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2016.10.17

Une ONG suédoise va investir 18 milliards au Burkina Faso entre 2016 et 2020

Une ONG suédoise va investir 18 milliards au Burkina Faso entre 2016 et 2020
© DR / Autre Presse
 
Une ONG suédoise va investir 18 milliards au Burkina Faso entre 2016 et 2020
 
Ouagadougou (Burkina Faso) - L’ONG suédoise Diakonia va, pour la période de 2016 à 2020, investir une enveloppe d’environ 18 milliards de FCFA dans la mise en œuvre de projets de développement au Burkina Faso, a appris APA auprès des responsables de la structure.


Cette ONG qui intervient dans la gouvernance démocratique s’est engagée à mobiliser pareille enveloppe pour soutenir le Burkina Faso, à travers une nouvelle stratégie quinquennale 2016-2020.

Les domaines prioritaires de ce programme quinquennal sont la redevabilité socioéconomique, l’imputabilité politique et la création d’un cadre de dialogue entre société civile, secteur privé et institutions gouvernementales.

Les axes d’intervention concerneront les jeunes, les femmes, les populations vulnérables à travers des cadres organisés autour de la société civile, le secteur privé, les médias et les institutions républicaines.

Mieux, les responsables de Diakonia se sont porté garants pour être partout « les défenseurs du Burkina Faso dans le plaidoyer et la mobilisation de fonds pour l’essor économique du pays ».

TT/cat/APA

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2016.10.16

Le Burkina Faso inaugure sa première usine de lampes solaires

Le Burkina Faso a inauguré cette semaine une usine de lampes solaires avec l'ambition de transformer une ressource naturelle dont il jouit en abondance, les rayons du soleil, en électricité, une énergie qui lui fait cruellement défaut.

Présentée par ses promoteurs comme « la toute première de fabrication de lampes solaires à l’échelle industrielle à s’installer sur le continent africain », l’usine a ouvert jeudi à Dédougou, à quelques 265 kilomètres à l’ouest de la capitale Ouagadougou.

« Aujourd’hui c’est le début d’une grande aventure qui est celle de mettre à la disposition des millions d’habitants du Burkina Faso qui n’ont que le soleil comme éclairage des lampes solaires efficaces, abordables et durables », s’est réjoui un des initiateurs du projet, le Français Arnaud Chabanne, lors de la cérémonie d’ouverture.

Pays pauvre enclavé d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso a le coût de kilowatt/heure le plus cher d’Afrique. L’électricité est une denrée rare, accessible à seulement 19% des 19 millions d’habitants.

En zone rurale, seule 3% de la population a le courant contre 59% en milieu urbain où les coupures sont toutefois fréquentes. Le pays produit 60% d’énergie thermique et 8% d’hydroélectricité, le reste étant importé de la Côte d’Ivoire et du Ghana voisins.

Les autorités burkinabè ont fait le pari du développement des énergies renouvelables et surtout du solaire pour sortir de cette carence énergétique. Le pays a lancé mi-juin la construction d?une centrale solaire de 33 mégawatts, « la plus grande du Sahel », selon Ouagadougou.

Le marché des lampes solaires est donc porteur dans un pays où le soleil brille, voire brûle, 365 jours par an. L’usine Lagazel, qui emploie une vingtaine de cadres et d’ouvriers burkinabè, va produire chaque semaine 1.500 lampes solaires et compte en sortir d’ici à 2020 un million.

Remplacer les lampes à pétrole

Installée sur une dizaine d’hectares, la start-up lancée par deux jeunes français Arnaud et Maxence Chabanne est adossée à une entreprise familiale spécialisée dans la transformation de métaux basée à Saint-Galmier, près de Saint-Etienne, dans le centre de la France. L’entreprise fournit les matières premières (carte électronique, pièces métalliques, caoutchouc) à Lagazel pour la fabrication à Dédougou des lampes solaires certifiées dans le cadre du programme « Lighting Africa » (Eclairer l’Afrique) de la Banque mondiale. Les lampes solaires sont appelées à remplacer les lampes à pétrole, utilisées par des millions de Burkinabè privés de courant. « Outre la pollution, les lampes à pétrole ont souvent des conséquences sur les capacités visuelles de certains enfants et j’avais à coeur de développer un moyen d’éclairage écologique et surtout accessible à tous », estime Arnaud Chabanne, principal gérant de l’entreprise. « Ce genre de projet constitue pour la France le meilleur moyen d’être aux côtés des pays africains pour construire le développement », s’est félicité le nouvel ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapayre de Cabannes, qui effectuait sa première sortie à l’intérieur du pays.

« Ces lampes solaires permettent de faire en sorte que la lune ne soit plus seulement le seul moyen d’éclairage », a-t-il ajouté. « Pour le moment, nous fabriquons des lampes solaires de petite taille. Mais on est en train de développer au sein de notre bureau d’études d’autres modèles plus gros qui permettront d’éclairer deux ou trois pièces d’une maison en même temps, de recharger plusieurs mobiles ou des ordinateurs », explique Maxence Chabanne. « Ces nouveautés vont sortir en 2017 et 2018 », ajoute-t-il. Les six milliers de lampes solaires sortant de Lagazel chaque mois sont vendues entre 13 et 22.000 francs CFA (20 et 33 euros).

L’Onu a déjà passé commande de 7.500 lampes pour les réfugiés maliens installés dans le Nord du Burkina Faso. Lagazel assure ne pas avoir peur de la concurrence des produits solaires venant d’Asie notamment de Chine qu’on trouve par milliers sur les marchés africains.

« On n’est pas concurrent direct. Les petites chinoiseries ne sont pas suffisamment performantes et ne sont pas durables et de moindre qualité. On a un produit qui est compétitif en termes de prix », promet Maxence Chabanne.

