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2016.08.30

Parole de conseiller conjugal : Il y a certainement des raisons pour demeurer ensemble !

S’il y’a un exercice difficile à traiter, c’est bien celui de ne voir que les points positifs chez le partenaire conjugal. Je l’ai constaté plus d’une fois lorsque je demande à un conjoint de me dire les choses qu’il apprécie le plus chez l’autre. Très peu sont ceux qui arrivent à me citer sept qualités. Par contre, quand il est question des défauts, alors là, la chaine s’allonge à souhait.

Et c’est tout cela qui met à mal la cohésion du couple : dépeindre en noir le conjoint ou la conjointe. Pourtant la réalité est tout autre : si l’autre était si mauvais que ça, on ne le l’aurait jamais choisi.

Entretenons notre couple avec le peu positif

Entre partenaires, quel que soit le domaine dans lequel on évolue, si l’on passe le temps à ressasser les manquements, les défauts et autres anachronismes, il sera difficile voire impossible de faire équipe ensemble. La joie de travailler avec telle ou telle personne, de jouer dans la même équipe que telle autre, vient du fait avéré qu’il y a des qualités que l’on apprécie dans sa vie. Et le partenariat conjugal ne peut se dérober à cette règle. Et c’est sûr qu’il y a toujours chez l’autre bien de choses positives et c’est avec cela qu’il faut faire.

Je ne suis pas entrain de dire qu’il faut fermer les yeux sur les défauts ; mon approche c’est d’interpeller les couples à ne pas polluer leur vie avec rien que des défauts, alors qu’il leur est possible de donner du goût à leur existence avec le « peu de sel » que possède et entretient chacun des conjoints. Et du sel, il y en a certainement en chacun. Et du sel…et du parfum…et du baume, chacun en regorge même si c’est en petite quantité.

En appréciant ce peu chez l’autre, on le renforce, on le redynamise, on le valorise. Et cette démarche conduit non seulement à positiver d’avantage le partenaire, à le rehausser mais, surtout à l’aider à abandonner ce que l’on considérait comme défaut.

L’exercice que je propose à nos lecteurs est celui-ci :

Notez chaque jour une chose que vous appréciez chez l’autre, et confondez cette chose à lui, c’est-à-dire, la voir en lui.
Le premier jour, c’est sa gentillesse, alors ne l’appelez pas : Christophe ou Chrsitiane, Yelnodo ou Bibata, Yemboado ou Tani, etc. Ce jour-là il ou elle s’appelle « gentil(le) »
Deuxième jour, c’est douceur ; troisième jour, beauté ; troisième jour, libéralité ; quatrième jour, calme ; cinquième jour, travailleur ; sixième jour, accueillant ; septième jour, économiste.

Avec cet exercice et en ne considérant que les qualités, vous remplirez tout le mois sans vous y rendre compte. Du coup vous aurez eu le temps de mettre en parenthèse tous les défauts avérés ou imaginaires. Et ce mois-là sera le plus savoureux pour la vie du couple.

Et c’est comme cela que l’on entretient et enrichit la vie conjugale pour la rendre plus forte et plus résistante contre toutes les attaques d’où qu’elles viennent et quelle que soit leur nature. Cet exercice-là, chaque couple peut l’affronter et le vaincre pourvu qu’il y ait un peu de bonne volonté, surtout la volonté de vivre ensemble et ne jamais se séparer.

Prendre des engagements du genre « je m’engage avec toi pour toute la vie » ne suffisent pas à maintenir la cohésion du couple. Il faut travailler à cela. On ne reste qu’avec un co-équipier que l’on apprécie. Pour le partenariat conjugal, c’est le moins que l’on demande aux conjoints. Une chose est sûre : il y a des motifs pour ne pas se quitter et donc pour demeurer ensemble. A la tâche donc !

Rock Audacien D.Damiba
Conseiller Conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr

2016.08.26

Commerce ambulant : L’autre école de vacances de certains élèves

Les vacances scolaires riment avec repos, colonies de vacances, voyages et jeux pour les élèves. Pendant que certains se détendent, d’autres sont tendus. Des élèves, à peine la fermeture des classes, se trouvent des jobs de vacances. On les retrouve dans divers secteurs d’activités comme la mécanique, la soudure, la vente de boisson. On retrouve aussi ces vacanciers parmi les marchands ambulants qui sillonnent les artères de la ville de Ouagadougou. Ce mercredi 24 août 2016, nous avons fait un tour dans les rues de Ouagadougou pour comprendre ce phénomène grandissant.

 

Commerce ambulant : L’autre école de vacances de certains élèves

Force est de constater que nos rues grouillent de marchands ambulants, surtout d’élèves en ces temps de vacances. Certains dans le souci de préparer leur prochaine rentrée scolaire, se trouvent de quoi faire. Des élèves s’adonnent à cette activité afin d’aider leurs parents à supporter les charges liées à leur scolarisation. De Pissy à Kilwin en passant par Dapoya, sans oublier Bendogo, ces quartiers sont des lieux que ces marchands ‘’saisonniers’’ parcourent à longueur de journée, à la recherche de la clientèle.

Moussa est venu de la ville de Yako pour chercher de l’argent et repartir dès la rentrée des classes prévue pour octobre. Elève en classe de 6e, il déambule dans les rues de Ouagadougou, avec sa charrette et sa glacière d’eau pour écouler sa marchandise. Vendu à 25 ou 50 francs CFA le sachet d’eau, « cela rapporte un peu », nous indique le jeune élève. Il ajoute que « sur 500 francs CFA de vendu, j’ai 100 francs ». Mais, Il reconnait que la saison pluvieuse n’est pas faite pour arranger les affaires, car, lorsqu’il pleut, « l’eau ne se vend pas bien ».

Un travail qui est pris au sérieux

Vendeuse d’arachides, Awa loge au quartier Kilwin de Ouagadougou. Assiette sur la tête, elle quitte le domicile familial à 7 heures du matin, pour ne rentrer que le soir vers 16 heures. Par jour, elle peut glaner autour de 1000 francs CFA. Cet argent, cette élève en classe de CEM2 (cours élémentaire moyen deuxième année) dit ne pas compter le dépenser n’importe comment. « Je cotise pour pouvoir payer mes fournitures scolaires à la rentrée des classes », laisse-t-elle entendre. Elle ne rencontre aucune difficulté dans la vente de sa marchandise et ne compte arrêter que la veille de la rentrée des classes.

Safi, une fillette de 7 ans, en classe de CP1 (cours préparatoire première année), dit chercher l’argent pour venir en aide à ses parents. A la question de savoir combien elle gagne. Elle rétorque que « ce n’est pas beaucoup, mais cela vaut mieux que rien ». Tu n’es pas trop jeune pour chercher de l’argent ? A cette question, la jeune fille nous fait un grand sourire, reprend sa glacière d’eau et continue son chemin.

« C’est depuis trois ans que je vends du lotus chaque vacance ». Jérôme, élève en classe de 4ème est un vieux routier dans la vente mobile. Il préfère tourner à la recherche d’argent pour sa scolarité que de rester là, à attendre de l’aide qui ne viendra sûrement jamais. Surtout qu’il ne veut pas voler, comme certains de ses camarades. « C’est vrai, je ne gagne pas beaucoup mais j’arrive à donner quelque chose à ma maman et en garder pour moi » confie-t-il avec fierté. Habitant du quartier Zongo de Ouagadougou, il sillonne les maquis et bars ainsi que les restaurants, sans s’inquiéter de la distance.

Marcus Kouaman
Lefaso.net