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2016.10.28

Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou : Les femmes et les mineurs reçoivent des vivres

  Une délégation de l’Union des femmes du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a remis le jeudi 27 octobre 2016, un don aux détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou.

       
Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou : Les femmes et les mineurs reçoivent des vivres

Les prisonniers de la Maison d’arrêt et de correction (MACO) avaient le sourire aux lèvres, dans la matinée du jeudi 27 octobre 2016. Une délégation de l’Union des femmes du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) conduite par la secrétaire nationale, Rakiéta Yaméogo est venue leur mettre du baume au cœur. Ainsi, les bras chargés de vivres, la délégation a donné, entre autres, des pagnes, savon, riz, huile, lait, spaghetti, sardines, pate de tomate, sucre, haricot. « L’objectif de notre action, c’est pour réconforter nos sœurs et nos enfants qui sont ici et leur dire que même étant ici, nous pensons toujours à eux. Parce que ce sont des Burkinabè à part entière qui se sont trompés à un moment de leur vie », a expliqué Mme Yaméogo.

C’est ainsi qu’elles ont décidé que les dons collectés soient offerts à ces derniers. Un public cible qui, de l’avis de la secrétaire nationale de l’Union des femmes du MPP, n’est pas fortuit. « C’est peut-être notre sensibilité féminine et maternelle qui ont fait que nous avons pensé aux femmes et aux enfants », a-t-elle justifié. Par ailleurs, que ce soit au niveau de la section des femmes ou des mineurs, Mme Yaméogo n’a pas manqué de leur prodiguer des conseils pour qu’une fois dehors, ils ne commettent plus les mêmes erreurs.

« Dans la vie, il faut toujours marcher droit. Ce qu’on ne doit pas faire, il ne faut pas le faire sinon on se retrouve là où on ne veut pas être. Du reste, il faut savoir que dans la société, il y a des règles qu’il faut suivre surtout pour les enfants qui sont là et que nous avons vus », a-t-elle signifié. Et d’ajouter : « Nous avons le cœur serré de voir ces enfants ici au lieu de prendre la route de l’école ». C’est pourquoi, a-t-elle conclu, « nous leur avons dit : ce que vous ne devriez pas faire, ne le faites pas. Et si vous êtes là, réfléchissez bien à ce que vous avez fait pour que quand vous serrez dehors, vous ne puissiez plus le recommencer ».

Le directeur de la MACO, l’inspecteur Ouédraogo Ousséni, a salué les donatrices pour leur geste. « Leur initiative vient nous aider non seulement sur le plan alimentaire mais aussi sur le plan de l’hygiène », a reconnu le directeur de la MACO. Aux donatrices, il a dit que l’Etat à lui tout seul ne peut pas gérer la prison de nos jours. « Il faut de bonnes volontés pour venir nous appuyer à pouvoir nous occuper de nos pensionnaires. Car, la situation devient de plus en plus difficile avec les effectifs que nous avons, plus de 2000 détenus », a-t-il fait savoir, précisant que l’alimentation offerte par l’Etat pour les détenus n’est pas en quantité suffisante.

A ce titre, toute initiative qui contribue au bon fonctionnement de la MACO est à encourager. C’est pourquoi, il a remercié l’Union des femmes du MPP qui a contribué à donner le sourire aux pensionnaires. « Elles sont venues nous faire un geste venant de leur cœur et nous ne pouvons que leur dire merci », a-t-il laissé entendre. Pour ce qui concerne la répartition des vivres, il a poursuivi en disant que la MACO dispose d’un service intendance qui s’occupe de cette question. Malgré tout, il a tenu à rassurer les donatrices : « Ce que nous avons reçu va aller à l’endroit de ceux à qui c’est destiné ».

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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2016.10.27

Planète enfants : Un magazine qui éduque et fait voyager

 La direction générale de Bayard Afrique, société éditrice du magazine ‘’Planète enfants’’, a ouvert ses portes à la presse ce mardi 25 octobre 2016. Par ce geste, cette filiale du groupe de presse français Bayard presse internationale, présente à Ouagadougou depuis 2009, a voulu faire connaitre au commun des Burkinabè sa présence, mais aussi présenter ses différents produits dont le dernier en date est ‘’Planète j’aime lire’’.

 
Planète enfants : Un magazine qui éduque et fait voyager

C’est un Directeur général, très enthousiaste qui nous a présenté non seulement les produits qui font l’objet de production par sa structure, mais aussi les locaux dans lequel se trouve la filiale. En cette matinée, nous avons trouvé une équipe à pied d’œuvre pour les prochaines parutions. Directeur général de Bayard Afrique, Lionel Bilgo est le Directeur de publication des magazines ‘’Planète enfants’’, ‘’Planète j’aime lire’’ et des productions religieuses.

A l’entendre, la filiale Bayard Afrique revêt toute une histoire. Les magazines ‘’Planète enfants’’, ‘’Planète jeunes’’, étaient pilotés depuis la France par la direction de Bayard Afrique. En 2009, il a été décidé de remettre le magazine aux africains, « c’est-à-dire de transporter le magazine et de l’enraciner en Afrique », confie-t-il. C’est ainsi que Bayard Afrique a aménagé en Afrique et le Burkina a été choisi pour accueillir le siège. Elle a fonctionné dans un premier temps sous forme d’association, avant d’acquérir le statut juridique de filiale en 2011.

