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2016.09.26

Insécurité, économie plombée, injustice, chômage de la jeunesse, tâtonnement des autorités : Le CAR suggère la dissolution du gouvernement

Hervé Ouattara - Président du mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR)
© DR / Autre Presse
 
Hervé Ouattara - Président du mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR)
 
Le mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR) était face aux hommes des médias, ce samedi 24 septembre 2016, à Ouagadougou. La conférence a été le lieu pour le mouvement de partager son appréciation de l’état de la nation et surtout de faire des suggestions, pour contribuer au redressement de notre patrie bien aimée, le Burkina, après 10 mois d’observation des actions à la tête de l’Etat. Selon eux, le constat est clair : le pays sombre et les Burkinabè vivent dans l’incertitude. Pour changer la donne le CAR suggère la dissolution du gouvernement.


L’espoir était grand de voir le Burkina Faso se relancer sur la voie du développement économique et social et de la prospérité, pour le bonheur de sa population. Et dix (10) mois après, Le mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR) a estimé qu’il y a lieu de déchanter, car l’économie reste plombée et pire, on assiste à un pied de nez entre le président et certains membres du gouvernement, donnant l’impression qu’il y a une sorte de clanisme dans l’équipe. «Les Burkinabè étaient sceptiques quant au choix du Premier ministre et celui-ci s’est confirmé, au fil du temps, car jusque là, Paul Kaba Thiéba s’est contenté de développer des théories relevant de l’idéal. Pourtant, les populations ont besoin du concret», a expliqué le président du CAR, Hervé Ouattara. Il a poursuivi que pour toutes les questions, le PM fait du saupoudrage. Tout ce qu’il sait dire, c’est «J’ai donné des instructions fermes».

Les nombreux problèmes

Des dires du mouvement, les problèmes du pays se situent à plusieurs niveaux. Au plan sécuritaire, rien de rassurant, on assiste avec impuissance, aux attaques terroristes à nos frontières, à l’incivisme. Au ministère du commerce, c’est le retour des bonzes du régime déchu à la Chambre de commerce. Au plan sanitaire, la gratuité des soins a été saluée par bien des citoyens. Mais que vaut cette gratuité, si la centrale d’achat des médicaments connaît une crise due à l’implication du ministre de la santé, dans les affaires internes de la structure. Le mouvement a invité Smaïla Ouédraogo à se retirer du conflit et à laisser la justice trancher, une fois pour toutes. A tout cela, s’ajoute le problème relevé par le SYNATIC qui traduit bien le fait qu’au ministère de la communication, les choses semblent aller à reculons.

Aux hésitations, tâtonnements et tergiversations qui caractérisent la gouvernance actuelle, s’ajoute le fait que la jeunesse soit désemparée et désœuvrée. Au-delà des aînés qui s’accrochent et font de l’ombre aux jeunes, c’est un système qui est en cause. «La jeunesse, c’est la fine fleur de nos ressources humaines. On doit y tenir comme à la prunelle de ses yeux». Et pour changer les choses, le CAR s’est autorisé à porter deux suggestions :

  • La dissolution du gouvernement de complaisance et d’amis mis en place ;
  • La mise en place d’un gouvernement d’union et de réconciliation dont les missions essentielles seront la relance économique, la sécurité nationale, la justice pour Thomas Sankara, Norbert Zongo, Dabo Boukary et les victimes des 30 et 31 octobre 2014, et du 16 septembre 2015.

Diendéré, une boîte noire

A propos de la réconciliation, Hervé Ouattara a souligné qu’elle passe par le jugement du général Gilbert Diendéré, qui est la boîte noire censée éclairer les Burkinabè de ce qui s’est réellement passé au pays depuis les vingt-sept (27) ans du règne de Blaise Compaoré. Que la justice se saisisse également de tous ceux dont les noms sont cités de près ou de loin, dans l’affaire Dabo Boukary, Guillaume Sessouma et autres. Notre justice ne doit pas être sélective. Pour sa part, le CAR a promis de travailler avec d’autres OSC, à une pétition contre des personnalités afin qu’elles comparaissent devant les tribunaux et devant l’histoire et répondent des vingt-sept (27) ans de crimes de sang et de crimes économiques. A la question de savoir ce qu’il pensait des accusations faites contre l’ex-Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le président du CAR a répondu qu’il doit être poursuivi, s’il est coupable, car la justice s’applique à tout le monde, mais «il ne faut pas s’appesantir sur Zida» .

Aline Ariane BAMOUNI

18:27 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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