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2017.12.11

Transmission mère-enfant du VIH : le clap de départ des activités pour son élimination lancé à Ouahigouya

Transmission mère-enfant du VIH : le clap de départ des activités pour son élimination lancé à Ouahigouya

Le ministère de la santé a procédé au lancement officiel des activités de mise en œuvre du Plan d’urgence pour l’accélération de la réponse au VIH et du plan d’élimination de la transmission mère-enfant du VIH (2017-2020). A l’occasion, Sika Kaboré , ambassadrice de bonne volonté a invité toutes les couches à s’impliquer pour stopper la transmission mère enfant du VIH s’ici 2020. C’était ce vendredi 8 décembre 2017 dans l’enceinte du CSPS de Zoodo de Ouahigouya.


C’est dans cette dynamique que le secrétariat permanent du comité national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST) en collaboration avec l’ONUSIDA et l’UNICEF, ont élaboré le Plan d’urgence pour l’accélération de la réponse au VIH. Dans cette optique, la question de la transmission mère enfant est si préoccupante que ce plan vise à mettre 100% des femmes enceintes séropositives vues en consultation prénatale sous traitement anti rétroviraux, toute chose qui permettra d’éviter qu’un enfant ne vienne au monde malade du VIH.

Le prix « SNU : UNICEF/ONUSIDA/OMS » pour l’élimination de la TME

Pour la représentante résidente de l’UNICEF au Burkina Faso, Anne Vincent, l’épidémie de l’infection au VIH touche particulièrement les femmes, les enfants et les jeunes. Et l’un des défis majeurs à relever est la réduction de la transmission résiduelle mère-enfant (TME) du VIH de 8,2% en 2016 au Burkina. Si des résultats stratégiques sont à noter, l’adoption du plan d’élimination de la TME par le Gouvernement burkinabè, permettra d’avoir bon espoir quant au recul de l’épidémie d’ici 2030. « Le système des nations unies reste engagé à accompagner la lutte contre la VIH-SIDA, et dans la même lancée les acteurs clés de la lutte seront particulièrement encore soutenus » dira Anne Vincent. Elle a donc déclaré qu’en partenariat avec le ministère de la santé, des efforts seront faits pour la visibilité aux districts ayant de meilleurs résultats dans l’élimination de la TME d’où l’institution du prix « SNU : UNICEF/ONUSIDA/OMS » pour l’élimination de la transmission Mère- enfant du VIH.

La lourde responsabilité d’être avocate pour la santé de la mère et de l’enfant

Nouvelle ambassadrice de bonne volonté depuis le 26 octobre 2017, Sika Kaboré affirme être consciente de la lourdeur de la tâche que lui confie l’ONU-SIDA dans le cadre de l’élimination de la TME au Burkina Faso. Sika Kaboré confirmera son engagement d’ambassadrice en indiquant qu’ elle est engagée en tant que membre de l’Organisation des premières dames de l’Afrique contre le SIDA à lutter contre ce fléau pour y mettre un terme d’ici 2030. La première Dame e déclaré qu’elle mettra à profit ses capacités et son expérience de mobilisation au profit de la lutte contre le VIH et a demandé la contribution des autorités centrales et locales, des chefs religieux, coutumiers, des personnels de santé.

Dans sa volonté d’accompagner toujours la lutte , l’ambassadrice de bonne volonté a déclaré qu’elle offre la somme de deux cent mille francs(200 000) F CFA à la meilleure écoles de la région dans le cadre d’un jeux radiophonique inter-écoles sur la santé organisé par la direction régionale de la santé du Nord. Une remise de produits entrant dans le cadre des activités de la lutte contre la TME et la visite des locaux de la maternité Zoodo a mis fin à la cérémonie qui a mobilisée particulièrement les femmes.

Yann NIKIEMA
Lefaso.net

« Je déclare officiellement lancée la mise en œuvre des activités pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant pour que plus jamais, un enfant ne naisse ou meurt avec le SIDA au Burkina Faso » a signifié l’ambassadrice de bonne volonté, Sika Kaboré lors de la cérémonie. Le ministre de la santé, Pr Nicolas Méda, dans son allocution a affirmé que les actions de lutte contre la maladie (VIH/SIDA) a donné des résultats satisfaisants au cours des dernières années selon le rapport ONUSIDA 2016, mais l’infection au VIH demeure un problème de santé publique au Burkina Faso.

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