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2017.03.20

Inceste: les raisons qui poussent les enfants d’une même famille à nourrir des sentiments l’un envers l’autre

L’inceste est le fait d’avoir des relations sexuelles avec un membre de sa famille alors que c’est interdit. Considéré comme tabou, il est très peu évoqué dans nos sociétés. Mais il n’est pas rare de voir des enfants d’une même famille nourrir des sentiments l’un envers l’autre. Comment un garçon peut-il arriver à développer des sentiments pour sa propre sœur et vice-versa? Pour répondre à cette question, nous avons fait appel au conseiller conjugal et psychologue Jean Bosco Kaboré pour nous aider à comprendre cet état de fait.

Pour Jean Bosco Kaboré, les hommes doivent tenir compte du désir de leur femme
Pour Jean Bosco Kaboré, en cas d’inceste, il faut toujours faire appel à un spécialiste

Les Echos du Faso (LEF): Quelles peuvent en être les causes?

Jean Bosco Kaboré (JBK): L’inceste frères-sœurs débute le plus souvent à la puberté qui est l’éveil des organes avec comme complice la télévision. C’est une étape d’imitation, d’essayer voir. Le fait de laisser les enfants (fillettes et garçons) dormir  toujours ensemble peut expliquer la cause. Quand le jeune garçon voit le corps de sa sœur, ça éveille en lui des réactions, ses érections. Et quand les enfants dorment ensemble, ils veulent essayer ce qu’ils ont vu. Cela commence comme un jeu, ils grandissent dans ça et des sentiments naissent. En plus de cela, quand les enfants manquent d’affection vis-à-vis de leurs parents, ils s’attachent l’un à l’autre et recherchent l’amour paternel ou maternel dans leur relation. Ils veulent se consoler du manque d’amour qu’ils n’ont pas eu de leurs parents. Je préfère me donner à mon frère, à ma sœur parce que nous sommes tous victimes des parents. Pour eux ce n’est ni bon, ni mauvais, ni vrai, ni faux.

LEF: Que préconisez-vous pour éviter ce genre de situation inconfortable?

JBK: Le jeune garçon à partir de 6 ans ne doit plus voir sa sœur nue, même les parties intimes de sa mère. J’insiste sur ça, il faut séparer la fillette et le garçon pour qu’ils ne dorment pas ensemble. Il faut aussi éviter de les laisser se doucher ensemble.  C’est important aussi de toujours couvrir leur partie intime. Quand la fillette veut se doucher, il faut demander au garçon de se mettre à l’écart.

LEF: Avez-vous enregistré des cas et quelles sont les conséquences de l’inceste?

JBK: On n’en parle pas beaucoup, mais nous le notifions régulièrement dans notre domaine. Aujourd’hui j’ai au moins une quarantaine de cas de ce genre. Les  enfants ont grandi dans cette ambiance et les parents ne se sont pas rendu compte. Je suis amoureux de ma sœur, ou de mon frère, mes parents ne sont pas d’accord alors que l’on a déjà fait l’amour. Certains enfants même arrivent à s’enceinter et à avorter à l‘insu de leurs parents. Tout cela est dû en partie à l’immaturité des parents.

LEF: Que faut-il faire quand on surprend ses enfants dans cette situation?

JBK: Quand les parents surprennent leurs enfants en train de faire l’amour, ils ne doivent rien faire, il ne faut pas les gronder. Il faut faire appel à un spécialiste afin que ce dernier les aide à comprendre la vraie cause.  Dans leur tête c’est normal, ils sont donc surpris de la réaction spontanée de leurs parents qui veulent les moraliser alors qu’ils ne leur avaient jamais dit auparavant que c’est mauvais. Il faut que le spécialiste accompagne les enfants au cas par cas pour voir le degré d’émotions, d’intensité de la relation, la profondeur de leur attachement et leur appliquer une thérapie de choc. Il faut leur faire comprendre que c’est immoral, que c’est de l’inceste et que ce n’est pas du vrai. Il y a tout un travail à faire en tenant compte de la réalité. Souvent, les enfants sont victimes car c’est nous qui créons un monde perdu et égaré pour eux, alors que nous pouvons créer un monde paisible et joyeux pour eux.

Madina Belemviré (lesechosdufaso)

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Exclusion sociale: la première dame du Faso promet de se battre pour que chacun comprenne le tort fait aux femmes

La première dame du Faso, Sika Bella Kaboré, a promis à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, de se battre pour bannir l’exclusion sociale des femmes qui perdure de son avis.

