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2016.10.26

Filets sociaux : un fort parfum de détournement de fonds

Plus rien ne va au programme filets sociaux. La banque mondiale, principal bailleurs de fonds, aurait suspendu son financement. Depuis lors, les principaux bénéficiaires et les agents du programme sont livrés à eux-mêmes. filets-sociaux

Une source digne de foi nous a appris que les travailleurs sont privés de salaires depuis trois mois maintenant. Le comble, avance-telle, c’est que les enfants issus des ménages pauvres qui attendaient leur part trimestrielle d’allocation familiale, 30 000 F CFA ou 40 000 F CFA, prévue pour la fin du mois de septembre dernier, pour effectuer leur rentre scolaire sont toujours dans l’attente. Et pour combien de temps encore ?

En attendant, les suspicions vont bon train. D’aucun disent que la coordonatrice du projet s’est rendue auteure de malversations financières ; qu’un incendie aurait même été simulé dans une partie du bâtiment abritant le siège pour faire disparaitre des preuves. Qui sait mieux que la coordinatrice pour nous éclairer?

Nos tentatives pour la rencontrer furent vaines, vu qu’elle prétendait préparer des rencontres de sortie de crise, si elle ne rencontrait pas les autorités compétentes.
Quoi qu’il en soit, nous espérons que les choses vont rentrer dans l’ordre le plus rapidement possible pour que les travailleurs dans le désarroi et les élèves en déperdition puissent reprendre le goût à vivre.

A noter que le projet-pilote « Filets sociaux » a été lancé, le 16 septembre 2014 à Gourcy, dans le Zondoma. Financé par la Banque mondiale, à hauteur de vingt-cinq milliards de franc CFA, il vise la réduction de la pauvreté chronique et la malnutrition sévère dans les régions du Nord, du Centre-Est et de l’Est. Devraient en bénéficier 40 000 ménages, soit 316 000 personnes et chaque bénéficiaire empochait la somme de trente mille (30 000) F par trimestre.

Anderson Koné
Burkina Demain

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2016.10.25

Développement de l’éducation au Burkina Faso : La Banque mondiale offre 25 milliards à l’Etat burkinabè

Développement de l’éducation au Burkina Faso : La Banque mondiale offre 25 milliards à l’Etat burkinabè
© DR / Autre Presse
 
Développement de l’éducation au Burkina Faso : La Banque mondiale offre 25 milliards à l’Etat burkinabè
 
Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean Martin Coulibaly, a présidé la cérémonie de lancement du Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation (PAAQE), le jeudi 20 octobre 2016 à Ouahigouya. C’était en présence du Secrétaire d’Etat, chargé de la décentralisation, Alfred Gouba et du représentant de la Banque mondiale, Adama Ouédraogo.


«Accroître l’accès à l’éducation préscolaire dans les trois régions les plus pauvres, l’enseignement secondaire dans les cinq régions les plus pauvres et améliorer le processus d’enseignement et d’apprentissage au Burkina», tels sont les objectifs visés par le Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation (PAAQE), financé par la Banque mondiale. Selon le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean Martin Coulibaly, le gouvernement burkinabè a travaillé ces dernières années pour faire évoluer les indicateurs en termes d’accès et de qualité du secteur éducatif. Cette vision du gouvernement entre en droite ligne avec les objectifs du PAAQE.

Prévu pour une durée de quatre ans, le PAAQE va être exécuté jusqu’en juillet 2019 sous la tutelle technique du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation. Ce projet marque l’engagement continu du gouvernement du Burkina Faso à reconnaître l’éducation comme l’une des pierres angulaires du développement socioéconomique du pays et va contribuer à améliorer l’accès des enfants à l’éducation en particulier les filles, en milieu rural, dans les régions pauvres du pays et favoriser également une éducation de qualité au préscolaire, primaire et secondaire. Selon Jean Martin Coulibaly, le PAAQE est une opération d’investissement qui vise à contribuer un développement holistique et harmonieux du secteur de l’éducation. Ce projet, poursuit le ministre, est une réponse à des préoccupations bien connues de l’éducation qui sont entre autres : le faible d’accès au service d’éducation, en particulier pour les pauvres, la faiblesse du niveau de la qualité de l’éducation et la faible capacité institutionnelle et de pilotage. Il a, par ailleurs, souhaité que ce lancement soit un tremplin pour une meilleure connaissance du projet, afin de susciter une adhésion pleine et entière de tous les acteurs et des bénéficiaires, aux objectifs et à la mise en œuvre réussie des activités. Embouchant la même trompète que son prédécesseur, le représentant de la Banque mondiale, Adama Ouédraogo, a indiqué que le projet envisage construire et équiper des salles de classe, des lycées techniques et scientifiques afin de résoudre un tant soit peu le goulot d’étranglement lié aux infrastructures scolaires. Sous forme d’un don de 25 milliards de la Banque mondiale, le PAAQE couvre l’horizon 2015-2019 et intervient dans les régions les plus pauvres. Les régions concernées sont l’Est, le Sahel, le Centre-Est, le Sud-Ouest et le Plateau central.

