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2016.10.31

Insalubrité à Ouaga : Quand des cuisines côtoient des poubelles

Partout dans la ville de Ouagadougou, émergent des espaces de restauration. Communément appelés « restaurants par terre », les tenanciers de ces restaurants bon marché, ne respectent pas le plus souvent les règles d’hygiènes.  

Une de ces restauratrices entrain de préparer le menu de midi, à côté d’une poubelle à ciel ouvert

Une de ces restauratrices entrain de préparer le menu de midi, à côté d’une poubelle à ciel ouvert

De nos jours, on assiste à une explosion des espaces de restauration dans la ville de Ouagadougou. Ce qui est fait pour soulager une petite faim et de manière rapide, devient chose facile. Mais à qui faire confiance, lorsqu’on sait tous que certains de ces petits restos, ne se conforment pas aux règles d’hygiènes ?

En effet, dans les petits restaurants dit : « restaurants par terre », le constat peut être souvent alarmant. A chaque coin de rue, ils proposent qui, des plats de riz, d’autres de haricots ou de l’atiéké. L’avantage avec ces restos par terre, même avec la somme de 100 FCFA, on peut avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Dans certains lieux comme dans les marchés et yaars, il est courant de constater que les cuisines de ces restos sont à ciel ouvert. Ce qui expose bien évidement les aliments en préparation à la poussière, à divers autres saletés, aux microbes et aux parasites. Le comble est que dans la plupart des cas, ces cuisines côtoient des poubelles. A ces endroits, les poubelles également  à ciel ouvert sont souvent  2 ou 3 mètres des marmites au feu. Et que dire de ces odeurs nauséabondes, qui se dégagent de ces immondices d’ordures ou se baladent des chiens errants et d’autres insectes comme les mouches et les moustiques.

Cependant, toutes les personnes que nous avons rencontrées dans ces « restaurants par terre »,  semblent ne pas être inquiétées par le manque d’hygiène des restauratrices.

« C’est ici que je me restaure tous les jours. La cuisinière fait de bon mets » se réjoui Adama Ouédraogo, un des clients de ces restaurants par terre situé à Ouaga 2000, non loin de l’hôtel Laico. Interrogé sur les conditions de préparation de ces plats dont il vente la qualité, M. Ouédraogo dit ne pas s’en préoccuper. « L’Africain meurt par manque de microbes », nous répond-il. Comme pour dire que le manque d’hygiène est la marque de fabrique de l’Afrique.

Conscients des dangers que peuvent avoir ces genres  d’espaces de restaurations, il serait propice que le service d’hygiène se mette à l’œuvre, pour amener les promoteurs des restaurants par terre, à respecter le minimum des règles d’hygiène.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

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Immigration en Lybie : 142 migrants Burkinabè nous racontent leurs déboires

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a accueilli 142 migrants burkinabè en provenance de la Libye. Le jeudi 27 octobre 2016 à 16h 30 minutes, l’on assistait à l’atterrissage à l’aéroport international de Ouagadougou, d’un vol qui portait à son bord 142 retournés volontaire. Ces 142 retournés volontaires étaient tous de nationalité burkinabè et s’étaient rendu à l’aventure en Lybie dans l’espoir de se faire de l’argent pour revenir vivre au pays dans de bonnes conditions. D’aventure en aventure, ces immigrés voir retournés volontaires, nous ont raconté leurs déboires à leur retour au pays.

Bagagnan Issouf n’est pas passé par mille chemins pour nous raconter ce qu’il a vécu. Ainsi, dit-il, « Il n’y a plus de travail et nous souffrions beaucoup en Lybie, c’est ce qui a valu notre retour au bercail. J’ai fait 2 ans et 2 mois en Lybie et rien n’allait à bon train. Je faisais la peinture là-bas comme travail. Mais quand tu travail on ne te paye pas. L’argent a aussi perdu sa valeur et on ne gagnait rien à travailler,c’est dure là-bas ».

guene-abdoul-makimGuéné Abdoul Makim embouche la même trompette et dit, « Je suis très content d’être revenu à Ouagadougou aujourd’hui car le Burkina Faso c’est mon pays. J’ai fait 4 ans en Lybie mais le travail ne marchait pas et l’on nous maltraitait énormément. On nous menaçait tous les jours. Vous louez une maison pour y vivre mais la police est présente tous les jours sur les lieux et n’hésite pas souvent à vous embarquer pour vous incarcérer. J’ai moi-même déjà fait une fois la prison en Lybie. J’ai décidé de rentrer parce que rien ne marchait en Lybie. L’on travail mais le prix de ce travail est revu en baisse et la souffrance en hausse. Je remercie énormément ceux-là même qui nous ont aidés à regagner notre pays d’origine car sans eux, nous serions toujours entre la vie et la mort. J’ai perdu toute mes forces en Lybie et j’estime qu’il est temps pour moi de rester travailler dans mon pays car il n’y a pas mieux que son pays d’origine ».

Rambo Ilias lance un grand soupir avant de se prononcer. « Je remercie Dieu de nous avoir permis de revenir au pays en bonne santé car ce n’était pas facile pour nous de vivre en Lybie. Il y a deux ans que je vivais en Lybie. J’y suis allé dans l’espoir de me faire de l’argent. Mais c’était une mauvaise idée car la souffrance étouffait l’argent que je gagnais. J’ai fait 3 fois la prison en Lybie. La police t’arrête et te dit qu’on examinera ton sang pour voir ton degré de santé et dès qu’on te prend, on te conduit directement en prison. La première fois de mon incarcération, j’ai fait 3 mois en prison. J’ai fait un mois la deuxième fois et deux semaines la 3e foi. Maintenant je suis très heureux de revenir au pays ».

