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2016.10.18

Lutte contre la pauvreté : La Banque mondiale et ses partenaires visitent des producteurs du Plateau Central

Institué par les Nations Unies depuis 1993, le 17 octobre marque la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, en anglais « End of poverty day ». Avec pour thème : « De l’humiliation et l’exclusion à la participation :Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes », cette journée est célébrée en 2016, au Bangladesh. En prélude à cela, une délégation de la Banque mondiale au Burkina a décidé avec ses partenaires d’aller sur le terrain pour constater les fruits de leurs investissements. C’était ce jeudi 13 octobre 2016 dans les communes de Loumbila et de Ziniaré dans la région du Plateau Central.

 

Lutte contre la pauvreté : La Banque mondiale et ses partenaires visitent des producteurs du Plateau Central

Ce sont des producteurs très ravis qui ont reçu la délégation de la Banque mondiale et de ses partenaires que sont le Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP) et le Projet d’amélioration de la productivité agricole et la sécurité alimentaire (PAPSA).

Première destination, le village de Noungou dans la commune rurale de Loumbila. Là, se trouve Jean Baptiste Ouedraogo producteur d’oignons depuis 1985. En 2008 grâce au PAFASP, il reçoit une subvention de 3 150 000 francs CFA pour la construction d’un entrepôt de conservation d’oignons de 12 tonnes. Etant donné la bonne marche de ses affaires, le producteur sollicite encore le soutien de son partenaire qui accepte l’appuyer pour la construction d’un nouvel entrepôt de 30 tonnes maintenant. Cela à hauteur de 4 875 000 de francs CFA. A cette somme, il doit ajouter au moins 2 500 000 de nos francs comme contribution. Le financement étant acquis, reste le début du chantier. Aussi la cinquantaine de membres de l’association Teeltaaba dont Jean Baptiste fait partie a bénéficié d’un appui en équipements pour la production d’oignons sur 20 hectares.

« La terre ne ment pas »

Heureux de cette visite, Jean Baptiste Ouédraogo a fait remarquer que sa vie a beaucoup évolué pour lui, sa famille et ses employés. « Actuellement j’ai un véhicule, j’ai construit une villa, j’ai changé de vie, j’arrive à scolariser mes enfants dans des écoles où je ne pensais pas le faire », confie-t-il. Tout cela grâce à l’oignon. Cela n’a pas toujours été ainsi. Il s’en souvient comme si c’était hier, de ce qu’il devait faire de sa production d’oignon par manque de lieu de conservation. Jean Baptiste était obligé de brader le sac de 50 kg d’oignon à 2500 ou 3000 francs CFA pour éviter que ça ne pourrisse. Grâce au financement de PAFASP en 2008, les choses ont évolué. Il conserve les oignons de mars à octobre et vend le sac de 50 kg au moins à 20 000 francs CFA.

Avec un chiffre d’affaire qui tourne autour de 15 millions de francs CFA par an et un bénéfice de 10 à 12 millions, ce producteur modèle est le premier au Burkina à avoir un agrément en tant qu’entrepreneur agricole. Aussi grâce au programme. Pour lui, l’agrément est une nouvelle chance. Cela ajoutera un plus, en lui permettant l’achat d’engrais hors taxes et hors douanes, de faire des prestations de service en tant qu’expert paysan pour la formation du monde paysan. Conscient de son nouveau statut, il compte déclarer trois de ses cinq employés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Il encourage les jeunes à se lancer dans la production car la terre ne ment pas. Le producteur d’oignons les invite à ne pas compter uniquement sur la fonction publique car l’on peut mieux vivre de l’agriculture.

Après Noungou, cap est mis sur le bas fond aménagé de Gonsé dans la commune urbaine de Ziniaré. Sur place, ce sont 112 producteurs de riz du groupement Teega Wendé (59 femmes et 53 hommes) qui se réjouissent de cette visite. D’une superficie de 10 hectares pour une production de 35 tonnes, deux variétés de riz sont cultivées dans ce bas fond aménagé en 2016. Le FKR 45 N qui a besoin de moins d’eau et le FKR 19 qui a besoin de plus d’eau.

La femme au cœur de la lutte contre la pauvrété

Pour une bonne gestion sans accroche, les 35 hectares ont été subdivisés en parcelles. Donc dans le bas fond, chacun avec son champ. Aménagé grâce à l’appui du Projet d’amélioration de la productivité agricole et la sécurité alimentaire (PAPSA), la vente du riz à la récolte rapportera au moins 5,250 millions de nos francs aux producteurs. Pour une première saison de production, ce fut un coup de maitre.

Le président du bas fond, Augustin Tiendrébéogo a indiqué que les débuts n’étaient pas faciles mais « de nos jours, le résultat est visible et palpable ». « Avant l’aménagement, c’était un endroit où l’on attachait les animaux », laisse-t-il entendre. Pour lui, personne dans le village ne pensaient que l’on pouvait produire du riz sur ce terrain. Il pense déjà au fait de ne plus acheter de riz au marché et avoir du foin pour les animaux.

