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2016.10.04

Protection de l’enfant et des adolescents: le ministère de la solidarité nationale en fait son cheval de bataille

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille organise du 4 au 6 octobre 2016 dans les 45 directions provinciales, des sessions de renforcement des compétences techniques des travailleurs sociaux sur la protection de l’enfant. Le lancement officiel des travaux a débuté le mardi 4 octobre à Ouagadougou.

Le ministre d'Etat, Yvette Dembélé (au milieu)
Le ministre d’Etat, Yvette Dembélé (au milieu)

Dans le but de contribuer au renforcement des compétences techniques du personnel en charge de la protection de l’enfant dans les 45 directions provinciales, le ministère de la solidarité nationale a initié des sessions de formation au profit de trois cent trente-sept acteurs dont cent dix-sept sont déjà sur le terrain et cent soixante en formation à Gaoua et à Ouagadougou.

Selon la secrétaire d’Etat chargé des affaires sociales, Yvette Dembélé, représentant le ministre de la Femme, en dépit de nombreuses initiatives développées par le gouvernement et ses partenaires, la situation actuelle des enfants et des adolescents en matière de protection est loin d’être satisfaisante. «Les enfants sont toujours victimes de violence, de mariage forcé, souvent de maltraitance, de pires formes de travail…», a relevé Yvette Dembélé.

C’est donc dans l’optique de protéger cette couche vulnérable et leur permettre de s’épanouir et de se développer dans des conditions optimales, que le ministère en charge de la Solidarité nationale a initié ces sessions de formation afin de mettre à jour les différentes connaissances des acteurs sociaux et de prendre en compte l’évolution récente en matière de progrès en termes de prise en charge des enfants et des adolescents.

Les participants aux sessions de formation
Les participants aux sessions de formation

Durant les trois jours que durera cette session de formation, trois thèmes différents seront développés. Il s’agit premièrement, a noté le directeur général de l’Institut national de formation en travail social,  Léonard Sawadogo, de la théorie des normes sociales pour expliquer comment le comportement des gens dépend des normes et comment il est possible à travers les normes sociales de changer les comportements.

Deuxièmement, poursuit M. Sawadogo, les participants vont s’imprégner des procédures des techniques de résolution de cas, notamment la gestion de cas dans les situations de violences faites aux enfants. Enfin, dit-il, la prise en charge psycho social et l’accompagnement juridique des jeunes filles qui seraient victimes de mariage précoce seront présentés aux participants pour leur donner les rudiments nécessaires dans le but de soutenir ces filles qui ont été données en mariage précocement.

Au sortir de cette formation, le ministre d’Etat a exhorté les uns et les autres à une participation active et une analyse sans complaisance  de leurs expériences personnelles afin de pouvoir réussir le pari d’un Burkina où les enfants et adolescents seront mieux protégés.

Madina Belemviré

 

18:17 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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