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2016.10.27

Planète enfants : Un magazine qui éduque et fait voyager

 La direction générale de Bayard Afrique, société éditrice du magazine ‘’Planète enfants’’, a ouvert ses portes à la presse ce mardi 25 octobre 2016. Par ce geste, cette filiale du groupe de presse français Bayard presse internationale, présente à Ouagadougou depuis 2009, a voulu faire connaitre au commun des Burkinabè sa présence, mais aussi présenter ses différents produits dont le dernier en date est ‘’Planète j’aime lire’’.

 
Planète enfants : Un magazine qui éduque et fait voyager

C’est un Directeur général, très enthousiaste qui nous a présenté non seulement les produits qui font l’objet de production par sa structure, mais aussi les locaux dans lequel se trouve la filiale. En cette matinée, nous avons trouvé une équipe à pied d’œuvre pour les prochaines parutions. Directeur général de Bayard Afrique, Lionel Bilgo est le Directeur de publication des magazines ‘’Planète enfants’’, ‘’Planète j’aime lire’’ et des productions religieuses.

A l’entendre, la filiale Bayard Afrique revêt toute une histoire. Les magazines ‘’Planète enfants’’, ‘’Planète jeunes’’, étaient pilotés depuis la France par la direction de Bayard Afrique. En 2009, il a été décidé de remettre le magazine aux africains, « c’est-à-dire de transporter le magazine et de l’enraciner en Afrique », confie-t-il. C’est ainsi que Bayard Afrique a aménagé en Afrique et le Burkina a été choisi pour accueillir le siège. Elle a fonctionné dans un premier temps sous forme d’association, avant d’acquérir le statut juridique de filiale en 2011.

En ce qui concerne les différents produits, le Directeur général laisse entendre que « l’initiative de créer des magazines pour la jeunesse africaine est née depuis 1993 ». Ainsi, en 1993, il y a eu le lancement de ‘’Planète jeunes’’ « qui tire ses racines de ‘’Kouakou’’, le fameux magazine des années 80-90 ». ‘’Planète jeunes’’, rappelle-t-il, était destiné aux adolescents et était lu dans près de 17 pays d’Afrique francophone.
En 1998, le groupe de presse s’est demandé, pourquoi ne pas créer un autre magazine pour les plus petits ? D’où la naissance de ‘’Planète enfants’’, la même année.

Internet, cause de la disparition de ‘’Planète jeunes’’

Arrivée en 2012, à la tête de la filiale, Lionel Bilgo constate que le magazine ‘’Planète jeunes’’ avait des difficultés. Les habitudes de consommations des jeunes avaient changé. Pour lui, ce magazine était une référence pour les adolescents car, il parlait des stars du football et du showbiz.Avec des posters dans le magazine en bonus. Mais internet est venu et a pris la place du magazine en ce sens que les jeunes n’attendaient plus le magazine pour connaitre l’âge des stars. Ils partaient sur internet et c’était plus rapide en plus. Et comme la diffusion a commencé à chuter, pour sauver la barque, la production a été arrêtée en 2013.

Par ailleurs, il rassure que Bayard Afrique poursuit avec ‘’Planète enfants’’, car, « c’est un sacerdoce » pour eux et « un honneur de contribuer au développement de l’intellect mais aussi de l’être de l’enfant africain dans son environnement ». Voici résumée en quelques mots, la ligne éditoriale du magazine ‘’Planète enfants’’. « On parle de l’enfant africain en tant qu’humain dans un monde plus globalisé pour qu’il ait une valeur, un sentiment pour lui-même, mais qu’il sache se positionner dans le monde qui l’entoure », affirme le Directeur de publication du magazine.

‘’Planète enfants’’, permet à travers ses rubriques comme, « Dis le dans ma langue », de faire voyager les enfants à travers les langues telle que le Mooré, le Dioula, le Minan, le Lingala. C’est tout simplement, selon le premier responsable de Bayard Afrique, « un magazine éducatif pour les enfants ».