« Nos lampes sont certifiées par la Banque mondiale, donc ce sont des lampes de haute qualité qui répondent à des standards de fabrication très élevés », assure-t-il.

Le projet intéresse déjà d’autres pays africains confrontés aux mêmes problèmes d’électrification. Le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Sénégal ou le Mali sont des pays partenaires où Lagazel envisage ouvrir de nouvelles usines dans les prochaines années.

19:07 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.10.15

Lutte contre l’excision : La nécessaire implication des députés au processus de généralisation de l’enseignement des contenus des MGF dans le système scolaire

   Les mutilations génitales féminines (MGF) encore appelées excisions ont la peau dure « au pays des hommes intègres ». Selon les résultats de l’enquête démographique et de santé IV, le taux de prévalence de l’excision chez les femmes de 15 à 49 ans est de 76% et de 16% pour les 0 à 14 ans (UNICEF 2016). Dans l’optique de prendre à bras le corps cette pratique moyenâgeuse, la Coalition nationale de l’approche éducative de la lutte contre les MGF organise les 14 et 15 octobre 2016, des rencontres de plaidoyer avec les députés. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la première-dame du Faso, Sika Kaboré.

       
 Lutte contre l’excision : La nécessaire implication des députés au processus de généralisation de l’enseignement des contenus des MGF dans le système scolaire

 

« Nous sommes venus ici en mai accompagner des enfants organisés autour de leur parlement pour rencontrer le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo par rapport à cette question de violences faites aux enfants. Parmi lesquelles se trouve en bonne place, l’excision. Ce jour, il nous a affirmé son soutien et nous a demandé de trouver en chacun des députés, un Koglwéogo pour défendre les enfants », a d’emblée déclaré la Première-dame du Faso, Sika Kaboré. C’est dans cette perspective que le Comité national de l’approche éducative de la lutte contre les MGF organise un atelier de plaidoyer, les 14 et 15 octobre 216, auprès des femmes parlementaires, cocus genre et les membres du réseau des parlementaires en population et développement.

Cette session de 48 heures va permettre d‘outiller les députés sur la lutte contre les MGF. Elle est aussi une occasion pour les participants d’envisager les meilleurs moyens de lutte.

Pour Mme Sika Kaboré, l’approche éducative de la lutte contre les MGF est sans conteste une stratégie pertinente pour faire face aux nouveaux développements de la pratique. « Elle permettra d’agir simultanément aussi bien sur les enfants, que sur les enseignants et les parents. Elle suscitera ainsi des dynamiques sociales à même d’accélérer l’avènement de la tolérance zéro aux MGF au Burkina Faso », a rassuré la coordinatrice de la campagne nationale de plaidoyer pour l’insertion de modules MGF dans les contenus éducatifs. Pour ce faire, le soutien des élus nationaux est à tout point de vue précieux et un atout majeur. Des dires de Mme Kaboré, le député est un leader dans sa circonscription électorale et nous pensons qu’il est à même de créer sur le terrain avec les acteurs, en collaboration avec les élus locaux, une synergie efficace de lutte contre les MGF. Elle a, du reste, émis le souhait que les textes réprimant cette pratique moyenâgeuse soient accompagnés par des actions de sensibilisation et d’éducation pour aboutir à des résultats conséquents.

Le Burkina Faso a certes engrangé des résultats positifs dans la lutte contre cette violence faite aux femmes et aux jeunes filles, mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Il y a encore des poches de résistance, marquées par les pratiques clandestines et transfrontalières, de même que le bas âge des victimes. Mme Kaboré en veut pour preuve que l’actualité nationale a démontré un cas très récent d’excision, pratiquée au mois d’août sur trois filles au quartier Wayalgin, au cœur même de la capitale burkinabè. Et un autre concernant celui de huit jeunes filles à Boulsa, le 26 septembre et soldé par la mort regrettable d’une victime. Pour elle, ces exemples illustrent combien le combat contre les MGF n’est pas une fiction mais celui engagé pour une société de justice et de paix. Car, dit-elle, des nations civilisées respectent les droits humains fondamentaux.

Tout en réitérant ses félicitations et encouragements à la Première-dame, le Président de l’Assemblée Nationale, Salifou Diallo, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Comité national de lutte contre l’excision et les actions fortes de la première-dame dans ce domaine. « Il y a quelques mois de cela, l’Assemblée nationale a décidé d’amputer son budget de 50 millions pour le ministère de l’action sociale pour contribuer à la lutte contre les violences faites aux enfants. Et nous allons continuer ce combat avec Mme Kaboré (…) pour que la sensibilisation qu’elle mène, les initiatives qu’elle prend pour l’éducation des enfants, pour sensibiliser les autorités politiques, coutumières et religieuses puissent avoir un impact », a-t-il ajouté.

12:49 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.10.12

PNDES : Des conclusions et recommandations « pertinentes » ont été faites au colloque international

Pendant deux (2) jours, les acteurs du colloque ont réfléchi sur la relance économique du Burkina Faso en incluant activement les acteurs du secteur privé convolant en juste noce avec ceux du secteur public. Débuté le 10 octobre dernier à Ouagadougou, le colloque international initié par Think Thank Burkina International a fermé ses portes ce mardi 11 octobre 2016 en présence du Premier ministre Paul Kaba Thièba, président de la cérémonie de clôture.

