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2016.10.24

PNDES : Le premier ministre invite les populations à choisir entre le progrès et la stagnation

Le premier ministre, Paul Kaba Thiéba poursuit ses tournées de dissémination du Plan national de développement économique et social (PNDES). Le 21 octobre, il était à Tenkodogo dans la région du Centre-Est pour présenter le référentiel de développement du Burkina sur la période 2016-2020 aux populations. Le lendemain, le chef du gouvernement s’est rendu à Fada N’Gourma dans la région de l’Est pour le même exercice. Tout en marquant leur adhésion à ce programme du Président du Faso, les participants n’ont pas manqué de soulever des questions de fond sur le document, mais aussi des questions d’actualité.

       
PNDES : Le premier ministre invite les populations à choisir entre le progrès et la stagnation

Sur initiative de la coordination des mouvements et associations pour la vulgarisation du programme du président du Faso, le premier ministre a entamé depuis quelque temps des tournées d’explication du nouveau référentiel de développement de notre pays dans les différentes régions. A Tenkodogo et à Fada N’Gourma, Paul Kaba Thiéba a présenté le Plan national de développement économique et social (PNDES) aux forces vives. A chaque étape, le tête à tête Premier ministre-Populations a duré plus de quatre heures.

La croissance est contrainte au Burkina

Plus de 40% des Burkinabè vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de couverture en électricité est seulement de 19%. Pire, notre pays a l’électricité la plus chère de la sous-région au kilowattheure. Aussi, moins de 15% de la population ont accès à l’assainissement. A cela, s’ajoute une faible productivité au niveau de l’agriculture et de l’élevage. La connectivité du Burkina à Internet est de moins d’1%, avec un débit de 6 gigabits par seconde.Sans oublier, les problèmes infrastructurels qui sont criards. Ce qui amène le premier ministre Paul Kaba Thiéba à affirmer que « la croissance du Burkina est contrainte ». Et, le PNDES est prévu pour briser les obstacles, en s’attaquant aux problèmes de fond. « Le PNDES a vocation à briser les obstacles structurels à la croissance du Burkina de manière à créer une croissance forte, impulsée aussi bien par le secteur public que par le secteur privé, créer les conditions de rentabilité au Burkina ».

Pour y arriver, le PNDES s’appuiera sur trois axes principaux. Il s’agit de : la réforme des institutions et la modernisation de l’administration, le développement du capital humain, la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.
Etalé sur la période 2016-2020, la réalisation de ce référentiel de développement nécessitera la mobilisation de 15 395,6 milliards de F CFA dont plus de 8000 milliards de francs d’investissements.

Les expériences du passé ont pratiquement toutes échoué. L’élaboration et la mise en place du PNDES était donc nécessaire, selon le chef du gouvernement.Car, estime-t-il, il « montre la voie à suivre pour sortir notre pays de l’extrême pauvreté dans laquelle il est plongé ».
Aussi bien à Fada qu’à Tenkodogo, le premier ministre a demandé aux populations de choisir entre le progrès (PNDES) ou la stagnation (le statu quo). A chaque fois, la réponse est la même : le progrès.

Un bilan positif et enrichissant

A toutes les deux étapes, Paul Kaba Thiéba a eu droit à une multitude de questions aussi bien sur le PNDES que sur l’actualité nationale. Souvent, les questions ont duré pratiquement deux heures. « J’avoue que j’ai été comblé par l’attention des populations, par leur affluence, par l’abondance et la pertinence des questions qui ont été posées, par l’intérêt manifeste vis-à-vis du plan national de développement économique et social. (…) C’est la preuve que les Burkinabè sont conscients de la nature des problèmes de notre économie. C’est également la preuve que les Burkinabè ont confiance au gouvernement, que les Burkinabè comprennent le cap, la direction, la vision dans la laquelle nous travaillons », a-t-il confié.

C’est pourquoi, à l’issue de sa tournée dans ces deux régions, il en dresse un bilan « extrêmement positif et enrichissant ». Le dialogue avec les populations m’a permis de prendre connaissance de leurs préoccupations, de leurs attentes, également de comprendre comment on peut articuler l’opérationnalisation du PNDES en tenant compte de certaines particularités locales », a soutenu le chef du gouvernement. Avant de se réjouir de « l’adhésion totale des populations au PNDES, une adhésion sans ambigüité ».

Affaire CAMEG : le gouvernement va-t-il enfin prendre ses responsabilités ?