La première dame du Faso a promis de se battre pour bannir ce phénomène qui perdure
La première dame du Faso a promis de se battre pour bannir ce phénomène qui perdure

«Mon engagement aujourd’hui, est de contribuer aux cotés du ministère de la Femme à mettre tout en œuvre afin que chacun d’entre nous puisse comprendre le tort que nous faisons ainsi a nos mamans, sœurs et filles en faisant perdurer cette pratique», a promis Sika Bella Kaboré qui a estimé que l’exclusion sociale des femmes est très néfaste pour la promotion des femmes burkinabè.

De son avis, quand on parle d’exclusion des femmes au Burkina, «chacun de nous pense immédiatement aux femmes bannies de leur communauté et que nous avons l’habitude de surnommer femmes mangeuses d’âme, femmes sorcières». Cette pratique traditionnelle qualifiée de «féodale» par Mme Kaboré doit cesser. Et pour y arriver, elle a estimé qu’il faut que chacun y mette du sien.

Le défilé des femmes
Le défilé des femmes

L’exclusion sociale des femmes, a soutenu la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laure Zongo, est sans conteste l’une des pires formes de violences faites aux femmes et aux filles. «Chaque année, dans différentes localités du pays, des personnes âgées, majoritairement des femmes, sont chassées de leurs foyers ou de leurs familles et bannies de leur communauté pour allégations de sorcellerie après avoir subi des traitements inhumains et dégradants, notamment les sévices corporels, les injures graves, la lapidation et l’incendie de leurs habitations», a-t-elle déploré.

Le représentant des parrains, Moïse Napon
Le représentant des parrains, Dr. Moïse Napon

La preuve, en décembre 2016, 926 personnes pour la plupart des femmes exclues sociales ont été enregistrées dans 13 centres d’accueil et cours de solidarité et seulement 61 sont retournées en familles. Face à cette situation «où les droits humains les plus fondamentaux sont bafoués et la dignité humaine sérieusement remise en cause», la ministre Zongo a estimé que la responsabilité de toutes les parties prenantes est engagée dans la lutte contre ce phénomène.

Le représentant des parrains, Dr Moise Napon, président du Conseil économique et social a pour sa part rassuré de l’engagement des parrains à continuer la lutte contre les violences a l’égard des femmes afin qu’elles puissent être des actrices dynamiques du développement de notre pays. «Je lance un vibrant appel a tous et a toutes afin que main dans la main, nous puissions mutualiser nos efforts pour bâtir un Burkina Faso de paix et de cohésion sociale», a-t-il souhaité.

Au-delà de son aspect festif, le ministre de la Femme a rappelé que cette journée constitue  une opportunité pour les femmes de jeter un regard sur les acquis enregistrés en matière de promotion et de protection des droits de la femme et de proposer des stratégies novatrices pour l’atteinte de résultats meilleurs.

Madina Belemviré

 

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Les souffrances des enfants de parents divorcés

A l’heure de la banalisation du divorce, la souffrance des enfants est souvent oubliée. Pourtant les enfants «victimes» d’une rupture parentale vivent des moments très difficiles. Comment alors s’y prendre pour leur éviter le séisme du divorce.

IL faut éviter aux enfants certaines souffrances et traumatisme liés au divorce
Il faut éviter aux enfants certaines souffrances et traumatismes liés au divorce

Toute séparation de parents mariés a des effets à court ou long terme sur la personnalité des enfants. Habituellement, ils ont peur que tout s’écroule du jour au lendemain. Peur d’être abandonnés ou de souffrir de dépression, peur de manquer de confiance. Malheureusement, c’est un tabou de dire que les enfants souffrent énormément du divorce de leurs parents. En effet, tout le monde défend la thèse selon laquelle «si les parents vont bien, les enfants vont bien». Tenir un autre discours est culpabilisant. La société ne s’efforce-t-elle pas d’entretenir le mythe du « divorce heureux » malgré tout?

