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2016.10.23

SINEA 2016 : Pour célébrer et magnifier l’enfant et l’adolescent

Le comité d’organisation de la 2e édition du Salon international de l’enfant et de l’adolescent a  animé une conférence de presse, ce jeudi 20 septembre 2016. Cette rencontre avec la presse avait pour but de leur faire part des préparatifs de cette édition qui se déroulera du 17 au 20 novembre 2016, à Ouagadougou.

La présidente du comité d’organisation du SINEA, Alice Diarra

La présidente du comité d’organisation du SINEA, Alice Diarra

« Protection de l’enfant et bonne gouvernance : enjeux et défis », c’est sous ce thème que se déroulera du 17 au 20 novembre 2016, à Ouagadougou, la 2e édition du Salon international de l’enfant et de l’adolescent (SINEA).

Initié par l’Association pour le bien-être des enfants et des adolescents d’Afrique (ABE2A), cette activité entend interpeller les gouvernants sur la problématique de la protection et de la promotion des droits de l’enfant.

A en croire la présidente du comité d’organisation, Alice Diarra, le SINEA permet également de contribuer à l’éveil des consciences des parents sur leur rôle dans la réussite de l’éducation de leurs enfants et de les sensibiliser sur les droits et devoirs de l’enfant. « Le SINEA est une opportunité unique pour réunir les acteurs en un seul endroit et jeter les bases de la synergie d’action nécessaire sur le long terme », a-t-elle complété.

Les journalistes ont suivi avec intérêt, la conférence de presse

Les journalistes ont suivi avec intérêt, la conférence de presse

Pour un budget de plus de 32 millions, le salon sera marqué par des conférences et des panels suivis de débats, des expositions, des actions de sensibilisation, et aussi des spectacles et des jeux pour les enfants. Il est aussi prévu des projections de films produits par les acteurs terrain autour desquels, des débats seront organisés.

Alice Diarra a tenu à rappeler que les jeux prévus ont un objectif éducatif, notamment celui d’offrir aux enfants, un espace pour se récréer, tout en apprenant.

En rappel, l’ABE2A, initiatrice du  salon, est une association à but non lucratif, créée le 16 décembre 2013. Elle a pour objectif général de contribuer à la promotion des droits, à l’épanouissement et au bien-être des enfants et Adolescents, voire la jeunesse d’Afrique.

Nadège Compaoré

Infowakat.net  

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2016.10.22

Iamgold Essakane SA : La Mutuelle des travailleurs en soutien au CHR de Dori

Du matériel médical pour le Centre hospitalier régional (CHR) de Dori. Le geste est de la Mutuelle des travailleurs d’Essakane SA (MUTRESSA) et se veut une expression de l’esprit de solidarité souhaitée et promue par la société, tant entre travailleurs qu’entre ceux-ci et l’ensemble des populations burkinabè. Le don, estimé à neuf millions FCFA, a été reçu dans la matinée de ce vendredi, 21 octobre 2016 au sein de l’hôpital à Dori par les autorités de la région du Sahel.

       
Iamgold Essakane SA : La Mutuelle des travailleurs en soutien au CHR de Dori

C’est la deuxième initiative du genre (matériel sanitaire) de la Mutuelle des travailleurs d’Essakane SA (MUTRESSA), après celle du CMA du secteur 30 de Ouagadougou en 2014. Selon la présidente de la MUTRESSA, Sirinatou Dabo, ce geste est l’incarnation de la générosité et de la solidarité des travailleurs de la société minière. Cette valeur fait partie, affirme-t-elle, des mœurs enseignées au niveau de la société et c’est dans cet esprit que la société mène dans le cadre social (et depuis 2014) des collectes de Fonds pour venir en aide à des structures sanitaires.

Elle explique également que l’approche de cette opération est de collecter des contributions volontaires des employés de la mine. Puis, la somme obtenue de cette cotisation est renforcée du même montant par la direction générale de la société. Pour cette opération, poursuit la présidente, neuf millions de FCFA ont été mobilisées pour exprimer la solidarité des travailleurs de la mine et de sa direction générale aux populations de l’ensemble de la région du Sahel, en particulier aux patients. « Nul n’ignore qu’au CHR de Dori, l’absence des services médicaux essentiels est souvent occasionnée par le manque de matériel. Bien que le personnel soit techniquement compétent, il a quelque fois des difficultés à donner le meilleur de ses compétences par défaut d’un plateau technique conforme », loue la présidente de la MUTRESSA, Sirinatou Dabo ; justifiant du coup le sens de l’initiative.

Le matériel a donc été identifié et acquis de concert avec les responsables du CHR bénéficiaire. « C’est une évidence que nous ne comptons pas nous arrêter là. Nous envisageons dans le futur de perpétuer notre généreux geste à l’endroit d’autres structures sanitaires particulièrement démunies dans notre pays », promet Sirinatou Dabo.