Au nombre des questions d’actualité adressées au chef du gouvernement, à Tenkodogo notamment, il y a la rupture de médicaments dans des formations sanitaires. Une rupture liée à la crise au sein de la CAMEG. Toute chose qui met à mal la politique de gratuité de soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes décrétée par le président Roch Marc Christian Kaboré et son gouvernement. Paul Kaba Thiéba a promis prendre ses responsabilités car, il estime que la ligne rouge est franchie dans « la bagarre » entre le ministre de la santé et le directeur général de la CAMEG. L’on attend de voir ce que signifie véritablement « prendre ses responsabilités ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

Grossesses et drogue en milieu scolaire : L’union des femmes du MPP outillée sur la question

Dans le cadre de leurs activités du mois d’octobre, l’Union des femmes du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a organisé en collaboration avec la direction générale de l’éducation formelle, une conférence sur le thème : « La contribution de la femme du MPP dans la lutte contre les fléaux qui minent le milieu scolaire : Grossesses et drogue ». C’était le samedi 22 octobre 2016.

       
Grossesses et drogue en milieu scolaire : L’union des femmes du MPP outillée sur la question

« Nous sommes des femmes politiques au foyer et nous avons estimé que pour que la vie de nos enfants soit meilleure, il faut peut-être qu’on puisse les aider en ayant certains attitudes et conseils qui peuvent les aider à mener leur vie pour un avenir meilleur », a indiqué Rakieta Yaméogo, secrétaire nationale de l’Union des femmes du parti Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

C’est dans cette dynamique qu’elle a sollicité et obtenu l’accord de la direction générale de l’éducation formelle pour leur présenter une communication axée sur le thème : « La contribution de la femme MPP dans la lutte contre les fléaux qui minent le milieu scolaire : Grossesses et drogue ». A l’occasion, c’est une foule immense qui a pris d’assaut le centre Paul Zoungrana à Ouagadougou, le 22 octobre 2016, pour participer à ladite conférence.

Ce que nous attendons, a précisé Mme Yaméogo, « c’est qu’on puisse aller vers nos enfants, leur parler et les aider à mieux se comporter dans le milieu scolaire, dans leur vie et pour le bonheur du peuple burkinabè ».

JPEGIrma Zamané/Kagambèga de la direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre a d’abord fait l’état des lieux des grossesses au niveau de l’enseignement secondaire et post-primaire. « Durant l’année scolaire 2011-2012, les statistiques ont révélé plus de 1000 cas de grossesses en milieu scolaire. En 2013-2014, on a enregistré jusqu’à 2295 cas », a-t-il dit. Pour ce qui concerne l’enseignement primaire, elle a ajouté que 81 cas de grossesses ont été enregistrés. C’est dire donc que le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire prend des proportions inquiétantes.

S’agissant de la consommation de la drogue en milieu scolaire, la situation est aussi chaotique. « Plus de 200 élèves ont été interpellés pour fait de consommation de drogue. Il y a aussi des étudiants qui sont interpellés mais le problème c’est la fourchette élève. Plus de la moitié concerne les élèves et parmi ses cas, on a interpellé cinq filles », selon Mme Zamané.

Comment se fait le ravitaillement des élèves, adeptes de la drogue ? Se questionnent bon nombre de personnes. Sans détour, la conférencière révèle le circuit évoquant plusieurs cas concrets pour étayer son analyse. « C’est regrettable de le dire, mais au sein même de nos établissements, les élèves ont accès à la drogue. Pendant les pauses de recréation, on y vent des sucreries, des gâteaux. Mais à côté de ces friandises il y a aussi les drogues. Egalement, les élèves vendent les drogues à domicile à l’insu des parents, sans oublier les espaces verts. Et les plus malheureux, c’est dans les caniveaux, broussailles que nos enfants se retrouvent pour s’octroyer cette drogue et pour en consommer », a-t-elle assuré.

Pour elle, la mère à un rôle régalien dans l’éducation et la réussite de sa progéniture. Toutefois, elle n’a pas manqué de fustiger le comportement de certaines d’entre elles qui cachent leurs enfants parce qu’ils sont drogués ou parce qu’elles sont tombées enceinte. « Aussi, il y a certaines mères qui contribuent à faire avorter leurs filles (…) », a-t-elle martelé.

Face à cette situation, il est donc souhaitable de continuer à sensibiliser et les parents et les jeunes afin qu’ils comprennent les risques qu’ils courent en se laissant aller à la débauche sexuelle et à la consommation de la drogue.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net