Les parents en situation de divorce doivent se rappeler que le séisme du divorce joue un rôle dans la réussite scolaire des enfants. Les disputes et les dénigrements de l’autre parent affectent psychologiquement l’enfant et l’empêchent de se concentrer. Comme dans la plupart des cas, les parents divorcés ne parviennent plus à communiquer, les enfants deviennent des victimes de ce conflit parental qui peut être qualifié de maltraitance psychologique. Souvent aveuglés par leur propre conflit, par leur propre souffrance qu’ils ne parviennent plus à maîtriser, les parents ne sont plus en capacité de prendre la mesure de l’impact psychologique de leurs comportements sur leurs enfants. Ainsi le conflit parental devient destructeur de part la répétitivité des messages contradictoires que peut recevoir l’enfant de la part de ses deux parents.

Il n’y a pas d’expression spécifique du mal-être d’un enfant suite à la séparation de ses parents. À court terme, on peut rencontrer des symptômes tels que les troubles du sommeil ou de l’appétit, l’inhibition, la dévalorisation, l’angoisse, la baisse des résultats scolaires, ou la diminution de la sociabilité. Ces signes manifestent une souffrance, mais ne disent pas sa nature. Les effets à long terme sont moins connus. Ils affectent partiellement la réussite scolaire, l’entrée dans la vie professionnelle, les possibilités de vivre en couple de manière durable.

Il faut bien le dire: la séparation des parents est pour l’enfant qui la vit un effondrement des repères qui étaient les siens. Dans nos pays africains où il n’y a pas de pédopsychiatres, la détresse des enfants de divorcés est plus dramatique qu’ailleurs.

Tous les enfants du monde ont besoin de protection
Tous les enfants du monde ont besoin de protection

Que faire?

Quand des parents se séparent, de quoi l’enfant a-t-il besoin? Avant tout, il lui faut garder des repères structurants, être rassuré et rester à sa juste place d’enfant. Concrètement cela signifie:

-Bien communiquer avec l’enfant. Il faut parler aux enfants des décisions qui sont prises concernant la séparation et ses modalités. La parole des parents doit être vraie et claire. Les non-dits entretiennent l’angoisse. Mais informer les enfants ne signifie pas tout leur dire, et encore moins les charger de choses qui ne sont pas de leur ressort. Les enfants n’ont pas à faire des choix qui les mettent en situation impossible: «Tu veux bien ceci ou cela?» Non, les parents doivent avoir le courage d’assumer la responsabilité de leur choix. Parfois, c’est le choix d’un seul. L’autre subit. Dans ce cas, par amour, il faut que tout soit fait pour ne pas obliger l’enfant à prendre parti. L’enfant est le fruit de ses deux parents. Prendre parti, pour lui, c’est s’amputer d’une partie de lui-même.

Maintenir une continuité dans la vie de l’enfant. Il est important de ne pas chercher à éviter la culpabilité parentale en devenant trop permissif, c’est-à-dire qu’il faut maintenir les mêmes règles et exigences. Ce n’est pas toujours facile. C’est pourtant très important et sécurisant… même si l’enfant va essayer de profiter de la situation.

-Veiller à maintenir l’enfant à sa place. Un enfant doit rester à sa juste place d’enfant, sans ambiguïté. Souvent, l’éclatement du couple entraîne un mal-être des adultes, une solitude pesante. Il est fréquent, surtout s’il n’y a pas recomposition familiale et que l’enfant est unique, que ce dernier soit mis en situation de petit homme ou petite femme de la maison. Ce n’est pas sa place.

-Ne pas instrumentaliser l’enfant. Finalement, il faut veiller à ne jamais utiliser l’enfant pour régler ses problèmes avec l’ex-conjoint. Il est important que les enfants se sentent le droit d’être bien chez chacun de leurs parents, et sache que les deux parents sont contents de cette situation. Il est primordial, pour que l’enfant garde ses repères, qu’il ait l’assurance qu’il pourra garder le lien avec ses deux parents, qu’on fera tout pour cela.

Comme on le voit, même si les divorces sont parfois inévitables, il faut protéger les enfants. Ils ne doivent pas être les victimes privilégiées des séparations. Pour cela, l’intérêt de l’enfant doit toujours primer contre toute autre considération.

