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2016.10.26

Filets sociaux : un fort parfum de détournement de fonds

Plus rien ne va au programme filets sociaux. La banque mondiale, principal bailleurs de fonds, aurait suspendu son financement. Depuis lors, les principaux bénéficiaires et les agents du programme sont livrés à eux-mêmes. filets-sociaux

Une source digne de foi nous a appris que les travailleurs sont privés de salaires depuis trois mois maintenant. Le comble, avance-telle, c’est que les enfants issus des ménages pauvres qui attendaient leur part trimestrielle d’allocation familiale, 30 000 F CFA ou 40 000 F CFA, prévue pour la fin du mois de septembre dernier, pour effectuer leur rentre scolaire sont toujours dans l’attente. Et pour combien de temps encore ?

En attendant, les suspicions vont bon train. D’aucun disent que la coordonatrice du projet s’est rendue auteure de malversations financières ; qu’un incendie aurait même été simulé dans une partie du bâtiment abritant le siège pour faire disparaitre des preuves. Qui sait mieux que la coordinatrice pour nous éclairer?

Nos tentatives pour la rencontrer furent vaines, vu qu’elle prétendait préparer des rencontres de sortie de crise, si elle ne rencontrait pas les autorités compétentes.
Quoi qu’il en soit, nous espérons que les choses vont rentrer dans l’ordre le plus rapidement possible pour que les travailleurs dans le désarroi et les élèves en déperdition puissent reprendre le goût à vivre.

A noter que le projet-pilote « Filets sociaux » a été lancé, le 16 septembre 2014 à Gourcy, dans le Zondoma. Financé par la Banque mondiale, à hauteur de vingt-cinq milliards de franc CFA, il vise la réduction de la pauvreté chronique et la malnutrition sévère dans les régions du Nord, du Centre-Est et de l’Est. Devraient en bénéficier 40 000 ménages, soit 316 000 personnes et chaque bénéficiaire empochait la somme de trente mille (30 000) F par trimestre.

Anderson Koné
Burkina Demain

2016.10.25

Développement de l’éducation au Burkina Faso : La Banque mondiale offre 25 milliards à l’Etat burkinabè

Développement de l’éducation au Burkina Faso : La Banque mondiale offre 25 milliards à l’Etat burkinabè
© DR / Autre Presse
 
Développement de l’éducation au Burkina Faso : La Banque mondiale offre 25 milliards à l’Etat burkinabè
 
Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean Martin Coulibaly, a présidé la cérémonie de lancement du Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation (PAAQE), le jeudi 20 octobre 2016 à Ouahigouya. C’était en présence du Secrétaire d’Etat, chargé de la décentralisation, Alfred Gouba et du représentant de la Banque mondiale, Adama Ouédraogo.


«Accroître l’accès à l’éducation préscolaire dans les trois régions les plus pauvres, l’enseignement secondaire dans les cinq régions les plus pauvres et améliorer le processus d’enseignement et d’apprentissage au Burkina», tels sont les objectifs visés par le Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation (PAAQE), financé par la Banque mondiale. Selon le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean Martin Coulibaly, le gouvernement burkinabè a travaillé ces dernières années pour faire évoluer les indicateurs en termes d’accès et de qualité du secteur éducatif. Cette vision du gouvernement entre en droite ligne avec les objectifs du PAAQE.

Prévu pour une durée de quatre ans, le PAAQE va être exécuté jusqu’en juillet 2019 sous la tutelle technique du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation. Ce projet marque l’engagement continu du gouvernement du Burkina Faso à reconnaître l’éducation comme l’une des pierres angulaires du développement socioéconomique du pays et va contribuer à améliorer l’accès des enfants à l’éducation en particulier les filles, en milieu rural, dans les régions pauvres du pays et favoriser également une éducation de qualité au préscolaire, primaire et secondaire. Selon Jean Martin Coulibaly, le PAAQE est une opération d’investissement qui vise à contribuer un développement holistique et harmonieux du secteur de l’éducation. Ce projet, poursuit le ministre, est une réponse à des préoccupations bien connues de l’éducation qui sont entre autres : le faible d’accès au service d’éducation, en particulier pour les pauvres, la faiblesse du niveau de la qualité de l’éducation et la faible capacité institutionnelle et de pilotage. Il a, par ailleurs, souhaité que ce lancement soit un tremplin pour une meilleure connaissance du projet, afin de susciter une adhésion pleine et entière de tous les acteurs et des bénéficiaires, aux objectifs et à la mise en œuvre réussie des activités. Embouchant la même trompète que son prédécesseur, le représentant de la Banque mondiale, Adama Ouédraogo, a indiqué que le projet envisage construire et équiper des salles de classe, des lycées techniques et scientifiques afin de résoudre un tant soit peu le goulot d’étranglement lié aux infrastructures scolaires. Sous forme d’un don de 25 milliards de la Banque mondiale, le PAAQE couvre l’horizon 2015-2019 et intervient dans les régions les plus pauvres. Les régions concernées sont l’Est, le Sahel, le Centre-Est, le Sud-Ouest et le Plateau central.

Le Projet comprend trois composantes qui concernent l’élargissement de l’accès équitable à l’enseignement préscolaire et à l’enseignement secondaire, l’amélioration de la qualité du processus d’enseignement et d’apprentissage et le renforcement des capacités institutionnelles.

Il est prévu, entre autres, dans le cadre de la mise en œuvre du projet, la construction de 52 établissements publics et privés dont deux lycées scientifiques, l’érection de cinq CEG en lycées et la construction de 55 classes additionnelles dans des établissements d’enseignement privés à sélectionner ainsi que la réalisation de 30 forages.

Boukary SAWADOGO
(Collaborateur)