topblog Ivoire blogs

2016.11.08

Lancement de la 4ème édition du rapport « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2016 »

Laure Zongo Hien - Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
© DR / Autre Presse
 
Laure Zongo Hien - Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
 
Le Ministère de la Femme de la Solidarité Nationale et de la Famille, en partenariat avec Le Groupe de la Banque Mondiale, organise du 10 au 11 novembre 2016, l’atelier de lancement de la 4ème édition du rapport Les femmes, l’entreprise et le droit ».


Cet atelier axé sur le thème « PARVENIR À L’ÉGALITÉ » est une occasion pour l’équipe en charge du rapport « les femmes, l’entreprise et le droit 2016 » de présenter ledit rapport afin de disséminer les résultats des recherches et d’analyser l’environnement légal de 173 économies selon sept indicateurs qui sont entre autres, l’accès aux institutions, la jouissance de la propriété, l’obtention d’un emploi, l’incitation travail, l’accès au crédit, l’action en justice, la protection de la femme contre la violence.

Cet important évènement sera une occasion pour les ministres et experts en Genre de partager les expériences de réformes menées dans les économies d’Afrique Sub-saharienne et d’échanger sur les processus d’élaboration et de mise en œuvre des reformes ainsi que les résultats obtenus.

Au total, douze (12) pays sont attendus à cet atelier. Il s’agit du Benin, du Congo Brazaville, de la République Démocratique du Congo, de la Côte-d’Ivoire, de la Guinée Conakry, de la République Centrafricaine, du Cameroun, du Niger, du Mali, du Sénégal, du Togo et du Tchad.

DCPM/ MFSNF

14:41 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.11.05

Journée contre la rage: « Les 300 premiers chiens seront vaccinés gratuitement »

Dr Smaïla Ouédraogo - Ministre de la Santé
© DR / Autre Presse
 
Dr Smaïla Ouédraogo - Ministre de la Santé
 
Dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale contre la rage, du lancement des activités des journées vétérinaires et du jubilé d’argent de l’Ordre national des vétérinaires du Burkina Faso (ONV-BF) prévus le 10 novembre prochain, la direction générale des Services vétérinaires et l’Ordre national des vétérinaires ont organisé une conférence de presse ce vendredi 4 novembre 2016 à Ouagadougou.


Le 28 septembre de chaque année, le monde entier commémore la journée mondiale de lutte contre la rage. Cette année, le Burkina Faso a retenu le 10 novembre 2016 pour attirer l’attention de l’opinion nationale sur cette maladie mortelle.

L’objectif de cette journée commémorative est de vacciner au moins 70% des animaux sensibles ce qui permettra, d’après le directeur général des services vétérinaires, Joseph Savadogo, d’éradiquer la rage canine; seul moyen de rompre le cycle de transmission animal-homme de la maladie.

Aux dires de M. Savadogo, la commémoration de cette journée mondiale de lutte contre la rage connaitra une particularité avec le lancement des journées vétérinaires par l’Ordre nationale des vétérinaires du Burkina qui célèbre en même temps son jubilé d’argent.

Ces manifestations s’articuleront autour de 2 thèmes que sont «La place du vétérinaire dans l’approche un monde, une santé» et «Eduquer, vacciner et éliminer la rage». Selon le directeur général des services vétérinaires, Joseph Savadogo, les thèmes retenus sont d’une importance particulière pour le Burkina Faso, pays d’élevage où la santé animale conditionne d’une part, la santé humaine, et constitue d’autre part un préalable aux échanges commerciaux d’animaux et des produits animaux. «En organisant conjointement cette journée avec l’ONV-BF, nous entendons donner un cachet particulier pour répondre au thème « un monde, une santé. Ces activités seront aussi une occasion pour faire connaitre le métier du vétérinaire » a affirmé M. Savadogo.

Il a précisé que cette journée se tiendra au rond-point de la Transition dans l’arrondissement 7 de la ville de Ouagadougou où les 300 premiers chiens seront vaccinés gratuitement. «Une très forte réduction du nombre de cas de rage humaine pourrait être atteinte grâce à l’élimination de la rage canine. Pour cela, des campagnes de vaccinations de masse des chiens sont nécessaires, associés à des campagnes d’information auprès des populations et à l’amélioration de l’accès aux soins humains», s’est prononcé le directeur général des services vétérinaires.

A noter que cette journée commémorative sera placée sous le patronage du président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, et du parrainage du ministre de la Santé, Smaila Ouédraogo.