Le PM Paul Kaba THIEBA a trouvé les conclusions du colloque très pertinentes

Le PM Paul Kaba THIEBA a trouvé les conclusions du colloque très pertinentes

Pendant 48H, les communicateurs venus des Etats-Unis, de la France, du Mali, de la Centre-Afrique, la Côte d’Ivoire, et du Burkina Faso, dans un contexte d’échange et de partage d’expérience, ont réfléchi sur la question de la relance économique du Burkina Faso. Cette économie qui, depuis les évènements d’octobre 2014 qui ont contraint Blaise Compaoré à la démission s’était écroulée est amenée à se relever aujourd’hui afin de réduire au maximum le taux de pauvreté au Burkina Faso. C’est dans ce contexte que durant 2 jours, « des réflexions aussi profondes que fécondes ont été menées dans le cadre de ce colloque en vue de trouver le câble optimum pour une meilleure connectivité entre le secteur privé et les pouvoirs publics dans la mise en œuvre du Programme national de développement économique et social (PNDES) afin que ce nouveau référentiel du développement économique de notre pays puisse véritablement produire les effets attendus pour le bien-être de nos populations », a relevé Harouna Kaboré, président du Think Thank Burkina International. C’est dans cette optique que les acteurs du secteur privé-public ont fait du thème: « La contribution des acteurs du secteur privé pour la relance économique dans le cadre du PNDES : Enjeux et mécanismes d’un partenariat gagnant-gagnant », la pierre angulaire des différentes réflexions qui ont été menées. Les conclusions de ce colloque ont été contenues dans un rapport et rapportées par Mathieu Tankoano, rapporteur général.  Aussi, faut-il dire que des recommandations ont été faites en vue de faciliter la mise en œuvre des différentes conclusions sorties de ce colloque.

Les recommandations faites dans ce colloque

Harouna Kaboré a remercié tous les participants à ce colloque

Harouna Kaboré a remercié tous les participants à ce colloque

Ainsi, l’on peut retenir que quinze (15) recommandations ont été faites par les participants. C’est ainsi qu’il est entre autre demandé aux autorités compétentes et à tous les acteurs clés de la relance économique de prendre en compte l’ensemble des reformes proposées à même de contribuer à la relance économique et au développement ; de trouver des mécanismes de soutien comme le rachat des crédits entreprises surendettées et liquider la dette intérieure. Le ton a été aussi donné dans le but d’œuvrer à la renaissance des entreprises sinistrées lors de l’insurrection et de dédommager les travailleurs ayant perdus leur emploi à cet effet. Il est aussi recommandé d’améliorer le dialogue secteur Privé/Gouvernement en refondant les cadres de rencontres existants pour plus d’efficacité et d’encourager le secteur privé à aller vers la finance islamique qui possède des instruments de financement intéressants ; de mettre en œuvre tous les mécanisme de mobilisation et d’implication de la Diaspora dans le développement du Burkina Faso et principalement faire une dérogation à la SONAPOST pour ouvrir un compte bancaire en Côte d’Ivoire afin de capter l’épargne de la Diaspora dans les zones forestières ; de renforcer le dialogue social Etat/Partenaire sociaux, etc.

Une vue des participants

Une vue des participants

Harouna Kaboré a espoir que les conclusions et recommandations de ses réflexions économiques trouveront une utilité afin que, dit-il, « conjugués avec les nombreuses initiatives entreprises au niveau gouvernemental, la situation socio-économique de notre pays connaisse une réelle embellie avec un climat des affaires plus sécurisé et attractif pour les investissements, afin de servir de catalyseurs de la croissance et de la productivité économique avec un taux d’employabilité plus accru ».

Le Premier Ministre Paul Kaba THIEBA qui a présidé la cérémonie de clôture de ce colloque a estimé que les conclusions issues dudit colloque ont été très pertinentes et cohérentes, non seulement avec la vision mais aussi avec la politique qui sera mise en œuvre. Il rassure cependant que son gouvernement tiendra compte du rapport et des recommandations issues de ce colloque.

Appel à contribution au www.burkina-international.org

Arman Kinda

Infowakat.net

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Burkina: Des logements offerts aux veuves et orphelins de l’insurrection populaire

Mercredi 04 mai 2016 - Le Directeur Régional de l’Urbanisme et de l’Habitat des Hauts Bassins, Ousseini ZOROME, ses Chefs de services et les techniciens de sa direction, ont effectué une visite de chantiers de construction des logements sociaux. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
Mercredi 04 mai 2016 - Le Directeur Régional de l’Urbanisme et de l’Habitat des Hauts Bassins, Ousseini ZOROME, ses Chefs de services et les techniciens de sa direction, ont effectué une visite de chantiers de construction des logements sociaux. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
 
Ouagadougou - Les veuves et orphelins de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, ayant fait 20 morts liées aux manifestations insurrectionnelles, ont reçu lundi à Bassinko, une cité en périphérie Est de Ouagadougou, des logements sociaux offerts par le gouvernement.


Huit de villas de type F3 (2 chambres et un salon), d’une valeur unitaire de 7 500 000 FCFA ont été remis par le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet.

Selon lui, cette remise symbolique de clés fait suite aux engagements pris par l’état burkinabè en faveur des victimes de l’insurrection populaire et du putsch manqué.

Il s’agit notamment ‘’de la mise à disposition des familles d’une somme (d’argent) pour des activités génératrices de revenus, la prise en charge des orphelins qui deviennent désormais des pupilles de la nation, et la remise à huit veuves de villas’’, a-t-il cité.

‘’Ces engagements comptent également la prise en charge des blessés dont certains sont soignés sur place et d’autres évacués à l’extérieur vers des plateaux techniques plus performants’’, a-t-il ajouté.

Outre l’octroi de logement aux veuves et orphelins, le gouvernement a offert des chèques d’un million F CFA aux veuves pour des activités génératrices de revenus et 75.000 F CFA aux orphelins pour leur scolarité.

