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2017.11.04

Dossiers de crimes au Burkina : Le MBDHP annonce la fin de la récréation à partir du 4 novembre

Dossiers de crimes au Burkina : Le MBDHP annonce la fin de la récréation à partir du 4 novembre

48 heures après la commémoration de l’an III de l’insurrection populaire, le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuple (MBDHP), a animé une conférence de presse ce jeudi, 2 novembre 2017 à Ouagadougou. Au menu des échanges : la marche-meeting du samedi, 4 novembre 2017 à Ouagadougou.

Dossiers de crimes au Burkina : Le MBDHP annonce la fin de la récréation à partir du 4 novembre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon le principal intervenant à la conférence de presse, Chrysogone Zougmoré, président du MBDHP, l’insurrection populaire, qui a abouti à la chute du régime Compaoré, offrait une « opportunité historique » pour élucider les crimes de sang et les crimes économiques commis sous la IVème République. Le « peuple insurgé » avait la conviction que cette opportunité serait non seulement saisie, mais également exploitée pour la vérité et la justice.

Le MBDHP estime que les procédures contre des dignitaires civils et militaires du régime déchu ne semblent pas connaître beaucoup d’avancées. C’est pourquoi appelle-t-il à une mobilisation générale et au resserrement des rangs dans la lutte contre l’impunité ce samedi, 4 novembre 2017 à partir de 8h à la place de la Nation (Place de la révolution) pour exiger la justice pour tous les martyrs de l’insurrection populaire et de la résistance au putsch de septembre 2015 (instruction sérieuse et jugement de tous les dossiers de crimes impunis, rapatriement des fonds expatriés, ouverture de procédures judiciaires sur tous les cas de crimes économiques, identification et saisie des biens et fonds détournés). C’est la « marche contre l’impunité ».

M. Zougmoré a rappelé que le MBDHP avait lancé en mars 2015, trois procédures contre des dignitaires civils et militaires du régime déchu « pour assassinats, tentatives d’assassinat, complicité d’assassinat et tentatives d’assassinat » lors des évènements d’octobre 2014. La première procédure concernait une lettre de demande de mise en accusation adressée à l’époque au président du Conseil national de la Transition (CNT). La requête visait la mise en accusation du président Blaise Compaoré, du Premier ministre Beyon Luc Adolphe Tiao et du ministre de la sécurité, Jérôme Bougouma. Cette procédure ciblait, dit-il, des personnalités au sein du gouvernement, que d’engager la responsabilité pénale de l’ensemble de l’exécutif, notamment des ministres présents au Conseil des ministres du 21 octobre 2014 (date à laquelle, décision été prise de passer le projet de révision de l’article 37 devant les députés, ndlr).

‘’Comme à leur habitude, les autorités judiciaires de notre pays attendent les veilles de commémoration pour annoncer à grand renfort de publicité que la justice suit son cours, que des personnes ont été auditionnées et/ou inculpées etc. Ce fut encore le cas la semaine dernière. En décembre prochain, nous reverrons sans doute les mêmes autorités judiciaires faire le point de ce qu’elles qualifieront ‘’d’avancées’’ dans le dossier Norbert Zongo, et pendant ce temps, des commanditaires, assassins et complices présumés vaquent librement à leurs occupations’’, ont soulevé en substance les responsables du MBDHP.

Le MBDHP déplore la lenteur dans le traitement des dossiers pendants. Pour Chrysogone Zougmoré, le sacrifice consenti par le peuple et le sang versé « pour la liberté et le progrès social véritable », interpellent tous à plus d’abnégation, d’engagement et de constance dans la lutte contre l’impunité et pour les libertés démocratiques.

« Nous avons attendu pendant un certain temps et nous avons laissé le temps au gouvernement en place d’agir. 22 mois après la prise du pouvoir, c’est suffisant, il faut agir. S’il y a toujours des gens qui vivent avec des balles dans leur corps et que rien n’est fait pour pallier à cette situation, on ne peut pas continuer à nous dire d’attendre, parce que si on doit attendre, on arrivera à des situations malheureuses et qui ne feront qu’aggraver le sort des blessés », a relevé le représentant du collectif des avocats des victimes de l’insurrection populaire, Me Prosper Farama pour qui, il est donc temps d’élever la voix.

OL
Lefaso.net

09:55 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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