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2017.03.20

Exclusion sociale: la première dame du Faso promet de se battre pour que chacun comprenne le tort fait aux femmes

La première dame du Faso, Sika Bella Kaboré, a promis à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, de se battre pour bannir l’exclusion sociale des femmes qui perdure de son avis.

La première dame du Faso a promis de se battre pour bannir ce phénomène qui perdure
La première dame du Faso a promis de se battre pour bannir ce phénomène qui perdure

«Mon engagement aujourd’hui, est de contribuer aux cotés du ministère de la Femme à mettre tout en œuvre afin que chacun d’entre nous puisse comprendre le tort que nous faisons ainsi a nos mamans, sœurs et filles en faisant perdurer cette pratique», a promis Sika Bella Kaboré qui a estimé que l’exclusion sociale des femmes est très néfaste pour la promotion des femmes burkinabè.

De son avis, quand on parle d’exclusion des femmes au Burkina, «chacun de nous pense immédiatement aux femmes bannies de leur communauté et que nous avons l’habitude de surnommer femmes mangeuses d’âme, femmes sorcières». Cette pratique traditionnelle qualifiée de «féodale» par Mme Kaboré doit cesser. Et pour y arriver, elle a estimé qu’il faut que chacun y mette du sien.

Le défilé des femmes
Le défilé des femmes

L’exclusion sociale des femmes, a soutenu la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laure Zongo, est sans conteste l’une des pires formes de violences faites aux femmes et aux filles. «Chaque année, dans différentes localités du pays, des personnes âgées, majoritairement des femmes, sont chassées de leurs foyers ou de leurs familles et bannies de leur communauté pour allégations de sorcellerie après avoir subi des traitements inhumains et dégradants, notamment les sévices corporels, les injures graves, la lapidation et l’incendie de leurs habitations», a-t-elle déploré.

Le représentant des parrains, Moïse Napon
Le représentant des parrains, Dr. Moïse Napon

La preuve, en décembre 2016, 926 personnes pour la plupart des femmes exclues sociales ont été enregistrées dans 13 centres d’accueil et cours de solidarité et seulement 61 sont retournées en familles. Face à cette situation «où les droits humains les plus fondamentaux sont bafoués et la dignité humaine sérieusement remise en cause», la ministre Zongo a estimé que la responsabilité de toutes les parties prenantes est engagée dans la lutte contre ce phénomène.

Le représentant des parrains, Dr Moise Napon, président du Conseil économique et social a pour sa part rassuré de l’engagement des parrains à continuer la lutte contre les violences a l’égard des femmes afin qu’elles puissent être des actrices dynamiques du développement de notre pays. «Je lance un vibrant appel a tous et a toutes afin que main dans la main, nous puissions mutualiser nos efforts pour bâtir un Burkina Faso de paix et de cohésion sociale», a-t-il souhaité.

Au-delà de son aspect festif, le ministre de la Femme a rappelé que cette journée constitue  une opportunité pour les femmes de jeter un regard sur les acquis enregistrés en matière de promotion et de protection des droits de la femme et de proposer des stratégies novatrices pour l’atteinte de résultats meilleurs.

Madina Belemviré

 

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