Quant aux martyrs tombés lors des différentes manifestations, il est prévu l’aménagement de leurs tombes, a indiqué le ministre en charge de la solidarité nationale Laure Zongo/Hien, selon qui il s’agira d’uniformiser leurs tombes selon le même modèle et d’y apposer la mention de la reconnaissance de la Patrie et l’insigne du pays.

Le président de l’Union des victimes Victor P. K Paolo, a témoigné la reconnaissance des parents de victimes au gouvernement. ‘’Nous sommes contents car deux ans plus tard, ces promesses ont été accomplis’’, s’est-il réjoui.

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JOURNEE INTERNATIONALE POUR LA PREVENTION DES CATASTROPHES 2016 (JIPC) : Le message du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

MESSAGE DE MADAME LE MINISTRE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE ;

PRESIDENTE DU CONSEIL NATIONAL DE SECOURS D’URGENCE ET DE REHABILITATION (CONASUR)

       
JOURNEE INTERNATIONALE POUR LA PREVENTION DES CATASTROPHES 2016 (JIPC) : Le message du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

Chers compatriotes,

Le monde entier célèbre chaque 13 octobre la Journée Internationale pour la Prévention des Catastrophes (JIPC) instituée par la résolution 64/200 adoptée par l’Assemblée générale le 21 décembre 2009. Elle a pour objectif de promouvoir une culture mondiale de la réduction des catastrophes, de prendre des mesures de prévention, d’atténuation et de préparation. Elle sensibilise les gouvernants et populations sur l’importance de la réduction des risques de catastrophes (RRC) afin de construire ensemble des communautés et nations résilientes.

Pour parvenir à la réduction des risques de catastrophes dans le monde, plusieurs documents ont été adopté dont le « Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015 : Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes ». Durant la décennie de mise en œuvre de ce cadre, une campagne mondiale dénommée « Step Up » a été lancée en 2011 et l’accent fut mis sur le rôle important que peuvent jouer les acteurs clés tels que les enfants et les jeunes, les femmes et les filles, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées, les peuples autochtones dans la réduction des risques de catastrophes.

En mars 2015, la troisième Conférence de l’ONU sur la RRC a adopté le Cadre d’Action de Sendai (CAS) pour la réduction des risques de catastrophes 2015-2030.

Cette année, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR) lance la campagne « Sendai-Sept » pour promouvoir chacun des sept objectifs de ce document de référence mondiale en matière de RRC.

Le thème de la Journée Internationale pour la Prévention des Catastrophes 2016 « Vivre pour raconter » entre en droite ligne avec l’objectif 1 du cadre de Sendaï à savoir : « Réduire nettement, au niveau mondial, d’ici à 2030, la mortalité due aux catastrophes, de sorte que le taux moyen de mortalité mondiale pour 100 000 habitants pendant la décennie 2020-2030 soit inférieur au taux enregistré pendant la période 2005-2015 ». Le but de cette campagne est la réduction considérable de la mortalité due aux catastrophes.

Les objectifs visés par le thème de la JIPC 2016 sont les suivants :

 sensibiliser les populations sur les mesures prises pour réduire la mortalité en général ;

 informer les acteurs humanitaires étatiques et non étatiques sur les efforts entrepris pour mettre en œuvre le Cadre d’action de Sendai en vue de réduire la mortalité et d’améliorer les résultats en matière de santé, en cas de catastrophe ;

 sensibiliser la population sur les bonnes pratiques de réduction des risques de catastrophes.

Dans le cadre de l’appropriation et de la mise en œuvre des dispositions du référentiel mondial en matière de RRC, le Burkina Faso s’est doté d’un Plan d’action national pour le renforcement des capacités pour la réduction et la préparation à la réponse aux urgences au Burkina Faso (2016-2020) dont l’objectif principal est de parvenir à une réduction substantielle des pertes et des risques liés aux catastrophes en termes de vies humaines, d’atteintes aux moyens de subsistance et à la santé des personnes, et d’atteintes aux biens économiques, physiques, sociaux, culturels et environnementaux des personnes, des entreprises et des collectivités.

Par ailleurs, un plan national multirisque de préparation et de réponse aux catastrophes 2015-2016 a été adopté en vue entre autres de clarifier les relations / responsabilités entre les différents services techniques de l’Etat et les partenaires humanitaires, faciliter la coordination des actions et permettre une mise en cohérence des plans sectoriels, de réduire les délais d’intervention et le nombre de pertes en vies humaines.

J’invite donc tous les acteurs humanitaires à faire siens ces deux documents de référence de notre pays en vue de leur mise en œuvre effective.

Le choix du thème «  Vivre pour raconter  » vient à point nommé, car les données sur les catastrophes sont de plus en plus alarmantes. En effet, le nombre de victimes enregistrées dans notre pays de 2015 à nos jours est de 93 959 avec 42 décès pour les cas des inondations, vents violents, éboulements de sites d’orpaillage et incendies.

Je voudrais saisir cette occasion pour traduire au nom du Gouvernement et à mon nom personnel toute ma compassion à l’endroit des familles endeuillées suite aux catastrophes naturelles, anthropiques et crises intercommunautaires enregistrées au cours de cette année 2016.

Aussi, puis-je réitérer la reconnaissance du Gouvernement burkinabè à l’endroit de toutes celles et tous ceux, qui ne ménagent aucun effort pour faire de la résilience de nos communautés une réalité.