Le matériel est composé entre autres, d’un Electrocardiographe, d’un distillateur d’eau, d’un doppler à ultrasons de poche, de trois tables d’examen, trois tables d’accouchement, trois charriots brancards et de 50 matelas.

« Entreprise au grand cœur ». C’est en ces termes que le directeur général du CHR de Dori, Emmanuel Koné, a résumé la reconnaissance de sa structure aux donateurs. Pour lui, ce geste vient réduire le déficit en équipements que connaît le CHR de Dori, eu égard à l’immensité des besoins des services. Les besoins en matière de santé ne finissent pas, souligne le directeur général du CHR pour qui, la réhabilitation des locaux, l’équipement du bloc opératoire de la maternité, l’acquisition d’ambulance et de véhicules utilitaires pour les missions d’approvisionnement et du personnel sont des besoins sur lesquels sont invitées d’autres bonnes volontés (les forces vives de la région en particulier) à emboîter les pas de la MUTRESSA. C’est pourquoi a-t-il insisté sur l’importance du don de la Mutuelle qui vient soulager et contribuer à la prise en charge des patients. « Il y avait des difficultés concernant ce type d’équipements », a confié M. Koné.

Pour le gouverneur de la région du Sahel, Colonel-Major P. Hyacinthe Yoda, cet acte de la MUTRESSA est à la fois humanitaire et une vision de développement socio-économique du pays. « Il faut avoir un grand cœur pour faire ce geste. Dans ce domaine, plus on donne, mieux ça vaut », exprime le gouverneur avant de galvaniser les autres entreprises privées à emboîter le pas à travers le pays.

La visite de la pédiatrie du CHR, par laquelle a pris fin la cérémonie de remise symbolique du matériel, a permis de constater que certains équipements sont bien utilisés avant la remise officielle. « Preuve que le besoin est-là », conclu simplement le gouverneur Yoda. La visite fut aussi un moment propice pour les donateurs et les autorités de la région pour apporter leur soutien morale aux patients et accompagnants du bloc visité.

Mise en place en 2011, la MUTRESSA est forte de plus de deux mille adhérants. Elle est ouverte à tout travailleur de la mine et a des initiatives qui vont également au-delà de la région d’implantation de la société minière (région du Sahel dont Dori est le chef-lieu).

Entrée en production commerciale en juillet 2010, Essakane SA a, en fin 2015, crée 2226 emplois directs dont 95% de Burkinabè. On note aussi qu’Essakane SA (encore appelée Iamgold Essakane SA) a, en fin 2015, fait 110 milliards FCFA en termes d’achats locaux auprès de 500 fournisseurs de biens et services burkinabè.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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La gloire d’être marié !

il y a des vertus qu’aucun langage, aussi riche soit-il, ne saurait décrire et encore moins définir. Il en est ainsi des vertus du mariage. Le mystère de l’unité que confère le mariage à un homme et à une femme, loin de les uniformiser, les identifie plutôt. Chacun dans ce lien à nul autre pareil, apprend à mieux se connaitre pour mieux s’accepter et s’apprécier. Je ne saurai jamais que je suis un homme si en face de moi il n’y avait pas quelqu’un qui s’appelle femme.

Qui pourrait me dire le sentiment qu’il ressent en entendant dire : « c’est le mari d’une telle….c’est la femme d’un tel » ? On se sent simplement valorisé. Cette appellation me fait savoir que je suis différent de celui ou de celle qui est en face ; comme pour dire que ce que l’on considère comme différent revêt une grande importance et joue un grand rôle car là où tout est pareil, on ne distingue plus rien et on ne peut rien apprécier.

La femme aux côtés de l’homme ne l’efface pas, tout au contraire. Cette cohabitation apporte une identité à chacun des conjoints. Dans le couple, les partenaires se doivent beaucoup, parce qu’il a fallu la présence de l’un pour que l’autre se voit différent : différent dans le physique, dans les gestes, la façon de parler et d’agir. Dans cette union, chacun découvre sa raison d’être et de vivre.

S’entendre appeler époux crée une satisfaction, comble un besoin, donne de la motivation et responsabilise. On n’est plus seulement homme, on est époux, c’est-à-dire que l’on a eu à réfléchir et à décider. La vie de chaque jour et de tous les jours est désormais rangée dans un autre chapitre. Ce titre que l’on porte désormais oblige les autres à avoir un autre regard, un autre comportement à son égard. On comprend toute la gêne que peut ressentir un homme, quand à un certain âge, il n’est toujours pas marié. Il subit une censure sociale qui le dévalorise. Il fera l’objet de toute sorte de jugements Et ici ce qui est vrai de l’homme l’est autant de la femme.

La société accepte difficilement de voir une femme d’un certain âge qui ne soit toujours pas sous le toit d’un homme. Et on comprend pourquoi toute femme mariée est fière de dire aux autres : « je rentre à la maison ».