Patricia Sawadogo, une des productrices a remercié le PAPSA pour ce soutien. Néanmoins, elle souhaiterait que le soutien continue en faisant une extension du bas fond afin que ‘’ses coépouses’’ qui n’ont pas eu de parcelles puissent en bénéficier. Aussi, elle a demandé qu’on leur aménage un endroit pour fumer le riz.

Economiste à la mission résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso, Mariam Diop, se dit satisfaite des résultats constatés sur le terrain. Pour elle, ce qui est extrêmement important à souligner est que « les différents projets ont eu un impact sur la réduction de la pauvreté au niveau de ces ménages ». Parlant du producteur d’oignons, elle rappelle que cela a permis à l’intéressé de changer de catégorie de vie et « sa famille est passée d’un repas par jour à trois repas ». « Cela est extrêmement important pour la banque parce que quand on dit réduire la pauvreté, c’est améliorer les conditions de vie du ménage », confie-t-elle.

Selon elle, le champ de riz dans lequel il y a 112 producteurs dont 59 femmes montre que « le rôle de la femme est extrêmement important en matière de réduction de la pauvreté ». Mariam Diop dit beaucoup compter sur le PAPSA et le PAFASP qui « sont des exemples et qui complémentent d’autres projets de la Banque mondiale sur lequel nous travaillons ».

Pour marquer cette journée, une vidéoconférence est organisée dans les locaux de la représentation de la Banque mondial au Burkina à 16 heures.

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Journée Mondiale de la Population : Des adolescentes outillées sur les enjeux du dividende démographique

    La Direction Régionale de l’Economie de la Planification (DREP) du Nord en collaboration avec la direction générale de l’économie et de la planification a organisé une conférence publique le 13 octobre 2016 à Ouahigouya. Cette activité au profit de la jeunesse du Nord rentre dans le cadre de la commémoration en différé de la 27ème Journée Mondiale de la Population (JMP).

       
Journée Mondiale de la Population : Des adolescentes outillées sur les enjeux du dividende démographique

Célébrée officiellement le 11 juillet de chaque année, la journée mondiale de la population offre une opportunité de centrer la réflexion sur la problématique du développement en lien avec la démographie. Pour l’édition 2016, cette journée est célébrée sous le thème « investir dans les adolescentes ». Au regard de la place centrale qu’occupe la tranche d’âge de 15-19 ans au sein de la population, cette journée à en croire les organisateurs de la conférence est une invite aux décideurs à répondre aux attentes des adolescentes afin de leur donner les moyens nécessaires pour participer au développement. La conférence qui a eu pour cadre la salle de conférence de la DREP/Nord a surtout intéressé les élèves et étudiantes de la cité de Naaba Kango qui se sont mobilisées pour mieux comprendre les différents enjeux et les liens intrinsèques entre démographie et développement.

Pour des investissements en faveur des « Ados » les plus marginalisées

Pour le haut-commissaire de la province du Yatenga Séni Kabo, représentant le Gouverneur de la région du Nord, les filles qui ont atteint la puberté sont confrontées à de multiples problèmes au sein de leurs communautés. Les mariages forcés, les grossesses et les accouchements au détriment de l’école, la mauvaise gestion corporelle sont entre autres des difficultés auxquelles sont surtout confrontées les adolescentes, laissera-t-elle entendre au cours de son intervention, avant les communications sur le thème de la journée. La représentante du gouverneur a ajouté à titre d’illustration qu’en 2014, les taux brut d’admission des filles au post primaire et au secondaire étaient respectivement de 40,3% et 6,9% tandis que les taux d’achèvement étaient respectivement de 22,3% et 6,8%. Au regard du tableau peu reluisant, le thème retenu est d’actualité, a soutenu l’autorité qui a exhorté les responsables locaux à mettre en place des politiques qui tiennent compte des besoins de la jeunesse et surtout des adolescentes.

Le concept de dividende démographique expliqué

Le dividende démographique est l’accélération de la croissance économique qui peut résulter d’une évolution de la structure par âge de la population, accompagnée d’investissements stratégiques dans la santé, l’éducation, la politique économique et la gouvernance. Au cours de l’exposé et des échanges, les participants ont été informés qu’un dividende démographique survient lorsque la baisse de la fécondité entraîne des changements dans la distribution par âge d’une population. Comment soutenir le dividende démographique et que fait notre pays pour en bénéficier ont été les problématiques majeures soulevées. Les conférenciers ont abouti à la conclusion que le dividende démographique est un modèle de développement, une opportunité à saisir pour assurer l’émergence des pays africains. Les deux communicateurs du jour Kassoum Bikienga et Dalomi Bahan ont fait des recommandations allant entre autres dans le sens de l’amélioration de l’offre de soins de qualité en faveur des mères, des enfants, des adolescents , des personnes âgées et de l’utilisation des méthodes modernes de contraception notamment chez les jeunes en milieu rural etc. Ils ont donné des réponses idoines aux nombreuses interrogations de l’assistance. A la faveur de cette conférence publique, le directeur régional de la jeunesse et de l’insertion sociale, Soumaila Sana, a présenté une communication aux participants sur les techniques d’élaboration d’un projet professionnel. Au terme de la conférence, Emmanuel Sawadogo en sa qualité de directeur régional de l’économie et de la planification a salué la mobilisation des adolescentes qui du reste semblent avoir compris l’importance de la politique nationale de développement et des enjeux liés à la démographie.

