400

Dans le cadre de la coopération multilatérale, le Burkina Faso et l’Union européenne (UE) ont entrepris une concertation sur la mise en œuvre du Fonds européen de développement (FED). Ce cadre de dialogue a eu lieu à Ouagadougou, le vendredi 23 septembre 2016.

Faire l’état de l’exécution des interventions du 10ème Fonds européen de développement (FED) et des propositions d’actions soumises par la partie nationale pour le financement des projets et programmes formulés en perspective du 11ème FED : tel a été l’objectif de la rencontre entre le Burkina Faso et l’Union européenne (UE). Ce cadre de concertation intervenu, le vendredi 23 septembre 2016, à Ouagadougou, a regroupé des partenaires techniques et financiers, des membres du gouvernement, des représentants de l’UE, du secteur privé, des directeurs généraux et centraux. Cette première session du dialogue de coopération multilatérale entre le Burkina Faso et l’ensemble des pays de l’UE, intervient à l’orée de l’adoption du Plan national de développement économique et social (PNDES) et à la veille de la conférence internationale des partenaires au développement pour le financement de ce référentiel.
Pour l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne, Jean Lamy, ce cadre permet d’échanger sur la coopération actuelle et les actions futures afin d’accompagner le PNDES. Selon lui, dans le cadre du 11e FED, son institution a alloué plus de 408 milliards de F CFA au Burkina Faso. D’importantes contributions sont mises en œuvre à travers le fonds fiduciaire de l’UE et d’autres instruments financiers. « Nous sommes particulièrement heureux d’utiliser l’appui budgétaire comme modalité principale pour la mise en œuvre de cette coopération avec déjà plus de 81% du montant total prévu sur plusieurs années soit 334 milliards de francs CFA sous forme d’aide budgétaire dont une partie (9%) correspond à des appuis institutionnels pour les renforcements de capacité », a laissé entendre le porte-parole de la délégation de l’UE. L’institution européenne demeure le partenaire-clé de la coopération du développement Burkina Faso et un proche allié politique, a rappelé, l’ambassadeur Jean Lamy avant de se féliciter de la qualité du dialogue politique entre l’UE et les autorités du burkinabè. En plus d’un appui de 79 milliards de F CFA sous forme de contrat à la consolidation de l’Etat burkinabè pendant la Transition et au cours de cette année 2016, l’institution se réjouit de continuer à soutenir, à hauteur de 224 milliards de F CFA, la mise en œuvre du PNDES ainsi qu’un soutien aux secteurs de la santé, de l’eau et de l’assainissement, du développement rural et de la sécurité alimentaire. Pour la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Rosine Coulibaly, ce cadre interpelle le gouvernement sur le rôle essentiel des décideurs politiques en matière de gestion transparente, fiable et efficace de l’aide extérieure à travers la mise en œuvre des appuis budgétaires du programme au titre du 11e FED. Concernant l’appui de l’UE au Burkina Faso lors de la Transition et après cette période, la ministre en charge de l’économie a déclaré que dès juin 2015, le gouvernement de la Transition a bénéficié d’un premier appui budgétaire de 120 millions d’euros et en mars 2016, d’une convention de financement de 4 millions d’euros pour la facilité de coopération technique.

Boukary BONKOUNGOU
http://www.sidwaya.bf/