Dabré Issaka, du village de Dango, nous raconte également sa vie. « J’ai fais 3 ans en Lybie pour chercher de l’argent mais la Lybie n’est pas un bon pays où l’on peut chercher de l’argent. Je faisais le commerce ici au pays et vu que cela ne marchait pas trop bien pour faute de moyen, j’ai décidé d’aller chercher les moyen en Lybie pour venir booster mon commerce mais ça été un calvaire pour moi. Je préfère rester ici me débrouiller avec mon petit commerce que d’aller encore en Lybie pour chercher de l’argent. Je  le déconseille à tous mes frères et sœurs qui aimeraient s’aventurer en Lybie d’y aller car ils vivront un calvaire jamais connu. Personne n’est bien en Lybie ».

Koudougou François

Koudougou François

Koudougou François de Bané n’a pas attendu qu’on l’interroge pour parler. Ainsi, a-t-il soutenu, « ça fait maintenant 4 ans que je vivais en Lybie. On pensait que si on allait en Lybie on allait s’en sortir dans la vie. Mais l’on a compris que vivre dans son pays sans travail vaut mieux qu’aller vivre en Lybie, un pays qui n’est pas sécurisé. Tu travail on ne te paye pas, les policiers t’enferme à leur gré et on te demande une forte somme pour ta libération. Les dépenses que j’ai effectuées pour m’y rendre, je peux vous dire que je n’ai rien eu en retour. Maintenant je vais rester ici et même si je ne gagne rien à faire, je me débrouillerais quand même, mais j’éviterais encore de m’aventurer en Lybie. S’il y a quelqu’un qui veut aller en Lybie, s’il écoutera mes conseils il ne voyagera plus car ce que j’ai vécu en Lybie est un vrai calvaire. On a un frère que l’on arrêté là-bas depuis 4 ans, mais jusqu’à présent on n’a pas de ses nouvelles. L’on nous frappait et l’on cassait même les jambes de certaines personnes. Je remercie grandement ceux-là qui nous ont permis de revenir au pays car sans eux qu’allions nous devenir ? ».

C’est au moment où nous voulions nous retirer de la salle d’attente de l’aéroport que nous assistions à l’arrivée d’un migrant sur un fauteuil roulant. En réalité, il avait la jambe gauche cassée. Il s’agit de Guèné Moumini. Voici ce qu’il nous confie sur la genèse de sa situation. «  Le matin de bonne heure quand j’allais prier à la mosquée, l’on m’a rencontré en chemin et m’a fusillé la jambe. C’est ce qui fait que j’ai la jambe cassé. Je remercie Dieu et tous ceux qui ont contribué à notre retour au pays car sans eux, que serions-nous dans un pays où le droit de l’homme est méprisé ? », Soupir !

Armand Kinda

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Bobo-Dioulasso: un atelier pour faire l’état des lieux de la consommation des drogues au Burkina

Faire l’état des lieux de la problématique des drogues au Burkina Faso afin de mieux orienter les luttes. C’est l’objectif de l’atelier organisé à Bobo-Dioulasso les 27 et 28 octobre 2016, par la Maison des associations de lutte contre le SIDA (MAS) à l’endroit d’acteurs de la justice, de la sécurité et de la société civile de la région des Hauts-Bassins. C’était sous la présidence du gouverneur de la région des Hauts-Bassins.

Le présidium à l’ouverture de l’atelier
Le présidium à l’ouverture de l’atelier

«Si l’on se réfère  aux  statistiques des forces de défense et de sécurité, la consommation de la drogue est alarmante au Burkina Faso.  Ce qui est plus inquiétant, c’est que la drogue est présente dans toutes les écoles du pays», a déploré Mariam Zoromé/Dialo, secrétaire permanente du Comité national de la lutte contre la drogue (SP/CNLD), par ailleurs marraine de cet atelier. Selon elle, la lutte contre ce fléau au Burkina Faso nécessite l’implication de tous, notamment des acteurs de la société civile. Cependant, il s’est avéré opportun de mettre celles-ci au même niveau d’information. D’où la tenue de cet atelier pour non seulement faire l’état des lieux de la consommation des drogues au Burkina Faso mais aussi «essayer» d’établir des statistiques fiables qui permettront de mieux orienter les actions de lutte. Il s’agira également au cours de cet atelier, de voir comment organiser les associations pour qu’elles puissent travailler en synergie afin d’aboutir à des résultats probants.

Christine Kafando, président de la MAS a insisté sur la nécessité d’avoir des statistiques fiables afin de bien orienter la lutte
Christine Kafando, président de la MAS a insisté sur la nécessité d’avoir des statistiques fiables afin de bien orienter la lutte

Pendant deux (02) jours, les participants vont donc échanger autour des thèmes comme «l’expérience communautaire en matière de lutte contre la drogue au Burkina Faso», «l’organisation de la lutte contre l’usage problématique de la drogue au Burkina Faso» et «la prise en charge des usagers de drogue en psychiatrie au CHU Sourou Sanou de Bobo-Dioulasso».

Une photo de famille des participants et des responsables de l’association organisatrice de l’atelier
Une photo de famille des participants et des responsables de l’association organisatrice de l’atelier

Rencontre d’échanges et de partage d’expériences,  cet atelier est également un lieu de plaidoyer pour les participants.  «Nous allons faire un  plaidoyer auprès des autorités politiques pour qu’elles essaient d’opérer des réformes en matière de lutte contre la drogue. Notre plaidoyer, c’est de demander à ce qu’on mette en place un dispositif de sensibilisation, de prévention et d’accompagnement des usagers de drogue dans le but de les intégrer dans la société», a indiqué Christine Kafando, présidente de la  Maison des associations. Aussi, ajoute-t-elle, «nous  souhaitons que des engagements soient pris au niveau de l’Etat pour limiter la répression des usagers notamment les femmes et les enfants».