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Burkina: Un festival pour renforcer les liens entre détenus et monde extérieur

Burkina: Un festival pour renforcer les liens entre détenus et monde extérieur
© DR / Autre Presse
 
Ouagadougou - La 7e édition du Festival, «Un vent de liberté», entreprendra à nouveau, du 25 au 27 octobre 2016, de renforcer le lien social entre les détenus et le monde extérieur, a appris lundi une journaliste de l’AIB auprès des organisateurs.«A la prison, il y a une nouvelle vie, une nouvelle opportunité qui s’offre à tout détenu et il faut savoir saisir cette opportunité pour sortir être un homme nouveau comme Nelson Mandela ou d’autres personnalités », a déclaré le coordonnateur du Festival «Vent de liberté», Freeman Tapily, lors d’un point de presse à la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO).La 7e édition du Festival, «Un vent de liberté», prévu du 25 au 27 octobre 2016, vise «à atténuer un tant soit peu, cette profonde douleur des détenus en créant un cadre de solidarité, de partage, de convivialité et de communion avec et au sein de la population carcérale (détenus, gardes de sécurité, agents d’appui,...)», indique le dossier de presse.

Les résultats attendus sont entre autres, la consolidation et le renforcement des acquis des éditons précédentes, l’apport d’un soutien moral et matériel à tous les détenus, de toutes nationalités, ethnies et confessions religieuses et de faire oublier aux détenus, le temps d’un festival, leur vie carcérale», poursuit la même source.
Selon Freeman Tapily, les deux premiers jours seront consacrés à l’assistance juridique et médicale.
La responsable du service social de la MACO, Edith Ouédraogo a expliqué que l’assistance juridique est une phase essentielle du Festival, qui consiste à une sensibilisation sur les droits et les devoirs de la personne détenue parce que, l’établissement pénitentiaire a ses règles de fonctionnement.

Le dernier jour, il est prévu des prestations artistiques, des repas communautaires, un match de gala entre journalistes et détenus et une remise de dons.

«On a besoin de vivres, de médicaments, de couches pour les femmes détenues, de lait pour des bébés qui sont ici avec leurs mères parce que attachement maternelle oblige», a lancé Freeman Tapily.

D’après lui, «le monde extérieur doit savoir que nous sommes tous des détenus potentiels. Chacun doit savoir que la MACO, c’est comme Yalgado (principal centre hospitalier du Burkina). Si tu es en pleine forme, il faut penser à Yalgado».

Agence d’Information du Burkina
fo/taa

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2016.10.17

Tolérance zéro en matière de MGF au Burkina : Sika Kaboré fonde son espoir sur l’approche éducative

La première Dame du Burkina et présidente d’honneur du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision, Madame Sika KABORE a animé une conférence de presse sur la lutte contre la pratique de l’excision le samedi 13 août 2016 à Ouagadougou. Photo d'archives utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
La première Dame du Burkina et présidente d’honneur du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision, Madame Sika KABORE a animé une conférence de presse sur la lutte contre la pratique de l’excision le samedi 13 août 2016 à Ouagadougou. Photo d'archives utilisée à titre d'illustration
Les Mutilations génitales féminines (MGF) sont une pratique moyenâgeuse dont l’Etat burkinabè a du mal à se débarrasser. Pour donc parvenir à la tolérance zéro, les défenseurs des droits de la femme et de la fille fondent leur espoir sur l’approche éducative, c’est-à-dire l’insertion de modules MGF dans le système éducatif. Et pour bénéficier de l’appui des élus nationaux, la coordonnatrice de la campagne nationale, la première Dame, Sika Kaboré, a plaidé la cause devant l’Assemblée, lors d’un atelier, les 14 et 15 octobre 2016, à Ouagadougou.

Au Burkina, ces pratiques néfastes que sont les MGF restent malheureusement, encore très répandues, aussi bien géographiquement qu’ethniquement. En 2010, les résultats de l’Enquête démographique et de la santé (EDS) IV ont révélé que 76% des femmes burkinabè de 15 à 49 ans, ont déclaré avoir subi une mutilation génitale féminine. Fort heureusement, par la volonté politique affirmée au sommet de l’Etat et la conjonction des actions du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE), des ONG, de la société civile, ainsi que des partenaires au développement, le taux de prévalence chez les filles de 0 à 10 ans est passé de 36% en 1996, à 20% en 2003 et chez les filles, de 0 à 14 ans, il est passé de 13,3% en 2010, à 11% en 2015.

«Ces données me confortent dans cette conviction qu’au Burkina, l’élimination d’une telle pratique ne relève pas de l’impossible, pour peu que nous nous y engagions résolument tous et chacun à son niveau», a expliqué la première Dame, Sika Kaboré. Toutefois, elle a souligné que la baisse sensible des indicateurs cache tout de même des poches de résistance marquées par les pratiques clandestines et transfrontalières, de même que la baisse de l’âge des victimes.