La maison, ce n’est pas le bâtiment, c’est bien plus. Je rentre à la maison, pour la femme, c’est de faire savoir aux autres qu’elle n’est plus seule et surtout qu’elle a quelqu’un qui l’attend, quelqu’un pour qui elle compte, quelqu’un à qui elle peut se confier et mieux en qui elle peut se réfugier. Ce sentiment d’avoir quelqu’un, d’appartenir à quelqu’un lui donne de la fierté, de la gloire.

Le mariage assure effectivement à la femme de l’assurance, de la sécurité. C’est aussi vrai pour l’homme. « J’ai une épouse », c’est-à-dire que je suis devenu responsable ; j’ai pris mes responsabilités. Que la femme soit l’égale de l’homme- je préfère le mot : équivalente=même valeur-, capable d’exercer les mêmes tâches que lui, ne fait pas d’elle un homme. Elle reste tout de même une femme. Et ce n’est pas du tout péjoratif. Elle l’est et elle le demeurera. De même que l’homme de temps à autre accomplisse des tâches qui relèveraient du domaine de la femme, tel que : faire la cuisine, puiser de l’eau, faire le bain au bébé et lui donner à manger ; oui, tout cela ne fait pas de lui une femme. Et c’est en cela d’ailleurs qu’il découvre qu’il est un homme et pas autre chose.

Et quand vient un enfant ?
Cela ne fait que renforcer chacun dans sa nature singulière et dans sa vocation spécifique : être époux et être épouse. En cet enfant, chacun voit le rôle particulier qu’il a joué et se convainc davantage qu’ils sont différents l’un de l’autre, mais plus que jamais complémentaires : un mais pas uniforme.

Les époux doivent donc comprendre l’importance que revêt la présence de chacun. Chaque partenaire retrouve sa valeur et sa raison d’être avec la présence de l’autre. Voilà comment les conjoints sont comblés et tirent leur gloire l’un de l’autre et cela se vit dans le cadre du mariage.

Le mariage a donc des vertus que seuls les partenaires conjugaux peuvent découvrir et vivre.

Rock Audacien D. DAMIBA
Conseiller Conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr

 

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2016.10.21

Abolition de la peine de mort : Un étudiant burkinabè en journalisme distingué

Abolition de la peine de mort : Un étudiant burkinabè en journalisme distingué
© DR / Autre Presse
 
Abolition de la peine de mort : Un étudiant burkinabè en journalisme distingué
 
Kiswensida Oswald Gaétan Segueda, étudiant à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC) devient le premier Burkinabè à obtenir ce prix du concours international de journalisme contre la peine de mort. Le lauréat 2016 a reçu son diplôme le 10 octobre dernier, au Quai d’Orsay à Paris.


Pour son reportage audio de 2 minutes 57 secondes sur la peine de mort au Burkina intitulé« Peine de mort un sujet qui divise les Burkinabè », le burkinabè accède à la première place du podium. Il a reçu son diplôme des mains de Robert Badinter, l’ancien Garde des sceaux de la France, qui est à l’origine de l’abolition de la peine de mort en 1981, sous la présidence de François Mitterand.

La cérémonie a été présidée par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, et le Représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’Homme, Stravos Lambridinis. Le concours a lieu depuis 2 ans à l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de la peine de mort célébrée le 10 octobre de chaque année.

Il est organisé conjointement par le Ministère français des Affaires étrangères, l’Association française « Ensemble contre la peine de mort » (ECPM) le Conseil national des Barreaux de France et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

R.A.B, AmbabfParis : www.ambaburkina-fr.org.

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Ministère de la solidarité nationale : Le protocole de la charte africaine des droits des personnes handicapées en examen

   Le Secrétariat permanent du Conseil national multi sectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées (SP/COMUD/Handicap organise les 20 et 21 octobre 2016 un atelier de réflexion et d’amendement du projet de protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. Les participants vont passer en revue les articles de ladite Charte.

       
Ministère de la solidarité nationale : Le protocole de la charte africaine des droits des personnes handicapées en examen

Réfléchir et recueillir les amendements des participants sur le projet de protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des personnes handicapées en Afrique. Tel est l’objectif de l’atelier organisé par le Secrétariat permanent du Conseil national multi sectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées.

Des responsables du Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, des personnes handicapées ainsi que des représentants des ONG œuvrant dans le domaine prennent part aux travaux. Initié par le SP/COMUD/Handicap et financé par l’ONG Light for the World, l’atelier a pour but de recueillir les remarques et les amendements des participants sur le document soumis à leur appréciation.

L’aboutissement d’un long processus

Les différents rapports font ressortir le nombre très élevé des personnes handicapées dans le monde et surtout sur le continent noir. En 2010, le rapport mondial sur le handicap a estimé à un milliard, soit 15% de la population mondiale, le nombre des personnes handicapées. La majorité de ces personnes vivaient en Afrique. Plus près de nous, le Recensement général de la population et de l’habitation a enregistré, en 2006, 168 094 personnes handicapées, soit 1,2% de la population nationale.
La situation financière de ces personnes est souvent des plus difficiles. Pour une meilleure prise en compte des personnes vivant avec un handicap surtout en Afrique, la période 1999-2009 a été décrétée par les Nations unies, la décennie des personnes handicapées en Afrique. S’en est donc suivie, en 2009, l’élaboration des différents textes de Convention auxquelles le Burkina a adhéré.