En ce qui concerne les différents produits, le Directeur général laisse entendre que « l’initiative de créer des magazines pour la jeunesse africaine est née depuis 1993 ». Ainsi, en 1993, il y a eu le lancement de ‘’Planète jeunes’’ « qui tire ses racines de ‘’Kouakou’’, le fameux magazine des années 80-90 ». ‘’Planète jeunes’’, rappelle-t-il, était destiné aux adolescents et était lu dans près de 17 pays d’Afrique francophone.
En 1998, le groupe de presse s’est demandé, pourquoi ne pas créer un autre magazine pour les plus petits ? D’où la naissance de ‘’Planète enfants’’, la même année.

Internet, cause de la disparition de ‘’Planète jeunes’’

Arrivée en 2012, à la tête de la filiale, Lionel Bilgo constate que le magazine ‘’Planète jeunes’’ avait des difficultés. Les habitudes de consommations des jeunes avaient changé. Pour lui, ce magazine était une référence pour les adolescents car, il parlait des stars du football et du showbiz.Avec des posters dans le magazine en bonus. Mais internet est venu et a pris la place du magazine en ce sens que les jeunes n’attendaient plus le magazine pour connaitre l’âge des stars. Ils partaient sur internet et c’était plus rapide en plus. Et comme la diffusion a commencé à chuter, pour sauver la barque, la production a été arrêtée en 2013.

Par ailleurs, il rassure que Bayard Afrique poursuit avec ‘’Planète enfants’’, car, « c’est un sacerdoce » pour eux et « un honneur de contribuer au développement de l’intellect mais aussi de l’être de l’enfant africain dans son environnement ». Voici résumée en quelques mots, la ligne éditoriale du magazine ‘’Planète enfants’’. « On parle de l’enfant africain en tant qu’humain dans un monde plus globalisé pour qu’il ait une valeur, un sentiment pour lui-même, mais qu’il sache se positionner dans le monde qui l’entoure », affirme le Directeur de publication du magazine.

‘’Planète enfants’’, permet à travers ses rubriques comme, « Dis le dans ma langue », de faire voyager les enfants à travers les langues telle que le Mooré, le Dioula, le Minan, le Lingala. C’est tout simplement, selon le premier responsable de Bayard Afrique, « un magazine éducatif pour les enfants ».

Vendu uniquement sur abonnement dans les écoles par l’ouverture de compte d’abonnement, ce bimestriel (parait chaque deux mois), est aussi vendu dans les alimentations, les stations-services et les kiosques à journaux. La parution est rythmée durant l’année scolaire pour accompagner les enfants. Ce qui leur permet de lire et participer aux jeux concours. Cela est valable pour le Burkina, le Sénégal, le Niger et bien d’autres pays francophones.

‘’Planète j’aime lire’’, le nouveau-né

Toujours dans sa mission d’éducation et d’éveil des enfants, Bayard Afrique, il y a deux ans, a décidé de produire un magazine pour les tout petits. C’est ainsi qu’est né ‘’Planète j’aime lire’’ pour les 5-7 ans. C’est-à-dire la grande section en allant jusqu’au CP1 (Cours préparatoire première année). Comme ces enfants sont des néo-lecteurs, donc ne sont pas encore autonomes dans la lecture, selon le Directeur général, c’est le parent qui accompagne l’enfant à lire les histoires. Cela pour créer le lien entre le parent et l’enfant. Lorsque ce dernier grandira, il pourra rejoindre le club des lecteurs de ‘’Planète enfants’’.

La filiale Bayard Afrique à l’image du contenu de ses magazines à une équipe cosmopolite, sinon panafricaine. Plusieurs nationalités composent la rédaction des magazines (Burkinabè, togolais, congolais). En plus des pigistes qui sont un peu partout sur le continent et hors du continent.

La rédactrice en chef des magazines‘’Planète enfants’’ et ‘’Planète j’aime lire’’, Moudjibath Daouda – Koudjo, nous a fait connaitre avec amour les différentes rubriques qu’elle anime avec son équipe. Son magazine propose des rubriques qui parlent de personnages célèbres qui ont posé des actes qui méritent d’être rappelés car « les difficultés de jeunesses ne doivent pas nous empêcher de voir plus et la pauvreté d’origine ne doit pas être un frein à la ténacité, à l’ardeur au travail ». Pour la rédactrice en chef, « l’enfant sans se rendre compte qu’on le conduit vers un chemin de construction de soi, acquiert tout cela de façon douce ».

Aussi, elle s’est longuement étalée sur le concept de la rubrique ‘’Kola et Bola’’ qui sont des garçons et ‘’Ka et Ba’’ qui sont des filles. Selon dame Daouda – Koudjo, ce sont des personnages qui mettent en scène des enfants dans la situation ou l’enfant est bloqué. Et à coté on montre l’enfant qui propose la meilleure façon d’aborder les choses. « On pourrait dire à l’école si nous étions dans une salle de classe par exemple, que c’est une leçon de morale. Mais nous ne faisons pas de morale, nous ne sommes pas un manuel scolaire », confie-t-elle. Cette rubrique met en scène des situations que l’enfant peut vivre en classe, à l’école, à la maison au quartier. Cela, pour lui montrer la meilleure façon de faire les choses.