En outre, les objectifs de la JIPC 2016 nous interpellent tous. En effet, malgré les différentes actions de l’Etat et de ses partenaires au développement, on dénombre toujours de lourdes pertes humaines liées aux catastrophes et crises humanitaires enregistrées dans notre pays. Ceci est dû à la faible utilisation des systèmes d’alertes précoces, à la non maîtrise des menaces croissantes du changement climatique ainsi que de ses effets sur la fréquence d´événements météorologiques extrêmes tels que les vents violents, les inondations et les sécheresses.

J’interpelle donc les politiques (ministères sectoriels), les collectivités territoriales, les associations et ONG de développement, les OSC et les populations à s’investir individuellement et collectivement dans la RRC pour accélérer le développement durable du Burkina Faso.

Le thème « Vivre pour raconter  » ne pourra être une réalité que si chaque Burkinabè se l’approprie et prenne les dispositions nécessaires afin d’y parvenir. Nous devons tous changer nos comportements dans l’occupation des zones à risque, dans la gestion des ordures ménagères, dans l’entretien des canaux d’évacuation des eaux…

Dans cette perspective, je lance un appel en particulier à nos partenaires techniques et financiers, aux autorités locales et à tous les intervenants dans la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC), afin qu’ils puissent davantage accompagner le gouvernement burkinabè dans sa quête perpétuelle pour le renforcement des capacités de résilience de nos populations, face aux effets des catastrophes.

« Vivre pour raconter est l’affaire de tous ». Nous devons tous nous y engager pour y parvenir.

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2016.10.11

Journée Internationale de la fille Investissons dans les filles pour une société prospère

Par rapport aux garçons de leur âge, les filles âgées de 5 à 14 ans consacrent 40 % de temps en plus, ou 160 millions d’heures supplémentaires par jour, à des tâches ménagères non rémunérées ainsi qu’à la collecte de l’eau et du bois, d’après un rapport publié par l’UNICEF à la veille de la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre.

Journée Internationale de la fille Investissons dans les filles pour une société prospère

Le Burkina Faso, le Yémen et la Somalie sont les pays où la répartition des tâches ménagères est la plus inégale entre garçons et filles de 10 à 14 ans.

Les données du rapport Harnessing the Power of Data for Girls : Taking stock and looking ahead to 2030 (« Exploiter la puissance des données au service des filles : bilan et perspectives pour 2030 ») révèlent que la répartition inégale du travail domestique commence très tôt, puisque les filles âgées de 5 à 9 ans consacrent 30 % de temps en plus, ou 40 millions d’heures supplémentaires chaque jour, aux tâches ménagères par rapport aux garçons de leur âge. Les disparités s’accentuent dans les tranches d’âge supérieures ; en effet, les filles de 10 à 14 ans y consacrent 50 % de temps en plus, soit 120 millions d’heures supplémentaires chaque jour.

Outre les tâches domestiques, le rapport présente des données relatives aux problématiques liées aux filles que visent les Objectifs de Développement Durable, notamment la violence, le mariage précoce, les mutilations génitales féminines et l’éducation.

« Socle du développement humain, l’éducation permet à chacun et chacune de prendre des décisions en toute connaissance de cause sur le genre de vie qu’il ou elle souhaite mener. Mais ce droit fondamental n’est pas respecté pour des millions de filles. Une population de femmes instruites présente des avantages pour les sociétés et les économies. Les enfants de mères instruites ont plus de chances de survivre et d’être en bonne santé. Les femmes instruites courent moins de risque de mourir en couches » a expliqué Dr Anne Vincent, représentante résidente de l’UNICEF au Burkina Faso.

L’éducation contribue à l’indépendance économique des femmes, en retardant l’âge du mariage. Des mères instruites sont plus inclines à envoyer leurs enfants à l’école, ce qui est important pour briser l’engrenage de la pauvreté intergénérationnelle.

« La réussite des filles est un facteur déterminant pour la réussite d’une société. Si on leur donne la possibilité de réussir, toute la société en profitera. Les familles, les communautés, les pays sont plus prospères et en sécurité lorsqu’il est permis à tous et à toutes, d’exprimer tout leur potentiel » a ajouté la représentante résidente de l’UNICEF.

Un rapport de Plan International intitulé Compter l’Invisible publié en septembre 2016, révèle que les réalités des filles ne sont pas toujours prises en compte par les responsables politiques et les gouvernements ni dans le discours politique, ni dans les programmes de développement.

« Notre vision est simple : un monde dans lequel de meilleurs indicateurs de l’égalité des sexes guident les décisions et les investissements capables de transformer la vie des femmes et des filles d’ici 2030. » la Directrice Générale de Plan International Birgitte Albrechten.

En atteignant les ODD consacrés à ces enjeux, et en permettant aux filles d’acquérir les connaissances, les compétences et les ressources dont elles ont besoin pour réaliser pleinement leur potentiel, nous ne servirons pas uniquement la cause des filles ; nous contribuerons également à alimenter la croissance économique, promouvoir la paix et réduire la pauvreté.

Les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable impliquent une augmentation des investissements dans les filles de la part des familles, des communautés, des partenaires privés, les gouvernements nationaux, les donateurs internationaux et les organisations de développement
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Phénomène de la pédophilie au Faso: n’attendons pas d’être scandalisés pour agir

Il existe encore beaucoup de burkinabè qui ne s’imaginent pas  que certaines pratiques sexuelles existent dans leur pays. Par exemple, pour bien de gens, ceux qui s’adonnent sans vergogne à la pratique immorale et honteuse de la pédophilie, sont des nassara. Ainsi, très facilement, on culpabilise les touristes sexuels qui seraient dénués de scrupules et qui considèrent les enfants du tiers-monde comme de véritables produits commercialisables. Pourtant, avec le développement des réseaux sociaux, la dépravation des  mœurs et au regard de ce qui s’est déjà passé au Faso, il y a de quoi être vigilant. Car les pervers sexuels sont maintenant partout.

pedophilie-si-les-enfants-restent-bouche cousue les parents eux doivent parler la dénoncer et la combattre vigoureusement
pedophilie-si-les-enfants-restent-bouche cousue les parents eux doivent parler la dénoncer et la combattre vigoureusement

L’abus sexuel est l’acte lors duquel un enfant est utilisé à des fins sexuelles. Pour déterminer si un comportement est abusif, il est important de tenir compte de certains critères et des circonstances dans lesquelles les faits sont survenus. L’abus sexuel est perpétré par une personne en qui l’enfant a confiance, y compris un parent, un frère, un membre de la famille élargie, un enseignant, un étranger, ou toute autre personne en position de pouvoir, d’autorité et de contrôle sur l’enfant.