Théophile MONE

18:28 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2017.03.12

LOI N° 061-2015/CNT PORTANT PREVENTION, REPRESSION ET REPARATION DES VIOLENCES A L’EGARD DES FEMMES ET DES FILLES ET PRISE EN CHARGE DES VICTIMES

                            CHAPITRE 2 : DES DÉFINITIONS DES TERMES
Article 5 :
Au sens de la présente loi, on entend par :


- violences à l’égard des femmes et des filles : tout acte de violence dirigé contre les personnes de sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes et aux filles un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles, psychologiques, morales, économiques et culturelles y compris la menace de tels actes, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ;


- violences culturelles : toute pratique néfaste et dégradante à l’égard des femmes et des filles tirant leur justification dans les coutumes,traditions et religions ;


- violences économiques : le fait d’user de ses moyens pour ralentir ou empêcher l’épanouissement économique ou financier de toute personne ou le fait d’empêcher toute personne de jouir de ses droits socio-économiques ;

                             TELECHARGEMENT loi_061.pdf

09:45 Publié dans PROMOTION DES DROITS DE LA FEMME | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Violences faites aux femmes au Burkina : « Elles sont sous-estimées » (Landry Stanislas Zaongho)

A l’occasion de la commémoration du 8-Mars 2017, Burkina 24 s’est intéressé aux différentes formes de violences faites à l’égard des femmes. L’exclusion classée parmi ces formes de violences est au cœur de la 160e Journée internationale de la femme au Burkina. « Au Burkina Faso, ces violences sont mal connues et largement sous-estimées », commente Landry Stanislas Zaongho, le Chargé de Programmes à l’Association des femmes africaines face au SIDA (AFAFSI).

La violence à l’égard des femmes se manifeste sous de multiples formes y compris des formes qui sont particulières à des conditions, pays et régions données. Au Burkina Faso, la violence à l’égard des femmes, selon le Chargé de Projet « Béoog-Néré », Landry Stanislas Zaongho, revêt des aspects physique ou corporel, moral ou psychologique, sexuel, économique, institutionnel, politique, social et culturel.

« Béoog-Néré » est un projet de lutte contre les violences basées sur le genre. « Ce qui caractérise les types de violences au Burkina Faso, c’est que les violences sont mal connues et largement sous-estimées. Il n’y a pas assez de données statistiques ni beaucoup d’études sur le sujet au Burkina », explique le Responsable de la ligne verte.

Il ajoute que les formes de violences les plus répandues sont la violence familiale, la violence perpétrée par un partenaire intime, la violence sexuelle (y compris le viol), le harcèlement sexuel et la violence affective ou psychologique.

 Les responsables de violences à l’égard des femmes peuvent inclure les États et leurs agents, les membres des familles (y compris les maris), les amis, les partenaires intimes et des proches ou des étrangers.

D’autres formes répandues de violences à l’égard des femmes incluent l’exploitation sexuelle, la traite des femmes et les pratiques nuisibles, telles que les mutilations génitales féminines, le mariage forcé et le mariage précoce. Par ailleurs, s’il est vrai que l’excision permet au mari de contrôler la sexualité de son épouse, cette pratique traditionnelle peut être source d’autres formes de violences.

« Tata, une jeune femme de 28 ans, est mariée et a un enfant. Excisée à l’âge de 5 ans, elle a grandi avec cette rage au cœur pour avoir été excisée. Mariée il y a à peine 4 ans, son couple bat de l’aile. Elle ne supporte en effet pas les rapports sexuels avec son homme. Selon elle, le problème ne se situe pas au niveau de son mari.

Mais ce dernier n’arrive pas à comprendre sa femme. Avec mon mari et à cause de moi, dit-elle, on fait un rapport sexuel chaque deux semaine. Incroyable mais vrai ! Depuis qu’on s’est marié, ajoute la jeune dame, on peut compter le nombre de rapports sexuels qu’on a faits ensemble. Elle doute fort que son mari ne la trompe. Mais pas seulement !

Convaincue que son foyer est infectieux, Tata craint le pire : le tabassage, le viol, le divorce, l’exclusion… Nul ne peut lui faire croire que l’excision n’empêche pas la femme de vivre une vie sexuelle épanouie. Pour terminer, elle confie : Pas que je ne veux pas faire l’amour avec lui, mais je n’ai aucune envie ».

Des formes moins connues de violence à l’égard des femmes comprennent aussi les crimes d’honneur, le « femicide », la sélection du fœtus en fonction du sexe, l’infanticide des filles, l’exploitation économique, la violence politique, la violence perpétrée contre les femmes âgées, la violence sexuelle liée à la dot, l’agression au vitriol, le frein à la pratique de la planification familiale, etc.