Au terme des travaux, les résultats des échanges devraient contribuer «qualitativement» à donner une nouvelle dynamique à la lutte contre la drogue au Pays des Hommes intègres. Président de la cérémonie, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins a salué la tenue de cet atelier avant d’indiquer que le thème abordé est non seulement d’actualité mais aussi constituerait une préoccupation pour les plus hautes autorités du pays. Ainsi, dit-il, «les résultats sont vivement attendus au plus haut niveau».

Cheick Omar Traoré

12:05 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Bons réflexes face aux maladies endémiques: plus d’un million de burkinabè sensibilisés

Face à l’apparition meurtrière de la maladie à virus Ebola dans la sous-région ouest-africaine, la Croix-Rouge burkinabè a lancé en 2014, une campagne de sensibilisation dans le cadre d’un programme dénommé «Communication avec les bénéficiaires» (BENCOM). Au résultat, ce sont environ 1 796 546 personnes qui ont été sensibilisées aux bons réflexes face à cette maladie et à d’autres maladies endémiques. Un résultat présenté à Ouagadougou le vendredi 28 octobre 2016.

Lazare Zoungrana (au milieu), le Secrétaire général de la Croix rouge burkinabè
Lazare Zoungrana (au milieu), le secrétaire général de la Croix-Rouge burkinabè

Dans la dynamique d’amener les communautés à développer les réflexes qui leur permettent de faire face par elles-mêmes à la maladie à virus Ebola dont l’expansion a été favorisée par «de nombreuses idées préconçues» dans certains pays, la Croix-Rouge burkinabè a déroulé le programme BENCOM.

Dans le cadre de ce programme qui a couvert 19 provinces réparties dans les régions du Centre, du Centre-ouest, du Centre-est, du Centre-sud, de la Boucle du Mouhoun, du Sud-ouest, des Hauts-Bassins et des Cascades, des volontaires de la Croix-Rouge burkinabè ont mené diverses activités de sensibilisation. Il s’est agi notamment d’émissions radiophoniques diffusées par des radios communautaires, de visites à des familles, de focus group, de débats communautaires, de productions et diffusions de spots radiophoniques et télévisuels.

Objectif affiché, faire «dissiper les rumeurs non seulement sur la maladie à virus Ebola mais aussi sur les principales maladies à potentiel épidémique», selon Lazare Zoungrana, secrétaire général de la Croix-Rouge burkinabè. Mieux, inculquer aux populations un changement de comportement face à de telles maladies. C’est dans ce sens, précise M. Zoungrana, qu’environ «un million sept cent quatre-vingt-seize mille cinq cent quarante-six personnes ont été sensibilisées».

Pour la capitalisation des acquis de ce programme, annonce Lazare Zoungrana, il s’agira de perpétuer le partenariat avec les radios communautaires en maintenant les plages créées au niveau de ces radios, de faire en sorte que les personnes qui ont été associées audit programme continuent d’apporter leurs contributions.

Et face à l’apparition de plus en plus annoncée de la dengue dans notre pays, les responsables de la Croix-Rouge burkinabè disent vouloir s’inscrire en droite ligne de l’agenda du ministère de la Santé.

Paangui Parè

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Message à la nation du président du Faso à l’occasion de la Commémoration nationale des journées des 30 et 31 octobre

Message à la nation du président du Faso à l’occasion de la Commémoration nationale des journées des 30 et 31 octobre

Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur

Vaillant Peuple insurgé d’octobre 2014

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré

La commémoration des journées historiques des 30 et 31 octobre 2014 m’offre l’occasion de saluer la mémoire de nos martyrs tombés sur le champ d’honneur, il y’a deux ans déjà. Elle permet aussi de rappeler les responsabilités individuelles et collectives qui sont les nôtres, pour tirer les enseignements de ce douloureux épisode de notre histoire contre lequel notre vaillant peuple s’est dressé avec bravoure et succès.

C’est pourquoi, j’invite tous les Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, ainsi que tous les amis du Burkina Faso à avoir une pensée pieuse pour les victimes et les blessés de ces journées glorieuses qui ont permis au Peuple de reconquérir sa dignité et de donner ses chances au rétablissement et à l’approfondissement de la démocratie, de l’Etat le droit et de la justice au profit de tous. Mes encouragements et ma compassion vont aux familles des victimes et des blessés.

Cette épreuve qui nous a été imposée par les tenants du pouvoir de l’époque, est un patrimoine commun à tous les Burkinabè qui doivent se l’approprier pour construire un Burkina Faso plus démocratique et mieux gouverné.

 

Je voudrais, en ces journées mémorables, rendre hommage à l’ensemble des forces de progrès, qui ont contribué à l’avènement d’une ère nouvelle et au renouveau démocratique dans notre pays.

Je tiens à faire une mention spéciale à notre vaillante jeunesse et aux femmes qui n’ont ménagé aucun effort ni sacrifice pour aller au charbon, afin de rendre le changement possible.

La victoire et l’héroïsme de notre peuple, doivent être des raisons d’espérer un lendemain meilleur, pour relever le défi de la paix, de la bonne gouvernance, de la justice et de la prospérité.

 

Vaillant Peuple du Burkina Faso

Comme vous le savez, cette commémoration se tient aux lendemains des attaques terroristes perpétrées sur notre territoire et contre nos forces de défense et de sécurité qui se sont soldées par la mort de plusieurs de nos compatriotes, militaires et civils, et occasionné de nombreux blessés. Je m’incline respectueusement devant la mémoire de ces valeureux disparus et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le Gouvernement  s’est d’ores et déjà engagé à prendre les dispositions pour renforcer les capacités opérationnelles de nos Forces de Défense et de Sécurité déployées sur les frontières comme à l’intérieur de celles-ci.