L’on se souvient des déboires des pensionnaires du Centre de formation de football « Ziné rouge » (appellation déformée de génie rouge) de Kombissiri qui avaient été  longtemps victimes d’abus sexuels de la part du fondateur en 2013! Cette atteinte à la pudeur, les enfants avaient mis du temps à la dénoncer. Au-delà de la honte et de la peur, ils n’étaient pas sûrs d’être compris et pris au sérieux par des burkinabè qui croient toujours parfois à tort que certaines pratiques perverses ne sont que l’œuvre d’européens. A l’heure d’Internet, de Facebook et du sexe banalisé, la prudence doit être de rigueur. Il ne s’agit pas d’être indigné, ulcéré et scandalisé au moment venu par ces actes abjects, il s’agit- pour les parents, les responsables d’établissements scolaires et autres centres de formation- de prendre dès  maintenant des mesures préventives pour éviter que nos progénitures soient des victimes faciles de prédateurs pédophiles.

Car l’exploitation sexuelle des enfants est une atteinte directe aux droits de l’enfant. C’est une atteinte à la dignité humaine et un frein au développement économique et social d’une nation: briser la vie d’un enfant en l’exploitant sexuellement, c’est aussi briser ses chances de s’intégrer dans la société. Il se trouve que dans notre pays l’ampleur réelle de toutes les formes d’abus et d’exploitation sexuels des enfants est difficile à déterminer du fait du faible nombre de déclarations, les victimes ayant peur de représailles, de la stigmatisation et de l’exclusion sociale, de la persistance de résistances culturelles relatives à la sexualité et aux violences sexuelles…

Au Burkina, le phénomène nous concerne sans doute parce que l’un de ses facteurs déterminants est la pauvreté. Parce qu’également la sensibilisation sur ces pratiques sexuelles honteuses reste parcellaire, sectorielle et souvent ponctuelle, et les messages inadaptés, l’exploitation sexuelle des enfants persistent. Et en catimini puisque les auteurs sont de plus en plus bien organisés.

Pour ce faire, la protection de l’enfance contre toutes les formes d’abus et d’exploitation sexuels doit être l’œuvre de tous. Même si ladite protection dépend avant tout de l’engagement effectif de l’Etat. En effet, l’intérêt manifesté par le pouvoir public pour la protection des enfants, sa prise de conscience de l’ampleur du problème et sa détermination à protéger tous les enfants sont primordiales. En ces débuts de la rentrée scolaire, nos enfants ont besoin de notre protection par l’écoute et le suivi de leur comportement. Aidons donc le pouvoir public à faire son travail dans ce sens. Tous les comportements suspects doivent être dénoncés à l’autorité. Pour la protection des futures générations, l’interpellation vaut certainement la peine. Pour tous et pour chacun.

Théophile MONE

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2016.10.10

Conférence publique : La faillite de l’école Burkinabè au cœur des débats

Les organisations syndicales de l’éducation ont animé une conférence publique le 8 octobre 2016, à l’Education ouvrière sur le thème « la responsabilité de l’autorité politique dans la faillite de l’école Burkinabè ».

       
Conférence publique : La faillite de l’école Burkinabè au cœur des débats

Cette conférence de presse fait suite à la commémoration de la Journée mondiale de l’enseignant. « Nous avons voulu ce panel pour partager avec les enseignants mais surtout l’opinion, les grandes questions au cœur de ce que nous nous appelons aujourd’hui, la faillite du système éducatif. Il s’agissait également pour nous d’écouter ceux qui sont venus pour partager ces moments avec nous, leur sentiment sur ce qui est le système éducatif », a signifié le secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER), Mamadou Barro.

Pendant cette rencontre trois panelistes que sont Séma Blegné, Mamadou Barro et Juste Koumara Logobana, ont respectivement présenté des communications qui ont porté sur l’état des lieux du système éducatif, les causes de la faillite du système éducatif et la responsabilité des différents gouvernements. Et explorer les perspectives pour une éducation de qualité accessible aux enfants du peuple. Ces derniers ont été coiffés par un modérateur, le Secrétaire général national du Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur, Samuel Dembélé.

D’entrée de jeu, le secrétaire général du syndicat national des enseignants africains au Burkina Faso, Séma Blegné a fait l’état des lieux du système éducatif et ensuite relevé les limites qui se dégagent. Il ressort de son exposé que l’éducation préscolaire reste le parent pauvre du système éducatif Burkinabè en matière de financement avec seulement 0,5% du budget de l’Etat accordé au sous-secteur. Du coup, il reste une chasse-gardée du privé. « Sur 1000 structures préscolaires, le public compte seulement 115 CEEP sur toute l’étendue du territoire », a-t-il indiqué. Cette situation s’est aggravée à partir des années 1990 avec l’application des instructions des institutions de Breton Wood, poursuit-il.