Le Projet comprend trois composantes qui concernent l’élargissement de l’accès équitable à l’enseignement préscolaire et à l’enseignement secondaire, l’amélioration de la qualité du processus d’enseignement et d’apprentissage et le renforcement des capacités institutionnelles.

Il est prévu, entre autres, dans le cadre de la mise en œuvre du projet, la construction de 52 établissements publics et privés dont deux lycées scientifiques, l’érection de cinq CEG en lycées et la construction de 55 classes additionnelles dans des établissements d’enseignement privés à sélectionner ainsi que la réalisation de 30 forages.

Boukary SAWADOGO
(Collaborateur)

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2016.10.24

PNDES : Le premier ministre invite les populations à choisir entre le progrès et la stagnation

Le premier ministre, Paul Kaba Thiéba poursuit ses tournées de dissémination du Plan national de développement économique et social (PNDES). Le 21 octobre, il était à Tenkodogo dans la région du Centre-Est pour présenter le référentiel de développement du Burkina sur la période 2016-2020 aux populations. Le lendemain, le chef du gouvernement s’est rendu à Fada N’Gourma dans la région de l’Est pour le même exercice. Tout en marquant leur adhésion à ce programme du Président du Faso, les participants n’ont pas manqué de soulever des questions de fond sur le document, mais aussi des questions d’actualité.

       
PNDES : Le premier ministre invite les populations à choisir entre le progrès et la stagnation

Sur initiative de la coordination des mouvements et associations pour la vulgarisation du programme du président du Faso, le premier ministre a entamé depuis quelque temps des tournées d’explication du nouveau référentiel de développement de notre pays dans les différentes régions. A Tenkodogo et à Fada N’Gourma, Paul Kaba Thiéba a présenté le Plan national de développement économique et social (PNDES) aux forces vives. A chaque étape, le tête à tête Premier ministre-Populations a duré plus de quatre heures.

La croissance est contrainte au Burkina

Plus de 40% des Burkinabè vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de couverture en électricité est seulement de 19%. Pire, notre pays a l’électricité la plus chère de la sous-région au kilowattheure. Aussi, moins de 15% de la population ont accès à l’assainissement. A cela, s’ajoute une faible productivité au niveau de l’agriculture et de l’élevage. La connectivité du Burkina à Internet est de moins d’1%, avec un débit de 6 gigabits par seconde.Sans oublier, les problèmes infrastructurels qui sont criards. Ce qui amène le premier ministre Paul Kaba Thiéba à affirmer que « la croissance du Burkina est contrainte ». Et, le PNDES est prévu pour briser les obstacles, en s’attaquant aux problèmes de fond. « Le PNDES a vocation à briser les obstacles structurels à la croissance du Burkina de manière à créer une croissance forte, impulsée aussi bien par le secteur public que par le secteur privé, créer les conditions de rentabilité au Burkina ».

Pour y arriver, le PNDES s’appuiera sur trois axes principaux. Il s’agit de : la réforme des institutions et la modernisation de l’administration, le développement du capital humain, la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.
Etalé sur la période 2016-2020, la réalisation de ce référentiel de développement nécessitera la mobilisation de 15 395,6 milliards de F CFA dont plus de 8000 milliards de francs d’investissements.

Les expériences du passé ont pratiquement toutes échoué. L’élaboration et la mise en place du PNDES était donc nécessaire, selon le chef du gouvernement.Car, estime-t-il, il « montre la voie à suivre pour sortir notre pays de l’extrême pauvreté dans laquelle il est plongé ».
Aussi bien à Fada qu’à Tenkodogo, le premier ministre a demandé aux populations de choisir entre le progrès (PNDES) ou la stagnation (le statu quo). A chaque fois, la réponse est la même : le progrès.

