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2016.08.23

Karim Ganemtoré, SP du conseil national pour la protection sociale: « Il faut apporter des réponses aux problèmes des personnes vulnérables » 10/06/2015 22:41 Sidwaya (S.) : Présentez-nou

Karim Ganemtoré, SP du conseil national pour la protection sociale: « Il faut apporter des réponses aux problèmes des personnes vulnérables »

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10/06/2015
 
Sidwaya (S.) : Présentez-nous, le secrétariat permanent du Conseil national de protection sociale?
 
Karim Ganemtoré (KG) : Le Secrétariat permanent du conseil national pour la protection sociale (SP/CNPS) est un organe de coordination dans le domaine de la protection sociale. Il est chargé de la coordination de toutes les questions de protection sociale au Burkina Faso, est l’organe administratif et technique d’animation du dispositif institutionnel de suivi évaluation de politique nationale de protection sociale. Il est chargé d’assister le Conseil national de protection sociale (CNPS), les cellules régionales et cellules interministérielles spécialisées dans leurs missions. Il est le bras armé de la mise en œuvre de la Politique nationale de protection sociale(PNPS). Le secrétariat permanent est divisé en 5 directions : une direction de la communication, de l’administration et des finances, de suivi des programmes de filets sociaux et d’assurance maladie, du suivi  des programmes de protection sociale au niveau régional et de la formation et de la modélisation de la politique de protection sociale.
 
S : Qu’entend t-on par  PNPS ?
 
K.G : C’est un document physique qui donne une orientation de la Protection sociale(PS) au Burkina Faso. Or, la PS, est un ensemble d’interventions publiques qui aident les ménages et individus à mieux gérer les risques et à réduire leur vulnérabilité et leur pauvreté en leur assurant un meilleur accès aux services sociaux et à l’emploi. La PNPS est donc, l’orientation que se donne le Burkina Faso en termes de PS. C’est un document qui fédère tout ce qui est mise en œuvre en termes de PS au Burkina Faso.
 
S : Quelles sont les initiatives du SP/CNPS pour une meilleure prise en charge des personnes vulnérables ?
 
K.G : Nous avons été installés le 23 novembre 2013. Et, le 26 novembre, nous avons contribué à organiser le premier conseil national pour la protection sociale. Grâce au premier conseil, nous avons mis en branle les instances, qui sont chargés du pilotage de cette PNPS. Et, nous avons engagé le processus pour l’élaboration du plan d’actions triennal 2014-2016 de mise en œuvre de cette PNPS, fait le bilan du plan d’actions 2014-2015, dans sa tranche 2013. Après cela, des actions allant dans le sens de faire connaitre la PNPS. C’était notre premier objectif de faire connaitre la PNPS et d’installer les cellules régionales. Après cela, nous avons pu parler de la PNPS avec les différents acteurs sur le terrain. Au niveau de la région du Centre, des actions ont été menées pour se faire connaitre par les partenaires, engagés des activités d’organisation de la 2e session qui a eu lieu le 20 mai  2014. Après la session, l’orientation a été donnée d’élaborer une méthodologie consensuelle pour le ciblage des personnes vulnérables. Pour cette méthodologie, on avait jusqu’à la fin de l’année 2014, pour le finaliser. Il a été finalisé, il reste son adoption par la 3e session du conseil. 
 
S : L’élaboration de cette méthodologie répond à quel objectif ?
 
K.G : L’on a constaté que sur le terrain, il y a plusieurs structures qui travaillent dans le domaine de la PS et qui utilisent le ciblage pour pouvoir identifier les personnes vulnérables. Comme, il existait une multitude de structures qui utilisaient cette méthodologie de façon diverse, le conseil, pour une synergie d’actions a voulu qu’on ait une méthodologie consensuelle de ciblage des personnes vulnérables. Donc, il fallait pratiquement faire le point de tout ce qui est mise en branle au niveau national pour la question de ciblage avec tous les différents acteurs du domaine qui utilisent ses méthodes. Ainsi, nous allons ensemble, essayer de voir comment, on peut adopter une méthode au niveau national pour faire ce ciblage pour plus d’efficacité et pour qu’on puisse utiliser les résultats de ce ciblage pour donner les réponses adéquates aux personnes.
 