Le premier draft du projet de Protocole de la Charte africaine a été présenté et adopté en 2013 à Addis Abeba. « C’est donc ce projet de document qui est soumis aux différents Etats pour apporter les dernier amendements avant son introduction au sein des commissions spécialisées de l’Union africaine », a indiqué le Ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille.

Le document de 30 pages sera présenté et expliqué aux participants qui vont apporter les modifications prenant en compte les attentes des personnes handicapées au Burkina Faso. Les participants auront aussi droit à des communications sur la politique de l’Union africaine sur les droits des personnes handicapées et les textes juridiques portant protection et promotion des droits des personnes handicapées au Burkina.

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2016.10.20

L’Afrique Subsaharienne compte 389 millions de pauvres

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, en anglais « End of poverty day » chaque 17 octobre, la Banque mondiale a convié les acteurs du monde agricole à une vidéoconférence. Depuis Washington, l’institution internationale a partagé avec 11 pays francophones et 17 pays anglophones les conclusions du rapport sur l’agriculture en Afrique.

       
L’Afrique Subsaharienne compte 389 millions de pauvres

« De l’humiliation et l’exclusion à la participation : Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes », est le thème sous lequel cette journée a été célébrée ce 17 octobre 2016, au Bangladesh. Au Burkina Faso, cette journée a d’abord été ponctuée par une visite de terrain effectuée le 13 octobre dernier dans la région du Plateau Central, pour constater les investissements de la Banque mondiale à travers ses partenaires que sont le Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP) et le Projet d’amélioration de la productivité agricole et la sécurité alimentaire (PAPSA).

Pour marquer d’une pierre blanche cette journée, dans la soirée du lundi 17 octobre, la représentation nationale de la Banque mondiale a convié dans ses locaux à Ouagadougou, les acteurs du monde agricole. Cela pour suivre par vidéoconférence les conclusions du rapport intitulé : « L’agriculture en Afrique : les priorités des dépenses publiques ».

En raison de la fracture linguistique, les 17 pays anglophones et les 11 pays francophones dont le Burkina se sont entretenu séparément avec Washington, siège de la Banque mondiale. Les autres pays francophones sont : le Burundi, le Cameroun, la Côte d’ivoire, le Congo, le Mali, Madagascar, la RD Congo, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

41% des pauvres en Afrique subsaharienne

Dès l’entame, un tour de table, du moins, un tour de pays a été fait pour permettre aux différents acteurs déjà de camper le décor avant la présentation du rapport. C’est ainsi que le Burkina par la voix de Lionel Yaro, chargé de communication de la Banque mondiale au Burkina, a fait part aux autres pays de la visite de terrain effectuée le jeudi 13 octobre 2016.

Place à la présentation des conclusions du rapport qui a été faite part Pablo Fajnzylber, Directeur au pôle mondial d’expertise, depuis le Mozambique. De ce rapport, il ressort qu’en 2013, 767 millions de personnes dans le monde vivaient en dessous du seul de pauvreté qui est de 1,90 dollars US soit moins de 1000 fcfa. Donc 11 personnes sur 100 étaient dans une extrême pauvreté sur notre planète. Malgré une baisse de l’ordre de 4 millions de pauvres, l’Afrique subsaharienne totalise 41% des personnes pauvres dans le monde. Soit un total de 389 millions de pauvres. 80% des personnes pauvres sont non seulement jeunes mais rurales et 64% vivent de l’agriculture. Donc en moyenne, 75% vivent en Afrique Subsaharienne dans la pauvreté.

Dans ce tableau noir, nait une lueur selon toujours le rapport. En effet, des pays comme le Cambodge, le Mali (avant la crise de 2012), l’Ethiopie, le Ghana et bien d’autres, ont connu une évolution dans la croissance. Cela grâce à l’accroissement de la productivité dans le domaine agricole.

32% d’enfants malnutris en Afrique au Sud du sahara

Dans la même lancée, Simeon Ehui, Directeur au pôle mondial de de compétence sur l’agriculture, a pris la parole depuis Washington. Selon les chiffres qu’il a avancés, 220 millions de personnes sont chroniquement sous-alimentées et ce chiffre a augmenté négativement de 23%. C’est ainsi qu’en Afrique Subsaharienne, 32% des enfants ne reçoivent pas suffisamment de micronutriments, ce qui veut dire qu’ils sont malnutris. Il s’est avéré selon les études ajout-t-il, qu’investir dans l’agriculture permet d’améliorer efficacement deux à quatre fois plus le revenu des ménages qui vivent dans la pauvreté. Dans le monde, précise-t-il, 200 millions de terres sont disponibles et cultivables avec la moitié de ces terres en Afrique Subsaharienne.