Un bilan positif et enrichissant

A toutes les deux étapes, Paul Kaba Thiéba a eu droit à une multitude de questions aussi bien sur le PNDES que sur l’actualité nationale. Souvent, les questions ont duré pratiquement deux heures. « J’avoue que j’ai été comblé par l’attention des populations, par leur affluence, par l’abondance et la pertinence des questions qui ont été posées, par l’intérêt manifeste vis-à-vis du plan national de développement économique et social. (…) C’est la preuve que les Burkinabè sont conscients de la nature des problèmes de notre économie. C’est également la preuve que les Burkinabè ont confiance au gouvernement, que les Burkinabè comprennent le cap, la direction, la vision dans la laquelle nous travaillons », a-t-il confié.

C’est pourquoi, à l’issue de sa tournée dans ces deux régions, il en dresse un bilan « extrêmement positif et enrichissant ». Le dialogue avec les populations m’a permis de prendre connaissance de leurs préoccupations, de leurs attentes, également de comprendre comment on peut articuler l’opérationnalisation du PNDES en tenant compte de certaines particularités locales », a soutenu le chef du gouvernement. Avant de se réjouir de « l’adhésion totale des populations au PNDES, une adhésion sans ambigüité ».

Affaire CAMEG : le gouvernement va-t-il enfin prendre ses responsabilités ?

Au nombre des questions d’actualité adressées au chef du gouvernement, à Tenkodogo notamment, il y a la rupture de médicaments dans des formations sanitaires. Une rupture liée à la crise au sein de la CAMEG. Toute chose qui met à mal la politique de gratuité de soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes décrétée par le président Roch Marc Christian Kaboré et son gouvernement. Paul Kaba Thiéba a promis prendre ses responsabilités car, il estime que la ligne rouge est franchie dans « la bagarre » entre le ministre de la santé et le directeur général de la CAMEG. L’on attend de voir ce que signifie véritablement « prendre ses responsabilités ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Grossesses et drogue en milieu scolaire : L’union des femmes du MPP outillée sur la question

Dans le cadre de leurs activités du mois d’octobre, l’Union des femmes du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a organisé en collaboration avec la direction générale de l’éducation formelle, une conférence sur le thème : « La contribution de la femme du MPP dans la lutte contre les fléaux qui minent le milieu scolaire : Grossesses et drogue ». C’était le samedi 22 octobre 2016.

       
Grossesses et drogue en milieu scolaire : L’union des femmes du MPP outillée sur la question

« Nous sommes des femmes politiques au foyer et nous avons estimé que pour que la vie de nos enfants soit meilleure, il faut peut-être qu’on puisse les aider en ayant certains attitudes et conseils qui peuvent les aider à mener leur vie pour un avenir meilleur », a indiqué Rakieta Yaméogo, secrétaire nationale de l’Union des femmes du parti Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

C’est dans cette dynamique qu’elle a sollicité et obtenu l’accord de la direction générale de l’éducation formelle pour leur présenter une communication axée sur le thème : « La contribution de la femme MPP dans la lutte contre les fléaux qui minent le milieu scolaire : Grossesses et drogue ». A l’occasion, c’est une foule immense qui a pris d’assaut le centre Paul Zoungrana à Ouagadougou, le 22 octobre 2016, pour participer à ladite conférence.

Ce que nous attendons, a précisé Mme Yaméogo, « c’est qu’on puisse aller vers nos enfants, leur parler et les aider à mieux se comporter dans le milieu scolaire, dans leur vie et pour le bonheur du peuple burkinabè ».

JPEGIrma Zamané/Kagambèga de la direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre a d’abord fait l’état des lieux des grossesses au niveau de l’enseignement secondaire et post-primaire. « Durant l’année scolaire 2011-2012, les statistiques ont révélé plus de 1000 cas de grossesses en milieu scolaire. En 2013-2014, on a enregistré jusqu’à 2295 cas », a-t-il dit. Pour ce qui concerne l’enseignement primaire, elle a ajouté que 81 cas de grossesses ont été enregistrés. C’est dire donc que le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire prend des proportions inquiétantes.