Selon la rédactrice en chef, ‘’Kola et Bola’’, avec le ‘’K’’ c’est ceux qui ne sont pas suffisamment bien et le ‘’B’’, ce qui est bien. Donc tous les enfants veulent être‘’Bola’’, mais pas ‘’Kola’’. Ce magazine permet d’interagir, nous apprend-t-elle, avec des rubriques qui leur sont réservées. Ainsi, les enfants envoient spontanément des écrits et des photos sur ce qui les a choqués, ce qu’ils ont aimé. « On leur pose des questions et la première personne à donner les meilleures bonnes réponses parait dans le magazine avec son nom et sa photo », affirme-t-elle.

L’abonnement annuel du magazine ‘’Planète enfants’’ coûte 7200 francs CFA et pour ‘’Planète j’aime lire’’ 10000 francs CFA. Le dernier né est aussi un bimestriel dont l’abonné à droit à six numéros par an.

Marcus Kouaman
kmagju@gmail.com
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10:59 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.10.26

Problématique des droits humains et égalité des sexes : Les acteurs de mise en œuvre du projet SWEED renforcent leurs compétences

Ouagadougou abrite du 25 au 28 octobre 2016, un atelier régional de renforcement des capacités en droits humains et égalité entre les sexes, du projet d’autonomisation des femmes et de dividende démographique au Sahel (Swedd). L’initiative qui est portée par le secrétariat technique régional et l’Unité adolescent and Young Advocacy and Policy, est soutenue par la Banque mondiale.

 
Problématique des droits humains et égalité des sexes : Les acteurs de mise en œuvre du projet SWEED renforcent leurs compétences

Dans le Sahel, la transition démographique rencontre de nombreux défis. Alors que la mortalité infantile est en baisse, les taux de fécondité restent les plus élevés au monde. Cette situation entraine une structure d’âge qui entrave la croissance économique. Elle se traduit aussi par d’importants besoins budgétaires et crée des demandes élevées de dépenses de santé, d’éducation et d’emplois des jeunes, et peut même, parfois contribuer à une instabilité politique. Si cette situation perdure, le Sahel risque de ne jamais connaitre le dividende démographique.

Dans l’optique de réaliser ce dividende, les présidents de la Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie Niger, Tchad et Burkina Faso ont mis en place le projet d’Autonomisation des femmes et dividende démographique dans le sahel (Swedd). C’est en vue donc de renforcer les capacités des dépositaires d’enjeux « détenteurs d’obligations », à savoir les ministères sectoriels, les parlementaires, la société civile, les unités de gestion des projets ainsi que les partenaires techniques et financiers sur les problématiques de droits humains et de genre, que se tient le présent atelier régional.

Il s’agit de les outiller pour qu’ils comprennent les processus de socialisation déterminant les comportements. C’est aussi une occasion pour doter les participants de compétences leur permettant de déconstruire les comportements patriarcaux susceptibles d’impacter négativement l’atteinte des objectifs de Swedd. Pour ce faire, durant ces quatre jours, les participants vont bénéficier des modules de formation, à savoir, les fondements anthropologiques des questions de droits humains et de genre, les concepts de droits humains et de genre.

De plus, ils vont échanger sur la socialisation et la construction des rapports sociaux, la prise en compte de la socialisation, des rapports de genre, des questions de droits humains, dans l’éducation etc. A l’issue des échanges, ils devront entre autres, disposer de plans d’action pour reproduire la formation au niveau des pays et mettre en place un mécanisme de formation/communication pour toucher toutes les parties prenantes concernées par la mise en œuvre du projet y compris les organisations de la société civile qui seront recrutées pour la mise en œuvre des projets.

L’autonomisation des femmes est indissociable de la promotion de l’égalité des sexes

La rencontre a été placée sous la présidence du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille (MFSNF) qui s’est fait représenter par sa chargée de mission, Aïna Ouédraogo/Koné. A l’ouverture des travaux, la représentante du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), Dr Edwige Adekambi Domingo, a déclaré que mettre fin à toutes les formes de discrimination envers les femmes et les filles constitue un droit humain fondamental, qui se répercute positivement sur tous les autres domaines de développement. A titre illustratif, elle a révélé qu’en 15 ans, la scolarisation des filles a progressé et la plupart des régions sont parvenues à une parité filles-garçons dans l’enseignement primaire. « Les femmes représentent désormais 41% des travailleurs rémunérés hors agriculture, contre 35% en 1990 », se réjouit-elle. A son sens, la prise en compte des droits humains et l’égalité des sexes constituent un terreau fertile pour la mise en œuvre du Swedd qui a pour objectif de changer la vie des femmes et des jeunes de la région du sahel. C’est pourquoi, elle a assuré l’engagement de son institution à accompagner les autorités et les acteurs du projet pour la mise en œuvre d’interventions efficaces, basées sur l’évidence et l’égalité des sexes.