Pour donc atteindre la tolérance zéro, la première Dame a plaidé pour l’insertion de modules MGF dans les contenus éducatifs, car cela va permettre d’agir simultanément, aussi bien sur les enfants que sur les enseignants et les parents, ce qui suscitera ainsi la dynamique sociale à même d’accélérer l’avènement de la tolérance zéro aux MGF dans notre pays.

«Dans la lutte farouche que nous menons au quotidien pour la promotion et la protection des droits des femmes et des enfants, le soutien indéfectible des élus nationaux est, à tout point de vue, précieux et constitue un atout majeur», a lancé la première Dame aux parlementaires. Selon elle, le rôle du député est capital dans sa circonscription électorale. En tant que responsable politique, il est en mesure de créer une synergie de lutte avec tous les acteurs, en collaboration avec les élus locaux. «Votre engagement associé à celui des conseillers municipaux contribuera, à n’en point douter, à accélérer de façon radicale, l’atteinte de la tolérance zéro au MGF», a conclu Sika Kaboré.

Pour le président de l’hémicycle, Salifou Diallo, cette initiative ne s’en tient pas seulement au symbole, elle se veut être avant tout, un appel à des actions concrètes. «Je puis vous assurer que notre auguste Assemblée jouera toute sa partition dans ce sens», a-t-il confié à la coalition. Par ailleurs, il a rappelé que beaucoup reste à faire, tant il est vrai que ces résultats cachent de grandes disparités. «Il subsiste des poches de résistance et pour celles-ci, il nous faudra redoubler d’ardeur et de vigilance». Salifou Diallo par conséquent, en appelle à tous les segments de la société : autorités politiques, administratives, coutumières et religieuses, à se donner la main pour conduire une lutte conséquente contre cette violence faite aux femmes et jeunes filles.

Le président de l’Assemblée nationale s’est lui aussi, dit convaincu du bien- fondé de l’introduction de modules MGF, dans le système éducatif. «Plus que jamais, il faut que les tout-petits soient éduqués et sensibilisés aux contenus des mutilations génitales féminines» .

Aline Ariane BAMOUNI

12:08 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

PNDES : les linéaments expliqués aux populations du Centre-Sud

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a rencontré respectivement le vendredi 30 septembre et le samedi 1er octobre 2016 les forces vives de la région du Plateau Central et de celle du Centre Nord. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a rencontré respectivement le vendredi 30 septembre et le samedi 1er octobre 2016 les forces vives de la région du Plateau Central et de celle du Centre Nord. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
 
Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba est allé à la rencontre des populations de la région du Centre-Sud, à Manga, le samedi 15 octobre 2016, en vue de leur expliquer les grandes lignes du Plan national de développement économique et social (PNDES) et solliciter leur contribution pour sa mise en œuvre.


Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, poursuit sa campagne de communication sur le nouveau référentiel de développement qu’est le Plan national de développement économique et social (PNDES). A cet effet, à l’initiative de la Coordination des mouvements et associations pour la vulgarisation du programme présidentiel, le chef du gouvernement a échangé, au cours d’une conférence publique, avec l’ensemble des couches sociales de la région du Centre-Sud, à Manga, le samedi 15 octobre 2016. L’objectif a été d’expliquer le contenu du PNDES, sa stratégie de mise en œuvre et de recueillir leurs préoccupations. Pour le coordonnateur national de la structure, initiatrice de la rencontre, Adams Boris Ouédraogo, cette conférence s’inscrit en droite ligne du devoir de redevabilité de l’Etat vis-à-vis des citoyens, devenus regardants sur la gestion, la gouvernance administrative et économique du Burkina Faso. «Fini le temps où les populations se mettaient en retrait», a-t-il lancé. Pour Paul Kaba Thiéba, ces conférences publiques entreprises à l’intérieur du pays s’inscrivent dans une dynamique de démocratie participative et surtout d’appropriation, par l’ensemble des acteurs de la société, du PNDES afin que chacun puisse apporter sa part contributive dans sa mise en œuvre. «Notre objectif est d’échanger avec l’ensemble des acteurs, leur expliquer le contenu du PNDES, de recueillir les préoccupations afin de réajuster les politiques sectoriels dans le cadre de sa mise en œuvre», a indiqué Paul Kaba Thiéba. Pour lui, le nouveau référentiel de développement a été élaboré après un diagnostic profond de l’économie nationale, tout en s’inspirant du programme présidentiel. Et de relever qu’au Burkina Faso, depuis bien longtemps, de nombreux plans de développement ont déjà été élaborés sans pouvoir contribuer véritablement à une réduction de la pauvreté. A l’en croire, 40% des burkinabè vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Sortir le pays du joug de la pauvreté