Ylkohanno Somé

09:13 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Travail des enfants : Des observateurs installés et outillés dans la Boucle du Mouhoun

Il s’est tenu du 26 au 28 octobre 2016 à Dédougou, un atelier de formation en faveur des observateurs du système de surveillance du travail des enfants. Au nombre de 26, ils ont été installés officiellement par le gouverneur de la Boucle du Mouhoun.

 
Travail des enfants : Des observateurs installés et outillés dans la Boucle du Mouhoun

Au Burkina Faso, le « travail des enfants » est une réalité. Malgré l’effort fourni par le gouvernement et ses partenaires, le phénomène perdure. Cependant, ce fléau laisse toujours de graves conséquences sur la santé des enfants (déformation de squelette ; intoxication par des produits chimiques ; retard et trouble de croissance ; usure prématurée ; atteinte auditive et oculaire….) que sur leur devenir (privation d’une scolarisation ou d’une formation professionnelle a même d’aider à l’obtention d’un travail décent).

Selon l’enquête nationale sur le travail des enfants (ENTE) réalisée en 2006 au Burkina Faso par l’Institut de la Statistique et de la Démographie (INSD), le phénomène touche 44% des enfants de 5 à 17 ans, soit 1 558 869 travaillent dans plusieurs secteurs d’activités dont celui de l’agriculture vient en premier plan avec 69,2% d’enfants travailleurs. La région de la Boucle du Mouhoun faisant partie du bassin cotonnier, à ce niveau ce sont les enfants qui sont utilisés abusivement.

Au vu de ces conséquences, le ministère en charge du travail et de la protection sociale, avec la collaboration de ses partenaires, affute ses armes pour combattre ce phénomène dans le but de son éradication. Et cela avec l’appui du projet « Reding Child Labor through Education and Service » (R-CLES), le ministère a entrepris la mise en place d’un système de surveillance du travail des enfants (SSTE) au Burkina Faso.

Tenu dans la salle de conférence de l’hôtel bon séjour de Dédougou, ledit atelier avait pour objectif de « Disposer d’observateurs et de points focaux officiellement reconnus et formés ». Pour ce faire, 26 observateurs venus de Bondokuy, Kera et koumana dans la province du Mouhoun ; et de Bagassi, Kaho et Sipohin dans la province des Balés (localités de la région concernée par le système dans sa phase pilote) ont été officiellement installés par le gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun.

Pour une efficacité du Système de Surveillance du Travail des Enfants, (SSTE), le renforcement des capacités de ces membres selon les organisateurs est une nécessité. C’est pourquoi au cours de ce atelier, ils ont été formés sur les concepts liés au travail des enfants ; le remplissage des outils de suivi et de collecte des données et l’initiation aux techniques de rapportage mensuel ; et enfin sur les techniques d’observation et d’identification.

Le gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun S. Justin Somé a toutefois salué la noblesse de cet objectif. « Le taux est élevé et si on ne prend garde, il pourrait aller galopant » a-t-il laissé entendre. Pour lui, le travail que les observateurs vont faire suite à la formation qu’ils vont acquérir, aura un impact positif. Le gouverneur a ensuite assuré de toute sa disponibilité et de celle de ses collaborateurs à accompagner toute action tendant à conférer à l’enfant un mieux-être.

Pour la directrice du projet R-CLES COUNTERPART INTERNATIONAL Christelle Mavalow Kalwoulé, la finalité de cette approche est non seulement de mieux connaitre l’ampleur et les différentes facettes du phénomène, mais également d’aboutir à une meilleure prévention de l’exploitation des enfants par le travail, ainsi qu’à une meilleure identification des filles et garçons victimes de travail. Selon la directrice du projet, ces acteurs communautaires seront entre autres, chargés de surveiller les lieux de travail, notamment les champs de coton et les sites d’orpaillage, afin d’identifier les enfants en situation de travail ou de risque.

 

 

 

A.L.
Lefaso.net

09:10 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Santé : Save the Children lance la semaine d’appel à l’action pour un meilleur accès aux soins de santé pour les enfants

L’ONG Save the Children était face à la presse ce jeudi 3 novembre 2016. Il était question au cours de cette conférence de presse, de la semaine d’appel à l’action de l’organisation qui se déroulera du 3 au 8 novembre 2016.

