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2016.10.31

Insalubrité à Ouaga : Quand des cuisines côtoient des poubelles

Partout dans la ville de Ouagadougou, émergent des espaces de restauration. Communément appelés « restaurants par terre », les tenanciers de ces restaurants bon marché, ne respectent pas le plus souvent les règles d’hygiènes.  

Une de ces restauratrices entrain de préparer le menu de midi, à côté d’une poubelle à ciel ouvert

Une de ces restauratrices entrain de préparer le menu de midi, à côté d’une poubelle à ciel ouvert

De nos jours, on assiste à une explosion des espaces de restauration dans la ville de Ouagadougou. Ce qui est fait pour soulager une petite faim et de manière rapide, devient chose facile. Mais à qui faire confiance, lorsqu’on sait tous que certains de ces petits restos, ne se conforment pas aux règles d’hygiènes ?

En effet, dans les petits restaurants dit : « restaurants par terre », le constat peut être souvent alarmant. A chaque coin de rue, ils proposent qui, des plats de riz, d’autres de haricots ou de l’atiéké. L’avantage avec ces restos par terre, même avec la somme de 100 FCFA, on peut avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Dans certains lieux comme dans les marchés et yaars, il est courant de constater que les cuisines de ces restos sont à ciel ouvert. Ce qui expose bien évidement les aliments en préparation à la poussière, à divers autres saletés, aux microbes et aux parasites. Le comble est que dans la plupart des cas, ces cuisines côtoient des poubelles. A ces endroits, les poubelles également  à ciel ouvert sont souvent  2 ou 3 mètres des marmites au feu. Et que dire de ces odeurs nauséabondes, qui se dégagent de ces immondices d’ordures ou se baladent des chiens errants et d’autres insectes comme les mouches et les moustiques.

Cependant, toutes les personnes que nous avons rencontrées dans ces « restaurants par terre »,  semblent ne pas être inquiétées par le manque d’hygiène des restauratrices.

« C’est ici que je me restaure tous les jours. La cuisinière fait de bon mets » se réjoui Adama Ouédraogo, un des clients de ces restaurants par terre situé à Ouaga 2000, non loin de l’hôtel Laico. Interrogé sur les conditions de préparation de ces plats dont il vente la qualité, M. Ouédraogo dit ne pas s’en préoccuper. « L’Africain meurt par manque de microbes », nous répond-il. Comme pour dire que le manque d’hygiène est la marque de fabrique de l’Afrique.

Conscients des dangers que peuvent avoir ces genres  d’espaces de restaurations, il serait propice que le service d’hygiène se mette à l’œuvre, pour amener les promoteurs des restaurants par terre, à respecter le minimum des règles d’hygiène.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

12:56 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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