Par ailleurs, Simeon Ehui, a énuméré un certain nombre de solutions qui peuvent aider l’Afrique et le monde à sortir progressivement de cette gangrène qu’est la pauvreté. Il s’agit du développement des nouvelles technologies, de rendre performent les cultures vivrières, d’avoir une politique économique saine, non discriminatoire qui permettra l’accès de la femme à la terre et aux crédits. Pour lui, l’Afrique a de bonnes raisons d’espérer, mais il y a beaucoup à faire dans la gouvernance, le leadership politique, l’augmentation du financement pour l’agriculture, l’accès au marché.

A l’issue de cette présentation, s’en est suivi la phase de questions réponses. Pourquoi les subventions aux engrais n’ont pas le rendement escompté ? Quand la qualité du sol est basse, le rendement ne peut qu’être bas aussi. En dehors de la recherche, quels sont les leviers pour booster l’agriculture ? Il y a l’économie d’échelle qui permet un travail d’ensemble pour augmenter la productivité, le prix des marchés, la bonne chance avec le climat. Mais aussi la paix car lorsque les conflits diminuent, la production augmente. Sans oublier le capital humain qui est important, donc il faut la formation professionnelle.

Comme exemple, le Rwanda a investi 3% de son budget dans l’agriculture. Ce qui a augmenté sa croissance agricole de 7% avec une réduction de la pauvreté de près de 22%. Idem pour l’Ethiopie avec un accroissement de 5% dans la productivité agricole, le taux de pauvreté a baissé de 33%.

Notons qu’il y a des pays comme la Zambie, le Mozambique où l’augmentation du rendement agricole n’a eu aucun effet sur la réduction du taux de pauvreté. Aussi, la qualité des dépenses compte en ce sens que si tout le budget alloué à l’agriculture sert « à payer les fonctionnaires assis dans les bureau », rappelle Simeon Ehui, il n’y aura pas de changement. Malgré les 45 milliards de dollars US que la Banque mondiale dépense sous forme de subvention.

A la fin de cette vidéo conférence, Boubacar Barry, représentant du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques, confie que son département en dehors des fonds et projets travaille « à subventionner les intrants agricoles ». Cela aide en partie « à la réduction de la pauvreté ».
Elisée Ouedraogo, Economiste principal agricole à la mission résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso, confie que « lorsqu’on investit dans l’agriculture, on peut avoir des résultats importants quant à la réduction de la pauvreté ». Pour lui, « l’efficacité et l’efficience de la dépense publique peut aussi contribuer à la réduction de la pauvreté ». Et la subvention « est efficace quand elle est vraiment ciblée », ajoute-t-il.

Rappelons que 53 pays avaient signé le protocole de Maputo en juillet 2003 qui demandait d’allouer 10% des budgets nationaux à l’agriculture. Le Burkina Faso, tout comme la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Malawi et l’Ethiopie, font partie des pays qui appliquent cette mesure.

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2016.10.19

Droits humains : Une loi pour protéger et promouvoir les droits des personnes âgées

En 2006, selon les données du Recensement général de la population et de l’habitat, le Burkina Faso comptait 712 573 personnes âgées de 60 ans et plus, soit une proportion de 5,1% de la population totale résidente. Ces personnes du 3e âge, comme on les appelle, ne bénéficient pas véritablement d’une protection juridique efficace, car le cadre normatif actuel n’est pas adapté à leur situation. Pour corriger cette anomalie et se conformer aux dispositions internationales en la matière, le pays des Hommes intègres a entrepris l’élaboration d’un projet de loi en faveur de cette frange de la population. Soumis à l’Assemblée nationale, ce projet de loi a été adopté, à l’unanimité, le 17 octobre 2016.

       
Droits humains : Une loi pour protéger et promouvoir les droits des personnes âgées

C’est depuis 2002 que le Burkina a entrepris l’élaboration du présent projet de loi. L’objectif poursuivi est de reconnaître les droits des personnes âgées à travers un texte spécifique afin de prendre en compte leur situation parfois précaire. Cette reconnaissance aura l’avantage d’interpeller les différents acteurs de la vie sociale à consentir des efforts pour la réalisation des droits des personnes âgées. Dans le processus, deux ministères se sont appropriée cette préoccupation afin qu’elle connaisse un aboutissement heureux. Il s’agit du ministère en charge des droits humains et du ministère en charge de la solidarité nationale. Aussi, différents départements ministériels, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers intervenant dans le domaine des personnes âgées au Burkina ont été associés aux discussions.

