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2015.11.20

Site de réfugiés de Goudébou : Isaac Zida félicite les occupants pour la parfaite cohabitation

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Le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, a visité, le mercredi 18 novembre 2015, le camp de réfugiés maliens de Goudébou, situé à une quinzaine de kilomètres de Dori.
 
A l’occasion du séjour du président Michel Kafando et des membres du gouvernement à Dori, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida et certains ministres sont allés rendre visite aux réfugiés du site de Goudébou, à une quinzaine de kilomètres de la capitale du Sahel, le mercredi 18 novembre 2015. Le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, a estimé à cette occasion que ces hôtes d’un soir ne sont pas des étrangers au Burkina Faso, mais qu’ils sont chez eux. « Si on remonte un peu dans l’histoire, du temps de nos illustres ancêtres dans les années 1600, il n’y avait pas de frontière entre le Mali et le Burkina, on allait et l’on venait librement et l’on s’établissait librement. Aujourd’hui encore, il faut que vous compreniez que les frontières dont nous avons hérité de la colonisation ne peuvent pas et ne vont pas nous diviser », s’est-il adressé aux occupants du camp. Concernant les circonstances qui les ont conduits à quitter leurs villages d’origine, le chef du gouvernement dit les connaître. Pour les auteurs de ces événements, M. Zida a confié que « ce sont vos ennemis et nos ennemis aussi ». C’est en ce sens qu’il a souhaité que main dans la main, ils arriveront à bout de ces ennemis pour que la région connaisse la stabilité, la paix surtout pour les générations futures.
De l’avis du coordonnateur national de la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF), Michel Somma, le camp de réfugiés de Goudebou a accueilli ses premiers occupants en 2012. A la date du 31 octobre 2015, a-t-il confié, le camp abritait  10 646 réfugiés originaires pour la plupart du Nord-Mali. Pour lui, cette population réfugiée de Goudebou est composée de Touaregs, Peulhs, Arabes et de Sonrhaï et est logée sur une superficie d’environ 180 hectares répartie en blocs, dirigé chacun par un chef. En outre, M. Somma a précisé que dans le souci d’une gestion efficace et pour être en conformité avec les normes standards opérationnelles, des comités de gestion ont été mis en place. « Le plus caractéristique est le comité directeur, à côté duquel vous trouverez les comités des sages, des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec un handicap. Des comités sectoriels travaillent avec les partenaires dans les domaines de l’eau, de l’environnement et de la santé. Toute chose qui permet une gestion participative du camp », a-t-il révélé.
 
L’hospitalité des Burkinabè magnifiée
 
 Par ailleurs, le coordonnateur national de la CONAREF a affirmé que la communauté des réfugiés a été chaleureusement accueillie par une population locale qui, en plus de lui céder une portion de ses terres, partage au quotidien avec elle, ses ressources naturelles. « La nécessité de préserver cette fraternité africaine et l’impératif de consolidation de la bonne cohabitation entre les deux populations ont abouti à la mise en place d’un comité mixte  dont nous saluons  le travail remarquable qui est abattu », s’est-il félicité. Ensuite, M. Somma a déclaré que le Burkina Faso, en vertu des engagements internationaux pris dans le cadre de la protection des réfugiés et de son hospitalité légendaire, a toujours œuvré pour trouver des solutions aux questions préoccupantes des réfugiés vivant sur son sol, en collaboration avec ses principaux partenaires notamment le Haut-commissariat des Nation unies pour les réfugiés (UNHCR). Ainsi, dit-il, des actions humanitaires et administratives ont été initiées à l’endroit des réfugiés maliens depuis leur arrivée sur le territoire national. C’est dans cette optique qu’il a cité des dons en vivres, la reconnaissance de leur statut, leurs enregistrement et identification, l’identification des camps de réfugiés, le caractère civil et humanitaire des camps, la documentation adéquate, l’établissement des actes de naissance des enfants réfugiés et des cartes d’identité.
Pour sa part, le représentant des réfugiés, Mohamed Ag Alhader, a exprimé son entière reconnaissance au peuple et au gouvernement burkinabè pour son accueil chaleureux et tous les efforts consentis depuis leur arrivée en 2012. C’est pourquoi il a estimé que cette visite témoigne encore une fois de plus, l’engagement du gouvernement burkinabè qui ne ménage aucun effort pour rendre le séjour des communautés réfugiées agréable à travers ses ouvres, le soutien des partenaires et des bailleurs de fonds. « Nous, réfugiés, nous avons fui la guerre, l’insécurité et les exactions multiples dans notre cher  pays le Mali pour chercher asile dans le pays frère du Burkina Faso. Nous réaffirmons notre engagement à toujours vivre dans une excellente cohabitation en coopération avec les populations-hôtes et les autorités », a-t-il promis. Puis, d’ajouter que le caractère civil et humanitaire de l’asile qui leur a été généreusement donné depuis leur arrivée en terre hospitalière « des Hommes intègres » sera préservé.
 
 
Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

09:02 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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