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2015.09.01

Prise en charge des enfants privés de familles : 200 foyers d’accueil installés

Le Ministère de l’Action sociale et de la solidarité nationale (MASSN) a organisé la cérémonie d’installation officielle des familles d’accueil des enfants en détresse, le 25 août 2015, à Ouagadougou. Le placement qui consiste à confier des enfants à des Centres d’accueil d’enfants en détresse (CAED) est la nouvelle stratégie du Ministère de l’Action sociale et de la solidarité nationale (MASSN) mise en place pour permettre à tout enfant de profiter d’un cocon familial. Ces enfants sont pour la plupart de mère ou de père inconnus ou encore des enfants dont la famille n’arrive pas à leur assurer une protection adéquate. Ainsi, en 2013, 200 familles provenant des 45 provinces ont été répertoriées et formées pour accueillir ces enfants. Et, assistantes maternelles, c’est l’expression choisie pour désigner ces familles d’accueil agréées. Dans l’optique de leur permettre de mener à bien leur mission, elles ont été installées officiellement, le 25 août 2015, à Ouagadougou au cours d’une cérémonie organisée par le Ministère de l’Action sociale et de la solidarité nationale (MASSN). Sur les 200 familles, 103 accueillent présentement 127 enfants placés dont 60 filles et 67 garçons. Selon le secrétaire général du MASSN, Zoubila Yves Kaboré, le placement est essentiel pour les enfants parce qu’il leur offre un cadre de vie sécurisé. C’est pourquoi, il a salué l’engagement de ces ‘’braves’’ femmes qui, chaque jour, en dépit de la modestie de leurs conditions de vie, travaillent à redonner du sourire à ces tout-petits. « Certaines d’entre elles, en ‘’bonnes mères’’, ont dû, à plusieurs reprises, abandonner le reste de leurs familles pour séjourner dans les formations sanitaires et permettre les soins aux enfants qui leur sont confiés », a loué M. Kaboré. Dans l’exécution de leur mission, plusieurs difficultés existent. Au nombre desquelles, par la voix de leur représentante Rosalie Ouédraogo, l’on a pu répertorier des problèmes alimentaires, sanitaires, vestimentaires et d’une manière générale, financiers. Des difficultés qui pourraient saper l’engagement du ministère dans sa lutte contre l’abandon des enfants. C’est ce qui a motivé le MASSN à remettre, séance tenante, deux chèques de 10 millions F CFA à certaines assistantes maternelles et un autre de 25 millions à des orphelinats. De l’avis du SG, l’engagement de son département à investir dans cette activité est parti du constat qu’au Burkina Faso, les centres privés d’accueil ont pendant longtemps été les seuls à accueillir les enfants en détresse. « A ce jour, sur les 68 centres d’accueil répertoriés qui accueillent près de 3 500 enfants, l’Etat n’en compte que deux, à savoir l’hôtel maternel de Ouagadougou et celui de Orodara », a expliqué Yves Kaboré. Selon la représentante adjointe du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Sylvana Nzirorera, les familles d’accueil constituent un dispositif très important pour la promotion des droits de l’enfant. « L’initiative d’appuyer le gouvernement burkinabè pour mettre en place et accompagner les familles d’accueil constitue une des priorités de l’UNICEF », a-t-elle soutenu. Mahamad SANGARE Mafati Gisèle HEMA (Stagiaires)

Elections: les femmes candidates affûtent leurs armes

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec le Ministère de la Promotion de la femme et du genre (MPFG) organise, du 31 août au 11 septembre 2015 à Ouagadougou, un atelier de formation à l’intention des femmes candidates aux élections législatives et présidentielle du 11 prochain. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) fait de la participation des femmes aux prochaines élections son cheval de bataille. Pour ce faire, le PNUD, en partenariat avec le Ministère en charge de la Promotion de la femme (MPFG) organise, du 31 août au 11 septembre 2015 à Ouagadougou, deux sessions de formations des femmes candidates aux élections du 11 octobre prochain. La première session qui va du 31 août au 4 septembre s’adresse aux femmes candidates aux élections présidentielle et législatives et à leurs directeurs et membres de l’équipe de campagne ainsi qu’aux cadres du MPFG. La seconde qui s’adresse uniquement aux femmes candidates aux législatives de tous les partis et regroupements politiques validés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), se déroulera du 7 au 11 septembre 2015. Au total, 170 participants devront prendre part à cette série de formations. Il s’agit, selon le représentant-résident du PNUD au Burkina, Pascal Karorero, d’assurer une forte participation des femmes non seulement comme électrices mais aussi comme candidates aux futures échéances électorales. « Il s’agit de leur donner des éléments pour mieux mettre en exergue leur leadership », a-t-il dit. Et ce, à travers quatre modules axés sur le développement personnel des candidates, l’analyse du contexte socio-politique dans lequel s’inscrivent les candidatures féminines, les techniques et habilités à développer afin d’organiser sa candidature et la rendre compétitive et le leadership politique féminin. La ministre chargée de la Promotion de la femme, Bibiane Ouédraogo, a loué l’initiative du PNUD qui s’inscrit, a-t-elle poursuivi, dans une logique de promotion et de mise en œuvre des principes d’égalité et d’exercice de la citoyenneté. « Le renforcement des capacités et des compétences des femmes candidates est une nécessité qui leur permettra d’avoir des connaissances pour faire face à l’électorat, à battre une campagne efficace et à augmenter leurs chances de réussite aux différents scrutins », a laissé entendre Mme la ministre. Elle a émis le vœu qu’au soir du 11 octobre, il y ait une forte participation des femmes. « Et pourquoi pas, une femme qui sera au palais de Kosyam », a déclaré Bibiane Ouédrogo. A l’issue de la formation, les récipiendaires bénéficieront d’un brevet de participation et d’un coaching quotidien sur l’exploitation des outils pratiques acquis et du monitoring de leurs campagnes électorales, à travers la mise en place des « Cliniques électorales ». Le PNUD entend, par ces sessions de formations, confirmer son engagement et sa disponibilité à accompagner les femmes qui s’engagent en politique. Djakaridia SIRIBIE (Collaborateur)