C’est fort de ce constat, a estimé le chef du gouvernement burkinabè, que le Président Roch Marc Christian Kaboré a proposé ce programme en vue d’impulser une nouvelle dynamique de développement pour le bien-être du peuple. «Dans sa conception, le PNDES vise une croissance économique forte, durable et inclusive pour les cinq prochaines années et, est basé sur trois axes principaux», a indiqué le Premier ministre. De ces trois axes principaux, l’on retient la promotion de la bonne gouvernance administrative et économique, la transformation structurelle de l’économie nationale et la valorisation du capital humain. Toutes ces grandes lignes ont, en effet, été passées au peigne fin par le chef du gouvernement, devant une population fortement mobilisée pour la circonstance. Pour Paul Kaba Thiéba, le développement socioéconomique du Burkina Faso est plombé, en grande partie, par des problèmes structurels. Ils ont été identifiés dans le PNDES afin que des solutions durables puissent être apportées pour sortir le pays du joug de la pauvreté. Parmi ces difficultés structurantes, il a cité, entre autres, les questions d’infrastructures routières qui enclavent certaines parties du pays, la question de l’énergie, de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’élevage, de l’employabilité et de la formation professionnelle. Le PNDES, conçu pour être mis en œuvre pour la période 2016-2020, a-t-il indiqué, à un coût total de plus de 15 000 milliards de F CFA. Il sera financé à hauteur de 64% par les ressources propres du pays. Et, cela, à travers la réduction du train de vie de l’Etat et la mobilisation de fonds sur le plan national. Il a ajouté que 8400 milliards de F CFA seront consacrés aux investissements. Lors de la conférence, les participants ont salué l’initiative du gouvernement d’aller à leur rencontre afin de mieux leur expliquer le nouveau référentiel de développement. Ils ont cependant soulevé des préoccupations relatives aux questions de la vie chère, de la corruption et du chômage des jeunes qui, bien souvent, annihilent les efforts de développement. «La jeunesse du Centre-Sud sait accompagner les initiatives nobles parmi lesquelles le PNDES qui ambitionne de nous conduire vers des lendemains meilleurs. Et nous allons nous engager à ce que cela soit une réussite», a confié la présidente de la Coordination régionale des jeunes du Centre-Sud, Adèle Yoda/ Kafando. Elle a, ensuite, traduit la disponibilité des mouvements et associations de jeunes à accompagner le gouvernement dans l’atteinte des objectifs poursuivis. A l’issue de la conférence, le Premier ministre, lui, s’est dit très satisfait des échanges au regard de la pertinence des questions soulevées et de la volonté des uns et des autres à accompagner le gouvernement dans sa dynamique. «À en juger la réceptivité du public, des questions, je pense que nous avions été bien compris et nous allons continuer dans ce sens afin de faire savoir à la population où nous partons et ce que nous voulons faire. Au fur et à mesure, les gens commencent à s’approprier le PNDES», a-t-il conclu.

Soumaïla BONKOUNGOU

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Une ONG suédoise va investir 18 milliards au Burkina Faso entre 2016 et 2020

Une ONG suédoise va investir 18 milliards au Burkina Faso entre 2016 et 2020
© DR / Autre Presse
 
Une ONG suédoise va investir 18 milliards au Burkina Faso entre 2016 et 2020
 
Ouagadougou (Burkina Faso) - L’ONG suédoise Diakonia va, pour la période de 2016 à 2020, investir une enveloppe d’environ 18 milliards de FCFA dans la mise en œuvre de projets de développement au Burkina Faso, a appris APA auprès des responsables de la structure.


Cette ONG qui intervient dans la gouvernance démocratique s’est engagée à mobiliser pareille enveloppe pour soutenir le Burkina Faso, à travers une nouvelle stratégie quinquennale 2016-2020.

Les domaines prioritaires de ce programme quinquennal sont la redevabilité socioéconomique, l’imputabilité politique et la création d’un cadre de dialogue entre société civile, secteur privé et institutions gouvernementales.

Les axes d’intervention concerneront les jeunes, les femmes, les populations vulnérables à travers des cadres organisés autour de la société civile, le secteur privé, les médias et les institutions républicaines.

Mieux, les responsables de Diakonia se sont porté garants pour être partout « les défenseurs du Burkina Faso dans le plaidoyer et la mobilisation de fonds pour l’essor économique du pays ».

TT/cat/APA

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2016.10.16

Le Burkina Faso inaugure sa première usine de lampes solaires

Le Burkina Faso a inauguré cette semaine une usine de lampes solaires avec l'ambition de transformer une ressource naturelle dont il jouit en abondance, les rayons du soleil, en électricité, une énergie qui lui fait cruellement défaut.

Présentée par ses promoteurs comme « la toute première de fabrication de lampes solaires à l’échelle industrielle à s’installer sur le continent africain », l’usine a ouvert jeudi à Dédougou, à quelques 265 kilomètres à l’ouest de la capitale Ouagadougou.

« Aujourd’hui c’est le début d’une grande aventure qui est celle de mettre à la disposition des millions d’habitants du Burkina Faso qui n’ont que le soleil comme éclairage des lampes solaires efficaces, abordables et durables », s’est réjoui un des initiateurs du projet, le Français Arnaud Chabanne, lors de la cérémonie d’ouverture.

