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2016.09.13

STRATEGIE NATIONALE DE PREVENTION ET D’ELIMINATION DU MARIAGE D’ENFANTS 2016 - 2025

 

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Depuis des décennies et dans plusieurs pays du monde, le mariage constitue l'une des institutions les plus sacrées dans la vie d’adulte, sociale et culturelle. A cet effet, dans la plupart des sociétés africaines, au-delà de l’union entre le couple, le mariage constitue une union entre deux familles et le Burkina Faso ne déroge pas à cette vision. À partir de ce modèle socialement construit et communément admis, les enfants sont le plus souvent mariés bien que n’ayant pas la maturité nécessaire pour faire un choix. Pour preuve, dans les pays en voie de développement une (01) fille sur trois (03) est mariée avant 18 ans, 14 millions de filles de moins de 18 ans sont mariées chaque année et 39 000 chaque jour. Si la tendance actuelle continue, plus de 140 millions de filles seront mariées avant l’âge adulte d’ici à 20201. Le mariage d’enfants est une pratique néfaste et une violation des droits de l'Homme qui compromet non seulement la réalisation et la jouissance des droits des enfants tels la santé, le bien-être, l’éducation, et la participation à la vie sociale mais aussi, les prive de la liberté et de la possibilité de développer leur personnalité.
À la fois conscient du bien-être de la population de façon générale et en particulier de la famille et de l’enfant et des méfaits du mariage d’enfants, le Burkina Faso à travers le Ministère de la l’action sociale et de la solidarité nationale (MASSN) développe depuis de nombreuses années, des actions diverses en vue de l’abandon de cette pratique. A cet effet, cette Stratégie nationale de prévention et d’élimination du mariage d’enfants (SNPEME) au Burkina Faso 2016-2025 et un plan d’actions national triennal 2016-2018 sont élaborés. Cette stratégie nationale sert de référentiel pour orienter et canaliser toutes les interventions au niveau du Burkina Faso. Le plan d’actions opérationnel, quant à lui, permettra l’implémentation des différentes actions de la SNPEME. La vision de la SNPEME est de «faire du Burkina Faso, à l’horizon 2025, un pays où le mariage d’enfants sous toutes ses formes est éliminé». Ses fondements s’inspirent de l’Etude (CPF) et de la Politique Nationale de Protection Sociale (PNPS). Les principes qui la sous-tendent mettent au centre essentiellement la communauté et les enfants comme acteurs du changement en se fondant sur l’intervention communautaire et holistique, l’approche genre, le dialogue communautaire, l’approche basée sur les droits humains, la gestion axée sur les résultats et le partenariat.
Le Gouvernement burkinabè est conscient qu’il ne saurait à lui seul réussir la lutte contre la pratique du mariage d’enfants. C’est pourquoi, afin de capitaliser les différentes actions, de créer une synergie d’actions entre les différents intervenants et de fédérer les efforts, il a mis en place une plateforme multisectorielle qui constitue

un cadre de concertation et de coordination de l’effort national d’abandon de la pratique du mariage d’enfants afin d’optimiser les résultNationale Prospective (ENP) « Burkina 2025 », de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD), du Code des Personnes et de la Famille ats.
L’élaboration de la SNPEME et de son PAO a impliqué des acteurs et intervenants de plusieurs départements ministériels concernés par la problématique, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers qui ont nommément désigné des experts pour participer au processus.
Le processus qui a débuté en mai 2014 a été marqué par l’organisation d’un atelier conjoint pour rédiger le premier draft de la stratégie et de son plan d’action opérationnel. A la suite de plusieurs séances de travail d’amendement et de finalisation de ces documents, un atelier national de validation de la SNPEME et du PAO a eu lieu les 02 et 03 juillet 2015 à Ouagadougou. Il a été suivi d’un autre qui s’est tenu du 03 au 05 août 2015 à Koudougou pour intégrer les amendements faits lors de l’atelier national de validation ce qui a permis de finaliser les documents. Cette démarche participative a permis de créer un consensus national autour du contenu des documents.
C'est l'occasion pour moi de dire merci à tous ceux qui ont contribué à l'élaboration de ce précieux document cadre, porteur d'espoir pour l'épanouissement des familles et des enfants du Burkina Faso.


Le Ministre de l’action sociale et de la solidarité nationale

         Nicole Angeline ZAN/YELEMOU
Chevalier de l’ordre des palmes académiques

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17:38 Publié dans PROMOTION ET PROTECTION DE L'ENFANT | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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