S’agissant de la consommation de la drogue en milieu scolaire, la situation est aussi chaotique. « Plus de 200 élèves ont été interpellés pour fait de consommation de drogue. Il y a aussi des étudiants qui sont interpellés mais le problème c’est la fourchette élève. Plus de la moitié concerne les élèves et parmi ses cas, on a interpellé cinq filles », selon Mme Zamané.

Comment se fait le ravitaillement des élèves, adeptes de la drogue ? Se questionnent bon nombre de personnes. Sans détour, la conférencière révèle le circuit évoquant plusieurs cas concrets pour étayer son analyse. « C’est regrettable de le dire, mais au sein même de nos établissements, les élèves ont accès à la drogue. Pendant les pauses de recréation, on y vent des sucreries, des gâteaux. Mais à côté de ces friandises il y a aussi les drogues. Egalement, les élèves vendent les drogues à domicile à l’insu des parents, sans oublier les espaces verts. Et les plus malheureux, c’est dans les caniveaux, broussailles que nos enfants se retrouvent pour s’octroyer cette drogue et pour en consommer », a-t-elle assuré.

Pour elle, la mère à un rôle régalien dans l’éducation et la réussite de sa progéniture. Toutefois, elle n’a pas manqué de fustiger le comportement de certaines d’entre elles qui cachent leurs enfants parce qu’ils sont drogués ou parce qu’elles sont tombées enceinte. « Aussi, il y a certaines mères qui contribuent à faire avorter leurs filles (…) », a-t-elle martelé.

Face à cette situation, il est donc souhaitable de continuer à sensibiliser et les parents et les jeunes afin qu’ils comprennent les risques qu’ils courent en se laissant aller à la débauche sexuelle et à la consommation de la drogue.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Journée internationale de prévention des catastrophes : A Komsilga, les sinistrés demandent de les aider ‘’à cause de Dieu »

Le Réseau national de plaidoyer sur la réduction des risques de catastrophes a célébré en différé la journée internationale pour la prévention des catastrophes, en collaboration avec Christian Aid et le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation. Ce 20 octobre 2016 à Komsilga avec les sinistrés, les acteurs ont commémoré cette journée sous le thème, « Vivre pour raconter ». Ce fut l’occasion d’interpeller les décideurs et les leaders d’opinion à œuvrer pour minimiser les risques liés aux catastrophes qui fragilisent les conditions de vie des populations affectées, déjà pauvres.

       
Journée internationale de prévention des catastrophes : A Komsilga, les sinistrés demandent de les aider ‘’à cause de Dieu »

Répondant au maire de la commune qui a demandé aux sinistrés des dernières pluies de libérer les zones inondables, Hamidou Tapsoba du village de Saonré dans la commune de Komsilga a eu un langage, un peu plus clair. « Où allons-nous aller ? Si vous nous aviez dit où nous devrions aller, nous serions partis tout de suite. Nous avons tout perdu. Si vous nous aidez, c’est Dieu que vous avez aidé ». Un langage du cœur de celui qui a tout perdu lors des pluies diluviennes et qui vit depuis dans une école avec sa famille et d’autres victimes.

Une école qu’ils ont d’ailleurs dû quitter avec la reprise des cours. Comme Hamidou Tapsoba, ils sont 51 911 personnes sinistrées au Burkina Faso, pour la seule saison 2015. Les ¾ des sinistrés sont des femmes et des enfants. Malheureusement, 37 personnes ont perdu la vie. Il y a donc nécessité d’agir.

Le Burkina Faso n’est pas un cas singulier, à l’échelle mondiale, les catastrophes se multiplient et font chaque année de nombreuses victimes. Alors sous l’égide de la stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes, l’Assemblée générale ses Nations Unies a désigné le 13 octobre comme date de commémoration de la journée internationale de prévention des catastrophes. L’objectif de cette journée est de promouvoir une culture mondiale de réduction des catastrophes, y compris les mesures de prévention, d’atténuation et de préparation.

Cette année, la journée est commémorée sous le thème « vivre pour raconter », tant il est vrai que seuls les survivants peuvent raconter les faits qu’ils ont vécus. C’est également l’occasion pour rappeler à tous les habitants de la planète le caractère sacré de la vie et interpeller les décideurs et les leaders d’opinion sur la nécessité de travailler à l’atteinte de l’objectif N°1 du cadre d’action de Sendai (Japon) qui est « réduire considérablement la mortalité due aux catastrophes au niveau mondial d’ici à 2030 ».