Pour sa part, la chargée de mission du MFSNF a adressé une motion de félicitation à la coordination régionale du projet ainsi qu’au coordonateur pays dont le leadership a permis d’enregistrer d’importants résultats. Elle en veut pour preuve l’élaboration et l’adoption de 19 propositions de projets essentiellement dédiés à l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. A ce titre, le Burkina a élaboré quatre projets parmi lesquels le projet « Ecoles des maris et des futurs époux », le projet « lutte contre le mariage des enfants ». A l’occasion, Mme Ouédraogo a réaffirmé sa disponibilité et celle de son département pour toute action spécifique tant au niveau national qu’international pour la réussite de l’initiative et pour une réelle participation des femmes au processus de développement.

Le projet Swedd est financé par la Banque mondiale. La coordination technique est assurée par le Bureau Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Au Burkina Faso, le projet est dirigé par le Plan national de développement économique et social.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Hôpital de Gaoua : Le ministre de la femme a rendu visite à l’enfant amputé Roland Somé

Le pied gauche, deux orteilles du pied droit amputés et les dix doigts en état de cicatrisation, c’est l’état dans lequel se trouve le petit Roland Somé, admis au Centre hospitalier régional de Gaoua depuis le 14 septembre dernier. Aujourd’hui, le petit garçon ne cache pas son envie de retrouver ses camarades sur le banc de l’école.
D’ailleurs Roland somé tient un cahier de 100 pages dans lequel il tente de faire des exercices de multiplication avec sa main gauche.

Le pied gauche, deux orteilles du pied droit amputés et les dix doigts en état de cicatrisation, c’est l’état dans lequel se trouve le petit Roland Somé, admis au Centre hospitalier régional de Gaoua depuis le 14 septembre dernier. Aujourd’hui, le petit garçon ne cache pas son envie de retrouver ses camarades sur le banc de l’école.
D’ailleurs Roland somé tient un cahier de 100 pages dans lequel il tente de faire des exercices de multiplication avec sa main gauche.

Pour Salifou Ouédraogo attaché de santé au service de la chirurgie, la situation de Roland somé connait une amélioration considérable. Cette amélioration a été possible grâce à la mobilisation de plusieurs partenaires, mais est surtout due au dévouement des agents de santé. Ces actions de bonne volonté ont été saluées à sa juste valeur par Laure Zongo ministre de la femme et de la famille. « Je suis venue encourager et féliciter l’équipe du CHR mobilisé pour soutenir Roland Somé depuis son hospitalisation, mais également témoigner du soutien du gouvernement à travers mon ministère. »

En plus de la dotation en vivres, de l’achat d’un fauteuil roulant, Mme Zongo Laure/Hien a remis la somme de 100.000 frs pour les besoins alimentaires de Roland pour le reste de son séjour et la même à sa tante venue assister le petit, afin qu’elle mène des activités rémunératrices de revenus à sa sortie de l’hôpital.
Pour ses mouvements après le CHR, Roland bénéficiera de prothèses qui faciliteront ses déplacements. La tante de celui-ci toute émue a manqué de mots pour traduire toute sa reconnaissance aux autorités pour leurs soutiens multiformes.
En rappel, Roland Somé avait été ligoté pendant 24heures par son oncle qui l’accusait de vols.

Dalou Mathieu Da correspondant régional
Lefaso.net

Pour Salifou Ouédraogo attaché de santé au service de la chirurgie, la situation de Roland somé connait une amélioration considérable. Cette amélioration a été possible grâce à la mobilisation de plusieurs partenaires, mais est surtout due au dévouement des agents de santé. Ces actions de bonne volonté ont été saluées à sa juste valeur par Laure Zongo ministre de la femme et de la famille. « Je suis venue encourager et féliciter l’équipe du CHR mobilisé pour soutenir Roland Somé depuis son hospitalisation, mais également témoigner du soutien du gouvernement à travers mon ministère. »

En plus de la dotation en vivres, de l’achat d’un fauteuil roulant, Mme Zongo Laure/Hien a remis la somme de 100.000 frs pour les besoins alimentaires de Roland pour le reste de son séjour et la même à sa tante venue assister le petit, afin qu’elle mène des activités rémunératrices de revenus à sa sortie de l’hôpital.
Pour ses mouvements après le CHR, Roland bénéficiera de prothèses qui faciliteront ses déplacements. La tante de celui-ci toute émue a manqué de mots pour traduire toute sa reconnaissance aux autorités pour leurs soutiens multiformes.
En rappel, Roland Somé avait été ligoté pendant 24heures par son oncle qui l’accusait de vols.

Dalou Mathieu Da correspondant régional
               Lefaso.net

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19e Journée mondiale de la femme rurale : le message de la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille

               Le 15 octobre de chaque année, le monde entier célèbre la journée mondiale de la femme rurale. L’occasion est belle pour rendre hommage à nos sœurs des campagnes pour leur courage et leur ardeur au travail.
C’est suite à la conférence de Pékin de 1995, que le groupe : « Femmes en agriculture » de la Fédération internationale des Producteurs a choisi la veille de la journée Internationale de l'Alimentation pour magnifier les femmes rurales et mettre en lumière le rôle de nourricières des agricultrices.
Cette journée dédiée à la femme du monde rural, a été décidée par l’Assemblée Générale par résolution A/RES/ 62/136 du 18 décembre 2007. L’Organisation des Nations Unies (ONU) reconnait ainsi le « rôle et l’apport décisifs des femmes rurales, dans la promotion du développement agricole et rural, l’amélioration de la sécurité alimentaire et l’élimination de la pauvreté en milieu rural ».
Cette année, le Burkina Faso commémore le 27 octobre en différé, la 19ème édition de la journée mondiale de la femme rurale, sous le thème: «Valorisation des produits artisanaux et autonomisation économique de la femme en milieu rural». Une problématique qui est prise en compte dans l’objectif 3.2 du Plan national de développement économique et social (PNDES), relatif au « développement d’un secteur industriel et artisanal compétitif à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents ».
Il est indéniable que les femmes rurales burkinabé jouent un rôle important dans la production alimentaire. Selon les données du Recensement général de la population et de l’habitation(RGPH) de 2006, les femmes sont largement représentées dans la main d’œuvre agricole à plus de 75%,assurent plus de 80% de la production alimentaire et interviennent dans la transformation des produits pour les besoins de la famille et pour le petit commerce.En plus de leur participation aux travaux agricoles, elles sont fortement présentes dans le secteur non structuré, notamment l’artisanat.
L’artisanat constitue, en effet, un fort potentiel économique et de création d’emplois et d’auto emplois pour les femmes principalement celles du monde rural. Deuxième pourvoyeur d’emplois après le secteur de l’agriculture et de l’élevage, cette activité est susceptible de contribuer durablement à la croissance de par sa haute valeur ajoutée. Les femmes rurales dans l’artisanat,sont présentes dans la teinture, la vannerie, la poterie, le tissage, etc.
Malheureusement, il est reconnu à l’unanimité que de nombreuses femmes rurales continuent de rencontrer des obstacles qui minent leur autonomie et entravent leur pleine participation au développement et à la lutte contre les défis actuels. Parmi ces difficultés, on peut citer, l’accès inégal au financement, aux équipements techniques et aux autres ressources importantes dont la terre, l’insuffisance de formation professionnelle, l’organisation des acteurs, le statut de l’artisanat, et les difficultés de commercialisation des produits. Ces contraintes entravent l’autonomisation économique de la femme rurale, actrice incontournable dans la recherche du bien-être de la famille, de la communauté et le développement du pays.
La commémoration de la Journée mondiale de la femme rurale est l’occasion d’échanger sur leurs préoccupations. Ensemble, soutenons l’autonomisation économique de la femme rurale en valorisant leur production artisanale et en leur donnant la possibilité de contribuer pleinement à notre avenir commun.

Femmes rurales, engageons-nous davantage à contribuer au développement durable du Burkina Faso.

Bonne fête à toutes les femmes ruralesdans l’unité et la solidarité !

19:29 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer

Filets sociaux : un fort parfum de détournement de fonds

Plus rien ne va au programme filets sociaux. La banque mondiale, principal bailleurs de fonds, aurait suspendu son financement. Depuis lors, les principaux bénéficiaires et les agents du programme sont livrés à eux-mêmes. filets-sociaux

Une source digne de foi nous a appris que les travailleurs sont privés de salaires depuis trois mois maintenant. Le comble, avance-telle, c’est que les enfants issus des ménages pauvres qui attendaient leur part trimestrielle d’allocation familiale, 30 000 F CFA ou 40 000 F CFA, prévue pour la fin du mois de septembre dernier, pour effectuer leur rentre scolaire sont toujours dans l’attente. Et pour combien de temps encore ?

En attendant, les suspicions vont bon train. D’aucun disent que la coordonatrice du projet s’est rendue auteure de malversations financières ; qu’un incendie aurait même été simulé dans une partie du bâtiment abritant le siège pour faire disparaitre des preuves. Qui sait mieux que la coordinatrice pour nous éclairer?

Nos tentatives pour la rencontrer furent vaines, vu qu’elle prétendait préparer des rencontres de sortie de crise, si elle ne rencontrait pas les autorités compétentes.
Quoi qu’il en soit, nous espérons que les choses vont rentrer dans l’ordre le plus rapidement possible pour que les travailleurs dans le désarroi et les élèves en déperdition puissent reprendre le goût à vivre.

A noter que le projet-pilote « Filets sociaux » a été lancé, le 16 septembre 2014 à Gourcy, dans le Zondoma. Financé par la Banque mondiale, à hauteur de vingt-cinq milliards de franc CFA, il vise la réduction de la pauvreté chronique et la malnutrition sévère dans les régions du Nord, du Centre-Est et de l’Est. Devraient en bénéficier 40 000 ménages, soit 316 000 personnes et chaque bénéficiaire empochait la somme de trente mille (30 000) F par trimestre.

Anderson Koné
Burkina Demain

16:34 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.10.25

Développement de l’éducation au Burkina Faso : La Banque mondiale offre 25 milliards à l’Etat burkinabè

Développement de l’éducation au Burkina Faso : La Banque mondiale offre 25 milliards à l’Etat burkinabè
© DR / Autre Presse
 
Développement de l’éducation au Burkina Faso : La Banque mondiale offre 25 milliards à l’Etat burkinabè
 
Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean Martin Coulibaly, a présidé la cérémonie de lancement du Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation (PAAQE), le jeudi 20 octobre 2016 à Ouahigouya. C’était en présence du Secrétaire d’Etat, chargé de la décentralisation, Alfred Gouba et du représentant de la Banque mondiale, Adama Ouédraogo.