Avec son adoption le 17 octobre, c’est un ouf de soulagement pour les personnes âgées. « Je suis dans une joie débordante parce que pour nous la nuit a été longue mais le jour est arrivé. Le travail a commencé depuis 2011. Je pense qu’aujourd’hui, avec l’adoption de cette loi, l’Assemblée nationale rétablit la justice dans la société. Maintenant, la société burkinabè est une société pour tout le monde. Maintenant, nous avons une loi qui va nous permettre d’agir dans la légalité », s’est réjoui Vitalien Poda, président du conseil national des personnes âgées du Burkina.

Dans ce contexte où l’individualisme est en train de prendre le dessus sur tout, la prise de cette disposition spécifique pour protéger et promouvoir les droits des personnes âgées était une nécessité. « L’adoption de cette loi va permettre l’amélioration des conditions de vie et de la qualité de vie des personnes âgées », a précisé Laure Zongo/Hien, la ministre en charge de la solidarité nationale.

En effet, il est prévu dans cette loi la création de centres de gériatrie pour les personnes âgées, l’établissement d’une carte de personne âgée qui donne droit à des avantages dans le domaine des transports et de la santé. Cet instrument juridique permet d’accorder un regard spécial à ces personnes âgées qui demeurent des personnes ressources dont l’expérience et la sagesse seraient plus qu’utiles à la société.
Le projet de loi a été certes adopté. Mais, il faut encore des textes d’application pour une mise en œuvre efficace. « Pour l’opérationnalisation de la loi, nous avons quatre projets de décrets déjà prêts que nous allons dans les meilleurs délais soumettre en conseil de ministres pour permettre la mise en œuvre effective de cette loi », a assuré Laure Zongo/Hien.

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2016.10.18

Lettre ouverte au président du Faso : peut-on avoir un enseignement de qualité sans manuels scolaires ?

Lettre ouverte au président du Faso : peut-on avoir un enseignement de qualité sans manuels scolaires ?
© DR / Autre Presse
 
Lettre ouverte au président du Faso : peut-on avoir un enseignement de qualité sans manuels scolaires ?
 
Excellence Monsieur le Président, Nous venons, très respectueusement, vous adresser cette lettre ouverte dans l’espoir qu’avec la diligence qui vous est reconnue, vous la lirez et qu’une solution sera trouvée au problème récurrent et grandissant des manuels scolaires du primaire au Burkina Faso.


Depuis plusieurs décennies, des imprimeries étrangères avaient le monopôle de la production des manuels scolaires du primaire par manque de capacités réelles nationales. Mais, depuis, les choses ont nettement évoluées et plusieurs imprimeries de la place ont largement investi et embauché pour satisfaire la demande.

Après plusieurs années de lutte, l’Etat a fourni des efforts afin que les entreprises Burkinabè puissent, enfin, prétendre soumissionner à des appels d’offres malgré le handicap qu’elles supportent dans ce domaine. Comme les marchés d’acquisition des manuels sont des appels d’offres internationaux, il sied de remarquer que les entreprises étrangères ont l’avantage d’exécuter le marché hors taxes et hors douane et sans, pour autant, créer le moindre emploi pour les burkinabés. Cependant, les entreprises locales importent les matières premières en toutes taxes comprises (Douanes et TVA + transport) et contribuent, par les différentes impositions comme les IUTS, le BIC et les cotisations à la CNSS, à la mobilisation des recettes fiscales de notre cher pays.

Par contre, ces entreprises étrangères en plus d’avoir des appels d’offres nationaux bénéficient de subventions sous forme de défiscalisation sur les exportations que leurs états leurs octroient.

Nous venons, Excellence monsieur le Président, par cette lettre, vous poser le problème de production des manuels qui est pris en otage depuis plus d’une année à cause des difficultés procédurales. En effet, pour le cas spécifique de l’appel d’offres de juin 2015, quatre (04) entreprises locales ont été attributaires de tous les lots parce que les offres des autres entreprises étrangères n’étaient pas, techniquement, conformes. Sont de celles-ci DAR EL FIKR du Liban, LOVELY de l’Inde et l’entreprise BETA de la Tunisie. Mais l’entreprise BETA a décidé de déposer une plainte auprès de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) pour contester les résultats ; estimant que les griefs, pour lesquels elle a été écartée, n’étaient pas valables. En délibéré, l’ORAD (Organe de Règlement à l’Amiable des Différends) a demandé à ce que la Direction des Marchés Publics du MENA écrive en Tunisie pour vérifier la conformité du chiffre d’affaire de l’Entreprise tunisienne et en tirer les conséquences de droit.

Après plusieurs mois d’attente, aucune réponse ne s’en est suivie et, dans le même temps, les plus hautes autorités de la transition ont interpelé le SP de l’ARCOP quant au délai d’attente qui se prolonge au détriment de l’intérêt supérieur des enfants de ce pays bénéficiaires des livres. Mais le dossier est quand même resté bloqué jusqu’à ce jour.