C’est le lieu de réaffirmer avec force qu’autant nous devons opposer une lutte implacable contre le terrorisme sous toutes ses formes, autant nous devons être intraitables à l’égard de tous les auteurs de tentatives de déstabilisation de la démocratie et de l’Etat de droit au Burkina Faso. Je voudrais inviter tous les Burkinabè, à se ressaisir, à quitter le terrain de la critique facile et des procès d’intention pour qu’ensemble nous prenions en main notre destinée, dans le respect des lois de la République et de l’intérêt national.

Permettez-moi, de saisir cette occasion pour saluer l’Armée nationale et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité qui se battent au quotidien avec honneur, dignité et discipline pour défendre les institutions de la République, l’intégrité du territoire ainsi que la paix et la quiétude de nos populations dans les villes et campagnes.

Je voudrais les encourager à relever avec professionnalisme et dévouement, le défi de la sécurité pour tous.

Tout en saluant l’attitude de nos populations qui sont restées dignes devant ces épreuves, je voudrais interpeller tous les Burkinabè à prêter main forte aux Forces de Défense et de Sécurité, par une franche collaboration afin de nous permettre de garantir la stabilité de notre pays et de sa démocratie.

Peuple du Burkina Faso

Burkinabè des villes et des campagnes

Je suis conscient de l’importance des attentes et des difficultés que rencontrent les Burkinabè dans leur ensemble pour faire face à leurs besoins quotidiens.

Aujourd’hui tous les secteurs sont prioritaires dans notre pays.

Le sens des réalités et des responsabilités commande de les hiérarchiser, étant entendu que toutes ces attentes ne peuvent être satisfaites en même temps.

Dois-je rappeler que les préoccupations qui sont celles des Burkinabè sont connues et n’ont pas fondamentalement changé depuis une trentaine d’années. Il n’est donc pas possible de prétendre, à moins d’un an, leur trouver des solutions acceptables et durables, sans se donner le temps et les moyens d’y travailler.

Il nous faut apporter des solutions durables aux problèmes structurels que nous vivons et mettre en œuvre des réformes en profondeur aussi bien sur les plans politique, économique, social et culturel.

La mise en œuvre des mesures d’urgence dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau potable, de l’emploi, l’adoption du Plan National de Développement Economique et Social, l’installation officielle de la Commission constitutionnelle, l’élaboration de la loi de finances pour le budget de l’Etat 2017 s’inscrivent toutes dans cette dynamique.

Tous les efforts et les synergies sont en cours pour faire de la Conférence des partenaires du Burkina Faso à Paris, les 7 et 8 décembre prochain, un succès pour la consolidation des acquis démocratiques et la promotion du développement.

C’est pourquoi je voudrais lancer un appel solennel à la retenue sur le front social pour donner toutes ses chances à la concertation, au dialogue et à l’engagement collectif pour remettre le pays au travail et créer les emplois et les richesses dont nous avons besoin pour garantir la prospérité à tous les habitants du Burkina Faso. Et cela est possible.

Autant les revendications pour une amélioration des conditions de vie, de travail et d’étude sont légitimes, autant nous ne devons pas perdre de vue qu’on ne peut partager ce qu’on n’ani produit, ni créé. Il est évident que tous les mouvements sociaux et débrayages actuels auront nécessairement des conséquences sur l’économie nationale.

Les actions illégales, les violences gratuites et les incitations à des initiatives contraires aux lois de la République et aux libertés publiques ne sont  pas tolérables.

Peuple du Burkina Faso

Burkinabè de l’Intérieur et de l’Extérieur

L’expérience démocratique burkinabè fait la fierté de notre Peuple et des autres Peuples d’ Afrique et du monde. Elle mérite certes d’être connue et partagée, mais elle doit surtout être assimilée par tous les acteurs au Burkina Faso, maintenant et pour toujours.

Je dois rappeler que les mesures pour apporter l’assistance et la prise en charge des pupilles de la Nation et les blessés de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch manqué du 16 septembre 2015 constituent à cet égard un acte majeur pour inscrire dans les consciences individuelles et collectives la proscription et la condamnation unanimes des  travers que le peuple a dénoncés dans le cadre de la gestion des affaires de l’Etat.

C’est pourquoi, au nom de la continuité de l’Etat, les décrets adoptés sous la Transition portant soutien social aux veuves, aux ayants droits, aux blessés et aux orphelins ont été mis en œuvre dans leur intégralité.

L’Etat veillera à l’éducation des enfants laissés par les martyrs de l’insurrection populaire et du Coup d’Etat manqué.

Indépendamment de ces mesures prises, il faut se convaincre que la finalité réside dans la justice qu’il faut rendre aux victimes afin de réconcilier les Burkinabè entre eux et avec leur histoire. C’est pourquoi j’invite la Justice à dire le droit et à rétablir chacun dans ses droits.

Dans le respect de l’indépendance de la justice, il faut souligner que plus vite toutes les affaires sensibles pendantes devant elle seront vidées, plus la paix sociale et la réconciliation seront porteuses de stabilité et de prospérité pour tous.

J’ai déjà indiqué que le retour à l’intégrité va de pair avec la tolérance zéro contre l’impunité au Burkina Faso, aussi bien pour les actions passées comme pour celles en cours ou à venir.

C’est sous le tryptique « Vérité-Justice-Réconciliation » que nous panserons nos plaies et blessures pour réussir le pardon et la réconciliation nationale véritable à laquelle je suis très attachée.

Sur un autre registre, il me plait de saluer l’initiative des enquêtes parlementaires sur la gestion du foncier et du secteur minier. Les conclusions de ces travaux serviront de base pour améliorer la gouvernance sur ces questions sensibles et importantes pour la vie des populations.

 

Peuple du Burkina Faso

Chers concitoyens, chères concitoyennes

Ces activités commémoratives interviennent également à un moment où la rentrée scolaire et universitaire bat son plein. Je voudrais saluer la communauté éducative nationale, notamment, les partenaires sociaux, les partenaires techniques et financiers et toutes les personnes et structures mobilisées pour garantir la qualité de l’éducation dans notre pays.