«Accroître l’accès à l’éducation préscolaire dans les trois régions les plus pauvres, l’enseignement secondaire dans les cinq régions les plus pauvres et améliorer le processus d’enseignement et d’apprentissage au Burkina», tels sont les objectifs visés par le Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation (PAAQE), financé par la Banque mondiale. Selon le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean Martin Coulibaly, le gouvernement burkinabè a travaillé ces dernières années pour faire évoluer les indicateurs en termes d’accès et de qualité du secteur éducatif. Cette vision du gouvernement entre en droite ligne avec les objectifs du PAAQE.

Prévu pour une durée de quatre ans, le PAAQE va être exécuté jusqu’en juillet 2019 sous la tutelle technique du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation. Ce projet marque l’engagement continu du gouvernement du Burkina Faso à reconnaître l’éducation comme l’une des pierres angulaires du développement socioéconomique du pays et va contribuer à améliorer l’accès des enfants à l’éducation en particulier les filles, en milieu rural, dans les régions pauvres du pays et favoriser également une éducation de qualité au préscolaire, primaire et secondaire. Selon Jean Martin Coulibaly, le PAAQE est une opération d’investissement qui vise à contribuer un développement holistique et harmonieux du secteur de l’éducation. Ce projet, poursuit le ministre, est une réponse à des préoccupations bien connues de l’éducation qui sont entre autres : le faible d’accès au service d’éducation, en particulier pour les pauvres, la faiblesse du niveau de la qualité de l’éducation et la faible capacité institutionnelle et de pilotage. Il a, par ailleurs, souhaité que ce lancement soit un tremplin pour une meilleure connaissance du projet, afin de susciter une adhésion pleine et entière de tous les acteurs et des bénéficiaires, aux objectifs et à la mise en œuvre réussie des activités. Embouchant la même trompète que son prédécesseur, le représentant de la Banque mondiale, Adama Ouédraogo, a indiqué que le projet envisage construire et équiper des salles de classe, des lycées techniques et scientifiques afin de résoudre un tant soit peu le goulot d’étranglement lié aux infrastructures scolaires. Sous forme d’un don de 25 milliards de la Banque mondiale, le PAAQE couvre l’horizon 2015-2019 et intervient dans les régions les plus pauvres. Les régions concernées sont l’Est, le Sahel, le Centre-Est, le Sud-Ouest et le Plateau central.

Le Projet comprend trois composantes qui concernent l’élargissement de l’accès équitable à l’enseignement préscolaire et à l’enseignement secondaire, l’amélioration de la qualité du processus d’enseignement et d’apprentissage et le renforcement des capacités institutionnelles.

Il est prévu, entre autres, dans le cadre de la mise en œuvre du projet, la construction de 52 établissements publics et privés dont deux lycées scientifiques, l’érection de cinq CEG en lycées et la construction de 55 classes additionnelles dans des établissements d’enseignement privés à sélectionner ainsi que la réalisation de 30 forages.

Boukary SAWADOGO
(Collaborateur)

11:08 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.10.24

PNDES : Le premier ministre invite les populations à choisir entre le progrès et la stagnation

Le premier ministre, Paul Kaba Thiéba poursuit ses tournées de dissémination du Plan national de développement économique et social (PNDES). Le 21 octobre, il était à Tenkodogo dans la région du Centre-Est pour présenter le référentiel de développement du Burkina sur la période 2016-2020 aux populations. Le lendemain, le chef du gouvernement s’est rendu à Fada N’Gourma dans la région de l’Est pour le même exercice. Tout en marquant leur adhésion à ce programme du Président du Faso, les participants n’ont pas manqué de soulever des questions de fond sur le document, mais aussi des questions d’actualité.

       
PNDES : Le premier ministre invite les populations à choisir entre le progrès et la stagnation

Sur initiative de la coordination des mouvements et associations pour la vulgarisation du programme du président du Faso, le premier ministre a entamé depuis quelque temps des tournées d’explication du nouveau référentiel de développement de notre pays dans les différentes régions. A Tenkodogo et à Fada N’Gourma, Paul Kaba Thiéba a présenté le Plan national de développement économique et social (PNDES) aux forces vives. A chaque étape, le tête à tête Premier ministre-Populations a duré plus de quatre heures.

La croissance est contrainte au Burkina

Plus de 40% des Burkinabè vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le taux de couverture en électricité est seulement de 19%. Pire, notre pays a l’électricité la plus chère de la sous-région au kilowattheure. Aussi, moins de 15% de la population ont accès à l’assainissement. A cela, s’ajoute une faible productivité au niveau de l’agriculture et de l’élevage. La connectivité du Burkina à Internet est de moins d’1%, avec un débit de 6 gigabits par seconde.Sans oublier, les problèmes infrastructurels qui sont criards. Ce qui amène le premier ministre Paul Kaba Thiéba à affirmer que « la croissance du Burkina est contrainte ». Et, le PNDES est prévu pour briser les obstacles, en s’attaquant aux problèmes de fond. « Le PNDES a vocation à briser les obstacles structurels à la croissance du Burkina de manière à créer une croissance forte, impulsée aussi bien par le secteur public que par le secteur privé, créer les conditions de rentabilité au Burkina ».

