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2018.01.04

Danger: les Burkinabè vivent au-dessus de leurs moyens

 

Les Burkinabè dépensent plus qu’ils n’ont dans la poche. Au-delà des sommes dépensées lors des baptêmes, les mariages et dans les bars VIP, pour s’en rendre compte, il suffit de faire un tour dans les magasins et alimentations à la veille des fêtes de fin d’année. Vous aurez le tournis, surtout quand on sait que la pauvreté gangrène les ménages burkinabè. Il est temps d’en prendre conscience et de changer de comportements. Sinon…
Des scènes semblables se passent tous les jours à Ouagadougou, pendant que des familles peinent à manger 1 fois par jour
Pendant les fêtes et pour se faire voir des amis, il y a des Burkinabè qui s’endettent pour faire des banquets

Vivre dans le luxe et mourir dans la pauvreté est le nouveau mal burkinabè. L’esprit d’entreprise et d’épargne n’existe presque pas! Economies, budget, sont des concepts qui n’émeuvent pas les Burkinabè. Tout le monde en parle, mais personne ne les applique. «L’avenir appartient à Dieu, et le présent à nous»«Qui sait ce que demain sera fait, alors, il faut profiter du temps présent surtout que la vie est courte», sont les arguments tenus çà et là par des Burkinabè afin de s’adonner à la bombance et aux folles dépenses.

Depuis quelques années, les Burkinabè crient à la pauvreté sur tous les toits et à toutes les occasions. Pourtant, ces mêmes compatriotes aiment frimer avec des appareils de luxe, les véhicules de luxe, des salons de luxe, des coiffures de luxe, des tenues de luxe, des montres de luxe, dans les supermarchés de luxe, dans les restaurants de luxe. A dire que les Burkinabè modestes ne connaissent pas la modestie.

En effet, combien de jeunes ouagalais, aux parents démunis, se pavanent avec deux téléphones de valeur? Combien de commerçants ou de fonctionnaires circulent avec des appareils de dernières générations, alors qu’ils n’ont pas grand-chose à offrir à leurs familles et à leurs enfants? Nous vivons en déphasage avec nos réalités. Pendant que la maman au village n’a pas un bon pagne pour couvrir sa nudité et une bonne couverture pour se protéger en ce temps de froid, il est des concitoyens qui se pavanent à Ouagadougou sur de grosses motos et avec un harem. A ces copines souvent exigeantes, ils envoient régulièrement de l’argent par les opérateurs mobiles alors qu’ils sont incapables de payer un sac de riz à leur chère mère en cette année difficile où les récoltes n’ont pas été bonnes. Comment arrivent-ils à vivre heureux alors que leurs familles se trouvent dans une précarité sans appel?

La honte d’un père de famille!

Le phénomène atteint son comble à l’occasion des fêtes. A tort, certains pensent qu’en vivant au-dessus de leurs moyens, les femmes vont les suivre. Vivre au-dessus de ses moyens alors qu’on est incapable d’assurer trois repas à la famille ou de s’acquitter des frais de scolarité de ses enfants est une honte. Quand on est pauvre, on doit vivre en fonction de ses moyens. Il est temps que les Burkinabè s’adaptent à leur réalité et vivent selon leurs revenus réels.

Ce comportement n’est pas responsable

Conséquences des divorces?

Aujourd’hui, les mariages se font rares, entre autres, parce que les gens n’aiment que par le matériel. Si tu es riche, tu auras une femme sinon, il faudra croiser les bras et serrer les coudes et les jambes. Or, les mêmes mariages qui se scellent sur du matériel ne durent qu’une nuit. A qui la faute? Beaucoup de mariages volent en éclats à cause du matériel et de l’argent. Tu rencontres un homme qui a beaucoup d’argent et qui était capable de subvenir à tes besoins. Une fois qu’il n’en a plus, c’est l’enfer.

Nous devons apprendre à vivre avec ce que nous avons, et non pas chercher à vivre la vie d’autrui. L’amour du luxe nous conduit aux détournements, à l’endettement, à la corruption, au vol et même au crime. Une vie que l’on finit, tôt ou tard, par regretter. En définitive, les Burkinabè seraient plus riches s’ils vivaient selon leurs moyens. Mais encore faut-il qu’ils le veuillent!

Théophile MONE(lesechosdufaso)

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