Certains groupes de femmes notamment celles séropositives, les femmes migrantes et sans papiers, les femmes handicapées, les femmes détenues et les femmes victimes de conflits ou dans des situations d’urgence, sont particulièrement vulnérables à la violence et peuvent subir des formes multiples de violences en raison des effets conjugués de la discrimination et de l’exclusion socio-économique.

255 exclus sociaux accueillis au Centre Delwendé en 2015

« La valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ». C’est le thème du 8-Mars 2017 au Burkina. Les statistiques en matière d’exclusion sociale pour faits de sorcellerie donnent un tableau plutôt sombre selon le ministère de la femme.

En septembre 2015, le centre Delwendé de Tanghin enregistrait en son sein 255 personnes victimes d’exclusion sociale dont 250 femmes, la Cour de solidarité de Paspanga à la même date abritait 82 femmes victimes d’exclusion sociale.

Au 17 décembre 2016, 926 personnes pour la plupart des femmes, victimes d’exclusion sociale, ont été enregistrées dans 13 centres d’accueil et cours de solidarité et seulement 61 sont retournées dans leurs familles respectives. Cette année, les autorités veulent placer au centre des préoccupations, l’épineuse problématique de la valorisation de l’image de la femme dans la société traditionnelle et son implication dans le développement du pays.

En guise de solutions, le Gouvernement burkinabè a pris des mesures entre autres visant à combattre ces exclusions à travers la création d’un Secrétariat d’Etat en charge de la lutte contre l’exclusion sociale, l’accompagnement des structures d’accueil de ces femmes, la sensibilisation des populations sur les dangers du phénomène.

A cela s’ajoute l’adoption de la loi n° 061-2015/CNT du 06 septembre 2015 portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes/filles et prise en charge des victimes et celle de la loi n°024-2016/AN du 17 octobre 2016 portant protection et promotion des droits des personnes âgées. Il faut noter qu’en plus de ces mesures, des actions de changement de mentalité et de comportement sont en train d’être menées.

Noufou KINDO

  

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Burkina : Une nouvelle loi pour la protection des droits des personnes âgées

   Une nouvelle loi pour la protection des droits des personnes âgées

 

L’Assemblée nationale vient de voter une nouvelle loi sur la protection et la promotion des droits des personnes âgées ce lundi 17 octobre 2016 à Ouagadougou. L’objectif recherché par cette loi est de reconnaître les droits des personnes âgées à travers un texte spécifique afin de prendre en compte leur situation parfois précaire.

On entend par personne âgée, une personne qui a plus de 60 ans. La loi portant protection et promotion des droits des personnes âgées a été votée à l’unanimité avec 96 députés présents. Une loi  qui comprend six chapitres et 51 articles.

L’on constate parfois que pour diverses raisons, les personnes âgées ont des difficultés pour jouir effectivement des droits qui leur sont reconnus par les textes nationaux et internationaux. Elles ne jouissent pas véritablement d’une protection juridique efficace, car le cadre normatif actuel n’est pas adapté à leur situation.

 « C’est un devoir de redevabilité morale envers les personnes âgées en adoptant aujourd’hui cette loi. Cette loi va permettre l’amélioration des conditions et de la qualité de vie des personnes âgées au Burkina. Nous avons par exemple, la création d’un centre généralisé, une carte qui donne droit dans le domaine sanitaire et le transport pour les personnes agréées »,  affirme Laure Zongo/Hien, ministre en charge de la famille et de la solidarité nationale.

Pour l’opérationnalisation de la nouvelle loi, la ministre confirme qu’il faut des décrets. « Pour nous, la nuit a été longue mais le jour est arrivé. Cette loi rétablit la justice dans la société. La situation de la personne âgée était critique. Mais à partir d’aujourd’hui, le gouvernement va former du personnel qui va s’occuper de nous », déclare Vitalien Poda, conseiller de santé à la retraite et président national des personnes âgées au Burkina Faso.

Au Burkina, lors du recensement général de la population et de l’habitation de 2006, il a été dénombré 712 573 personnes âgées de 60 ans et plus, soit une proportion de 5,1% de la population totale résidente. Cette population est composée à 86,4% de personnes du troisième âge (60 à 79 ans) et à 13,6% de celles du quatrième âge (80 ans et plus).

Jules César KABORE (burkina 24)

TELECHARGEMENT  loi_024_portant_promotion_des_personnes_agees.pdf

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