Pour y arriver, le PNDES s’appuiera sur trois axes principaux. Il s’agit de : la réforme des institutions et la modernisation de l’administration, le développement du capital humain, la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.
Etalé sur la période 2016-2020, la réalisation de ce référentiel de développement nécessitera la mobilisation de 15 395,6 milliards de F CFA dont plus de 8000 milliards de francs d’investissements.

Les expériences du passé ont pratiquement toutes échoué. L’élaboration et la mise en place du PNDES était donc nécessaire, selon le chef du gouvernement.Car, estime-t-il, il « montre la voie à suivre pour sortir notre pays de l’extrême pauvreté dans laquelle il est plongé ».
Aussi bien à Fada qu’à Tenkodogo, le premier ministre a demandé aux populations de choisir entre le progrès (PNDES) ou la stagnation (le statu quo). A chaque fois, la réponse est la même : le progrès.

Un bilan positif et enrichissant

A toutes les deux étapes, Paul Kaba Thiéba a eu droit à une multitude de questions aussi bien sur le PNDES que sur l’actualité nationale. Souvent, les questions ont duré pratiquement deux heures. « J’avoue que j’ai été comblé par l’attention des populations, par leur affluence, par l’abondance et la pertinence des questions qui ont été posées, par l’intérêt manifeste vis-à-vis du plan national de développement économique et social. (…) C’est la preuve que les Burkinabè sont conscients de la nature des problèmes de notre économie. C’est également la preuve que les Burkinabè ont confiance au gouvernement, que les Burkinabè comprennent le cap, la direction, la vision dans la laquelle nous travaillons », a-t-il confié.

C’est pourquoi, à l’issue de sa tournée dans ces deux régions, il en dresse un bilan « extrêmement positif et enrichissant ». Le dialogue avec les populations m’a permis de prendre connaissance de leurs préoccupations, de leurs attentes, également de comprendre comment on peut articuler l’opérationnalisation du PNDES en tenant compte de certaines particularités locales », a soutenu le chef du gouvernement. Avant de se réjouir de « l’adhésion totale des populations au PNDES, une adhésion sans ambigüité ».

Affaire CAMEG : le gouvernement va-t-il enfin prendre ses responsabilités ?

Au nombre des questions d’actualité adressées au chef du gouvernement, à Tenkodogo notamment, il y a la rupture de médicaments dans des formations sanitaires. Une rupture liée à la crise au sein de la CAMEG. Toute chose qui met à mal la politique de gratuité de soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes décrétée par le président Roch Marc Christian Kaboré et son gouvernement. Paul Kaba Thiéba a promis prendre ses responsabilités car, il estime que la ligne rouge est franchie dans « la bagarre » entre le ministre de la santé et le directeur général de la CAMEG. L’on attend de voir ce que signifie véritablement « prendre ses responsabilités ».

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Grossesses et drogue en milieu scolaire : L’union des femmes du MPP outillée sur la question

Dans le cadre de leurs activités du mois d’octobre, l’Union des femmes du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a organisé en collaboration avec la direction générale de l’éducation formelle, une conférence sur le thème : « La contribution de la femme du MPP dans la lutte contre les fléaux qui minent le milieu scolaire : Grossesses et drogue ». C’était le samedi 22 octobre 2016.

       
Grossesses et drogue en milieu scolaire : L’union des femmes du MPP outillée sur la question

« Nous sommes des femmes politiques au foyer et nous avons estimé que pour que la vie de nos enfants soit meilleure, il faut peut-être qu’on puisse les aider en ayant certains attitudes et conseils qui peuvent les aider à mener leur vie pour un avenir meilleur », a indiqué Rakieta Yaméogo, secrétaire nationale de l’Union des femmes du parti Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

C’est dans cette dynamique qu’elle a sollicité et obtenu l’accord de la direction générale de l’éducation formelle pour leur présenter une communication axée sur le thème : « La contribution de la femme MPP dans la lutte contre les fléaux qui minent le milieu scolaire : Grossesses et drogue ». A l’occasion, c’est une foule immense qui a pris d’assaut le centre Paul Zoungrana à Ouagadougou, le 22 octobre 2016, pour participer à ladite conférence.

Ce que nous attendons, a précisé Mme Yaméogo, « c’est qu’on puisse aller vers nos enfants, leur parler et les aider à mieux se comporter dans le milieu scolaire, dans leur vie et pour le bonheur du peuple burkinabè ».

JPEGIrma Zamané/Kagambèga de la direction de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre a d’abord fait l’état des lieux des grossesses au niveau de l’enseignement secondaire et post-primaire. « Durant l’année scolaire 2011-2012, les statistiques ont révélé plus de 1000 cas de grossesses en milieu scolaire. En 2013-2014, on a enregistré jusqu’à 2295 cas », a-t-il dit. Pour ce qui concerne l’enseignement primaire, elle a ajouté que 81 cas de grossesses ont été enregistrés. C’est dire donc que le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire prend des proportions inquiétantes.

S’agissant de la consommation de la drogue en milieu scolaire, la situation est aussi chaotique. « Plus de 200 élèves ont été interpellés pour fait de consommation de drogue. Il y a aussi des étudiants qui sont interpellés mais le problème c’est la fourchette élève. Plus de la moitié concerne les élèves et parmi ses cas, on a interpellé cinq filles », selon Mme Zamané.