Pays pauvre enclavé d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso a le coût de kilowatt/heure le plus cher d’Afrique. L’électricité est une denrée rare, accessible à seulement 19% des 19 millions d’habitants.

En zone rurale, seule 3% de la population a le courant contre 59% en milieu urbain où les coupures sont toutefois fréquentes. Le pays produit 60% d’énergie thermique et 8% d’hydroélectricité, le reste étant importé de la Côte d’Ivoire et du Ghana voisins.

Les autorités burkinabè ont fait le pari du développement des énergies renouvelables et surtout du solaire pour sortir de cette carence énergétique. Le pays a lancé mi-juin la construction d?une centrale solaire de 33 mégawatts, « la plus grande du Sahel », selon Ouagadougou.

Le marché des lampes solaires est donc porteur dans un pays où le soleil brille, voire brûle, 365 jours par an. L’usine Lagazel, qui emploie une vingtaine de cadres et d’ouvriers burkinabè, va produire chaque semaine 1.500 lampes solaires et compte en sortir d’ici à 2020 un million.

Remplacer les lampes à pétrole

Installée sur une dizaine d’hectares, la start-up lancée par deux jeunes français Arnaud et Maxence Chabanne est adossée à une entreprise familiale spécialisée dans la transformation de métaux basée à Saint-Galmier, près de Saint-Etienne, dans le centre de la France. L’entreprise fournit les matières premières (carte électronique, pièces métalliques, caoutchouc) à Lagazel pour la fabrication à Dédougou des lampes solaires certifiées dans le cadre du programme « Lighting Africa » (Eclairer l’Afrique) de la Banque mondiale. Les lampes solaires sont appelées à remplacer les lampes à pétrole, utilisées par des millions de Burkinabè privés de courant. « Outre la pollution, les lampes à pétrole ont souvent des conséquences sur les capacités visuelles de certains enfants et j’avais à coeur de développer un moyen d’éclairage écologique et surtout accessible à tous », estime Arnaud Chabanne, principal gérant de l’entreprise. « Ce genre de projet constitue pour la France le meilleur moyen d’être aux côtés des pays africains pour construire le développement », s’est félicité le nouvel ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapayre de Cabannes, qui effectuait sa première sortie à l’intérieur du pays.

« Ces lampes solaires permettent de faire en sorte que la lune ne soit plus seulement le seul moyen d’éclairage », a-t-il ajouté. « Pour le moment, nous fabriquons des lampes solaires de petite taille. Mais on est en train de développer au sein de notre bureau d’études d’autres modèles plus gros qui permettront d’éclairer deux ou trois pièces d’une maison en même temps, de recharger plusieurs mobiles ou des ordinateurs », explique Maxence Chabanne. « Ces nouveautés vont sortir en 2017 et 2018 », ajoute-t-il. Les six milliers de lampes solaires sortant de Lagazel chaque mois sont vendues entre 13 et 22.000 francs CFA (20 et 33 euros).

L’Onu a déjà passé commande de 7.500 lampes pour les réfugiés maliens installés dans le Nord du Burkina Faso. Lagazel assure ne pas avoir peur de la concurrence des produits solaires venant d’Asie notamment de Chine qu’on trouve par milliers sur les marchés africains.

« On n’est pas concurrent direct. Les petites chinoiseries ne sont pas suffisamment performantes et ne sont pas durables et de moindre qualité. On a un produit qui est compétitif en termes de prix », promet Maxence Chabanne.

« Nos lampes sont certifiées par la Banque mondiale, donc ce sont des lampes de haute qualité qui répondent à des standards de fabrication très élevés », assure-t-il.

Le projet intéresse déjà d’autres pays africains confrontés aux mêmes problèmes d’électrification. Le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Sénégal ou le Mali sont des pays partenaires où Lagazel envisage ouvrir de nouvelles usines dans les prochaines années.

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2016.10.15

Lutte contre l’excision : La nécessaire implication des députés au processus de généralisation de l’enseignement des contenus des MGF dans le système scolaire

   Les mutilations génitales féminines (MGF) encore appelées excisions ont la peau dure « au pays des hommes intègres ». Selon les résultats de l’enquête démographique et de santé IV, le taux de prévalence de l’excision chez les femmes de 15 à 49 ans est de 76% et de 16% pour les 0 à 14 ans (UNICEF 2016). Dans l’optique de prendre à bras le corps cette pratique moyenâgeuse, la Coalition nationale de l’approche éducative de la lutte contre les MGF organise les 14 et 15 octobre 2016, des rencontres de plaidoyer avec les députés. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la première-dame du Faso, Sika Kaboré.

       
 Lutte contre l’excision : La nécessaire implication des députés au processus de généralisation de l’enseignement des contenus des MGF dans le système scolaire

 

« Nous sommes venus ici en mai accompagner des enfants organisés autour de leur parlement pour rencontrer le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo par rapport à cette question de violences faites aux enfants. Parmi lesquelles se trouve en bonne place, l’excision. Ce jour, il nous a affirmé son soutien et nous a demandé de trouver en chacun des députés, un Koglwéogo pour défendre les enfants », a d’emblée déclaré la Première-dame du Faso, Sika Kaboré. C’est dans cette perspective que le Comité national de l’approche éducative de la lutte contre les MGF organise un atelier de plaidoyer, les 14 et 15 octobre 216, auprès des femmes parlementaires, cocus genre et les membres du réseau des parlementaires en population et développement.