Je souhaite aux élèves et aux étudiants une excellente rentrée scolaire et académique paisible et studieuse et couronnée de succès.

Je resterai toujours attentif à toutes les initiatives pouvant contribuer à accompagner leurs efforts et je les invite à s’impliquer dans la recherche de solutions aux problèmes qu’ils vivent dans la concertation.

L’idéal défendu par les martyrs de l’insurrection populaire est l’instauration d’un véritable Etat de droit où la bonne gouvernance et les règles de la démocratie seront respectées par tous, gouvernants comme gouvernés.

Une des leçons de ces journées historiques que nous devons graver dans nos mémoires, nos comportements et nos actes au quotidien, c’est que nos martyrs sont allés jusqu’au sacrifice suprême pour défendre l’honneur et la dignité de notre Peuple. Désormais, aucun sacrifice n’est de trop pour préserver les intérêts supérieurs de la Nation.

Il nous faut  retenir que ce sera à la sueur de nos fronts que nous allons construire ensemble le Burkina Faso de nos rêves.

C’est pourquoi, je voudrais inviter chaque Burkinabè à l’introspection et l’ensemble des composantes de notre société à porter cet idéal dans leur action, fier de nos traditions de luttes démocratiques et grâce à nos valeurs de dialogue, d’engagement au travail et de dignité,  afin de construire une démocratie viable et apaisée.

J’invite donc chaque Burkinabè à œuvrer pour la paix, la stabilité et la prospérité de notre chère et commune Patrie.

Que nos martyrs reposent en paix 

Et Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

Je vous remercie.

TELECHARGEMENT message-__-la-nation-du-29-octobre-2016.doc

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Stratégie nationale de l’état civil au Burkina Faso : L’élaboration du plan d’actions 2017-2021 lancé

Le secrétaire d’Etat, chargé de la décentralisation, Alfred Gouba représentant le ministre Simon Compaoré a procédé au lancement des travaux de l’élaboration du plan d’actions 2017-2021 de la Stratégie nationale de l’état civil au Burkina Faso. C’était le vendredi 28 octobre 2016 à Ouagadougou.

 
Stratégie nationale de l’état civil au Burkina Faso : L’élaboration du plan d’actions 2017-2021 lancé

Au Burkina Faso, en dépit des campagnes de sensibilisation, force est de constater qu’une grande partie de la population ne recourt pas systématiquement aux services de l’état civil. Pour relever ce défi, le gouvernement s’est doté d’une stratégie nationale de l’état civil (SNEC) assorti d’un plan d’actions qui a été adoptée en juin 2012. A deux mois de l’échéance de ce plan d’actions (décembre 2016), il était opportun d’élaborer un deuxième plan d’actions opérationnel couvrant la période 2017-2021 pour la poursuite de la mise en œuvre de la SNEC. Et la cérémonie de ce vendredi 28 octobre 2016 organisée par la direction générale de la modernisation de l’état civil marque le lancement des travaux. Il s’agit ainsi au terme de l’atelier, de soumettre le document du 2e plan d’actions validé en conseil des ministres pour adoption et ce, avant la fin du mois de novembre.

Pour le secrétaire d’Etat chargé de la décentralisation, Alfred Gouba, l’élaboration du plan d’actions se veut participative car, dit-il, elle fait l’objet d’une synergie d’actions entre le ministère de l’Administration territoriale et de la sécurité intérieure, les ministères intervenants dans la gestion de l’état civil. A cela s’ajoute, les faitières des collectivités territoriales, à travers un comité de rédaction et un comité technique de coordination. Ainsi, les membres du comité de rédaction ont été invités à faire du plan d’actions en élaboration, un document d’orientation et de référence, dont un système d’évaluation permettant un meilleur suivi que le précédent.

Dans cette dynamique, M. Gouba a indiqué que le gouvernement s’est engagé pour la maîtrise d’un système performant relatif à l’enregistrement des faits d’état civil, basé sur le potentiel qu’offrent les techniques de l’information et de la communication en matière de gestion et de prestation de service de qualité aux citoyens. « Nous avons déjà au niveau de cette première phase posé les jalons de cette informatisation que nous voulons faire. Il s’agit maintenant de l’approfondir dans la deuxième phase et de faire en sorte que beaucoup de collectivités puissent être raccordées au net pour pouvoir délivrer des actes d’état civil dans des délais très raisonnables », a-t-il expliqué. Au titre des réalisations, il a également ajouté qu’à la date d’aujourd’hui, ils ont formé plus de 2000 officiers d’état civil.

« Chaque enfant doit avoir un extrait d’acte de naissance ». Ce rêve est celui du gouvernement Burkinabè. Malheureusement, « il y a certaines pesanteurs sociologiques qui font que jusqu’aujourd’hui toutes les femmes n’accouchent pas dans les formations sanitaires. Aussi, les gens n’ont pas encore le reflexe de chercher une pièce d’état civil pour les enfants. Ce n’est que lorsqu’ils ont besoin d’un document qu’ils se mettent à sa recherche », a relevé le secrétaire d’Etat.

Ce que nous demandons à la population, a-t-il précisé, c’est de recourir aux centres d’état civil pour déclarer les faits d’état civil (naissances, mariages, décès). Du reste, le problème est plus poussé en ce qui concerne les extraits d’acte de naissance. Et au secrétaire d’Etat chargé de la décentralisation de dire « sans acte de naissance, on n’existe pas ».

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Fonds Enfants vole au secours de 20 jeunes du sud-ouest

   Le projet fonds de lutte contre la traite et les autres pires formes de travail des enfants (Fonds Enfants), financé par la KFW dans le cadre de la coopération allemande au développement, a procédé ce vendredi 28 octobre 2016 à la remise officielle de kits et de fonds de roulement à vingt jeunes formés aux métiers de la région du sud-ouest. Cette cérémonie a été présidée par le secrétaire général de la région représentant le gouverneur.