Vendu uniquement sur abonnement dans les écoles par l’ouverture de compte d’abonnement, ce bimestriel (parait chaque deux mois), est aussi vendu dans les alimentations, les stations-services et les kiosques à journaux. La parution est rythmée durant l’année scolaire pour accompagner les enfants. Ce qui leur permet de lire et participer aux jeux concours. Cela est valable pour le Burkina, le Sénégal, le Niger et bien d’autres pays francophones.

‘’Planète j’aime lire’’, le nouveau-né

Toujours dans sa mission d’éducation et d’éveil des enfants, Bayard Afrique, il y a deux ans, a décidé de produire un magazine pour les tout petits. C’est ainsi qu’est né ‘’Planète j’aime lire’’ pour les 5-7 ans. C’est-à-dire la grande section en allant jusqu’au CP1 (Cours préparatoire première année). Comme ces enfants sont des néo-lecteurs, donc ne sont pas encore autonomes dans la lecture, selon le Directeur général, c’est le parent qui accompagne l’enfant à lire les histoires. Cela pour créer le lien entre le parent et l’enfant. Lorsque ce dernier grandira, il pourra rejoindre le club des lecteurs de ‘’Planète enfants’’.

La filiale Bayard Afrique à l’image du contenu de ses magazines à une équipe cosmopolite, sinon panafricaine. Plusieurs nationalités composent la rédaction des magazines (Burkinabè, togolais, congolais). En plus des pigistes qui sont un peu partout sur le continent et hors du continent.

La rédactrice en chef des magazines‘’Planète enfants’’ et ‘’Planète j’aime lire’’, Moudjibath Daouda – Koudjo, nous a fait connaitre avec amour les différentes rubriques qu’elle anime avec son équipe. Son magazine propose des rubriques qui parlent de personnages célèbres qui ont posé des actes qui méritent d’être rappelés car « les difficultés de jeunesses ne doivent pas nous empêcher de voir plus et la pauvreté d’origine ne doit pas être un frein à la ténacité, à l’ardeur au travail ». Pour la rédactrice en chef, « l’enfant sans se rendre compte qu’on le conduit vers un chemin de construction de soi, acquiert tout cela de façon douce ».

Aussi, elle s’est longuement étalée sur le concept de la rubrique ‘’Kola et Bola’’ qui sont des garçons et ‘’Ka et Ba’’ qui sont des filles. Selon dame Daouda – Koudjo, ce sont des personnages qui mettent en scène des enfants dans la situation ou l’enfant est bloqué. Et à coté on montre l’enfant qui propose la meilleure façon d’aborder les choses. « On pourrait dire à l’école si nous étions dans une salle de classe par exemple, que c’est une leçon de morale. Mais nous ne faisons pas de morale, nous ne sommes pas un manuel scolaire », confie-t-elle. Cette rubrique met en scène des situations que l’enfant peut vivre en classe, à l’école, à la maison au quartier. Cela, pour lui montrer la meilleure façon de faire les choses.

Selon la rédactrice en chef, ‘’Kola et Bola’’, avec le ‘’K’’ c’est ceux qui ne sont pas suffisamment bien et le ‘’B’’, ce qui est bien. Donc tous les enfants veulent être‘’Bola’’, mais pas ‘’Kola’’. Ce magazine permet d’interagir, nous apprend-t-elle, avec des rubriques qui leur sont réservées. Ainsi, les enfants envoient spontanément des écrits et des photos sur ce qui les a choqués, ce qu’ils ont aimé. « On leur pose des questions et la première personne à donner les meilleures bonnes réponses parait dans le magazine avec son nom et sa photo », affirme-t-elle.

L’abonnement annuel du magazine ‘’Planète enfants’’ coûte 7200 francs CFA et pour ‘’Planète j’aime lire’’ 10000 francs CFA. Le dernier né est aussi un bimestriel dont l’abonné à droit à six numéros par an.

Marcus Kouaman
kmagju@gmail.com
Lefaso.net

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