Il est surprenant de constater que la mission initiale de fournir à tout élève, des livres pour favoriser l’éducation, passe au troisième plan, bien après l’imbroglio des procédures administratives dans lequel ce dossier est embourbé depuis plus d’un an et bien après les considérations amères d’un imprimeur qui, habitué à avoir la main mise sur une partie de notre Administration, refuse que ce marché puisse lui échapper.

Nous avons dénoncé ce long délai d’attente (plus de 07 mois) dans la presse (voir Journal le pays n°6120 du 14 juin 2016) et, curieusement, quelques jours après, nous apprenons que la réponse est venue par voie diplomatique pour attester de la conformité du chiffre d’affaire de l’entreprise BETA. Il se pose, dès lors, la question de savoir s’il est normal de n’imposer aucun délai de réponse pour un dossier qui a un délai d’exécution et qui est lié à un exercice budgétaire et, de surcroit, qui a trait à la satisfaction de l’intérêt général puisqu’il s’agit de l’éducation de nos enfants.

Ce litige a eu pour conséquence la non-exécution des dits marchés et la non disponibilité des livres pour l’année scolaire 2015-2016.Le même scénario semble se produire pour l’année 2016-2017.

Excellence Monsieur le Président, deux années consécutives sans manuels scolaires pour les élèves, nous pensons que c’est trop. Si, réellement, l’éducation fait partie des priorités de l’Etat comme cela peut se constater dans votre Programme de développement économique et social (PNDES) et nous n’en doutons point, quelque chose devrait être faite pour éviter de tels scenario qui n’honore pas notre très chère patrie. Les partenaires techniques et financiers mettent à la disposition de l’État des fonds pour réaliser des projets et nous sacrifions notre jeunesse au profit des intérêts égoïstes et des velléités sans précédent qui empêchent ces projets d’aboutir. Le cas des manuels en est un exemple patent.

C’est pourquoi Excellence ces questions méritent réflexions :

  • Pourquoi le MENA n’arrive pas toujours à faire exécuter les différents contrats au cours de la même année alors que les ressources ont, chaque année, été disponibles ?
  • Pourquoi les travaux des différents ateliers qui aboutissent toujours à des recommandations fortes restent quasiment dans les tiroirs sans suite ?
  • Pourquoi les entreprises locales qui contribuent à l’emploi au Burkina Faso et à la mobilisation des recettes fiscales du pays, ne sont pas traitées à égalité avec des entreprises étrangères et pourquoi nous n’avons pas une politique industrielle forte pour favoriser l’émergence d’une véritable industrie du livre, autonome et performante ?
  • Les prérogatives accordées à certains services ou directions censées réguler et contrôler la commande publique ne sont-elles pas utilisées de façon abusive ou ne favorisent-elles pas la corruption ?

Nous avons une partie des solutions à ces problèmes. C’est pourquoi, Excellence monsieur le Président, nous écrivons cette lettre ouverte même si, pour des raisons de bienséance, tout ne peut se dire dans une lettre ouverte, dans l’espoir qu’elle sera lue et prise en compte et que le problème des manuels scolaires deviendra un sujet d’intérêt national.

Les parents d’élèves savent bien que c’est l’État qui a pris la décision de distribuer gratuitement chaque année les livres aux élèves. Il est, néanmoins, contraint de se retourner, très souvent, vers le marché informel pour que son enfant puisse suivre, dans les meilleures conditions, sa formation scolaire. Les premières autorités de l’État doivent prendre en main, ce dossier des manuels scolaires pour que, de façon définitive, soit réglé le problème.

Excellence Monsieur le Président, tout en vous souhaitant beaucoup de succès dans l’exercice de vos fonctions, nous vous assurons de notre entière disponibilité pour vous accompagner et, par la même occasion, nous vous prions de trouver, ici, l’expression de notre très haute considération.

Le Regroupement d’Imprimeries
Groupement d’entreprise IMPRICOLOR/ESIF Tel 70 20 44 40 / 70 26 82 26 email : partinium@yahoo.fr / esif@live.fr
GRANDE IMPRIMERIE DU BURKINA Tél 70 11 89 95 email : gibsec@yahoo.fr
MANUFACTURE DES ARTS GRAPHIQUES tel 70 21 04 52 email : mag.burkina@yahoo.fr
Groupement d’entreprise MARTIN PECHEUR/EKL/ECGYK tel 70 26 02 62 email : martinpecheur1@yahoo.fr

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Burkina : Près de 40% des décisions de justice rendues ne sont pas rédigées (diplomate)

Ouagadougou, 17 oct. 2016 (AIB)- Près de 40% des décisions de justices rendues au Burkina Faso ne sont pas rédigées, a affirmé lundi, le nouvel ambassadeur de France accrédité au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabanes, a-t-on constaté.

M. Lapeyre de Cabanes a notamment indexé les décisions de justice verbales comme l’une des principales causes de la rupture de confiance entre la justice et le justiciable.

Le diplomate français qui a déposé ses valises le 27 septembre 2016 au Burkina Faso, s’exprimait à l’ouverture d’un atelier de formation sur le management des juridictions au profit de certains acteurs de la justice.