Pour Gervais Nadembèga, directeur des programmes de Christian Aid pour le sahel, il faut agir en aval en prévenant. Il faut questionner les textes pour faciliter l’accès des populations aux ressources de base et surtout trouver les moyens qui permettent la résilience des populations affectées. Il a également plaidé pour que les autorités donnent aux populations, des endroits adéquats pour dormir, parce qu’il ne suffit pas de leur distribuer des vivres et à boire.

Le choix de Komsilga pour célébrer cette 5e journée est d’ailleurs une manière de soutenir les populations de cette commune rurale touchées et leur apporter du soutien.

Le coordonnateur du réseau pour le développement et la promotion des Méthodes actives de recherche et de planification participative au Burkina (MARP), Issaka Sawadogo a également appelé à engager des actions pour éviter d’intervenir toujours après coup. Prévenir les risques de catastrophe, la gestion des crises lorsqu’elles surviennent et la résilience à travers des actions de développement. Les pertes environnementales, sociales et économiques sont énormes à chaque catastrophe.

En tout cas, pour Johanny Kaboré conseiller technique du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, le message est bien compris et « un compte rendu » sera fait à son ministre.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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2016.10.23

SINEA 2016 : Pour célébrer et magnifier l’enfant et l’adolescent

Le comité d’organisation de la 2e édition du Salon international de l’enfant et de l’adolescent a  animé une conférence de presse, ce jeudi 20 septembre 2016. Cette rencontre avec la presse avait pour but de leur faire part des préparatifs de cette édition qui se déroulera du 17 au 20 novembre 2016, à Ouagadougou.

La présidente du comité d’organisation du SINEA, Alice Diarra

La présidente du comité d’organisation du SINEA, Alice Diarra

« Protection de l’enfant et bonne gouvernance : enjeux et défis », c’est sous ce thème que se déroulera du 17 au 20 novembre 2016, à Ouagadougou, la 2e édition du Salon international de l’enfant et de l’adolescent (SINEA).

Initié par l’Association pour le bien-être des enfants et des adolescents d’Afrique (ABE2A), cette activité entend interpeller les gouvernants sur la problématique de la protection et de la promotion des droits de l’enfant.

A en croire la présidente du comité d’organisation, Alice Diarra, le SINEA permet également de contribuer à l’éveil des consciences des parents sur leur rôle dans la réussite de l’éducation de leurs enfants et de les sensibiliser sur les droits et devoirs de l’enfant. « Le SINEA est une opportunité unique pour réunir les acteurs en un seul endroit et jeter les bases de la synergie d’action nécessaire sur le long terme », a-t-elle complété.

Les journalistes ont suivi avec intérêt, la conférence de presse

Les journalistes ont suivi avec intérêt, la conférence de presse

Pour un budget de plus de 32 millions, le salon sera marqué par des conférences et des panels suivis de débats, des expositions, des actions de sensibilisation, et aussi des spectacles et des jeux pour les enfants. Il est aussi prévu des projections de films produits par les acteurs terrain autour desquels, des débats seront organisés.

Alice Diarra a tenu à rappeler que les jeux prévus ont un objectif éducatif, notamment celui d’offrir aux enfants, un espace pour se récréer, tout en apprenant.

En rappel, l’ABE2A, initiatrice du  salon, est une association à but non lucratif, créée le 16 décembre 2013. Elle a pour objectif général de contribuer à la promotion des droits, à l’épanouissement et au bien-être des enfants et Adolescents, voire la jeunesse d’Afrique.

Nadège Compaoré

Infowakat.net  

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2016.10.22

Iamgold Essakane SA : La Mutuelle des travailleurs en soutien au CHR de Dori

Du matériel médical pour le Centre hospitalier régional (CHR) de Dori. Le geste est de la Mutuelle des travailleurs d’Essakane SA (MUTRESSA) et se veut une expression de l’esprit de solidarité souhaitée et promue par la société, tant entre travailleurs qu’entre ceux-ci et l’ensemble des populations burkinabè. Le don, estimé à neuf millions FCFA, a été reçu dans la matinée de ce vendredi, 21 octobre 2016 au sein de l’hôpital à Dori par les autorités de la région du Sahel.

