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2018.01.04

Au Faso, à la Saint Sylvestre, le sexe se vend comme de petits pains

Le sexe se vend bien au Burkina, plus particulièrement à Ouagadougou la capitale et surtout en fin d’année. C’est, du moins, la confession des tenanciers des Lupanars, chambres de passe et auberges de la capitale burkinabè.

La Saint Sylvestre et le sexe se marient bien au Faso

De Tanghin à Dapoya en passant par Ouagarinter, Pag-la-yiri, Koulouba, Gounghin, Dassasgho, etc., les hauts lieux de la sexualité ont en commun d’être des zones où les maisons closes poussent comme des champignons.

Ce qui est nouveau dans ce vieux métier sous nos cieux, c’est la professionnalisation de très jeunes filles. Oui, la prostitution juvénile gagne du terrain. Pour elles, la fête de fin d’année est une aubaine pour se faire assez de frics. Surtout auprès de nombreux jeunes célibataires aux moyens limités. Ceux-là seraient dépassés par les exigences matérielles de leurs copines qui, malheureusement, se montrent souvent aussi accessibles à autant de garçons que les professionnelles du sexe.

Déçus donc par le multi partenariat des copines habituelles, de nombreux jeunes, se rabattent sur les jeunes prostituées moins exigeantes mais à même de leur offrir des plaisirs. Aussi pour satisfaire leur libido en cette fin d’année où le sexe est considéré malheureusement comme le feu d’artifice final, la plupart des jeunes consentent à débourser des sommes allant de 5000 à 10 000 F CFA. Une somme moins contraignante que le paiement de tenues, de chaussures, de coiffure, de sac-à-main, qui s’avère finalement faramineux.

Cette situation est une aubaine pour les tenanciers de maisons closes qui se frottent les mains entre le 31 décembre et le 1er janvier de chaque année. L’un d’entre eux, E. Ouédraogo, qui détient plus de 90 chambres de passe a avoué avoir fait «une recette de près de 3 millions de F CFA en deux jours!» Il a ajouté que durant la période, le durée accordée est de trente minutes. Passé ce temps maximum, les occupants sont priés de faire la place aux autres! Pour lui, le faible tarif pratiqué par les prostituées et l’idée entretenue par certains Burkinabè de commencer la nouvelle année avec une femme dans les bras, permettent de comprendre l’affluence des clients.

Ainsi cette année encore, malgré le froid qui s’est abattu sur la capitale burkinabè ces derniers temps, les travailleuses du sexe, ces femmes de tout âge et de toutes nationalités, ont envahi la chaussée. Plus que d’ordinaire, les accoutrements sont conséquemment suggestifs. Les mini-jupes l’emportent largement sur les autres tenues. L’objectif étant de montrer ce qu’elles cachent sous leurs jupes: leur charme, leur intimité.

Le constat est donc que la prostitution a atteint un seuil paroxysmique ce 31 décembre dans la capitale burkinabè. Mais si le sexe se vend bien, c’est que les hommes y sont de plus en plus avides et d’autre part, la misère semble être la cause première de la prostitution («Nous nous adonnons à la prostitution parce que nous sommes pauvres», confesse une prostituée). A défaut de l’éradiquer, il est important que les autorités municipales travaillent à circonscrire ses effets néfastes par des mesures dissuasives concertées.

Théophile MONE(lesechosdufaso)

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