Cette session de 48 heures va permettre d‘outiller les députés sur la lutte contre les MGF. Elle est aussi une occasion pour les participants d’envisager les meilleurs moyens de lutte.

Pour Mme Sika Kaboré, l’approche éducative de la lutte contre les MGF est sans conteste une stratégie pertinente pour faire face aux nouveaux développements de la pratique. « Elle permettra d’agir simultanément aussi bien sur les enfants, que sur les enseignants et les parents. Elle suscitera ainsi des dynamiques sociales à même d’accélérer l’avènement de la tolérance zéro aux MGF au Burkina Faso », a rassuré la coordinatrice de la campagne nationale de plaidoyer pour l’insertion de modules MGF dans les contenus éducatifs. Pour ce faire, le soutien des élus nationaux est à tout point de vue précieux et un atout majeur. Des dires de Mme Kaboré, le député est un leader dans sa circonscription électorale et nous pensons qu’il est à même de créer sur le terrain avec les acteurs, en collaboration avec les élus locaux, une synergie efficace de lutte contre les MGF. Elle a, du reste, émis le souhait que les textes réprimant cette pratique moyenâgeuse soient accompagnés par des actions de sensibilisation et d’éducation pour aboutir à des résultats conséquents.

Le Burkina Faso a certes engrangé des résultats positifs dans la lutte contre cette violence faite aux femmes et aux jeunes filles, mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Il y a encore des poches de résistance, marquées par les pratiques clandestines et transfrontalières, de même que le bas âge des victimes. Mme Kaboré en veut pour preuve que l’actualité nationale a démontré un cas très récent d’excision, pratiquée au mois d’août sur trois filles au quartier Wayalgin, au cœur même de la capitale burkinabè. Et un autre concernant celui de huit jeunes filles à Boulsa, le 26 septembre et soldé par la mort regrettable d’une victime. Pour elle, ces exemples illustrent combien le combat contre les MGF n’est pas une fiction mais celui engagé pour une société de justice et de paix. Car, dit-elle, des nations civilisées respectent les droits humains fondamentaux.

Tout en réitérant ses félicitations et encouragements à la Première-dame, le Président de l’Assemblée Nationale, Salifou Diallo, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Comité national de lutte contre l’excision et les actions fortes de la première-dame dans ce domaine. « Il y a quelques mois de cela, l’Assemblée nationale a décidé d’amputer son budget de 50 millions pour le ministère de l’action sociale pour contribuer à la lutte contre les violences faites aux enfants. Et nous allons continuer ce combat avec Mme Kaboré (…) pour que la sensibilisation qu’elle mène, les initiatives qu’elle prend pour l’éducation des enfants, pour sensibiliser les autorités politiques, coutumières et religieuses puissent avoir un impact », a-t-il ajouté.

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2016.10.12

PNDES : Des conclusions et recommandations « pertinentes » ont été faites au colloque international

Pendant deux (2) jours, les acteurs du colloque ont réfléchi sur la relance économique du Burkina Faso en incluant activement les acteurs du secteur privé convolant en juste noce avec ceux du secteur public. Débuté le 10 octobre dernier à Ouagadougou, le colloque international initié par Think Thank Burkina International a fermé ses portes ce mardi 11 octobre 2016 en présence du Premier ministre Paul Kaba Thièba, président de la cérémonie de clôture.

Le PM Paul Kaba THIEBA a trouvé les conclusions du colloque très pertinentes

Le PM Paul Kaba THIEBA a trouvé les conclusions du colloque très pertinentes

Pendant 48H, les communicateurs venus des Etats-Unis, de la France, du Mali, de la Centre-Afrique, la Côte d’Ivoire, et du Burkina Faso, dans un contexte d’échange et de partage d’expérience, ont réfléchi sur la question de la relance économique du Burkina Faso. Cette économie qui, depuis les évènements d’octobre 2014 qui ont contraint Blaise Compaoré à la démission s’était écroulée est amenée à se relever aujourd’hui afin de réduire au maximum le taux de pauvreté au Burkina Faso. C’est dans ce contexte que durant 2 jours, « des réflexions aussi profondes que fécondes ont été menées dans le cadre de ce colloque en vue de trouver le câble optimum pour une meilleure connectivité entre le secteur privé et les pouvoirs publics dans la mise en œuvre du Programme national de développement économique et social (PNDES) afin que ce nouveau référentiel du développement économique de notre pays puisse véritablement produire les effets attendus pour le bien-être de nos populations », a relevé Harouna Kaboré, président du Think Thank Burkina International. C’est dans cette optique que les acteurs du secteur privé-public ont fait du thème: « La contribution des acteurs du secteur privé pour la relance économique dans le cadre du PNDES : Enjeux et mécanismes d’un partenariat gagnant-gagnant », la pierre angulaire des différentes réflexions qui ont été menées. Les conclusions de ce colloque ont été contenues dans un rapport et rapportées par Mathieu Tankoano, rapporteur général.  Aussi, faut-il dire que des recommandations ont été faites en vue de faciliter la mise en œuvre des différentes conclusions sorties de ce colloque.

