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2018.01.15

Victime de viol : Mouniratou est hospitalisée à Charles de Gaulle

Mouniratou une petite orpheline âgée  de neuf ans a été violée dans la nuit du samedi 06 janvier 2018 par un inconnu. Ce dernier a pu endormir tous les membres de la cour familiale sous l’effet de stupéfiants qu’il a utilisés et abusé de la petite.Le ministère en charge de la solidarité est allé le mardi 09 janvier 2018 lui rendre visite.

Selon des informations reçues du département en charge de l’action sociale, Mouniratou, une petite Orpheline et Innocente, ne connaissant rien au sexe. Elle a été victime d’un viol par un homme brutal, un de ces nombreux désaxés du sexe. Pour assouvir ses désirs pervers, en toute impunité, l’homme a pu endormir tous les membres de la cour familiale sous l’effet de stupéfiants qu’il a utilisés et abusé de la petite dans la nuit du samedi 06 janvier 2018 et disparaître dans la nature.Madame Laure Zongo/Hien, ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille a délégué le  mardi 09 janvier 2018 dans la soirée, la Secrétaire générale dudit ministère, madame Faty Ouedraogo pour rendre visite à la petite Mouniratou, internée à l’unité chirurgicale de l’Hôpital Pédiatrique Charles De Gaulle suite à un viol dont elle a été victime.   La secrétaire générale, qui était accompagnée des responsables des directions provinciales et régionales de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, de la directrice générale du Fonds national de Solidarité, des représentants de la Direction générale de l’encadrement et de la protection de l’enfant et de l’Adolescent, a d’une part, exprimé la commisération du ministère à la fillette âgée seulement de neuf ans, en classe de CE1 (Cours Élémentaire Première Année) et d’autres parts, témoigné son soutien à la famille et aux responsables de la structure sanitaire pour la prise en charge de la victime.Internée à l’unité chirurgicale de l’Hôpital Pédiatrique Charles De Gaulle, la petite Mouniratou suit des soins intensifs et  bénéficie d’un accompagnement psychologique. Une plainte a été déposée par la famille auprès de la police.

Y-S(sidwaya.bf)

2018.01.14

La femme africaine doit-elle avoir honte de demander la main de l’homme qu’elle aime en mariage?

D’ordinaire, c’est l’homme qui fait la cour à la femme. C’est aussi lui qui prend l’initiative de demander sa main en mariage à ses parents. Cela est devenu une sorte de conformisme traditionnel. Aussi les conservateurs purs et durs ne conçoivent pas que la femme africaine brise le tabou en demandant la main de son petit ami en mariage. Non seulement c’est honteux à leurs yeux, mais c’est aussi impudique. Mais les temps et les mentalités ont changé. Les femmes sont plus dégourdies et émancipées. Aujourd’hui elles savent oser et faire le premier pas surtout quand elles aiment leur homme et ne veulent pas le perdre. Cela suffit-il?

Si ailleurs cela se fait, en Afrique, demander son homme en mariage n’est pas chose facile

«Veux-tu m’épouser?» En Afrique, et sans doute sur d’autres continents, la demande en mariage reste l’apanage des hommes. Car même en dépit de l’évolution de la place de la femme dans la société et dans le couple, la plupart des femmes africaines se trouvent toujours dans l’impossibilité de faire certaines choses: l’influence des traditions reste tellement forte sur les comportements que l’homme, «le sexe fort», a toujours le privilège de mener toutes les danses. En effet Beaucoup sont ceux qui sont réfractaires à l’idée que la femme pose la première le genou à terre pour demander à son copain de l’épouser. «C’est gênant. A moins de passer par une intermédiaire», entendent-on souvent dire. D’autres, par contre, trouvent cette démarche de la femme assez sympa et charmante du moment où elle est à part entière une entité du couple à venir. Certaines femmes renchérissent cet argument en disant que si elles aiment leur homme, ne souhaitent pas jouer avec lui ou le perdre, elles préfèrent lui avouer ouvertement leur intention de convoler en juste noce, demander sa main s’il le faut, quitte à être la risée des gens.

Les femmes n’osent pas peur d’être mal comprises ou d’être dépeintes comme de vieilles filles désespérées à la recherche un point de chute
Généralement, la demande en mariage reste l’apanage des hommes

Enfin, certaines burkinabè estiment qu’il n’y a aucun mal à demander un homme en mariage. Cependant, si la relation ne marche pas, cet homme pourrait vous cracher à la figure comme quoi il ne vous a pas choisie! Pour elles, certains hommes peuvent ne pas comprendre la portée de leur geste, les traiter de tous les péchés d’Israël et leur demander, par cynisme, les moyens financiers pour passer devant le maire. Toute chose qui serait humiliant pour la femme si d’aventure elle est pauvre.

En définitive, les femmes ont beau revendiquer leur liberté et leur autonomie, elles franchissent rarement le pas de certains principes traditionnels. Leur éducation et le poids de la tradition ne leur permettent pas encore de franchir le Rubicon. Au Burkina, une femme qui ose faire le premier pas dérange et risque d’essuyer un grand nombre de critiques pour une telle audace. Elles ont peur d’être dépeintes comme de vieilles filles désespérées à la recherche un point de chute. La peur d’un début d’irrespect et de divorce programmé. Comme quoi l’égalité entre l’homme et la femme et partant, le genre, ont encore du chemin à faire. Demain n’est pas la veille.

Théophile MONE(lesechosdufaso)