’vert (media_vert@yahoo.fr)

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