       
Iamgold Essakane SA : La Mutuelle des travailleurs en soutien au CHR de Dori

C’est la deuxième initiative du genre (matériel sanitaire) de la Mutuelle des travailleurs d’Essakane SA (MUTRESSA), après celle du CMA du secteur 30 de Ouagadougou en 2014. Selon la présidente de la MUTRESSA, Sirinatou Dabo, ce geste est l’incarnation de la générosité et de la solidarité des travailleurs de la société minière. Cette valeur fait partie, affirme-t-elle, des mœurs enseignées au niveau de la société et c’est dans cet esprit que la société mène dans le cadre social (et depuis 2014) des collectes de Fonds pour venir en aide à des structures sanitaires.

Elle explique également que l’approche de cette opération est de collecter des contributions volontaires des employés de la mine. Puis, la somme obtenue de cette cotisation est renforcée du même montant par la direction générale de la société. Pour cette opération, poursuit la présidente, neuf millions de FCFA ont été mobilisées pour exprimer la solidarité des travailleurs de la mine et de sa direction générale aux populations de l’ensemble de la région du Sahel, en particulier aux patients. « Nul n’ignore qu’au CHR de Dori, l’absence des services médicaux essentiels est souvent occasionnée par le manque de matériel. Bien que le personnel soit techniquement compétent, il a quelque fois des difficultés à donner le meilleur de ses compétences par défaut d’un plateau technique conforme », loue la présidente de la MUTRESSA, Sirinatou Dabo ; justifiant du coup le sens de l’initiative.

Le matériel a donc été identifié et acquis de concert avec les responsables du CHR bénéficiaire. « C’est une évidence que nous ne comptons pas nous arrêter là. Nous envisageons dans le futur de perpétuer notre généreux geste à l’endroit d’autres structures sanitaires particulièrement démunies dans notre pays », promet Sirinatou Dabo.

Le matériel est composé entre autres, d’un Electrocardiographe, d’un distillateur d’eau, d’un doppler à ultrasons de poche, de trois tables d’examen, trois tables d’accouchement, trois charriots brancards et de 50 matelas.

« Entreprise au grand cœur ». C’est en ces termes que le directeur général du CHR de Dori, Emmanuel Koné, a résumé la reconnaissance de sa structure aux donateurs. Pour lui, ce geste vient réduire le déficit en équipements que connaît le CHR de Dori, eu égard à l’immensité des besoins des services. Les besoins en matière de santé ne finissent pas, souligne le directeur général du CHR pour qui, la réhabilitation des locaux, l’équipement du bloc opératoire de la maternité, l’acquisition d’ambulance et de véhicules utilitaires pour les missions d’approvisionnement et du personnel sont des besoins sur lesquels sont invitées d’autres bonnes volontés (les forces vives de la région en particulier) à emboîter les pas de la MUTRESSA. C’est pourquoi a-t-il insisté sur l’importance du don de la Mutuelle qui vient soulager et contribuer à la prise en charge des patients. « Il y avait des difficultés concernant ce type d’équipements », a confié M. Koné.

Pour le gouverneur de la région du Sahel, Colonel-Major P. Hyacinthe Yoda, cet acte de la MUTRESSA est à la fois humanitaire et une vision de développement socio-économique du pays. « Il faut avoir un grand cœur pour faire ce geste. Dans ce domaine, plus on donne, mieux ça vaut », exprime le gouverneur avant de galvaniser les autres entreprises privées à emboîter le pas à travers le pays.

La visite de la pédiatrie du CHR, par laquelle a pris fin la cérémonie de remise symbolique du matériel, a permis de constater que certains équipements sont bien utilisés avant la remise officielle. « Preuve que le besoin est-là », conclu simplement le gouverneur Yoda. La visite fut aussi un moment propice pour les donateurs et les autorités de la région pour apporter leur soutien morale aux patients et accompagnants du bloc visité.

Mise en place en 2011, la MUTRESSA est forte de plus de deux mille adhérants. Elle est ouverte à tout travailleur de la mine et a des initiatives qui vont également au-delà de la région d’implantation de la société minière (région du Sahel dont Dori est le chef-lieu).