Les recommandations faites dans ce colloque

Harouna Kaboré a remercié tous les participants à ce colloque

Harouna Kaboré a remercié tous les participants à ce colloque

Ainsi, l’on peut retenir que quinze (15) recommandations ont été faites par les participants. C’est ainsi qu’il est entre autre demandé aux autorités compétentes et à tous les acteurs clés de la relance économique de prendre en compte l’ensemble des reformes proposées à même de contribuer à la relance économique et au développement ; de trouver des mécanismes de soutien comme le rachat des crédits entreprises surendettées et liquider la dette intérieure. Le ton a été aussi donné dans le but d’œuvrer à la renaissance des entreprises sinistrées lors de l’insurrection et de dédommager les travailleurs ayant perdus leur emploi à cet effet. Il est aussi recommandé d’améliorer le dialogue secteur Privé/Gouvernement en refondant les cadres de rencontres existants pour plus d’efficacité et d’encourager le secteur privé à aller vers la finance islamique qui possède des instruments de financement intéressants ; de mettre en œuvre tous les mécanisme de mobilisation et d’implication de la Diaspora dans le développement du Burkina Faso et principalement faire une dérogation à la SONAPOST pour ouvrir un compte bancaire en Côte d’Ivoire afin de capter l’épargne de la Diaspora dans les zones forestières ; de renforcer le dialogue social Etat/Partenaire sociaux, etc.

Une vue des participants

Une vue des participants

Harouna Kaboré a espoir que les conclusions et recommandations de ses réflexions économiques trouveront une utilité afin que, dit-il, « conjugués avec les nombreuses initiatives entreprises au niveau gouvernemental, la situation socio-économique de notre pays connaisse une réelle embellie avec un climat des affaires plus sécurisé et attractif pour les investissements, afin de servir de catalyseurs de la croissance et de la productivité économique avec un taux d’employabilité plus accru ».

Le Premier Ministre Paul Kaba THIEBA qui a présidé la cérémonie de clôture de ce colloque a estimé que les conclusions issues dudit colloque ont été très pertinentes et cohérentes, non seulement avec la vision mais aussi avec la politique qui sera mise en œuvre. Il rassure cependant que son gouvernement tiendra compte du rapport et des recommandations issues de ce colloque.

Appel à contribution au www.burkina-international.org

Arman Kinda

Infowakat.net

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Burkina: Des logements offerts aux veuves et orphelins de l’insurrection populaire

Mercredi 04 mai 2016 - Le Directeur Régional de l’Urbanisme et de l’Habitat des Hauts Bassins, Ousseini ZOROME, ses Chefs de services et les techniciens de sa direction, ont effectué une visite de chantiers de construction des logements sociaux. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
Mercredi 04 mai 2016 - Le Directeur Régional de l’Urbanisme et de l’Habitat des Hauts Bassins, Ousseini ZOROME, ses Chefs de services et les techniciens de sa direction, ont effectué une visite de chantiers de construction des logements sociaux. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
 
Ouagadougou - Les veuves et orphelins de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, ayant fait 20 morts liées aux manifestations insurrectionnelles, ont reçu lundi à Bassinko, une cité en périphérie Est de Ouagadougou, des logements sociaux offerts par le gouvernement.


Huit de villas de type F3 (2 chambres et un salon), d’une valeur unitaire de 7 500 000 FCFA ont été remis par le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet.

Selon lui, cette remise symbolique de clés fait suite aux engagements pris par l’état burkinabè en faveur des victimes de l’insurrection populaire et du putsch manqué.

Il s’agit notamment ‘’de la mise à disposition des familles d’une somme (d’argent) pour des activités génératrices de revenus, la prise en charge des orphelins qui deviennent désormais des pupilles de la nation, et la remise à huit veuves de villas’’, a-t-il cité.

‘’Ces engagements comptent également la prise en charge des blessés dont certains sont soignés sur place et d’autres évacués à l’extérieur vers des plateaux techniques plus performants’’, a-t-il ajouté.

Outre l’octroi de logement aux veuves et orphelins, le gouvernement a offert des chèques d’un million F CFA aux veuves pour des activités génératrices de revenus et 75.000 F CFA aux orphelins pour leur scolarité.

Quant aux martyrs tombés lors des différentes manifestations, il est prévu l’aménagement de leurs tombes, a indiqué le ministre en charge de la solidarité nationale Laure Zongo/Hien, selon qui il s’agira d’uniformiser leurs tombes selon le même modèle et d’y apposer la mention de la reconnaissance de la Patrie et l’insigne du pays.

Le président de l’Union des victimes Victor P. K Paolo, a témoigné la reconnaissance des parents de victimes au gouvernement. ‘’Nous sommes contents car deux ans plus tard, ces promesses ont été accomplis’’, s’est-il réjoui.

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