       
Santé : Save the Children lance la semaine d’appel à l’action pour un meilleur accès aux soins de santé pour les enfants

C’est dans le cadre de la campagne dénommée « Aucun enfant oublié » qu’a été initiée cette semaine d’appel à l’action. Une semaine qui se traduira par plusieurs activités dont une rencontre entre Save the Children et ses partenaires nationaux et internationaux. Une rencontre au cours de laquelle, l’ONG fera le point des activités qu’elle a réalisées grâce aux financements de ces différents partenaires. La semaine s’achèvera par une soirée d’appel à l’action qui concernera les ambassadeurs de la campagne « Aucun enfant oublié » que sont les artistes Smarty et Latty qui ont composé l’hymne de la campagne, ainsi que les partenaires et les média.

Cette semaine d’appel à l’action vise à lancer un appel aux autorités burkinabè afin qu’elles prennent des garanties en faveur des enfants. Ces garanties sont de trois ordres selon Salif Konaté, directeur pays de Save the Children :

• un financement durable des services essentiels comme la santé, la nutrition, l’éducation, mais aussi un libre accès à ces services qui permettront de venir en aide à tous les enfants, surtout ceux exclus et vivant dans les régions les plus reculées du Burkina Faso. Il faudrait également élaborer des outils de traçabilité budgétaire et de suivi de la gestion des fonds ;

• un traitement équitable qui mette fin aux politiques, aux normes et aux comportements discriminatoires régionalisés dans l’accès aux services de santé. En effet, à en croire Salif Konaté, selon que l’on soit d’une région ou d’une autre, l’accès aux services de santé diffère. C’est ainsi que dans les régions du Sahel et de l’Est, il faut parcourir dix kilomètres ou plus pour avoir accès à un centre de santé. Alors que dans le Plateau central, il faut parcourir moins de cinq kilomètres ;

• de même, il faut une réforme politique de rétention des ressources humaines en santé pour la rendre plus contraignante et l’étendre à toutes les catégories de professionnels. Il faudrait également une meilleure disponibilité des intrants dans l’ensemble des formations sanitaires et garantir un meilleur suivi et gestion des stocks.

Save the Children espère ainsi que ces garanties contribueront à la réduction du taux de mortalité juvéno-infantile qui s’élève à 89 décès pour 1000 naissances vivantes et aussi celui maternel qui était de 400 pour 100 000 naissances vivantes en 2013.

La conférence de presse a été l’occasion pour Save the Children de féliciter le gouvernement burkinabè pour la mise en œuvre de la politique de gratuité des soins maternels et infantiles. Save the Children accompagne d’ailleurs le gouvernement burkinabè dans la mise en œuvre de cette gratuité des soins. Aussi l’ONG appelle- t-elle les partenaires techniques et financiers à soutenir le Burkina Faso en investissant dans le secteur de la santé, car la gratuité des soins maternels et infantiles entre dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD), surtout en son point 3.8 qui met l’accent sur la santé et l’accès universel aux soins de santé.

En rappel, Save the Children est présente dans six régions du Burkina Faso et œuvre pour le bien-être des enfants. Elle intervient dans le secteur de l’éducation, de la santé, de la nutrition et de la protection de l’enfant.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

 

09:09 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.11.04

Pollution : 300 millions d’enfants respirent de l’air toxique (UNICEF)

Pollution : 300 millions d’enfants respirent de l’air toxique (UNICEF)

Quelque 300 millions d’enfants dans le monde, soit un sur sept, vivent dans un endroit où la pollution de l’air extérieur excède jusqu’à six fois les normes internationales, contribuant dans une large mesure à la mortalité infantile, selon un rapport de l’Unicef publié lundi.

Cette nouvelle étude du Fonds des Nations unies pour l’enfance paraît une semaine avant le début de la conférence de l’ONU sur le climat, la COP22, qui doit se tenir à Marrakech au Maroc du 7 au 18 novembre.

L’Unicef saisira cette occasion pour lancer un appel aux dirigeants mondiaux pour qu’ils agissent sans attendre pour réduire la pollution atmosphérique dans leur pays.

"La pollution de l’air contribue de façon importante à la mortalité de quelque 600.000 enfants de moins de cinq ans annuellement et menace la vie et l’avenir de millions d’autres", déplore le Directeur général de l’Unicef, Anthony Lake.

"Les substances polluantes, non seulement endommagent les poumons des enfants mais elles peuvent aussi franchir la barrière protectrice du cerveau et endommager irrémédiablement leur développement cérébral, compromettant leur avenir", ajoute-t-il, avant de souligner qu’"aucune société ne peut se permettre d’ignorer la pollution".