Entrée en production commerciale en juillet 2010, Essakane SA a, en fin 2015, crée 2226 emplois directs dont 95% de Burkinabè. On note aussi qu’Essakane SA (encore appelée Iamgold Essakane SA) a, en fin 2015, fait 110 milliards FCFA en termes d’achats locaux auprès de 500 fournisseurs de biens et services burkinabè.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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La gloire d’être marié !

il y a des vertus qu’aucun langage, aussi riche soit-il, ne saurait décrire et encore moins définir. Il en est ainsi des vertus du mariage. Le mystère de l’unité que confère le mariage à un homme et à une femme, loin de les uniformiser, les identifie plutôt. Chacun dans ce lien à nul autre pareil, apprend à mieux se connaitre pour mieux s’accepter et s’apprécier. Je ne saurai jamais que je suis un homme si en face de moi il n’y avait pas quelqu’un qui s’appelle femme.

Qui pourrait me dire le sentiment qu’il ressent en entendant dire : « c’est le mari d’une telle….c’est la femme d’un tel » ? On se sent simplement valorisé. Cette appellation me fait savoir que je suis différent de celui ou de celle qui est en face ; comme pour dire que ce que l’on considère comme différent revêt une grande importance et joue un grand rôle car là où tout est pareil, on ne distingue plus rien et on ne peut rien apprécier.

La femme aux côtés de l’homme ne l’efface pas, tout au contraire. Cette cohabitation apporte une identité à chacun des conjoints. Dans le couple, les partenaires se doivent beaucoup, parce qu’il a fallu la présence de l’un pour que l’autre se voit différent : différent dans le physique, dans les gestes, la façon de parler et d’agir. Dans cette union, chacun découvre sa raison d’être et de vivre.

S’entendre appeler époux crée une satisfaction, comble un besoin, donne de la motivation et responsabilise. On n’est plus seulement homme, on est époux, c’est-à-dire que l’on a eu à réfléchir et à décider. La vie de chaque jour et de tous les jours est désormais rangée dans un autre chapitre. Ce titre que l’on porte désormais oblige les autres à avoir un autre regard, un autre comportement à son égard. On comprend toute la gêne que peut ressentir un homme, quand à un certain âge, il n’est toujours pas marié. Il subit une censure sociale qui le dévalorise. Il fera l’objet de toute sorte de jugements Et ici ce qui est vrai de l’homme l’est autant de la femme.

La société accepte difficilement de voir une femme d’un certain âge qui ne soit toujours pas sous le toit d’un homme. Et on comprend pourquoi toute femme mariée est fière de dire aux autres : « je rentre à la maison ».

La maison, ce n’est pas le bâtiment, c’est bien plus. Je rentre à la maison, pour la femme, c’est de faire savoir aux autres qu’elle n’est plus seule et surtout qu’elle a quelqu’un qui l’attend, quelqu’un pour qui elle compte, quelqu’un à qui elle peut se confier et mieux en qui elle peut se réfugier. Ce sentiment d’avoir quelqu’un, d’appartenir à quelqu’un lui donne de la fierté, de la gloire.

Le mariage assure effectivement à la femme de l’assurance, de la sécurité. C’est aussi vrai pour l’homme. « J’ai une épouse », c’est-à-dire que je suis devenu responsable ; j’ai pris mes responsabilités. Que la femme soit l’égale de l’homme- je préfère le mot : équivalente=même valeur-, capable d’exercer les mêmes tâches que lui, ne fait pas d’elle un homme. Elle reste tout de même une femme. Et ce n’est pas du tout péjoratif. Elle l’est et elle le demeurera. De même que l’homme de temps à autre accomplisse des tâches qui relèveraient du domaine de la femme, tel que : faire la cuisine, puiser de l’eau, faire le bain au bébé et lui donner à manger ; oui, tout cela ne fait pas de lui une femme. Et c’est en cela d’ailleurs qu’il découvre qu’il est un homme et pas autre chose.

Et quand vient un enfant ?
Cela ne fait que renforcer chacun dans sa nature singulière et dans sa vocation spécifique : être époux et être épouse. En cet enfant, chacun voit le rôle particulier qu’il a joué et se convainc davantage qu’ils sont différents l’un de l’autre, mais plus que jamais complémentaires : un mais pas uniforme.