 
Fonds Enfants vole au secours de 20 jeunes du sud-ouest

Dix neuf garçons et une fille en fin de cycle de formation en menuiserie bois, plomberie sanitaire, électricité bâtiment et maçonnerie ont reçu des kits d’installation. Ces jeunes formés aux métiers ont également bénéficié chacun d’un fond de roulement d’une valeur de 50.000 francs.

Pour le représentant des bénéficiaires, cet appui de fonds enfants en partenariat avec la direction régionale de la jeunesse constitue un ouf de soulagement. En effet, les difficultés auxquelles eux jeunes formés aux métiers liés à l’insuffisance des mécanismes d’insertion professionnelle et au manque de moyens financiers pour acquérir les kits d’installation relèvent désormais du passé. Il a également lancé un appel à ses camarades au bon usage des kits d’installation et du fonds de roulement.

Le coordonnateur du projet fonds enfants RofKieger a souligné que la formation professionnelle et qualifiante des enfants non scolarisés ou déscolarisés, victimes ou exposés à la traite permet un auto emploi de cette jeunesse et constitue un pilier très important dans la lutte contre la traite et les autres pires formes de travail.

De l’avis du secrétaire général de la région représentant le gouverneur, cette initiative de fonds enfants à travers l’insertion professionnelle permettra d’améliorer les conditions de vie des jeunes. Selon Salif Ouattara, permettre aux jeunes de pouvoir bénéficier de kits et de fonds de roulement nécessaires pour la création de leurs micros entreprises, c’est assurer inéluctablement leur insertion professionnelle et la création d’emplois au profit de bien d’autres jeunes.

Outre les actions de communications et de sensibilisation, Fonds enfants vient également en appui aux femmes et jeunes à travers les subventions aux activités génératrices de revenus.

Dalou Mathieu Da correspondant régional
                      Lefaso.net

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2016.10.29

Tabagisme : Plus de 1500 décès par an au Burkina

L’Afrique contre le tabac (ACONTA) interpelle le gouvernement sur la taxation et le système de suivi et de traçabilité des produits du tabac dénommé « codentify ». Cette sortie de l’association à travers une conférence de presse animée dans la journée de jeudi, 27 octobre 2016 à Ouagadougou se veut également une alerte à l’opinion publique.

 
Tabagisme :   Plus de 1500 décès par an  au Burkina

L’application du système « codentify » au Burkina et la « faible taxation des produits du tabac » ont donc été les deux points qui ont conduit à cette sortie de l’ACONTA. Cette association avait également, il y a quelques jours, attiré l’attention des autorités sur l’ampleur de la vente des produits du tabac à proximité des écoles.

Sur le coordonnateur de l’ACONTA, Salif Nikiéma, le système de codage, « codentify » est supposé avoir pour vocation, le suivi et la traçabilité des produits du tabac. C’est une disposition qui devait permettre aux Etats de contrôler tous les produits fabriqués ou importés sur leur territoire. Il consiste à mettre sur les paquets de cigarettes, une sorte de code-barres à l’image des autres produits. Le hic ici, révèle M. Nikiéma, est que c’est l’industrie du tabac qui est, en réalité, à l’origine de la création de cette norme « codentify » via une autre société. Cette dernière est responsabilisée pour mettre ces codes sur les produits de l’industrie du tabac. Ce qui signifierait que l’industrie du tabac s’autocontrôle en réalité. Dès lors, craignent-ils que ces codes puissent être truqués à souhait. Cela pourrait engendrer plusieurs conséquences dont l’évasion fiscale (nombre de produits déclarés à la douane et taxables par exemple.). Les responsables de l’association dénoncent dans cet élan, un arrêté interministériel entre le ministère du commerce et celui des finances qui favorise l’industrie du tabac, ‘’malgré l’opposition des techniciens des impôts et du ministère de la santé ». « Si le ministère du commerce veut s’aligner derrière l’industrie du tabac, qu’il le déclare ouvertement », interpellent les responsables de l’organisation. Par ce texte sus-dénoncé, l’industrie du tabac s’ingèrerait ainsi dans le contrôle antitabac au Burkina. Or, explique le chargé de communication, Adama Zango, les Conventions internationales stipulent clairement qu’il ne doit pas y avoir d’interférence de l’industrie du tabac dans les politiques de santé publique des Etats. C’est pourquoi plaide l’ACONTA pour la reconsidération des textes et l’application normale des dispositions internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’autre point sur lequel, l’association tire sur la sonnette d’alarme concerne la taxation des produits du tabac. S’appuyant également sur des instruments internationaux, Salif Nikiéma dénonce une faible taxation des produits du tabac au Burkina. Le taux de taxation du Burkina varie entre 30 et 40% des prix alors qu’une directive de l’UEMOA requiert un maximal de 45% tandis que la CEDEAO a placé ce taux à 100%. A titre d’exemple, note-t-il, le Ghana a porté son taux de taxation à 150% tandis que la Côte d’Ivoire a instauré une taxe spécifique pour la prise en charge du VIH/SIDA et des effets du tabac. Le Burkina et le Mali sont, selon les conférenciers, les deux pays dans l’espace communautaire à être à la traîne. Selon les responsables de cette organisation de la société civile, une taxation maximale a l’avantage d’engranger des ressources pour l’Etat, réduire la prévalence du tabagisme et partant, la mortalité et la morbidité liées au tabac. Toujours selon eux, des statistiques (qui datent de cinq ans environ) montrent que le Burkina enregistre plus de 1500 décès par an. Des chiffres qui ont certainement connu une évolution, convainquent les conférenciers.

L’ACONTA recommande donc la suppression du taux d’imposition maximal en concertation avec l’UEMOA et l’introduction d’une accise spécifique minimale à atteindre d’ici à 2020.