«Comment le justiciable pourra-t-il se prévaloir d’une décision de justice qui ne lui a pas été fournie ? Comment pourra-t-il faire confiance en la justice ? », s’est-il demandé, avant d’ajouter que le Burkina Faso a demandé le concours de son pays pour relever ces insuffisances.

Quant au ministre en charge de la Justice, René Bagoro, il a précisé que les problèmes majeurs de la justice burkinabè sont «l’insuffisance de collaboration au sein des juridictions, le mauvais accueil des justiciables, les lenteurs dans le traitement des affaires, les lenteurs dans la rédaction des décisions de justice ou leur non rédaction et la rupture de la confiance entre justice et justiciable».

M. Bagoro a pour ce faire, invité les acteurs de la justice à « s’investir pour la restauration de la confiance entre la justice et justiciable, à travers l’amélioration du fonctionnement des juridictions »

Le premier responsable du département de la justice a par ailleurs souhaité des échanges sur les méthodes et pratiques de gestion des juridictions afin d’harmoniser les vues, les méthodes tout en les appelant à retenir également les règles et bonne pratiques managériales.

La Formation sur le management des juridictions qui se déroulera en deux sessions, à savoir du 17 au 18 octobre à Ouagadougou et du 20 au 21 octobre à Bobo-Dioulasso, sera assuré par des experts français et Burkinabè.

Elle réunira près de 115 participants, composés essentiellement de présidents et vices présidents, de procureurs et de greffiers en chefs de toutes les cours d’appel et de tous les tribunaux du Burkina Faso.

Agence d’Information du Burkina

rs/taa

Photo: MATSI


 
 

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Boi Tarcisio, l’Italien qui vend du porc au four à Ouaga

Le commerce du porc est exercé au Burkina par de nombreuses personnes qui arrivent souvent à joindre les deux bouts. Dans les quartiers, les marchés, devant les débits de boisson, il est rare de ne pas rencontrer des fours sur lesquels est inscrit: «Vente de porc au four». Dans la majeure partie des cas, ce sont les autochtones qui s’adonnent à ce métier. Mais de plus  en plus cette donne tend à changer. Et pour preuve, nous avons découvert une personne de nationalité étrangère qui s’intéresse à la cuisson et à la vente de la viande de porc, avec des méthodes particulières. Il s’appelle Boi Tarcisio, d’origine italienne. Nous l’avons rencontré le 15 octobre 2016 devant son fourneau à Tampouy, près de la salle de cinéma, pour mieux connaître ses recettes.

Boi Tarcisio à l’œuvre
Boi Tarcisio à l’œuvre au début

«Tu mangeras à la sueur de ton front», nous enseignent la Bible et le Coran. Boi Tarcisio, Italien de nationalité, ne dira pas le contraire. Lui qui est arrivé au Pays des Hommes intègres il y a de cela six ans avec son ami. Il a décidé de s’y installer après avoir été conquis par l’accueil chaleureux que lui et son ami ont bénéficié de la part des Burkinabè. Comme il fallait survivre dans un nouveau contexte, Boi Tarcisio décide de se lancer dans la vente de la viande de porc grillée, se souvient-il comme si c’était hier. Cependant, l’Italien nous confie que le choix de ce commerce n’est pas fortuit, car c’est depuis l’âge de 13 ans qu’il a appris aux côtés de son grand-père et son père, à cuire cette qualité de viande, qui est originale de son avis.

M. Tarcisio à la fin de sa cuisson, prêt à servir
M. Tarcisio à la fin de sa cuisson, prêt à servir

«Au Burkina, ils n’utilisent que le four pour cuire cette viande qui contient beaucoup de parasites», a-t-il remarqué. Or dit-il, la viande de porc a aussi beaucoup de graisse qui s’avère très mauvaise pour la santé et il faut éviter à tout prix d’envoyer les clients à l’hôpital. C’est pourquoi, «ma manière de cuire la viande est originale parce que je la mets dans une sorte de manivelle au feu comme un barbecue, et je la fais tourner jusqu’à ce que la graisse disparaisse», a-t-il dévoilé tout en précisant que cette méthode permet de tuer tous les parasites.

Certaines personnes ont essayé de faire comme lui sans succès, car il est le seul à détenir les secrets, se vante-t-il: «Cela plaît bien aux gens parce qu’il n’y a pas un seul client qui s’est déjà plaint de ma manière de cuire la viande. Au contraire, ils apprécient».

Tarcisio a par ailleurs fait remarquer que ce métier lui permet de subvenir aux besoins de son épouse qui est burkinabè et de leurs deux enfants. De ce fait, il a dit qu’il n’envisage plus repartir chez lui en Italie et compte rester au Burkina pour toujours où il est devenu Burkinabè. Comme quoi «il n’y a pas de sot métier mais de sottes personnes» comme le dit si bien l’adage populaire.

Madina Belemviré

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