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2016.10.02

Bobo-Dioulasso: des manuels scolaires pour des enfants nés de mères malades mentales

Seize (16) enfants nés de mères malades mentales ont reçus des manuels scolaires le dimanche 25 septembre 2016 à Bobo-Dioulasso. C’est l’association «Badeya Koura» ou «nouvelle fraternité» qui a posé cet acte qui vise selon sa présidente, à aider les enfants de cette catégorie à reprendre le chemin de l’école.

Les membres de l’association et les enfants bénéficiaires des manuels scolaires
Les membres de l’association et les enfants bénéficiaires des manuels scolaires

Ce sont essentiellement des cahiers, des stylos et autres manuels scolaires que ces 16  enfants nés de mères malades mentales ont reçu. «Ce geste est une manière pour nous de contribuer à aider les familles et tous ces enfants nés de mères malades mentales qui veulent reprendre le chemin de l’école», a indiqué Léonie Kantiono, présidente de l’association.

Créée en juillet 2014 en effet, l’association «Badeya Koura» qui signifie littéralement «nouvelle fraternité», a pour objectif de venir en aide aux enfants nés de mères malades mentales. Cette remise de manuels scolaires, rentre donc dans le cadre des activités de l’association qui après deux ans d’existence, a en charge, au moins une quarantaine d’enfants qui sont dans cette situation selon la présidente. Notre vision, dit-elle,  c’est d’accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils arrivent à se prendre en charge d’eux-mêmes. «Nous comptons aussi sensibiliser les familles afin qu’elles les acceptent avec leurs mères», a ajouté la présidente de l’association. Confrontée à des difficultés, la présidente de l’association appelle à une solidarité agissante envers ces enfants  qui selon elle, n’ont pas choisi de naître de mères malades mentales.

Léonie Kantiono, présidente de l’association : «Notre vision,  c’est d’accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils arrivent à se prendre en charge eux-mêmes»
Léonie Kantiono, présidente de l’association: «Notre vision, c’est d’accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils arrivent à se prendre en charge eux-mêmes»

Ainsi, lance-t-elle un appel aux plus hautes autorités du pays afin qu’elles songent à cette catégorie «d’enfants qui ont aussi des droits comme tous les enfants burkinabés». «Nous saisissons l’opportunité qui nous est offerte pour interpeller les premières autorités de ce pays afin qu’elles accordent une attention à ces enfants. Nous lançons ce cri de cœur parce que ces enfants sont aussi des enfants Burkinabé», a-t-elle insisté.

Engagée pour la cause de ces enfants, l’association dit être confrontée à des difficultés. «Lorsqu’on fait un peu le tour dans la ville, nous voyons des femmes malades mentales qui sont enceintes ou qui ont des enfants. On ne peut pas laisser les enfants dans de telles situations. Il faut leur donner une chance de réussite comme leurs camarades nés de mères normales. C’est notre souhait. Mais les moyens font défaut. Nous n’avons pas de partenaires. Nous comptons sur les bonnes volontés et les cotisations des membres de l’association pour pouvoir subvenir aux besoins de ces enfants», a déploré la présidente.

Pour rappel, la présidente de l’association a indiqué que les enfants pris en charge à leur niveau sont des enfants récupérés des mains de leurs mères errantes dans la ville sans domicile ni protection.

Cheick Omar Traoré

19:23 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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