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2016.09.23

Situation nationale: ces citoyens qui manquent de tolérance!

Quand on roule en voiture la nuit, il ne suffit pas d’avoir un moteur et de l’essence. Il faut avoir de bons phares. Cela va de soi sur les routes. Cela va moins de soi dans les maquis de l’économie et de la politique. Chacun, groupe ou individu, y porte des lunettes aux couleurs de ses préjugés, de ses habitudes, de ses intérêts personnels et collectifs. Et c’est ce qui se passe au Burkina Faso.

Il y a des citoyens burkinbè qui ne veulent pas voir le vent changer de direction. Toujours satisfaits dans ce qui confirme leurs idées et moins dans ce qui les conteste
Il y a des citoyens burkinbè qui ne veulent pas voir le vent changer de direction. Toujours satisfaits dans ce qui confirme leurs idées et moins dans ce qui les conteste

Dans ce pays, les gens sont toujours satisfaits dans ce qui confirme leurs idées et moins dans ce qui les conteste. Manque de tolérance ou d’impartialité? Ce qui est sûr, la plupart des gens agit en fonction des intérêts du moment. Quand des Burkinabè voient leurs intérêts sauvegardés, ils sont capables de développer des arguments tirés sur les cheveux pour défendre une cause injuste. Au contraire, quand leurs dividendes sont menacés, ils se dressent comme des lions en furie et attaquent de toutes parts. Ils se font remarquer sur les réseaux sociaux avec des phrases assassines, des insinuations et des appels voilés à la révolte. Pourquoi ce manque d’honnêteté intellectuelle du fait des intérêts individuels ou de groupes? Comment dans ce jeu d’intérêts arriverons-nous à un véritable changement? La vérité est qu’il faut avant tout le changement des mentalités.

D'autres encore qui refusent d'autres sons de cloches. Ils n'écoutent que les arguments qui les arrangent
D’autres encore qui refusent d’autres sons de cloches. Ils n’écoutent que les arguments qui les arrangent

Les Burkinabè doivent apprendre à défendre ce qui est juste et vrai, peu importe le prix à payer auprès des alliés ou des adversaires! Le temps des vœux pleins d’hypocrisie et des options teintées de calculs est révolu. Il ne suffit plus non plus de proclamer un combat pour la justice, pour la paix et pour la liberté quand cela arrange le camp que nous supportons. Il faut proclamer tout aussi haut que faute de courage de la vérité, aucune action ne portera de fruits bénéfiques. Aucune justice n’est possible si elle ne rend pas justice. Cela ne va pas sans mises en cause des appartenances: un juge n’est l’allié inconditionnel et à priori de personne. Un journaliste ou un acteur de la société civile ne doit pas, pour des promesses de dessous de table, biaiser la vérité et adopter un comportement partisan et compromettant pour nos acquis et pour l’avenir de notre pays.

Il n’y a pas de justice sans vérité. Mais la vérité, nul n’a jamais fini de s’y ouvrir. Alors, allons au-delà des mots. Œuvrons vraiment pour un Burkina nouveau. Dans l’objectivité et la sincérité. Pour le bien des futures générations.

Théophile MONE

19:24 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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