L’association compte approcher, les jours à venir, l’Assemblée nationale sur ce sujet de santé publique.

O.L.O
Lefaso.net

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2016.10.28

Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou : Les femmes et les mineurs reçoivent des vivres

  Une délégation de l’Union des femmes du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a remis le jeudi 27 octobre 2016, un don aux détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou.

       
Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou : Les femmes et les mineurs reçoivent des vivres

Les prisonniers de la Maison d’arrêt et de correction (MACO) avaient le sourire aux lèvres, dans la matinée du jeudi 27 octobre 2016. Une délégation de l’Union des femmes du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) conduite par la secrétaire nationale, Rakiéta Yaméogo est venue leur mettre du baume au cœur. Ainsi, les bras chargés de vivres, la délégation a donné, entre autres, des pagnes, savon, riz, huile, lait, spaghetti, sardines, pate de tomate, sucre, haricot. « L’objectif de notre action, c’est pour réconforter nos sœurs et nos enfants qui sont ici et leur dire que même étant ici, nous pensons toujours à eux. Parce que ce sont des Burkinabè à part entière qui se sont trompés à un moment de leur vie », a expliqué Mme Yaméogo.

C’est ainsi qu’elles ont décidé que les dons collectés soient offerts à ces derniers. Un public cible qui, de l’avis de la secrétaire nationale de l’Union des femmes du MPP, n’est pas fortuit. « C’est peut-être notre sensibilité féminine et maternelle qui ont fait que nous avons pensé aux femmes et aux enfants », a-t-elle justifié. Par ailleurs, que ce soit au niveau de la section des femmes ou des mineurs, Mme Yaméogo n’a pas manqué de leur prodiguer des conseils pour qu’une fois dehors, ils ne commettent plus les mêmes erreurs.

« Dans la vie, il faut toujours marcher droit. Ce qu’on ne doit pas faire, il ne faut pas le faire sinon on se retrouve là où on ne veut pas être. Du reste, il faut savoir que dans la société, il y a des règles qu’il faut suivre surtout pour les enfants qui sont là et que nous avons vus », a-t-elle signifié. Et d’ajouter : « Nous avons le cœur serré de voir ces enfants ici au lieu de prendre la route de l’école ». C’est pourquoi, a-t-elle conclu, « nous leur avons dit : ce que vous ne devriez pas faire, ne le faites pas. Et si vous êtes là, réfléchissez bien à ce que vous avez fait pour que quand vous serrez dehors, vous ne puissiez plus le recommencer ».

Le directeur de la MACO, l’inspecteur Ouédraogo Ousséni, a salué les donatrices pour leur geste. « Leur initiative vient nous aider non seulement sur le plan alimentaire mais aussi sur le plan de l’hygiène », a reconnu le directeur de la MACO. Aux donatrices, il a dit que l’Etat à lui tout seul ne peut pas gérer la prison de nos jours. « Il faut de bonnes volontés pour venir nous appuyer à pouvoir nous occuper de nos pensionnaires. Car, la situation devient de plus en plus difficile avec les effectifs que nous avons, plus de 2000 détenus », a-t-il fait savoir, précisant que l’alimentation offerte par l’Etat pour les détenus n’est pas en quantité suffisante.

A ce titre, toute initiative qui contribue au bon fonctionnement de la MACO est à encourager. C’est pourquoi, il a remercié l’Union des femmes du MPP qui a contribué à donner le sourire aux pensionnaires. « Elles sont venues nous faire un geste venant de leur cœur et nous ne pouvons que leur dire merci », a-t-il laissé entendre. Pour ce qui concerne la répartition des vivres, il a poursuivi en disant que la MACO dispose d’un service intendance qui s’occupe de cette question. Malgré tout, il a tenu à rassurer les donatrices : « Ce que nous avons reçu va aller à l’endroit de ceux à qui c’est destiné ».

Aïssata Laure G. Sidibé
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2016.10.27

Planète enfants : Un magazine qui éduque et fait voyager

 La direction générale de Bayard Afrique, société éditrice du magazine ‘’Planète enfants’’, a ouvert ses portes à la presse ce mardi 25 octobre 2016. Par ce geste, cette filiale du groupe de presse français Bayard presse internationale, présente à Ouagadougou depuis 2009, a voulu faire connaitre au commun des Burkinabè sa présence, mais aussi présenter ses différents produits dont le dernier en date est ‘’Planète j’aime lire’’.

 
Planète enfants : Un magazine qui éduque et fait voyager

C’est un Directeur général, très enthousiaste qui nous a présenté non seulement les produits qui font l’objet de production par sa structure, mais aussi les locaux dans lequel se trouve la filiale. En cette matinée, nous avons trouvé une équipe à pied d’œuvre pour les prochaines parutions. Directeur général de Bayard Afrique, Lionel Bilgo est le Directeur de publication des magazines ‘’Planète enfants’’, ‘’Planète j’aime lire’’ et des productions religieuses.

A l’entendre, la filiale Bayard Afrique revêt toute une histoire. Les magazines ‘’Planète enfants’’, ‘’Planète jeunes’’, étaient pilotés depuis la France par la direction de Bayard Afrique. En 2009, il a été décidé de remettre le magazine aux africains, « c’est-à-dire de transporter le magazine et de l’enraciner en Afrique », confie-t-il. C’est ainsi que Bayard Afrique a aménagé en Afrique et le Burkina a été choisi pour accueillir le siège. Elle a fonctionné dans un premier temps sous forme d’association, avant d’acquérir le statut juridique de filiale en 2011.

En ce qui concerne les différents produits, le Directeur général laisse entendre que « l’initiative de créer des magazines pour la jeunesse africaine est née depuis 1993 ». Ainsi, en 1993, il y a eu le lancement de ‘’Planète jeunes’’ « qui tire ses racines de ‘’Kouakou’’, le fameux magazine des années 80-90 ». ‘’Planète jeunes’’, rappelle-t-il, était destiné aux adolescents et était lu dans près de 17 pays d’Afrique francophone.
En 1998, le groupe de presse s’est demandé, pourquoi ne pas créer un autre magazine pour les plus petits ? D’où la naissance de ‘’Planète enfants’’, la même année.