S : Au  Burkina Faso qui peut être considéré comme vulnérable ?
 
K.G : L’on a coutume de dire que tout le monde est vulnérable. Selon la PNPS, la notion de vulnérabilité renvoie à la fragilité de l’existence face aux aléas, risques et agressions dommageables. Les personnes vulnérables sont celles menacées dans leur autonomie, leur dignité ou leur intégrité physique ou psychique. De ce fait, la vulnérabilité peut résulter de plusieurs facteurs, notamment l’âge, les maladies, l’infirmité, la déficience physique ou psychique. Donc, la vulnérabilité de certaines personnes appelle en contrepartie un devoir d’assistance, la nécessité d’intervenir afin de les protéger. Quoiqu’on dise, tout le monde est vulnérable. Mais, il y a des personnes identifiées comme étant les plus vulnérables. Ce sont les enfants, les femmes, les personnes âgées, handicapées et qui sont vraiment dans une situation assez difficile. Donc, il va falloir plus d’attention à leur égard. Et, je crois que la PNPS est la bienvenue. Nous nous attelons à faire ce travail. 
 
S : Le 9 juin prochain, le CNPS tiendra sa 3e session annuelle. Quel bilan faites-vous des deux précédentes sessions?
 
K.G : Le bilan est assez positif parce que, ce que nous avons pu faire comme actions, s’inscrit dans la synergie des actions. Nous avons commencé par installer le secrétariat permanent. Nous sommes en train de travailler pour qu’il y ait un ensemble d’activités. Nous voulons faire en sorte que les acteurs du domaine de PS se retrouvent, se parlent pour qu’ensemble, nous trouvons des bonnes solutions  pour une bonne mise en œuvre de la PNPS. Nous avons engagés des actions pour la mise en place des 13 cellules régionales,  élaborer les différents documents de planification, insister aussi sur le profil d’un ménage vulnérable au Burkina. Il faut réfléchir sur les réponses à apporter aux problèmes de personnes vulnérables ciblées. Nous sommes dans cette dynamique et avec le peu de moyens que nous avons, nous avions un tant soit peu mis en branle un certain nombre d’activités que nous sommes en train de dérouler sur le terrain. C’est ce qui commence à nous donner espoir. Au niveau du SP, nous avons des difficultés, mais petit à petit, ils sont en train de se résoudre. C’est-à-dire, sous peu, nous seront à la vitesse de croisière et pour faire davantage.
 
S : Quelles seront les grandes dossiers à l’ordre du jour de la 3e session du conseil ?
 
K.G : Pour la 3e session, la méthodologie consensuelle sera mise sur la table. On aimerait que le conseil puisse l’analyser et l’adopter. Ce qui nous permettra d’avoir le quitus pour la poursuite des actions qui sont programmés pour 2015. Ces actions, c’est la détermination de manière consensuelle le profil type du ménage vulnérable, apporter des réponses aux personnes vulnérables. Si cela est fait, nous envisageons un test pilote dans trois communes pour attester la validité de notre méthodologie quitte à corriger les imperfections pour essayer de voir si on peut aller à l’échelle en 2016. Un autre aspect, c’est aussi regarder le rapport bilan 2014 de la mise en œuvre de la politique et le plan d’actions 2015-2017 que nous avons élaboré. 
 
S : Comment se fera la mise en œuvre des recommandations issues de cette session ?
 
K. G : Lorsqu’on fait des recommandations, il faut les traduire en activités et les réaliser. C’est la première des choses. Quand, vous arrivez à le faire, c’est de voir comment mettre en branle tous les moyens nécessaires pour pouvoir réaliser ces activités. Si,  le conseil fait des recommandations, nous verrons comment les traduire en activités et les prendre en compte dans le plan d’actions. 
 
 
Interview réalisée par :
Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr
 

 

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