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2016.09.16

Traitement des dossiers du coup d’Etat manqué un an après : Ce qu’en pensent certains Ouagalais

    Un an après le putsch du Général Gilbert Diendéré, nous avons voulu savoir ce que pensent les Ouagalais de l’état d’avancement de la procédure judiciaire du putsch. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les avis sont partagés.

Traitement des dossiers du coup d’Etat manqué un an après : Ce qu’en pensent certains Ouagalais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouédraogo Brice, étudiant
« Un an après, les choses trainent toujours »

« Je félicite le nouveau gouvernement qui maintient la stabilité du pays et veille sur la sécurité du Burkina Faso. En ce qui concerne le coup d’Etat, je trouve que les choses trainent un peu. Après un an, il y a des choses qui n’ont toujours pas été dites, on voudrait être au courant du fond du problème et des avancées. C’est vrai qu’hier la procureure du Faso est sorti donner certains éléments, mais on voudrait en savoir davantage, pour mieux connaître l’évolution de la situation. »

Zoungrana Roger, commerçant

« Diendéré a voulu stopper la Transition, pour libérer le pays de l’emprise de Yacouba Isaac Zida qui menait le pays dans le chaos. Un an après, il faut qu’on juge Diendéré pour que la population puisse savoir ce qui s’est réellement passé, pour que les Burkinabè puissent se réconcilier. »

Ouangrawa Mahamadi, commerçant
« Que Diendéré soit libéré »

« Je pense que c’est mieux de libérer Diendéré et tous ceux qui ont été arrêtés dans le cadre de la procédure judiciaire sur le coup d’Etat et qu’on les pardonne. Si Diendéré reconnait son tort et accepte de redevenir un civil, qu’on lui pardonne et qu’on le libère. Il y a des pays où il y a eu plus de tueries qu’au Burkina Faso, mais ils se sont pardonnés et la vie continue. Donc, nous voulons que Diendéré et tous les autres soient libérés pour qu’il y ait la réconciliation, afin que l’économie du pays puisse redémarrer. »

Sandaogo Florent, chauffeur,
« Je ne comprends pas la justice de notre pays

« Je ne comprends pas la justice de notre pays. Il n’y a même pas eu de jugement et on libère des gens sous prétexte qu’ils sont malades. C’est mieux qu’on les libère tous, y compris Diendéré. D’ailleurs, avant de juger Diendéré, il faut d’abord que Zida rentre au Burkina. »

Ouédraogo Paul, libraire à l’université Ouaga I/ Pr JKZ
« Je ne crois pas en la justice »

« Cette procédure judiciaire ne m’intéresse pas vraiment, parce que chaque fois on parle de justice, mais on ne la sent pas. On attend toujours que les auteurs du putsch soient jugés, même si je ne crois pas en la justice. Pour moi, la justice au Burkina n’existe pas. Il y a des affaires plus lointaines qu’on doit juger avant le putsch qui, lui ne date que d’un an. »

Ilboudo Rasmané, commerçant
« On veut connaître la vérité »

« Un an après le putsch de Diendéré, on devait l’avoir déjà jugé, pour qu’on puisse connaître la vérité et que les Burkinabè soient en paix. On veut connaître les tenants et les aboutissants de ce putsch. »

Lamien Benjamin, étudiant en philosophie
« On attend un réel changement »

« Un après le putsch, la population attend encore un réel changement. Nous attendons que la procédure avance et que la lumière soit faite sur ce qui s’est réellement passé, que l’on puisse établir la responsabilité des uns et des autres. S’il y a des gens à libérer, qu’ils soient libérés et qu’on condamne ceux qui sont vraiment responsables, pour que justice soit faite. »

Propos recueillis par Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

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