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2016.11.17

Filles de ménage: de l’exploitation à la prostitution

Elles quittent leurs villages pour venir travailler à Ouagadougou la capitale pendant la saison sèche, avec pour objectif, de retourner dans leur famille, à la veille de l’hivernage, avec des trousseaux de mariage. Mais parfois, par la cupidité de leurs recruteurs, elles se retrouvent dans la nasse de la prostitution avec toutes ses conséquences. Un fléau qui gagne du terrain et qui doit être dénoncé vigoureusement.

Parfois exploitées, souvent confrontées aux problèmes d'argent, certaines filles de ménage n'hésite pas à voler leurs patrones ou à s'adonner à la prostitution
Parfois exploitées, souvent confrontées aux problèmes d’argent, certaines filles de ménage n’hésite pas à voler leurs patronnes ou à s’adonner à la prostitution

Elles sont recrutées par des femmes fonctionnaires ou par les grandes familles pour faire les tâches ménagères ou prendre soins des enfants à bas âges. Mais dans la réalité, elles sont exploitées. Elles sont les bonnes, bonnes à tout faire. La plupart d’entre elles ne «vivent pas au pays des merveilles». Parfois, elles vivent un véritable chemin de croix. Elles sont souvent confrontées à des problèmes de recouvrement d’argent. En effet, après plusieurs mois accumulés, certaines ont du mal à rentrer en possession de leur dû. Raison, des employeuses de mauvaise volonté inventent toutes sortes d’alibis  pour ne pas donner la totalité de leur argent. Contrariées pour n’avoir presque rien récolté de leur travail en ville, et gênées de repartir bredouille  chez elles, certaines d’entre elles viennent à dévier, au grand dam de leurs pauvres parents restés au village, de leur trajectoire. Elles s’adonnent à la prostitution ou volent leurs  patrons.

Au cours de leurs aventures sexuelles pour se faire plus d’argent,  certaines contractent des grossesses non désirées par, de surcroît,  d’auteurs inconnus. Une situation qui les expose aux VIH-Sida et autres maladies sexuellement transmissibles.

Un véritable phénomène social et une triste réalité qu’il faut combattre par la sensibilisation des bonnes et des dénonciations de ceux qui grugent ces pauvres filles vulnérables de leur pauvres salaires.

Théophile MONE

08:58 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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