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2015.03.04

Drogue : plus de 64 tonnes saisies en 2014

     
 
drogur.jpgLe secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) a tenu la 13e session ordinaire de son assemblée générale, le jeudi 19 février 2015, à Ouagadougou. Les participants au conclave ont examiné le bilan de 2014 et proposer des stratégies de lutte pour éradiquer le phénomène du Burkina Faso.


Au cours de l'année 2015, les services de la Police, de la Gendarmerie nationales et des douanes ont saisi plus de 64, 865 tonnes de drogues. Soit 53, 502 tonnes de cannabis, 22, 680 kg de cocaïne et 0,16 kg d'héroïne. Aussi, il a été saisi, 11, 363 tonnes pour les médicaments de rue. C'est ce qui est ressorti du bilan dressé par le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (SP/CNLD) qui a tenu la 13e session ordinaire de son assemblée générale, le jeudi 19 février 2015 à Ouagadougou. Selon le secrétaire permanent dudit comité, le commissaire de police Hamadé Belem, parmi les consommateurs, figurent 615 enfants et adolescents âgés de 13 à 21 ans dont 28 filles. Toujours selon le CNLD, au cours de ces trois dernières années, les statistiques sur la saisine des drogues montrent une évolution en dents de scie avec une montée vertigineuse. 53,502 tonnes de cannabis en 2014 contre 10 tonnes en 2013 et 17, 987 tonnes en 2012. Pour la cocaïne, le comité a enregistré en 2014, 22, 680 kg de cocaïnes contre 27,238 kg en 2013 et 3,88 kg en 2012. Quant aux médicaments de rue, ce sont 11, 363 tonnes en 2014 contre 8, 810 tonnes en 2013 et 8, 3217 tonnes en 2012. Il y a eu également 145 personnes condamnées dans les maisons d'arrêt du ressort de la Cour d'appel de Ouagadougou en 2014 contre 150 en 2013 et 120 en 2012, et 258 personnes traitées pour abus de drogue contre 231 en 2013 et 143 en 2012. Au regard de ces données, les chiffres s'augmentent d'année en année et concernent les jeunes mais surtout les scolaires. «L'école, jadis, lieu d'apprentissage du savoir, est devenue aujourd'hui, un lieu ou l'on vend et consomme la drogue, avec pour corollaire la violence et l'incivisme», a déploré le SP/CNLD, Hamadé Belem. Une situation qui, de son avis, s'explique aussi par la position stratégique du Burkina Faso qu'il considère comme un pays de transit et non de production de drogue à grande échelle.

«Le Burkina Faso, de par sa position géographique, ses frontières poreuses, sa faible capacité de lutte contre le phénomène de la drogue, n'est pas moins indiqué pour faciliter un transit presque libre de stupéfiants et de substances psychotropes», a indiqué commissaire Belem. Pour lui, il est temps d'intensifier la lutte. C'est pourquoi, le SP/CNLD compte sur l'engagement de tous les acteurs, parents, éducateurs, décideurs politiques, leaders d'opinions et la société civile. Ainsi, pour l'année 2015, le comité va intensifier des campagnes de sensibilisation sur les méfaits de la drogue, renforcer les capacités des acteurs, la création d'une structure de prise en charge et de traitement des toxicomanes, la mise en œuvre du Programme national intégré de lutte contre les trafics illicites, le terrorisme et la criminalité (PNI). Toute chose qui nécessite des moyens logistiques, financiers et humains. Déjà, le secrétaire général du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, Léonard Guira, a salué les efforts du comité dans la lutte contre la drogue. C'est ainsi qu'il a exhorté les membres à ne pas baisser les bras, et à continuer la lutte afin de débarrasser le pays des fléaux qui entravent l'épanouissement des populations. Il s'est dit disponible à accompagner le comité à trouver des solutions idoines. Les travaux de la 13ème session ont été aussi l'occasion pour le CNLD de souscrire au respect des dispositions prises par les textes portant attributions, composition et fonctionnement de la structure. Au Burkina Faso, plusieurs types de drogues circulent ou transitent. Il s'agit principalement de la cocaïne, du cannabis, les médicaments de la rue (qui véhiculent des produits psychotropes), les amphétamines, les solvants, etc.

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com
Mariam HEMA

11:44 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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