Au niveau de l’enseignement secondaire et supérieur, la situation est aussi peu reluisante, selon M. Blegné. « 60% des enfants d’âge scolarisable du post-primaire sont hors de l’école. Alors que la réforme du continuum d’éducation de base vise à offrir à tous les enfants sans exclusif, au moins une éducation de base allant jusqu’à la fin du post-primaire. A la même date, 89% des jeunes en âge d’aller au secondaire n’y ont pas accès », a-t-il constaté. De plus, avec la mise en œuvre du continuum, de nombreuses classes sont abritées dans des locaux de fortune : hangars, magasins désaffectés et même sous des arbres (…). Puis de conclure que le système LMD a contribué à des réussites catastrophes comme en Sciences et technologie (ST).

Pour le second intervenant, M. Barro, l’Etat est le principal responsable de la faillite progressiste de l’éducation au Burkina Faso. « La cause majeure réside dans l’incapacité ou le refus des différents gouvernements qui se sont succédé dans notre pays de prendre en charge les questions de l’éducation comme des problèmes de souveraineté dont dépend l’avenir même de la nation », a-t-il soutenu. Pour ce faire, en ce soumettant aux conditions des institutions financières internationales, il estime qu’ils ont opté pour la privatisation et l’abandon de l’investissement public.

A cet effet, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’action sociale, Juste K. Logobana a indiqué que des perspectives sont mises en œuvre pour une éducation de qualité accessible aux enfants du peuple. Au niveau du supérieur, malgré la répression, les travailleurs, élèves et étudiants se mobilisent autour des revendications telles que l’arrêt des programmes d’ajustement structurel, construction des infrastructures scolaires et universitaires digne du système éducatif et recrutement en nombre suffisant des personnel du système éducatif etc. Pour ce qui concerne le primaire, il s’agira de développer et généraliser des programmes de cantine scolaire, former les enseignants en fonction des besoins de formation continue, un déploiement des enseignants à améliorer (…). A ces solutions, il faudrait aussi travailler à développer un leadership fort dans la coordination multisectorielle pour un meilleur pilotage du Développement intégré de la petite enfance, au niveau du préscolaire.

Dès ce lundi 10 octobre 2016, la coordination des organisations syndicales de l’éducation entend transmettre leur plateforme revendicative à leur ministère de tutelle.

Encadré : Plateforme revendicative des syndicats de l’éducation

 La relecture de l’organisation du MENA dans le but d’une autonomisation de chaque niveau de l’éducation

 La prise de mesures nécessaires pour une application efficiente du système LMD dans les universités publiques

 L’adoption d’un statut autonome des personnels de l’éducation avec une classification catégorique et une grille salariale valorisées

 L’amélioration de l’indemnité spéciale de logement pour les personnels de l’éducation et son octroi d’office à tous

 La reconnaissance des prérogatives et l’allocation de moyens conséquents aux encadreurs pédagogiques de tous les ordres d’enseignement pour l’exécution de leurs missions

 L’allocation conséquente de moyens à toutes les structures éducatives de tous les ordres

 Le respect des effectifs dans les classes en tenant compte des normes internationales

 L’octroi d’un trousseau pédagogique aux enseignants à chaque début de rentrée

 La prise en charge effective des maladies professionnelles et accidents de travail

 L’allocation d’au moins 30% du budget national au secteur de l’éducation

 L’amélioration des conditions de vie et d’études des élèves et étudiants

 Le contrôle des établissements privés relativement au respect des cahiers de charge et aux frais de scolarité

 L’application effective de la convention collective de l’enseignant privé Laïc signée entre les organisations syndicales et l’UNEPEL et son extension aux autres types d’enseignement privé

 La tenue effective des conseils de disciplines, la poursuite et la sanction des responsables de structures administratives coupables de mauvaise gestion administrative et financière

 Le renforcement effectif des capacités des personnels e l’éducation de tous les ordres à travers un plan cohérent de formation continue

 Le respect des franchises scolaires et universitaires

 La gestion diligente et efficace des dossiers de carrière des personnels de l’éducation

 La réhabilitation du secteur de l’éducation non formelle et de l’alphabétisation

 La correction des incohérences et des iniquités constatées à travers le reversement des agents publics de l’Etat en lien avec la loi 081

 La reconstitution de la carrière des personnels des ex garderies populaires

 Le développement de l’éducation préscolaire

 L’effectivité de la gratuité dans l’éducation e base

 La valorisation, l’harmonisation et l’octroi de l’indemnité spécifique à tous les personnels de l’éducation.

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14ème Journée mondiale contre la peine de mort : La coalition nationale en appelle au sens élevé de responsabilité des acteurs pour une abolition définitive de la peine de mort au Burkina Faso

14ème Journée mondiale contre la peine de mort : La coalition nationale en appelle au sens élevé de responsabilité des acteurs pour une abolition définitive de la peine de mort au Burkina Faso
© DR / Autre Presse
 
14ème Journée mondiale contre la peine de mort : La coalition nationale en appelle au sens élevé de responsabilité des acteurs pour une abolition définitive de la peine de mort au Burkina Faso
Ce 10 octobre 2016 marque la commémoration de la 14ème Journée mondiale contre la peine de mort. Cette année, la Coalition mondiale contre la peine de mort a choisi d'attirer l'attention sur l’application de la peine de mort pour des infractions liées au terrorisme, afin d'en réduire son utilisation[1].


Pour nous, membres de la coalition nationale contre la peine de mort au Burkina Faso, cette journée constitue une belle opportunité de réaffirmer notre engagement en faveur de l'abolition de la peine de mort, de rappeler à l’Etat burkinabé ses engagements internationaux, d’insister sur la nécessité de garantir le droit à la vie pour tous les citoyens dans le cadre des réformes constitutionnelles en cours.