En s’appuyant sur l’imagerie satellite, cette étude montre qu’environ deux milliards d’enfants vivent dans des pays où la pollution atmosphérique résultant des émissions des véhicules, de l’utilisation intensive de carburants fossiles, de la poussière et de l’incinération des déchets, surpasse les normes acceptables de qualité de l’air établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’Asie du Sud compte le plus grand nombre d’enfants respirant un air fortement pollué (620 millions), suivie par l’Afrique (520 millions) et l’Asie de l’Est et le Pacifique (450 millions), selon le rapport.

Les auteurs étudient également la pollution à l’intérieur des habitations engendrée par l’utilisation du charbon et du bois pour cuisiner et se chauffer, qui touche surtout les enfants de familles pauvres vivant en zone rurale dans les pays en développement.

La pollution de l’air extérieur et dans les logements est responsable de la fréquence des pneumonies et d’autres maladies respiratoires, en cause dans près d’un décès sur dix parmi les enfants de moins de cinq ans. Cela fait de la mauvaise qualité de l’air l’une des plus grandes menaces pour la santé infantile, pointe le rapport.

- Mieux protéger les enfants -

Les enfants en bas âge sont plus sensibles que les adultes à la pollution car leurs poumons, leur cerveau et leur système immunitaire ne sont pas encore complètement formés et leurs voies respiratoires sont aussi plus perméables.

Les jeunes enfants respirent également plus vite que les adultes et aspirent plus d’air relativement à leur masse corporelle.

Ceux qui sont les plus défavorisés, dont la santé est souvent plus fragile et qui ont un accès insuffisant aux soins, sont les plus vulnérables aux maladies liées à la pollution, relève l’Unicef.

Pour combattre ce fléau, l’Unicef demande aux dirigeants de la planète qui participeront à la COP22 de prendre plusieurs mesures d’urgence dans leurs pays respectifs pour améliorer la qualité de l’air et protéger les enfants.

L’agence onusienne les encourage notamment à faire davantage d’efforts pour se conformer aux normes internationales de qualité de l’air en réduisant le recours aux énergies fossiles et en développant davantage les sources d’énergies renouvelables.

L’Unicef leur demande aussi de faciliter l’accès des enfants aux soins médicaux, dont des campagnes de vaccination pour réduire leur vulnérabilité aux maladies respiratoire et de minimiser leur exposition à la pollution.

L’agence préconise également que les sources de pollution comme les usines ne se trouvent pas à proximité des écoles et des terrains de jeu. Et souligne aussi qu’une meilleure gestion des déchets peut réduire la quantité de détritus brûlés dans les collectivités.

Enfin, des gazinières plus propres amélioreraient la qualité de l’air dans les habitations, ajoute l’agence.

 

AFP

15:55 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Amitié Burkina - Côte d’Ivoire : l’ARABCI ne veut plus que les populations servent de boucs émissaires

Le Journaliste Mamadou Ali Compaoré anciennement présentateur et rédacteur en chef de la Télévision Nationale du Burkina a été le principal orateur d’une conférence de presse ce jeudi 03 octobre. C’est au nom d’une toute nouvelle structure associative qu’il s’est adressé à la presse nationale au Centre National de Presse Norbert Zongo. Il s’agit de l’Association pour le Renforcement de l’Amitié entre le Burkina et la Côte d’Ivoire (ARABCI).

" Les peuples ivoiriens et burkinabè sont les boucs émissaires dès qu’il y a des remous politique entre ou dans les deux pays " , ce à quoi l’ARABCI veut remédier en menant des activités allant dans le sens du renforcement de l’amitié entre les deux États qui, rappelle le conférencier, entretiennent des liens historiques et séculaires. Le Burkina Faso a une certaine époque était même appelé la Haute Côte d’ivoire.

Rencontrer le ministre des Affaires étrangères de la coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, c’est la prochaine activité de l’ARABCI, afin d’expliquer au ministre, les objectifs de l’association ; le même exercice de présentation sera fait ensuite auprès de l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso et enfin au ministre en charge de l’administration territoriale, donc des associations.

