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2015.03.08

Le travail des enfants au Burkina Faso

Le travail des enfants constitue un frein à leur scolarisation, leur épanouissement, et leur santé mentale et physique. De nombreuses dispositions juridiques ont été prises pour l’interdire et ramener l’âge minimum de travail à 18 ans. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre. De l’orpaillage à la prostitution en passant par les petits commerces, des milliers d’enfants au Burkina exposent leurs vies chaque jour. Voilà en résumé quelques chiffres sur le travail des enfants au Burkina Faso sur cette infographie.

 

Le travail des enfants au Burkina Faso

D'après une étude menée par le Ministère de l'action sociale, 35.7% des personnes qui travaillent sur les sites d'orpaillage sont des enfants (06 à 17 ans). Un enfant sur deux y habite avec tous les dangers que cela comporte. Ils sont tous des enfants d'âge scolarisable mais seulement un sur trois d'entre eux sont au primaire.Ces derniers combinent l'école et les travaux sur les sites au début puis au fil du temps abandonnent l'école.

Le vannage, le lavage et le concassage sont les trois activités dominantes chez les enfants, mais la descente dans les trous est aussi pratiquée, surtout par les adolescents de 15-17 ans. Un enfant sur quatre est occupé aux activités de lavage, de concassage et de creusage. Ils mènent d'autres  activités telles que la vente d’eau, le petit commerce, le travail dans les restaurants, les buvettes, la gestion de fonctionnement de babyfoots, vidéoclubs, mécanique, soudure, salons de coiffure. Pire, des enfants jouent souvent les intermédiaires dans la vente de produits médicamenteux illicites ou aux apprentis proxénètes

 

 Quand l'orpaillage fait la concurrence aux bancs d'école Du trafic des enfants

 

 

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Selon le rapport sur la traite des personnes au Burkina de 2014, le Burkina Faso serait un pays pourvoyeur, de transit et de destination pour les enfants trafiqués à des fins du travail forcé et de l'exploitation sexuelle. Des enfants burkinabè sont trafiqués, en Côte d'Ivoire, au Bénin, au Ghana, au Nigeria, et au Mali. Les garçons trafiqués vers le Burkina Faso et à l'intérieur du pays sont employés comme travailleurs forcés dans l'agriculture ou employés comme domestiques, ouvriers métalliques, menuisiers, et comme mineurs. Les filles travaillent notamment comme domestiques et vendeuses; cependant, elles sont également soumises à la prostitution forcée.

 

En 2013, le Ministère de l’Action sociale a signalé avoir identifié1.146 enfants victimes de trafic ; 949 étant des victimes de traite interne et 197 de traite transfrontalière. En collaboration avec diverses ONG locales et internationales, le gouvernement a mis en place des centres de transit polyvalents, qui fournissent de la nourriture, des soins médicaux et un appui-conseil en amont aux enfants avant de les réunir avec leurs familles. Les centres étaient libres d’accès et les victimes étaient libres de les quitter à tout moment.Les 23 et 24 juin 2014 à Ouagadougou, le Programme Afrique de lutte contre la traite et l'exploitation sexuelle des enfants (PACTES) et ses partenaires ont livré les résultats d'une étude sur trois pays africains: Le Burkina Faso, le Bénin et le Niger. De ce rapport, l'on a noté qu'un échantillon de 243 mineurs en situation de prostitution a été interrogé à Ouagadougou. Cette étude a révélé qu'il y a eu des endroits où ‘'même" des enfants de 9 ans ont été enquêtés en situation de prostitution. Parmi les filles mineures en situation de prostitution, quatre sur dix ont au moins un enfant. Les raisons les plus évoquées sont la déscolarisation, le manque d'emploi, et l'éloignement avec la famille.

 Lefaso.net Diallo Aïssatou (Stagiaire)

03:47 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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