Comment se fait le ravitaillement des élèves, adeptes de la drogue ? Se questionnent bon nombre de personnes. Sans détour, la conférencière révèle le circuit évoquant plusieurs cas concrets pour étayer son analyse. « C’est regrettable de le dire, mais au sein même de nos établissements, les élèves ont accès à la drogue. Pendant les pauses de recréation, on y vent des sucreries, des gâteaux. Mais à côté de ces friandises il y a aussi les drogues. Egalement, les élèves vendent les drogues à domicile à l’insu des parents, sans oublier les espaces verts. Et les plus malheureux, c’est dans les caniveaux, broussailles que nos enfants se retrouvent pour s’octroyer cette drogue et pour en consommer », a-t-elle assuré.

Pour elle, la mère à un rôle régalien dans l’éducation et la réussite de sa progéniture. Toutefois, elle n’a pas manqué de fustiger le comportement de certaines d’entre elles qui cachent leurs enfants parce qu’ils sont drogués ou parce qu’elles sont tombées enceinte. « Aussi, il y a certaines mères qui contribuent à faire avorter leurs filles (…) », a-t-elle martelé.

Face à cette situation, il est donc souhaitable de continuer à sensibiliser et les parents et les jeunes afin qu’ils comprennent les risques qu’ils courent en se laissant aller à la débauche sexuelle et à la consommation de la drogue.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Journée internationale de prévention des catastrophes : A Komsilga, les sinistrés demandent de les aider ‘’à cause de Dieu »

Le Réseau national de plaidoyer sur la réduction des risques de catastrophes a célébré en différé la journée internationale pour la prévention des catastrophes, en collaboration avec Christian Aid et le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation. Ce 20 octobre 2016 à Komsilga avec les sinistrés, les acteurs ont commémoré cette journée sous le thème, « Vivre pour raconter ». Ce fut l’occasion d’interpeller les décideurs et les leaders d’opinion à œuvrer pour minimiser les risques liés aux catastrophes qui fragilisent les conditions de vie des populations affectées, déjà pauvres.

       
Journée internationale de prévention des catastrophes : A Komsilga, les sinistrés demandent de les aider ‘’à cause de Dieu »

Répondant au maire de la commune qui a demandé aux sinistrés des dernières pluies de libérer les zones inondables, Hamidou Tapsoba du village de Saonré dans la commune de Komsilga a eu un langage, un peu plus clair. « Où allons-nous aller ? Si vous nous aviez dit où nous devrions aller, nous serions partis tout de suite. Nous avons tout perdu. Si vous nous aidez, c’est Dieu que vous avez aidé ». Un langage du cœur de celui qui a tout perdu lors des pluies diluviennes et qui vit depuis dans une école avec sa famille et d’autres victimes.

Une école qu’ils ont d’ailleurs dû quitter avec la reprise des cours. Comme Hamidou Tapsoba, ils sont 51 911 personnes sinistrées au Burkina Faso, pour la seule saison 2015. Les ¾ des sinistrés sont des femmes et des enfants. Malheureusement, 37 personnes ont perdu la vie. Il y a donc nécessité d’agir.

Le Burkina Faso n’est pas un cas singulier, à l’échelle mondiale, les catastrophes se multiplient et font chaque année de nombreuses victimes. Alors sous l’égide de la stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes, l’Assemblée générale ses Nations Unies a désigné le 13 octobre comme date de commémoration de la journée internationale de prévention des catastrophes. L’objectif de cette journée est de promouvoir une culture mondiale de réduction des catastrophes, y compris les mesures de prévention, d’atténuation et de préparation.

Cette année, la journée est commémorée sous le thème « vivre pour raconter », tant il est vrai que seuls les survivants peuvent raconter les faits qu’ils ont vécus. C’est également l’occasion pour rappeler à tous les habitants de la planète le caractère sacré de la vie et interpeller les décideurs et les leaders d’opinion sur la nécessité de travailler à l’atteinte de l’objectif N°1 du cadre d’action de Sendai (Japon) qui est « réduire considérablement la mortalité due aux catastrophes au niveau mondial d’ici à 2030 ».

Pour Gervais Nadembèga, directeur des programmes de Christian Aid pour le sahel, il faut agir en aval en prévenant. Il faut questionner les textes pour faciliter l’accès des populations aux ressources de base et surtout trouver les moyens qui permettent la résilience des populations affectées. Il a également plaidé pour que les autorités donnent aux populations, des endroits adéquats pour dormir, parce qu’il ne suffit pas de leur distribuer des vivres et à boire.

Le choix de Komsilga pour célébrer cette 5e journée est d’ailleurs une manière de soutenir les populations de cette commune rurale touchées et leur apporter du soutien.

Le coordonnateur du réseau pour le développement et la promotion des Méthodes actives de recherche et de planification participative au Burkina (MARP), Issaka Sawadogo a également appelé à engager des actions pour éviter d’intervenir toujours après coup. Prévenir les risques de catastrophe, la gestion des crises lorsqu’elles surviennent et la résilience à travers des actions de développement. Les pertes environnementales, sociales et économiques sont énormes à chaque catastrophe.

En tout cas, pour Johanny Kaboré conseiller technique du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, le message est bien compris et « un compte rendu » sera fait à son ministre.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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