Le sport, la musique et le social seront les domaines de prédilection de l’association. Cela pourrait se traduire concrètement par des dons de médicaments dans des CSPS, l’organisation d’une nuit culturelle pour renforcer l’amitié entre les deux peuples avec la participation d’artistes musiciens notamment ; sur le plan sportif il y a par exemple l’organisation d’un match de football entre le Gagnoa FC et l’ASFA Yennega .

Mamadou Ali Compaoré, président de l’Association, répondant aux questions , a pris exemple sur sa personne qui est un modèle de l’intégration des peuples burkinabè et ivoiriens. " Je suis né en Côte d’Ivoire, à Gagnoa et je suis rentré au Burkina Faso après le Bac, plusieurs de mes camarades ivoiriens sont venus au Burkina en même temps que moi et ont étudié ici avant de retourner chez eux ".

L’association ARABCI entend aussi lutter contre les préjugés de part et d’autre en organisant par exemple des colonies de vacances afin d’amener des enfants ivoiriens à venir vivre dans des familles d’accueil burkinabè et connaitre les réalités du Burkina ; ces derniers en grandissant auront alors plus de respect pour les Burkinabè et pareil pour les enfants burkinabè qui iront également découvrir la Côte d’Ivoire. Ils aborderont les ivoiriens avec moins de préjugés également.

L’ARABCI se veut donc une force de proposition et de plaidoyer comme par exemple dans le cas des Burkinabè vivant sur le Mont Péko en Côte d’Ivoire. L’association pourrait militer pour le dédommagement de ceux qui y ont investi afin qu’ils puissent se reconstruire ailleurs.

Pour finir, le conférencier estime qu’aller les uns vers les autres est la clé pour résoudre plein de malentendus et éviter les a-priori. Sous le ton de la confidence, il confiera plein d’anecdotes personnelles sur des personnes qui avaient des a-priori à son propos avant de le rencontrer mais avec qui il est devenu ami par la suite. Et c’est ce principe d’aller toujours vers l’autre qui l’a poussé à recevoir des gens considérés à l’époque par certains comme des "personna non gratta" à son émission "Actu Hebdo" qu’il animait sur la RTB télé, comme Halidou Ouédraogo, Liermé Somé, Chériff Sy, Mathieu N’Do et bien d’autres. Mamadou Ali Compaoré invite donc les gens en général, à aller les uns vers les autres afin de se forger sa propre opinion. Et quand on écoute les autres s’expliquer, on peut ne pas être d’accord avec eux, mais on ne va plus les détester.

L’ARABCI a vu officiellement vu le jour en Août 2016 avec un bureau de 15 membres et une quarantaine d’adhérents pour l’instant, parmi lesquels des Burkinabè et des Ivoiriens. Elle entend collaborer avec d’autres structures associatives du Burkina et de la Côte d’Ivoire pour le renforcement de la cohésion entre les deux peuples

 

Kaceto.net

15:54 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2e édition du salon du droit : Un espace pour mieux s’imprégner du fonctionnement de la justice

Le bimensuel d’information juridique « Le chemin du Droit », dans le cadre de ses activités annuelles, a convié les hommes de médias ce vendredi 4 novembre 2016 à Ouagadougou en vue de leur décliner les différentes articulations des activités qui feront l’ossature de la 2e édition du salon du droit qui aura lieu du 10 au 12 novembre prochain à la Maison du peuple. Ce salon, à en croire les conférenciers, sera un espace propice à tout le public de mieux s’imprégner des différents secrets qui se cachent derrière la robe noire des juges et des magistrats et du fonctionnement des institutions juridiques.

salon-du-droitAprès avoir dressé un bilan positif de la précédente édition du salon où l’on a noté une satisfaction à 80% (seule la nuit du mérite n’a pas pu se tenir à la 1re édition pour des raisons de contraintes budgétaire), les promoteurs du salon du droit ont estimé important de relancer la 2e édition de ce salon. « Collaboration entre justice et justiciable : enjeux et défis ». C’est ce thème qui a été retenu pour cette 2e édition du salon du droit qui se tiendra du 10 au 12 novembre 2016 à la Maison du peuple. Pour les promoteurs du salon, « le choix de ce thème n’est pas fortuit », dans la mesure où le contexte national est plus que jamais marqué par un intéressement très poussé des Burkinabès, des personnes vivant sur le territoire ainsi que des partenaires, par le fonctionnement de la justice d’une part, et par une défiance des justiciables des décisions de justice d’autre part. « Le choix de ce thème permettra donc de déboucher sur des recommandations qui seront transmises aux autorités compétentes », a laissé entendre Dieudonné Lankoandé, promoteur du salon et Directeur de publication du bimensuel d’information « Le chemin du Droit ». Pour lui, le salon permettra aux jeunes burkinabè de se découvrir, de partager, de mieux connaitre le fonctionnaire des institutions démocratiques burkinabè ainsi que des entreprises privées de la place.