Internet, cause de la disparition de ‘’Planète jeunes’’

Arrivée en 2012, à la tête de la filiale, Lionel Bilgo constate que le magazine ‘’Planète jeunes’’ avait des difficultés. Les habitudes de consommations des jeunes avaient changé. Pour lui, ce magazine était une référence pour les adolescents car, il parlait des stars du football et du showbiz.Avec des posters dans le magazine en bonus. Mais internet est venu et a pris la place du magazine en ce sens que les jeunes n’attendaient plus le magazine pour connaitre l’âge des stars. Ils partaient sur internet et c’était plus rapide en plus. Et comme la diffusion a commencé à chuter, pour sauver la barque, la production a été arrêtée en 2013.

Par ailleurs, il rassure que Bayard Afrique poursuit avec ‘’Planète enfants’’, car, « c’est un sacerdoce » pour eux et « un honneur de contribuer au développement de l’intellect mais aussi de l’être de l’enfant africain dans son environnement ». Voici résumée en quelques mots, la ligne éditoriale du magazine ‘’Planète enfants’’. « On parle de l’enfant africain en tant qu’humain dans un monde plus globalisé pour qu’il ait une valeur, un sentiment pour lui-même, mais qu’il sache se positionner dans le monde qui l’entoure », affirme le Directeur de publication du magazine.

‘’Planète enfants’’, permet à travers ses rubriques comme, « Dis le dans ma langue », de faire voyager les enfants à travers les langues telle que le Mooré, le Dioula, le Minan, le Lingala. C’est tout simplement, selon le premier responsable de Bayard Afrique, « un magazine éducatif pour les enfants ».

Vendu uniquement sur abonnement dans les écoles par l’ouverture de compte d’abonnement, ce bimestriel (parait chaque deux mois), est aussi vendu dans les alimentations, les stations-services et les kiosques à journaux. La parution est rythmée durant l’année scolaire pour accompagner les enfants. Ce qui leur permet de lire et participer aux jeux concours. Cela est valable pour le Burkina, le Sénégal, le Niger et bien d’autres pays francophones.

‘’Planète j’aime lire’’, le nouveau-né

Toujours dans sa mission d’éducation et d’éveil des enfants, Bayard Afrique, il y a deux ans, a décidé de produire un magazine pour les tout petits. C’est ainsi qu’est né ‘’Planète j’aime lire’’ pour les 5-7 ans. C’est-à-dire la grande section en allant jusqu’au CP1 (Cours préparatoire première année). Comme ces enfants sont des néo-lecteurs, donc ne sont pas encore autonomes dans la lecture, selon le Directeur général, c’est le parent qui accompagne l’enfant à lire les histoires. Cela pour créer le lien entre le parent et l’enfant. Lorsque ce dernier grandira, il pourra rejoindre le club des lecteurs de ‘’Planète enfants’’.

La filiale Bayard Afrique à l’image du contenu de ses magazines à une équipe cosmopolite, sinon panafricaine. Plusieurs nationalités composent la rédaction des magazines (Burkinabè, togolais, congolais). En plus des pigistes qui sont un peu partout sur le continent et hors du continent.

La rédactrice en chef des magazines‘’Planète enfants’’ et ‘’Planète j’aime lire’’, Moudjibath Daouda – Koudjo, nous a fait connaitre avec amour les différentes rubriques qu’elle anime avec son équipe. Son magazine propose des rubriques qui parlent de personnages célèbres qui ont posé des actes qui méritent d’être rappelés car « les difficultés de jeunesses ne doivent pas nous empêcher de voir plus et la pauvreté d’origine ne doit pas être un frein à la ténacité, à l’ardeur au travail ». Pour la rédactrice en chef, « l’enfant sans se rendre compte qu’on le conduit vers un chemin de construction de soi, acquiert tout cela de façon douce ».

Aussi, elle s’est longuement étalée sur le concept de la rubrique ‘’Kola et Bola’’ qui sont des garçons et ‘’Ka et Ba’’ qui sont des filles. Selon dame Daouda – Koudjo, ce sont des personnages qui mettent en scène des enfants dans la situation ou l’enfant est bloqué. Et à coté on montre l’enfant qui propose la meilleure façon d’aborder les choses. « On pourrait dire à l’école si nous étions dans une salle de classe par exemple, que c’est une leçon de morale. Mais nous ne faisons pas de morale, nous ne sommes pas un manuel scolaire », confie-t-elle. Cette rubrique met en scène des situations que l’enfant peut vivre en classe, à l’école, à la maison au quartier. Cela, pour lui montrer la meilleure façon de faire les choses.

Selon la rédactrice en chef, ‘’Kola et Bola’’, avec le ‘’K’’ c’est ceux qui ne sont pas suffisamment bien et le ‘’B’’, ce qui est bien. Donc tous les enfants veulent être‘’Bola’’, mais pas ‘’Kola’’. Ce magazine permet d’interagir, nous apprend-t-elle, avec des rubriques qui leur sont réservées. Ainsi, les enfants envoient spontanément des écrits et des photos sur ce qui les a choqués, ce qu’ils ont aimé. « On leur pose des questions et la première personne à donner les meilleures bonnes réponses parait dans le magazine avec son nom et sa photo », affirme-t-elle.

L’abonnement annuel du magazine ‘’Planète enfants’’ coûte 7200 francs CFA et pour ‘’Planète j’aime lire’’ 10000 francs CFA. Le dernier né est aussi un bimestriel dont l’abonné à droit à six numéros par an.

Marcus Kouaman
kmagju@gmail.com
Lefaso.net

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