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2016.12.06

Haute cour de justice : Les membres renforcent leurs capacités, en attendant l’ouverture des procès

Les membres de la Haute cour de justice renforcent leurs capacités sur le fonctionnement des organes de leur institution. Ainsi, les 1er et 02 décembre 2016, un atelier de formation organisé à cet effet a permis aux juges parlementaires et aux magistrats membres de ladite cour de s’approprier ou se rappeler quelques principes autour des procédures. Ce, avant l’ouverture des procès très attendus sur les crimes économiques et de sang dont l’ancien président Blaise Compaoré et des membres de son dernier gouvernement sont accusés.

 
Haute cour de justice : Les membres renforcent leurs capacités, en attendant l’ouverture des procès

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les membres de la Haute cour de justice veulent être à la hauteur des attentes du peuple. Et, de ce fait, ils s’y préparent activement, à la veille de l’ouverture des procès sur les crimes économiques et les crimes de sang dont les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré sont accusés. « La Haute cour de justice est très attendue.

C’est pourquoi, par rapport à l’état d’évolution de dossiers, par rapport à l’état de maturation des dossiers sur lesquels le procureur général, le parquet s’est prononcé, nous nous préparons. Nous préparons les juges, surtout les juges parlementaires à pouvoir s’approprier d’un certain nombre de principes », a précisé d’entrée le président de la Haute cour de justice, Mathieu B. Ouédraogo.

Pour être à la hauteur de ces attentes, les membres de cette institution judiciaire hautement politique ont voulu mieux s’imprégner des principes, procédures et rôles des différents organes. Toute chose qui devrait leur permettre de dire le droit dans toute sa rigueur, « sans pression ni économique, ni politique, ni de qui que ce soit, au nom du peuple pour la paix sociale, pour la cohésion sociale », comme annoncé lors de la prestation de serment des membres de cette juridiction. Car, reconnait Mathieu Ouédraogo, « la soif de justice a été l’une des revendications majeures » ayant conduit à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a fait une trentaine de morts. « Nous ne devons pas tergiverser sur cette question », a-t-il martelé.

La chambre de jugement attend toujours d’être saisie

Au cours de cet atelier de formation, les membres de la haute cour de justice ont passé en revue le rôle du parquet, le rôle de la commission d’instruction, et le rôle de la chambre de jugement. Faut-il le rappeler, la Haute cour de justice est composée de ces trois organes sus-cités. Cette juridiction est composée de neuf juges dont six députés et trois magistrats. Et, elle sera appelée, dans les prochains jours, à ouvrir des procès sur les crimes économiques, sur les crimes de sang que notre pays a connus ces dernières années et qui impliquent d’anciens ministres ou l’ancien chef d’Etat Blaise Compaoré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« C’est un procès qui est attendu parce que nous ne pouvons pas enjamber les cadavres de nos fils et de nos filles pour parler de développement de ce pays, pour parler de cohésion sociale. Il faut faire la lumière sur ces actes. Ceux qui ont tiré sur nos fils et nos filles, ceux qui ont donné l’ordre de tirer sur eux doivent répondre devant l’histoire », a lancé le président, Mathieu B. Ouédraogo.

Depuis un an, on assiste à des auditions, des incarcérations et des libérations provisoires d’anciens ministres. Au point que l’opinion publique se demande à quand la tenue de procès pour juger effectivement les ministres mis en accusations par le Conseil national de la transition, le parlement de la transition. Le procureur général, au cours d’une rencontre avec la presse avait annoncé ces procès avant la fin de l’année 2016. Mais, jusque-là, la chambre de jugement dit ne pas savoir la date précise puisque n’étant pas encore saisie.

« Nous, en tant que chambre de jugement, nous ne pouvons pas donner de date précise encore avant d’être saisi, il faut que nous soyons saisis. C’est des organes qui travaillent dans une certaine autonomie au niveau de la commission des juges comme au niveau du parquet. Nous ne sommes pas dans un attentisme, mais nous sommes dans l’attente comme vous », a expliqué Mathieu Ouédraogo.
Mais, sur les libertés provisoires, le président Ouédraogo s’est refusé à tout commentaire, estimant qu’il « n’appartient pas à la chambre de jugement de faire des commentaires sur les actes posés par la commission d’instruction ou par le parquet ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

12:41 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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