Qui doit participer au salon du droit ?                       

 « Le salon du droit est un évènement entièrement consacré à tout le public burkinabè, aux justiciables, aux juristes, aux associations, aux ONG, aux universités et aux entreprises. C’est donc un espace de réflexion et d’affaires dédié aux personnes physiques et morales afin de partager les meilleures pratiques, de débattre des problématiques urgentes liées à la justice de façon générale et de nouer des relations », a relevé Dieudonné Lankoandé.

Les activités qui feront l’ossature du salon

Dieudonné Lankoandé, promoteur du salon et directeur de publication du journal Le chemin du Droit

Dieudonné Lankoandé, promoteur du salon et directeur de publication du journal Le chemin du Droit

Ce salon sera marqué par des expositions ventes de produits et services liés au droit. Aussi, faut-il noter les consultations juridiques avec les notaires, les huissiers de justice et les avocats ainsi que l’organisation d’un concours de plaidoirie pour les étudiants de niveau Licence et Master des universités publiques et privées. Une soirée de remise des trophées du Droit viendra faire tomber le rideau sur la 2e édition.

Du budget alloué à cet évènement combien important qui fera naitre un espoir de réconciliation et de cohésion entre la justice et les justiciables, dans un contexte où la justice est vu d’un mauvais œil par les Burkinabè, Dieudonné Lankoandé nous révèle que pour cette 2e édition, il sera mobilisé la somme de neuf (09) millions de FCFA pour la réussite de l’évènement. Le promoteur nous confie que ce budget est à 80% mobilisé et a rassuré que tout sera mis en œuvre pour que cet évènement soit un succès.

Armand Kinda

Infowakat.net

15:49 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

A sa séance du 5 octobre 2016, le Conseil des ministres a pris un décret relatif à des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la Police de proximité au Burkina. Cette vision répond à la volonté de l’exécutif d’encadrer les initiatives locales de sécurité (mouvements d’auto-défense) et d’assurer le suivi de leurs activités par les conseils de collectivités, les autorités administratives et les forces de sécurité. Par une conférence de presse tenue ce jeudi, 3 novembre 2016 à Ouagadougou, le ministre de la sécurité intérieure, Simon Compaoré a donné d’amples explications sur l’incarnation de ce nouveau mécanisme de sécurité.

 
Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

On se souvient de l’actualité qu’ont suscitée ces groupes d’auto-défense, partageant l’opinion en « pro-Koglwéogo » et « anti-Koglwéogo ». Ces derniers indexaient surtout des dérives dont ces groupes d’auto-défense s’étaient rendus coupables et exprimaient leur crainte d’une récupération à des fins personnelles. Pour cela, le gouvernement a initié des rencontres avec ces groupes d’auto-défense « Koglwéogo » afin de les amener à plus de respect de la légalité et des droits humains dans leurs activités. Ce qui a valu un décret portant définition des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la Police de proximité au Burkina. L’adoption de ce décret permet, selon le gouvernement, d’encadrer les initiatives locales de sécurité et d’assurer le suivi de leurs activités par les conseils de collectivités, les autorités administratives et les forces de sécurité.