Les époux doivent donc comprendre l’importance que revêt la présence de chacun. Chaque partenaire retrouve sa valeur et sa raison d’être avec la présence de l’autre. Voilà comment les conjoints sont comblés et tirent leur gloire l’un de l’autre et cela se vit dans le cadre du mariage.

Le mariage a donc des vertus que seuls les partenaires conjugaux peuvent découvrir et vivre.

Rock Audacien D. DAMIBA
Conseiller Conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr

 

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2016.10.21

Abolition de la peine de mort : Un étudiant burkinabè en journalisme distingué

Abolition de la peine de mort : Un étudiant burkinabè en journalisme distingué
© DR / Autre Presse
 
Abolition de la peine de mort : Un étudiant burkinabè en journalisme distingué
 
Kiswensida Oswald Gaétan Segueda, étudiant à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC) devient le premier Burkinabè à obtenir ce prix du concours international de journalisme contre la peine de mort. Le lauréat 2016 a reçu son diplôme le 10 octobre dernier, au Quai d’Orsay à Paris.


Pour son reportage audio de 2 minutes 57 secondes sur la peine de mort au Burkina intitulé« Peine de mort un sujet qui divise les Burkinabè », le burkinabè accède à la première place du podium. Il a reçu son diplôme des mains de Robert Badinter, l’ancien Garde des sceaux de la France, qui est à l’origine de l’abolition de la peine de mort en 1981, sous la présidence de François Mitterand.

La cérémonie a été présidée par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, et le Représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’Homme, Stravos Lambridinis. Le concours a lieu depuis 2 ans à l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de la peine de mort célébrée le 10 octobre de chaque année.

Il est organisé conjointement par le Ministère français des Affaires étrangères, l’Association française « Ensemble contre la peine de mort » (ECPM) le Conseil national des Barreaux de France et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

R.A.B, AmbabfParis : www.ambaburkina-fr.org.

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Ministère de la solidarité nationale : Le protocole de la charte africaine des droits des personnes handicapées en examen

   Le Secrétariat permanent du Conseil national multi sectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées (SP/COMUD/Handicap organise les 20 et 21 octobre 2016 un atelier de réflexion et d’amendement du projet de protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. Les participants vont passer en revue les articles de ladite Charte.

       
Ministère de la solidarité nationale : Le protocole de la charte africaine des droits des personnes handicapées en examen

Réfléchir et recueillir les amendements des participants sur le projet de protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des personnes handicapées en Afrique. Tel est l’objectif de l’atelier organisé par le Secrétariat permanent du Conseil national multi sectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées.

Des responsables du Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, des personnes handicapées ainsi que des représentants des ONG œuvrant dans le domaine prennent part aux travaux. Initié par le SP/COMUD/Handicap et financé par l’ONG Light for the World, l’atelier a pour but de recueillir les remarques et les amendements des participants sur le document soumis à leur appréciation.

L’aboutissement d’un long processus

Les différents rapports font ressortir le nombre très élevé des personnes handicapées dans le monde et surtout sur le continent noir. En 2010, le rapport mondial sur le handicap a estimé à un milliard, soit 15% de la population mondiale, le nombre des personnes handicapées. La majorité de ces personnes vivaient en Afrique. Plus près de nous, le Recensement général de la population et de l’habitation a enregistré, en 2006, 168 094 personnes handicapées, soit 1,2% de la population nationale.
La situation financière de ces personnes est souvent des plus difficiles. Pour une meilleure prise en compte des personnes vivant avec un handicap surtout en Afrique, la période 1999-2009 a été décrétée par les Nations unies, la décennie des personnes handicapées en Afrique. S’en est donc suivie, en 2009, l’élaboration des différents textes de Convention auxquelles le Burkina a adhéré.

Le premier draft du projet de Protocole de la Charte africaine a été présenté et adopté en 2013 à Addis Abeba. « C’est donc ce projet de document qui est soumis aux différents Etats pour apporter les dernier amendements avant son introduction au sein des commissions spécialisées de l’Union africaine », a indiqué le Ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille.

Le document de 30 pages sera présenté et expliqué aux participants qui vont apporter les modifications prenant en compte les attentes des personnes handicapées au Burkina Faso. Les participants auront aussi droit à des communications sur la politique de l’Union africaine sur les droits des personnes handicapées et les textes juridiques portant protection et promotion des droits des personnes handicapées au Burkina.

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