A partir des années 1980, une dynamique générale en faveur de l’abolition de la peine de mort a émergé et s’est résolument poursuivie jusqu’aujourd’hui. Ainsi, alors que seuls 16 pays avaient aboli la peine de mort en droit pour tous les crimes en 1977, à l’heure actuelle, les deux tiers des pays du monde (140) sont abolitionnistes en droit ou en pratique. Pourtant, en dépit de cette tendance globale vers l’abolition, de nombreux États, prétextant une volonté d’assurer leur sécurité et celle de leurs populations, ont récemment fait usage de la peine de mort comme punition ultime, à la faveur d’attaques terroristes. Au cours des dix dernières années, le Nigeria, le Bangladesh, l'Inde, la Tunisie et d'autres ont adopté des lois qui élargissent le champ d’application de la peine de mort, en ajoutant les actes terroristes. Plus récemment, après des années de moratoire des Etats africains comme le Tchad ont repris les exécutions au nom de la lutte contre le terrorisme.

Ces dernières années, le Burkina Faso a fait l'amère expérience d'attaques terroristes sur son sol, à ses frontières et dans la capitale. Il serait illusoire de penser qu'en punissant les actes terroristes de la peine capitale, nous réussirions à contrecarrer le terrorisme. La peine de mort toujours en vigueur au Mali, au Niger, réintroduite au Tchad et appliquée dans toute sa rigueur au Nigeria n'a pas réussi pour autant à enrayer les attaques terroristes dans ces pays. L'incrimination par la peine capitale est une solution de facilité qui conduit davantage à traiter les conséquences en lieu et place des causes. Par ailleurs, elle empêche toute politique audacieuse de prévention de l'extrémisme violent, de la radicalisation des jeunes, et des actes de désespoir. Il convient donc d'analyser les conditions propices à la propagation du terrorisme, de le prévenir et de le combattre, et de renforcer les moyens de lutte à la disposition de l'Etat tout en garantissant la primauté du droit et le respect des droits humains.

La peine de mort n'a jamais été dissuasive et ne saurait être un instrument efficace de lutte contre le terrorisme et l'insécurité. La coalition nationale reste convaincue qu’aucune victoire sur le terrorisme ne peut s'obtenir en utilisant les mêmes méthodes que les terroristes, c'est-à-dire la barbarie de l'exécution ainsi que la banalisation de la vie humaine. La coalition nationale invite donc les acteurs nationaux et en particulier le gouvernement à faire le dernier pas, qui consistera à entériner juridiquement une situation de fait et à donner plein effet à ses engagements politiques conformément aux recommandations des organes des traités, et plus récemment encore du Comité des droits de l'homme des Nations unies. La Coalition appelle les membres de la Commission constitutionnelle à se saisir de la question afin de la régler de façon définitive.

Nul ne conteste la nécessité de combattre le terrorisme et de garantir aux citoyens leur droit à la sécurité et à la sûreté: Ben Emmerson, Rapporteur spécial de l’ONU sur le terrorisme, insiste ainsi sur la mission qu’ont les États de protéger leurs citoyens contre de telles menaces. Toutefois, ces mesures de lutte contre le terrorisme et la grande criminalité doivent être ancrées dans le respect des droits humains. Protéger et promouvoir les droits de l’homme et l’état de droit contribuent à lutter contre le terrorisme, notamment en instaurant un climat de confiance entre l'État et ceux qui sont sous sa juridiction. À cette fin, la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies de 2006 proposait notamment la mise en œuvre de la lutte contre le terrorisme via une approche centrée sur les droits de l’homme, en vue de rompre le cycle de la violence.

Fait à Ouagadougou, le 10 Octobre 2016

Les organisations membres de la Coalition nationale contre la peine de mort et associées:

  1. Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) Burkina
  2. Amnesty International Burkina Faso (AIBF)
  3. Association Semfilms
  4. Centre d'information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA)
  5. Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ)
  6. Centre d'éveil démocratique et d'éducation citoyenne Burkina Faso (CEDEC/BF)
  7. Commission épiscopale justice et paix
  8. Commission pour le dialogue islamo-chrétien
  9. Communauté Sant'Egidio
  10. Conseil des Femmes du Burkina (CFB)
  11. Jeunesse Etudiante Catholique (JEC)
  12. Jeunesse unie pour une nouvelle Afrique (JUNA)
  13. Ligue pour la défense de la justice et de la liberté (LIDEJEL)
  14. Mouvement burkinabè pour l'émergence de la justice sociale (MBEJUS)
  15. Syndicat national des avocats du Faso (SYNAF)

Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez prendre contact avec la Coalition nationale contre la peine de mort :

  • Etienne KABORE, Coordonnateur général du Centre d’Information et de Formation en Droits Humains en Afrique (CIFDHA) — Téléphone : +226 70 40 35 07 / E-mail : kabore.etienne@cifdha.org
  • Christian OUEDRAOGO, Coordonnateur Campagne à Amnesty International Burkina Faso — Téléphone : +226 78 21 36 56 / E-mail : christian@amnestyburkina.org


[1] Il faut souligner que la première Journée mondiale contre la peine de mort a eu lieu en 2003 et a été lancée par la Coalition mondiale contre la peine de mort. La coalition mondiale réunit des organisations non gouvernementales internationales, des associations d’avocats, des syndicats et des gouvernements locaux de partout à travers le monde. Elle vise à encourager la mise en place de coalitions nationales, l’organisation d’initiatives communes et la coordination d’efforts de lobby au niveau international afin d’effectuer de la sensibilisation dans les États qui maintiennent toujours la peine capitale.

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