« Cette relecture, qui participe de la relance de la Police de proximité, a été rendue indispensable afin, d’une part, de prendre en compte dans la police de proximité, les initiatives des populations qui participent efficacement à la prévention de l’insécurité et d’autre part, de corriger les insuffisances constatées dans la mise en place et le fonctionnement des comités locaux de sécurité (CLS) », a justifié le ministre d’Etat, Simon Compaoré. A l’en croire, c’est un nouveau mécanisme de mise en œuvre du partenariat entre l’Etat et les populations qui permettra un regroupement de l’ensemble des initiatives citoyennes de prévention de l’insécurité dans des cadres légaux. Selon les explications du ministre, la philosophie qui sous-tend ce mécanisme est la « non implication de l’Etat » dans la création, l’organisation et le fonctionnement des initiatives des populations à la base. « Ces associations qui œuvrent dans le cadre de la prévention de la paix et de la sécurité sont astreintes à l’obtention d’un récépissé aux fins de déclaration d’existence, légalisant leurs activités », précise le ministre de la sécurité intérieure. Ainsi, en termes d’articulation du mécanisme, on note qu’à la base, la possibilité est donnée à chaque village et à chaque secteur de créer une association pour la prévention de l’insécurité. Ce sont les structures communautaires locales de sécurité (SCLS). Chaque population est libre de donner le nom qui lui plaît à son organisation (sous réserve du respect des lois et règlements en vigueur, des mœurs, de la cohésion sociale et des droits humains). Ces structures ont un rôle de veille sécuritaire, de renseignement et aussi d’interpellation des auteurs d’infractions commises en flagrant-délit. Elles travaillent sous le suivi, les conseils et le contrôle des brigades territoriales de gendarmerie et des commissariats de police territorialement compétents, à qui elles rendent compte de leurs actions et qui leur apportent le concours et l’assistance nécessaires dans leurs activités. Elles sont soumises à des contraintes dans leurs activités, notamment l’interdiction de certains actes et comportements de la part de leurs membres, pouvant porter atteinte aux droits humains. La structure communautaire locale de sécurité est libre de son organisation.

Au niveau communal ou d’arrondissement, il est créé une coordination communale de sécurité (CCS) coordonnée par le maire de commune ou d’arrondissement. A l’échelle provinciale, la coordination est assurée par le haut-commissaire (tutelle des communes). Au plan régional, le gouverneur nomme un conseiller technique en qualité de point focal de police de proximité pour le suivi des activités au niveau régional. Quant au niveau central, la direction générale de sécurité intérieure du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure à travers la direction de la police de proximité, est le répondant central du processus de participation des populations à la mise en œuvre de la police de proximité.

Ces structures locales ne reçoivent aucun subside public, avertit Simon Compaoré qui ajoute que leurs actions peuvent cependant faire l’objet de distinctions, de félicitations ou autres récompenses. Toutefois, les charges de fonctionnement des coordinations communales de sécurité sont assurées par l’Etat, les collectivités territoriales et évidemment par l’accompagnement d’autres partenaires.

La mise en œuvre du système se fera dans un premier temps par des activités d’appropriation du décret (formations) au profit de tous les acteurs impliqués et dans un second temps, par un plan d’action pour la période 2017-2018, a expliqué le ministre d’Etat, Simon Compaoré. Il précise en outre, que des tournées d’explications dans les chefs-lieux de région démarreront dès ce mois de novembre et verront la mise en place des coordinations communales de sécurité.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

11:14 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.11.03

Incivisme : Des rues transformées en dépotoirs d’ordures

C’est une habitude qui a la peau dure. aux abords des marchés et yaars ou même devant les concessions, des « dépotoirs d’ordures » sont improvisés. Au beau milieu de la voie publique, les ordures sont déversées et parfois incendiées.

quartier-salC’est à croire qu’il n’y a pas de système de collecte d’ordure dans la ville de Ouagadougou. Pourtant cela existe belle et bien. La municipalité pour commencer, s’est doté d’une brigade verte à cet effet. Un corps de femmes dont la mission est de garder Ouagadougou toujours propre, allant même jusqu’à balayer les artères les plus fréquenté de la ville dès l’aube. Il y a aussi les associations et autres groupements. Munis de charrettes à traction animale ou de tricycles, ils parcourent la ville pour ramasser les ordures dans les concessions, moyennant des sommes souvent dérisoires.

Comment comprendre qu’avec  une telle organisation, des citoyens, des familles entières décident de ramer à contre-courant. Pour se débarrasser de leurs ordures ménagères, ils ne font que franchir le seuil de leur concession pour les déverser dans les rues. Il y en a même qui y mettent le feu, de jour comme de nuit. Il n’est pas rare d’observer des contenus des fosses septiques déverser sur la voie publique. Et Lorsque vient la pluie, c’est un festival de vidange d’ordures dans les eaux de ruissèlement qui est offert dans les quartiers. Voilà comment nos rues ont été transformées en poubelles, en déversoirs d’ordures en tout genre. Les acteurs du secteur ne sont pas en reste dans ce  procédé. Tenanciers de commerce, mécaniciens, couturiers et autres restauratrices prennent plaisir à déposer leur ordures sur la voie publique après leur heures de service.

