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2016.11.11

Droit des femmes: la Banque mondiale s’engage pour « l’égalité entre hommes et femmes »

Droit des femmes: la Banque mondiale s’engage pour « l’égalité entre hommes et femmes »
© DR / Autre Presse
 
Droit des femmes: la Banque mondiale s’engage pour « l’égalité entre hommes et femmes »
 
Ce jeudi 10 novembre 2016, s’est ouvert à Ouagadougou un atelier de lancement du rapport du groupe de la Banque mondiale. Les réflexions au cours de cet atelier seront menées autour du thème « Les femmes, l’entreprise et le droit 2016 ». Prévue pour une durée de 48 heures, la rencontre connait la participation de nombreuses délégations venues de pays de l’ouest et du centre de l’Afrique.


L’atelier de lancement devra permettre à tous les partenaires au développement de montrer les progrès réalisés, les difficultés rencontrées et d’échanger afin d’améliorer de la condition des femmes dans le monde.

Le présent lancement du rapport de la Banque mondiale, qui est à sa quatrième édition, et qui porte sur comment parvenir à l’égalité entre hommes et femmes, a été l’occasion pour Cheick Kanté, représentant résident du groupe, de rappeler les apports et acquis des femmes au sein de leurs communautés, contenus dans des statistiques publiées par les Nations Unies. « Les femmes accompliraient 66% du travail mondial, produiraient 50% de la nourriture, mais ne gagneraient que 10% des revenus et ne possèderaient que 1% de la propriété. Elles compteraient pour plus de 50% de la population mondiale mais pour seulement 40,8% des actifs employés dans le secteur formel », fait-il observer.

C’est dans une tentative de comprendre les raisons qui sous-tendent cette réalité qu’a été menée une étude dont les résultats ont été présentés à l’ensemble des participants à cet atelier qui se tient dans la capitale burkinabè. Le rapport intitulé « Les femmes, l’entreprise et le droit 2016 », du groupe de la Banque mondiale recueille les obstacles juridiques à entrepreneuriat féminin et mesure les écarts entre les hommes et les femmes, quant à l’intégration économique.

En outre, cette édition du rapport examine les lois et réglementations qui influent sur les perspectives des femmes salariées ou chefs d’entreprise dans 173 pays y compris le Burkina Faso. Cette démarche entreprise par le groupe de la banque mondiale, vise d’une part à éclairer le débat sur l’élimination des restrictions imposées aux femmes par la loi. D’autre part, elle envisage promouvoir la recherche sur les moyens d’améliorer la participation des femmes à la vie économique.

Selon M. Kanté, « le rapport révèle que, dans de nombreuses économies du globe, de multiples obstacles juridiques empêchent les femmes d’améliorer leur situation économique, les excluent de certains emplois, limitent leur accès au crédit et les privent de toute protection face aux violences ».

Les données ont porté sur sept indicateurs principaux. Il s’agit de l’accès aux institutions, la jouissance de la propriété, l’obtention d’un emploi, l’incitation au travail, les actions en justice, l’accès au crédit et la protection des femmes contre la violence à leur égard.

Pour Laure Zongo, la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, cette initiative s’inscrit en droite ligne dans le combat que mène le gouvernement burkinabè depuis plus d’une décennie. D’où l’engagement de l’exécutif qui se manifeste « à travers l’adoption de plusieurs conventions et lois à promouvoir les droits économiques, politiques, socioculturels de la femme », affirme-t-elle.

Elle reconnait toutefois que des actions sont en train d’être entreprises en vue de l’amélioration du bien-être de la femme et de la fille. Pour Mme Zongo, la tenue d’une telle rencontre « revêt un grand intérêt pour nous », puisqu’il s’agira ici d’illustrer l’importance et l’impact des aspects légaux et réglementaires en vue de favoriser l’implication des femmes dans la question du développement économique.

Quant à l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, elle patronne de ladite rencontre, elle estime que cet atelier permettra de partager les expériences des différents pays participants. De ses discussions et échanges, Mme Kaboré «souhaite qu’il soit tirés de meilleurs enseignements pour que soit créé une synergie d’actions au profit de la femme ». Car, ajoute-t-elle, « investir au profit de la femme, c’est œuvrer non seulement pour une société de progrès partagé, mais aussi en faveur d’un monde plus juste.»

Tout en rassurant les différents participants sur les efforts de son institutions à soutenir la mise en œuvre des recommandations qui seront issues de cette rencontre, le représentant résident de la Banque mondiale a dit que le statut juridique des femmes a progressé un peu partout dans le monde. «Nous devrions toutes et tous œuvrer afin qu’il n’existe plus de différence en droit entre femmes et hommes», conclut M. Kanté.

Guy Serge Aka

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