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2017.12.30

Droit international humanitaire : Le plan d’action quinquennal du Burkina validé

Droit international humanitaire : Le plan d’action quinquennal du Burkina validé

La deuxième session ordinaire 2017 du Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire a eu lieu ce 28 décembre à Ouagadougou. A l’occasion, le bilan du programme d’activités de l’année finissante a été fait. Surtout, les participants ont examiné et adopté le plan d’action de mise en œuvre du Droit international humanitaire pour les cinq années à venir et l’étude préparatoire de l’identification des culturels nécessitant une protection en période de conflit.

Droit international humanitaire : Le plan d’action quinquennal du Burkina validé

La session ordinaire de Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire(CIMDH), deuxième du genre en 2017, était importante à plus d’un titre. Le directeur de cabinet du ministre en charge de la justice, Issa Safériba Fayama qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a ainsi noté qu’il s’agit de faire le bilan des activités du comité et présenté le projet de plan d’actions national 2018-2022 de mise en œuvre du Droit international humanitaire. Aussi, il était question d’examiner et d’adopter l’étude préparatoire en vue de l’identification des biens culturels à protéger en période de conflit armé.

Le directeur de cabinet a rappelé que le droit international humanitaire, également appelé « droits des conflits », « protège les personnes civiles et les autres personnes ne participants pas aux hostilités en plus des biens affectés ou pouvant être affectés par le conflit armé ». Aussi, a-t-il poursuivi, c’est pour assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre nationale des instruments ratifiés par le Burkina Faso en matière de droit international humanitaire et se conformer à la vision de la CEDEAO sur la question, qu’il était nécessaire de se doter d’un plan d’actions national de mise en œuvre du DIH.

Des activités réalisées à 100%

Dr Zakaria Daboné, secrétaire permanent du comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire lui, a noté que 2017 n’a pas été du tout repos pour son équipe, ce malgré la disponibilité tardive du budget. Il y a eu entre autre, des activités de formation et de sensibilisation notamment à l’endroit des forces de défense et de sécurité, à Dori et à Gaoua. « Nous avons approfondi cette activité par une formation à l’égard des officiers instructeurs pour qu’ils prennent la relève au sein de l’armée, de la formation des FDS. Au fur et à mesure que l’armée est formée en droit internationale humanitaire le gouvernement à travers le ministère de la justice va se retirer progressivement et s’occuper des droits humains et du droit international humanitaire », a-t-il laissé entendre.

En plus, le comité a travaillé sur le terrain et a examiné des rapports pour diriger la politique du Burkina sur deux domaines. D’abord, la protection des biens culturels en temps de conflits armés. « Il existe en droit international humanitaire diverses conventions qui protègent les biens culturels en période de conflits armés (...) Nous avons obligation de mettre en œuvre les règles contenues dans ces conventions qui nous obligent à identifier les biens culturels qu’il faut protéger en cas de conflits armés. La liste va être rendu public et il y aura un marquage par l’apposition d’un bouclier bleu (...) C’est une lutte de longue haleine », a expliqué le secrétaire permanent.

Il y a ensuite le travail d’élaboration du plan d’action national du droit international humanitaire 2018-2022 qui a occupé le CIMDH en 2017. « Ce plan donne une ligne directrice à la politique nationale en matière de droit international humanitaire qui est parfois peu connu et qui se confond dans l’esprit des gens, aux droits humains », développe Dr Zakaria Daboné qui se réjouit par ailleurs que les activités du CIMDH aient été exécutées à 100% au cours de l’année 2017.

L’année 2018 se profile avec autant de projets à mettre en œuvre, pour le Dr Zakaria Daboné et ses collaborateurs. Mais il faudra que les partenaires techniques et financiers du comité approuvent les projets d’activités du CIMDH. Les projets seront par la suite soumis pour appréciation lors de la première session de l’année qui à l’occasion adoptera le plan d’action 2018.

Pour rappel, le comité interministériel crée en 2005 est composé de deux ministères. La présidence est assurée par le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, garde des sceaux. Il est secondé par une vice-présidence, le ministre de la défense nationale et des anciens combattants.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Fonds des Nations Unies pour la population : Une revue annuelle des activités menées au cours de l’année 2017

Fonds des Nations Unies pour la population : Une revue annuelle des activités menées au cours de l’année 2017

Les membres du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) ont fait la revue annuelle des différentes activités menées au cours de l’année 2017. A l’occasion de cette revue tenue le vendredi 29 décembre 2017 à Ouagadougou, ceux-ci se pencheront sur les activités menées afin de faire un bilan partiel des attentes et des réalisations. En plus de cela, il sera également question de prendre des mesures pour le programme de 2018.

Fonds des Nations Unies pour la population : Une revue annuelle des activités menées au cours de l’année 2017

A la fin de chaque année, il est de coutume pour les membres du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) de faire une revue annuelle des activités afin de marquer un arrêt et de se pencher sur le nouveau programme. C’est dans cette perspective que ceux-ci se sont réunis le vendredi 29 décembre 2017 à Ouagadougou. Une rencontre qui, selon Mme la représentante adjointe de l’UNFPA Burkina, Dr Olga Sankara, permettra de faire le bilan des réalisations de l’année. 
Et pour ce faire, elle a présenté quelques activités réalisées au cours de l’année.

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Dr Olga Sankara, Représentante adjointe de l’UNFPA Burkina

Parlant de ces réalisations, Dr Sankara a souligné qu’il y a eu un taux d’exécution de 84,2% des activités planifiées pour ladite année. Quant aux ressources mobilisées pour la réalisation de ces activités, elle a montré qu’elles s’élèvent à plus de 4,5 milliards de FCFA sur 3,3 milliards FCFA dépensés. A titre d’exemple, le programme a permis la prise en charge de 28 172 cas de complications obstétricales directes, d’éviter 299 633 grossesses non désirées et 107 868 avortements, 155 femmes ont été soignées des séquelles et des complications des mutilations génitales féminines (MGF), 700 femmes ont eu accès à la contraception et satisfaire leur espacement en matière de naissance.

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M. Salam Kafando, Directeur de la coopération Métier Latéral

Et pour le directeur de la coopération Métier Latéral, M. Salam Kafando d’ajouter qu’en plus de ce qui a été cité par la représentante adjointe de l’UNFPA, leur coopération aura contribué à renforcer la capacité de plusieurs cadres en santé maternelle, en statistique d’équipement et de formation pour sauver la vie des femmes, etc. Outre ces faits, M. Kafando a souligné que « cette revue marque également la fin du 7e programme de coopération et donne suite à une nouvelle phase, celle du 8e programme qui va commencer à partir de 2018 ».

Au-delà de ces réalisations, il faut dire que le 7e programme a connu des contraintes et des difficultés dans sa mise en œuvre. Et pour la représentante adjointe de l’UNFPA Burkina, la revue permettra à cet effet de mettre ces difficultés sur la table de discussion et de proposer des solutions afin d’améliorer la mise en œuvre du 8e programme. A cet effet, le 8e programme mettra l’accent « sur le renforcement de ce qui est déjà fait en matière de la santé de la reproduction afin de permettre aux femmes d’avoir plus accès à la planification familiale et aussi sur le leadership des jeunes pour qu’ils puissent s’affirmer sur ce qui entrave leur scolarité, etc. », a-t-elle expliqué.

Pour ce qui est du 8e programme de coopération, c’est plus de 20 millions de dollars qui ont été mobilisés pour sa mise en œuvre, a laissé entendre le directeur de la coopération Métier Latéral.

Yvette Zongo
Lefaso.net