Un mépris des règles d’hygiène

salete

Il n’y a nul besoin d’être un spécialiste de la santé pour deviner que cet incivisme des populations met également à mal les efforts de prévention de certaines maladies. Le choléra, la dysenterie pour ne citer que celles-là se développent facilement dans un environnement insalubre. Les enfants notamment qui ignorent les dangers auxquels ils sont exposés sont les plus vulnérables. A côté de cela, les ordures ménagères constituent l’une des principales causes d’obstruction des caniveaux. Drainé par la pluie ou déversé directement dans les fossés, les déchets en tout genre s’y amassent ; laissant courir des risques d’inondation.

Pour expliquer leur comportement, certaines personnes avancent le manque de sérieux des structures de collecte. En effet, il arrive de fois où les ramasseurs mettent plusieurs semaines avant d’enlever les ordures ; alors qu’au terme des contrats cela devraient être hebdomadaire. Dans cette situation, les familles se retrouvent avec des déchets ménagers sous les bras plus longtemps que prévus.

Même si des failles existent dans les initiatives des collectes d’ordures, les actions de sensibilisation doivent être redoublées pour mettre un frein à cette pratique. Il y va du succès des projets de développement conduit à coût de milliards de nos francs.

Nouroudine Lenoble LOUGUE

Infowakat.net

17:26 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Lutte contre l’apatridie : Des journalistes outillés pour plus d’efficacité sur le terrain

Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a organisé ce mercredi 2 novembre 2016, à Ouagadougou, un atelier de formation sur l’apatridie au profit de plusieurs journalistes de médias burkinabè.

Le présidium à la cérémonie d’ouverture, avec Yvette Muhimpundu de l’UNCHR (à l’extrême droite)

Le présidium à la cérémonie d’ouverture, avec Yvette Muhimpundu de l’UNCHR (à l’extrême droite)

L’apatridie est un fléau qui touche plus de 12 millions de personnes à travers le monde. Définit selon la convention de New-York du 28 septembre 1954, comme la situation de toute personne qu’aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation, l’apatridie à de nombreuses causes, dont beaucoup découlent de normes juridiques. Les statistiques font état de 750 000 apatrides en Afrique de l’Ouest, et de plusieurs groupes à risques.

Et c’est en vue de susciter l’adhésion et la contribution des journalistes dans la lutte contre ce fléau, que le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a initié un atelier de formation, à leur attention.

Selon Yvette Muhimpundu de l’UNCHR, «  un apatride c’est une personne qui n’a aucune nationalité, donc aucun droit ». Pour la lutte contre ce phénomène peu connu de tous, elle a expliqué que l’UNCHR a

La représentante du ministre en charge de la Justice, Bibata Nebié

La représentante du ministre en charge de la Justice, Bibata Nebié

lancé en 2014, en collaboration avec le gouvernement burkinabè, une campagne décennale visant à éradiquer l’apatridie, en vue de susciter l’engagement des gouvernements et de la société civile. Ainsi, a-t-elle expliqué que c’est au regard de l’importance de cette campagne, et du rôle que peut jouer les hommes de médias dans la réussite de cette campagne, que l’UNHCR a initié cette formation. « L’UNHCR a voulu associer les journalistes car étant en relation permanente avec le plus grand nombre de populations à risque d’apatridie, ils pourront contribuer à les sensibiliser efficacement », a-t-elle fait savoir.

De ce fait, elle a rappelé que l’UNHCR compte beaucoup sur les journalistes, dans ce sens qu’ils les aideront, à faire connaitre le phénomène partout au Burkina Faso, et à sensibiliser les autorités pour que les apatrides puissent avoir une nationalité et des documents d’identification.

Ainsi, au cours de cette formation, les journalistes ont entre autres, été outillés sur l’état du fléau, ainsi que les groupes à risques au Burkina, ses causes, ses conséquences et  sur leurs contributions pour son éradication.

Une photo de famille a été prise pour la postérité

Une photo de famille a été prise pour la postérité

A entendre la représentante du ministre en charge de la Justice, Bibata Nebié,  cette initiative de l’UNHCR est à saluer, car elle permettra à lutter efficacement contre ce phénomène, qui pour elle « hypothèque gravement les mises en œuvre des droits humains des personnes en situation d’apatridie ». Aussi, a-t-elle rappelé aux journalistes, qu’à l’issue de la formation, ils devraient être des relais auprès des populations, dans la lutte contre l’apatridie. Avant de les exhorter à développer de bonnes méthodes de communications, pour qu’au Burkina, il n’existe plus d’apatridie.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

17:25 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer