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2016.10.12

JOURNEE INTERNATIONALE POUR LA PREVENTION DES CATASTROPHES 2016 (JIPC) : Le message du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

MESSAGE DE MADAME LE MINISTRE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE ;

PRESIDENTE DU CONSEIL NATIONAL DE SECOURS D’URGENCE ET DE REHABILITATION (CONASUR)

       
JOURNEE INTERNATIONALE POUR LA PREVENTION DES CATASTROPHES 2016 (JIPC) : Le message du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

Chers compatriotes,

Le monde entier célèbre chaque 13 octobre la Journée Internationale pour la Prévention des Catastrophes (JIPC) instituée par la résolution 64/200 adoptée par l’Assemblée générale le 21 décembre 2009. Elle a pour objectif de promouvoir une culture mondiale de la réduction des catastrophes, de prendre des mesures de prévention, d’atténuation et de préparation. Elle sensibilise les gouvernants et populations sur l’importance de la réduction des risques de catastrophes (RRC) afin de construire ensemble des communautés et nations résilientes.

Pour parvenir à la réduction des risques de catastrophes dans le monde, plusieurs documents ont été adopté dont le « Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015 : Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes ». Durant la décennie de mise en œuvre de ce cadre, une campagne mondiale dénommée « Step Up » a été lancée en 2011 et l’accent fut mis sur le rôle important que peuvent jouer les acteurs clés tels que les enfants et les jeunes, les femmes et les filles, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées, les peuples autochtones dans la réduction des risques de catastrophes.

En mars 2015, la troisième Conférence de l’ONU sur la RRC a adopté le Cadre d’Action de Sendai (CAS) pour la réduction des risques de catastrophes 2015-2030.

Cette année, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR) lance la campagne « Sendai-Sept » pour promouvoir chacun des sept objectifs de ce document de référence mondiale en matière de RRC.

Le thème de la Journée Internationale pour la Prévention des Catastrophes 2016 « Vivre pour raconter » entre en droite ligne avec l’objectif 1 du cadre de Sendaï à savoir : « Réduire nettement, au niveau mondial, d’ici à 2030, la mortalité due aux catastrophes, de sorte que le taux moyen de mortalité mondiale pour 100 000 habitants pendant la décennie 2020-2030 soit inférieur au taux enregistré pendant la période 2005-2015 ». Le but de cette campagne est la réduction considérable de la mortalité due aux catastrophes.

Les objectifs visés par le thème de la JIPC 2016 sont les suivants :

 sensibiliser les populations sur les mesures prises pour réduire la mortalité en général ;

 informer les acteurs humanitaires étatiques et non étatiques sur les efforts entrepris pour mettre en œuvre le Cadre d’action de Sendai en vue de réduire la mortalité et d’améliorer les résultats en matière de santé, en cas de catastrophe ;

 sensibiliser la population sur les bonnes pratiques de réduction des risques de catastrophes.

Dans le cadre de l’appropriation et de la mise en œuvre des dispositions du référentiel mondial en matière de RRC, le Burkina Faso s’est doté d’un Plan d’action national pour le renforcement des capacités pour la réduction et la préparation à la réponse aux urgences au Burkina Faso (2016-2020) dont l’objectif principal est de parvenir à une réduction substantielle des pertes et des risques liés aux catastrophes en termes de vies humaines, d’atteintes aux moyens de subsistance et à la santé des personnes, et d’atteintes aux biens économiques, physiques, sociaux, culturels et environnementaux des personnes, des entreprises et des collectivités.

Par ailleurs, un plan national multirisque de préparation et de réponse aux catastrophes 2015-2016 a été adopté en vue entre autres de clarifier les relations / responsabilités entre les différents services techniques de l’Etat et les partenaires humanitaires, faciliter la coordination des actions et permettre une mise en cohérence des plans sectoriels, de réduire les délais d’intervention et le nombre de pertes en vies humaines.

J’invite donc tous les acteurs humanitaires à faire siens ces deux documents de référence de notre pays en vue de leur mise en œuvre effective.

Le choix du thème «  Vivre pour raconter  » vient à point nommé, car les données sur les catastrophes sont de plus en plus alarmantes. En effet, le nombre de victimes enregistrées dans notre pays de 2015 à nos jours est de 93 959 avec 42 décès pour les cas des inondations, vents violents, éboulements de sites d’orpaillage et incendies.

Je voudrais saisir cette occasion pour traduire au nom du Gouvernement et à mon nom personnel toute ma compassion à l’endroit des familles endeuillées suite aux catastrophes naturelles, anthropiques et crises intercommunautaires enregistrées au cours de cette année 2016.

Aussi, puis-je réitérer la reconnaissance du Gouvernement burkinabè à l’endroit de toutes celles et tous ceux, qui ne ménagent aucun effort pour faire de la résilience de nos communautés une réalité.

En outre, les objectifs de la JIPC 2016 nous interpellent tous. En effet, malgré les différentes actions de l’Etat et de ses partenaires au développement, on dénombre toujours de lourdes pertes humaines liées aux catastrophes et crises humanitaires enregistrées dans notre pays. Ceci est dû à la faible utilisation des systèmes d’alertes précoces, à la non maîtrise des menaces croissantes du changement climatique ainsi que de ses effets sur la fréquence d´événements météorologiques extrêmes tels que les vents violents, les inondations et les sécheresses.

J’interpelle donc les politiques (ministères sectoriels), les collectivités territoriales, les associations et ONG de développement, les OSC et les populations à s’investir individuellement et collectivement dans la RRC pour accélérer le développement durable du Burkina Faso.

Le thème « Vivre pour raconter  » ne pourra être une réalité que si chaque Burkinabè se l’approprie et prenne les dispositions nécessaires afin d’y parvenir. Nous devons tous changer nos comportements dans l’occupation des zones à risque, dans la gestion des ordures ménagères, dans l’entretien des canaux d’évacuation des eaux…

Dans cette perspective, je lance un appel en particulier à nos partenaires techniques et financiers, aux autorités locales et à tous les intervenants dans la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC), afin qu’ils puissent davantage accompagner le gouvernement burkinabè dans sa quête perpétuelle pour le renforcement des capacités de résilience de nos populations, face aux effets des catastrophes.

« Vivre pour raconter est l’affaire de tous ». Nous devons tous nous y engager pour y parvenir.

18:53 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.10.11

Journée Internationale de la fille Investissons dans les filles pour une société prospère

Par rapport aux garçons de leur âge, les filles âgées de 5 à 14 ans consacrent 40 % de temps en plus, ou 160 millions d’heures supplémentaires par jour, à des tâches ménagères non rémunérées ainsi qu’à la collecte de l’eau et du bois, d’après un rapport publié par l’UNICEF à la veille de la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre.

Journée Internationale de la fille Investissons dans les filles pour une société prospère

Le Burkina Faso, le Yémen et la Somalie sont les pays où la répartition des tâches ménagères est la plus inégale entre garçons et filles de 10 à 14 ans.

Les données du rapport Harnessing the Power of Data for Girls : Taking stock and looking ahead to 2030 (« Exploiter la puissance des données au service des filles : bilan et perspectives pour 2030 ») révèlent que la répartition inégale du travail domestique commence très tôt, puisque les filles âgées de 5 à 9 ans consacrent 30 % de temps en plus, ou 40 millions d’heures supplémentaires chaque jour, aux tâches ménagères par rapport aux garçons de leur âge. Les disparités s’accentuent dans les tranches d’âge supérieures ; en effet, les filles de 10 à 14 ans y consacrent 50 % de temps en plus, soit 120 millions d’heures supplémentaires chaque jour.

Outre les tâches domestiques, le rapport présente des données relatives aux problématiques liées aux filles que visent les Objectifs de Développement Durable, notamment la violence, le mariage précoce, les mutilations génitales féminines et l’éducation.

« Socle du développement humain, l’éducation permet à chacun et chacune de prendre des décisions en toute connaissance de cause sur le genre de vie qu’il ou elle souhaite mener. Mais ce droit fondamental n’est pas respecté pour des millions de filles. Une population de femmes instruites présente des avantages pour les sociétés et les économies. Les enfants de mères instruites ont plus de chances de survivre et d’être en bonne santé. Les femmes instruites courent moins de risque de mourir en couches » a expliqué Dr Anne Vincent, représentante résidente de l’UNICEF au Burkina Faso.

L’éducation contribue à l’indépendance économique des femmes, en retardant l’âge du mariage. Des mères instruites sont plus inclines à envoyer leurs enfants à l’école, ce qui est important pour briser l’engrenage de la pauvreté intergénérationnelle.

« La réussite des filles est un facteur déterminant pour la réussite d’une société. Si on leur donne la possibilité de réussir, toute la société en profitera. Les familles, les communautés, les pays sont plus prospères et en sécurité lorsqu’il est permis à tous et à toutes, d’exprimer tout leur potentiel » a ajouté la représentante résidente de l’UNICEF.

Un rapport de Plan International intitulé Compter l’Invisible publié en septembre 2016, révèle que les réalités des filles ne sont pas toujours prises en compte par les responsables politiques et les gouvernements ni dans le discours politique, ni dans les programmes de développement.

« Notre vision est simple : un monde dans lequel de meilleurs indicateurs de l’égalité des sexes guident les décisions et les investissements capables de transformer la vie des femmes et des filles d’ici 2030. » la Directrice Générale de Plan International Birgitte Albrechten.

En atteignant les ODD consacrés à ces enjeux, et en permettant aux filles d’acquérir les connaissances, les compétences et les ressources dont elles ont besoin pour réaliser pleinement leur potentiel, nous ne servirons pas uniquement la cause des filles ; nous contribuerons également à alimenter la croissance économique, promouvoir la paix et réduire la pauvreté.

Les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable impliquent une augmentation des investissements dans les filles de la part des familles, des communautés, des partenaires privés, les gouvernements nationaux, les donateurs internationaux et les organisations de développement
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Phénomène de la pédophilie au Faso: n’attendons pas d’être scandalisés pour agir

Il existe encore beaucoup de burkinabè qui ne s’imaginent pas  que certaines pratiques sexuelles existent dans leur pays. Par exemple, pour bien de gens, ceux qui s’adonnent sans vergogne à la pratique immorale et honteuse de la pédophilie, sont des nassara. Ainsi, très facilement, on culpabilise les touristes sexuels qui seraient dénués de scrupules et qui considèrent les enfants du tiers-monde comme de véritables produits commercialisables. Pourtant, avec le développement des réseaux sociaux, la dépravation des  mœurs et au regard de ce qui s’est déjà passé au Faso, il y a de quoi être vigilant. Car les pervers sexuels sont maintenant partout.

pedophilie-si-les-enfants-restent-bouche cousue les parents eux doivent parler la dénoncer et la combattre vigoureusement
pedophilie-si-les-enfants-restent-bouche cousue les parents eux doivent parler la dénoncer et la combattre vigoureusement

L’abus sexuel est l’acte lors duquel un enfant est utilisé à des fins sexuelles. Pour déterminer si un comportement est abusif, il est important de tenir compte de certains critères et des circonstances dans lesquelles les faits sont survenus. L’abus sexuel est perpétré par une personne en qui l’enfant a confiance, y compris un parent, un frère, un membre de la famille élargie, un enseignant, un étranger, ou toute autre personne en position de pouvoir, d’autorité et de contrôle sur l’enfant.

L’on se souvient des déboires des pensionnaires du Centre de formation de football « Ziné rouge » (appellation déformée de génie rouge) de Kombissiri qui avaient été  longtemps victimes d’abus sexuels de la part du fondateur en 2013! Cette atteinte à la pudeur, les enfants avaient mis du temps à la dénoncer. Au-delà de la honte et de la peur, ils n’étaient pas sûrs d’être compris et pris au sérieux par des burkinabè qui croient toujours parfois à tort que certaines pratiques perverses ne sont que l’œuvre d’européens. A l’heure d’Internet, de Facebook et du sexe banalisé, la prudence doit être de rigueur. Il ne s’agit pas d’être indigné, ulcéré et scandalisé au moment venu par ces actes abjects, il s’agit- pour les parents, les responsables d’établissements scolaires et autres centres de formation- de prendre dès  maintenant des mesures préventives pour éviter que nos progénitures soient des victimes faciles de prédateurs pédophiles.

Car l’exploitation sexuelle des enfants est une atteinte directe aux droits de l’enfant. C’est une atteinte à la dignité humaine et un frein au développement économique et social d’une nation: briser la vie d’un enfant en l’exploitant sexuellement, c’est aussi briser ses chances de s’intégrer dans la société. Il se trouve que dans notre pays l’ampleur réelle de toutes les formes d’abus et d’exploitation sexuels des enfants est difficile à déterminer du fait du faible nombre de déclarations, les victimes ayant peur de représailles, de la stigmatisation et de l’exclusion sociale, de la persistance de résistances culturelles relatives à la sexualité et aux violences sexuelles…

Au Burkina, le phénomène nous concerne sans doute parce que l’un de ses facteurs déterminants est la pauvreté. Parce qu’également la sensibilisation sur ces pratiques sexuelles honteuses reste parcellaire, sectorielle et souvent ponctuelle, et les messages inadaptés, l’exploitation sexuelle des enfants persistent. Et en catimini puisque les auteurs sont de plus en plus bien organisés.

Pour ce faire, la protection de l’enfance contre toutes les formes d’abus et d’exploitation sexuels doit être l’œuvre de tous. Même si ladite protection dépend avant tout de l’engagement effectif de l’Etat. En effet, l’intérêt manifesté par le pouvoir public pour la protection des enfants, sa prise de conscience de l’ampleur du problème et sa détermination à protéger tous les enfants sont primordiales. En ces débuts de la rentrée scolaire, nos enfants ont besoin de notre protection par l’écoute et le suivi de leur comportement. Aidons donc le pouvoir public à faire son travail dans ce sens. Tous les comportements suspects doivent être dénoncés à l’autorité. Pour la protection des futures générations, l’interpellation vaut certainement la peine. Pour tous et pour chacun.

Théophile MONE

09:56 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.10.10

Conférence publique : La faillite de l’école Burkinabè au cœur des débats

Les organisations syndicales de l’éducation ont animé une conférence publique le 8 octobre 2016, à l’Education ouvrière sur le thème « la responsabilité de l’autorité politique dans la faillite de l’école Burkinabè ».

       
Conférence publique : La faillite de l’école Burkinabè au cœur des débats

Cette conférence de presse fait suite à la commémoration de la Journée mondiale de l’enseignant. « Nous avons voulu ce panel pour partager avec les enseignants mais surtout l’opinion, les grandes questions au cœur de ce que nous nous appelons aujourd’hui, la faillite du système éducatif. Il s’agissait également pour nous d’écouter ceux qui sont venus pour partager ces moments avec nous, leur sentiment sur ce qui est le système éducatif », a signifié le secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER), Mamadou Barro.

Pendant cette rencontre trois panelistes que sont Séma Blegné, Mamadou Barro et Juste Koumara Logobana, ont respectivement présenté des communications qui ont porté sur l’état des lieux du système éducatif, les causes de la faillite du système éducatif et la responsabilité des différents gouvernements. Et explorer les perspectives pour une éducation de qualité accessible aux enfants du peuple. Ces derniers ont été coiffés par un modérateur, le Secrétaire général national du Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur, Samuel Dembélé.

D’entrée de jeu, le secrétaire général du syndicat national des enseignants africains au Burkina Faso, Séma Blegné a fait l’état des lieux du système éducatif et ensuite relevé les limites qui se dégagent. Il ressort de son exposé que l’éducation préscolaire reste le parent pauvre du système éducatif Burkinabè en matière de financement avec seulement 0,5% du budget de l’Etat accordé au sous-secteur. Du coup, il reste une chasse-gardée du privé. « Sur 1000 structures préscolaires, le public compte seulement 115 CEEP sur toute l’étendue du territoire », a-t-il indiqué. Cette situation s’est aggravée à partir des années 1990 avec l’application des instructions des institutions de Breton Wood, poursuit-il.

Au niveau de l’enseignement secondaire et supérieur, la situation est aussi peu reluisante, selon M. Blegné. « 60% des enfants d’âge scolarisable du post-primaire sont hors de l’école. Alors que la réforme du continuum d’éducation de base vise à offrir à tous les enfants sans exclusif, au moins une éducation de base allant jusqu’à la fin du post-primaire. A la même date, 89% des jeunes en âge d’aller au secondaire n’y ont pas accès », a-t-il constaté. De plus, avec la mise en œuvre du continuum, de nombreuses classes sont abritées dans des locaux de fortune : hangars, magasins désaffectés et même sous des arbres (…). Puis de conclure que le système LMD a contribué à des réussites catastrophes comme en Sciences et technologie (ST).

Pour le second intervenant, M. Barro, l’Etat est le principal responsable de la faillite progressiste de l’éducation au Burkina Faso. « La cause majeure réside dans l’incapacité ou le refus des différents gouvernements qui se sont succédé dans notre pays de prendre en charge les questions de l’éducation comme des problèmes de souveraineté dont dépend l’avenir même de la nation », a-t-il soutenu. Pour ce faire, en ce soumettant aux conditions des institutions financières internationales, il estime qu’ils ont opté pour la privatisation et l’abandon de l’investissement public.

A cet effet, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’action sociale, Juste K. Logobana a indiqué que des perspectives sont mises en œuvre pour une éducation de qualité accessible aux enfants du peuple. Au niveau du supérieur, malgré la répression, les travailleurs, élèves et étudiants se mobilisent autour des revendications telles que l’arrêt des programmes d’ajustement structurel, construction des infrastructures scolaires et universitaires digne du système éducatif et recrutement en nombre suffisant des personnel du système éducatif etc. Pour ce qui concerne le primaire, il s’agira de développer et généraliser des programmes de cantine scolaire, former les enseignants en fonction des besoins de formation continue, un déploiement des enseignants à améliorer (…). A ces solutions, il faudrait aussi travailler à développer un leadership fort dans la coordination multisectorielle pour un meilleur pilotage du Développement intégré de la petite enfance, au niveau du préscolaire.

Dès ce lundi 10 octobre 2016, la coordination des organisations syndicales de l’éducation entend transmettre leur plateforme revendicative à leur ministère de tutelle.

Encadré : Plateforme revendicative des syndicats de l’éducation

 La relecture de l’organisation du MENA dans le but d’une autonomisation de chaque niveau de l’éducation

 La prise de mesures nécessaires pour une application efficiente du système LMD dans les universités publiques

 L’adoption d’un statut autonome des personnels de l’éducation avec une classification catégorique et une grille salariale valorisées

 L’amélioration de l’indemnité spéciale de logement pour les personnels de l’éducation et son octroi d’office à tous

 La reconnaissance des prérogatives et l’allocation de moyens conséquents aux encadreurs pédagogiques de tous les ordres d’enseignement pour l’exécution de leurs missions

 L’allocation conséquente de moyens à toutes les structures éducatives de tous les ordres

 Le respect des effectifs dans les classes en tenant compte des normes internationales

 L’octroi d’un trousseau pédagogique aux enseignants à chaque début de rentrée

 La prise en charge effective des maladies professionnelles et accidents de travail

 L’allocation d’au moins 30% du budget national au secteur de l’éducation

 L’amélioration des conditions de vie et d’études des élèves et étudiants

 Le contrôle des établissements privés relativement au respect des cahiers de charge et aux frais de scolarité

 L’application effective de la convention collective de l’enseignant privé Laïc signée entre les organisations syndicales et l’UNEPEL et son extension aux autres types d’enseignement privé

 La tenue effective des conseils de disciplines, la poursuite et la sanction des responsables de structures administratives coupables de mauvaise gestion administrative et financière

 Le renforcement effectif des capacités des personnels e l’éducation de tous les ordres à travers un plan cohérent de formation continue

 Le respect des franchises scolaires et universitaires

 La gestion diligente et efficace des dossiers de carrière des personnels de l’éducation

 La réhabilitation du secteur de l’éducation non formelle et de l’alphabétisation

 La correction des incohérences et des iniquités constatées à travers le reversement des agents publics de l’Etat en lien avec la loi 081

 La reconstitution de la carrière des personnels des ex garderies populaires

 Le développement de l’éducation préscolaire

 L’effectivité de la gratuité dans l’éducation e base

 La valorisation, l’harmonisation et l’octroi de l’indemnité spécifique à tous les personnels de l’éducation.

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14ème Journée mondiale contre la peine de mort : La coalition nationale en appelle au sens élevé de responsabilité des acteurs pour une abolition définitive de la peine de mort au Burkina Faso

14ème Journée mondiale contre la peine de mort : La coalition nationale en appelle au sens élevé de responsabilité des acteurs pour une abolition définitive de la peine de mort au Burkina Faso
© DR / Autre Presse
 
14ème Journée mondiale contre la peine de mort : La coalition nationale en appelle au sens élevé de responsabilité des acteurs pour une abolition définitive de la peine de mort au Burkina Faso
Ce 10 octobre 2016 marque la commémoration de la 14ème Journée mondiale contre la peine de mort. Cette année, la Coalition mondiale contre la peine de mort a choisi d'attirer l'attention sur l’application de la peine de mort pour des infractions liées au terrorisme, afin d'en réduire son utilisation[1].


Pour nous, membres de la coalition nationale contre la peine de mort au Burkina Faso, cette journée constitue une belle opportunité de réaffirmer notre engagement en faveur de l'abolition de la peine de mort, de rappeler à l’Etat burkinabé ses engagements internationaux, d’insister sur la nécessité de garantir le droit à la vie pour tous les citoyens dans le cadre des réformes constitutionnelles en cours.

A partir des années 1980, une dynamique générale en faveur de l’abolition de la peine de mort a émergé et s’est résolument poursuivie jusqu’aujourd’hui. Ainsi, alors que seuls 16 pays avaient aboli la peine de mort en droit pour tous les crimes en 1977, à l’heure actuelle, les deux tiers des pays du monde (140) sont abolitionnistes en droit ou en pratique. Pourtant, en dépit de cette tendance globale vers l’abolition, de nombreux États, prétextant une volonté d’assurer leur sécurité et celle de leurs populations, ont récemment fait usage de la peine de mort comme punition ultime, à la faveur d’attaques terroristes. Au cours des dix dernières années, le Nigeria, le Bangladesh, l'Inde, la Tunisie et d'autres ont adopté des lois qui élargissent le champ d’application de la peine de mort, en ajoutant les actes terroristes. Plus récemment, après des années de moratoire des Etats africains comme le Tchad ont repris les exécutions au nom de la lutte contre le terrorisme.

Ces dernières années, le Burkina Faso a fait l'amère expérience d'attaques terroristes sur son sol, à ses frontières et dans la capitale. Il serait illusoire de penser qu'en punissant les actes terroristes de la peine capitale, nous réussirions à contrecarrer le terrorisme. La peine de mort toujours en vigueur au Mali, au Niger, réintroduite au Tchad et appliquée dans toute sa rigueur au Nigeria n'a pas réussi pour autant à enrayer les attaques terroristes dans ces pays. L'incrimination par la peine capitale est une solution de facilité qui conduit davantage à traiter les conséquences en lieu et place des causes. Par ailleurs, elle empêche toute politique audacieuse de prévention de l'extrémisme violent, de la radicalisation des jeunes, et des actes de désespoir. Il convient donc d'analyser les conditions propices à la propagation du terrorisme, de le prévenir et de le combattre, et de renforcer les moyens de lutte à la disposition de l'Etat tout en garantissant la primauté du droit et le respect des droits humains.

La peine de mort n'a jamais été dissuasive et ne saurait être un instrument efficace de lutte contre le terrorisme et l'insécurité. La coalition nationale reste convaincue qu’aucune victoire sur le terrorisme ne peut s'obtenir en utilisant les mêmes méthodes que les terroristes, c'est-à-dire la barbarie de l'exécution ainsi que la banalisation de la vie humaine. La coalition nationale invite donc les acteurs nationaux et en particulier le gouvernement à faire le dernier pas, qui consistera à entériner juridiquement une situation de fait et à donner plein effet à ses engagements politiques conformément aux recommandations des organes des traités, et plus récemment encore du Comité des droits de l'homme des Nations unies. La Coalition appelle les membres de la Commission constitutionnelle à se saisir de la question afin de la régler de façon définitive.

Nul ne conteste la nécessité de combattre le terrorisme et de garantir aux citoyens leur droit à la sécurité et à la sûreté: Ben Emmerson, Rapporteur spécial de l’ONU sur le terrorisme, insiste ainsi sur la mission qu’ont les États de protéger leurs citoyens contre de telles menaces. Toutefois, ces mesures de lutte contre le terrorisme et la grande criminalité doivent être ancrées dans le respect des droits humains. Protéger et promouvoir les droits de l’homme et l’état de droit contribuent à lutter contre le terrorisme, notamment en instaurant un climat de confiance entre l'État et ceux qui sont sous sa juridiction. À cette fin, la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies de 2006 proposait notamment la mise en œuvre de la lutte contre le terrorisme via une approche centrée sur les droits de l’homme, en vue de rompre le cycle de la violence.

Fait à Ouagadougou, le 10 Octobre 2016

Les organisations membres de la Coalition nationale contre la peine de mort et associées:

  1. Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) Burkina
  2. Amnesty International Burkina Faso (AIBF)
  3. Association Semfilms
  4. Centre d'information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA)
  5. Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ)
  6. Centre d'éveil démocratique et d'éducation citoyenne Burkina Faso (CEDEC/BF)
  7. Commission épiscopale justice et paix
  8. Commission pour le dialogue islamo-chrétien
  9. Communauté Sant'Egidio
  10. Conseil des Femmes du Burkina (CFB)
  11. Jeunesse Etudiante Catholique (JEC)
  12. Jeunesse unie pour une nouvelle Afrique (JUNA)
  13. Ligue pour la défense de la justice et de la liberté (LIDEJEL)
  14. Mouvement burkinabè pour l'émergence de la justice sociale (MBEJUS)
  15. Syndicat national des avocats du Faso (SYNAF)

Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez prendre contact avec la Coalition nationale contre la peine de mort :

  • Etienne KABORE, Coordonnateur général du Centre d’Information et de Formation en Droits Humains en Afrique (CIFDHA) — Téléphone : +226 70 40 35 07 / E-mail : kabore.etienne@cifdha.org
  • Christian OUEDRAOGO, Coordonnateur Campagne à Amnesty International Burkina Faso — Téléphone : +226 78 21 36 56 / E-mail : christian@amnestyburkina.org


[1] Il faut souligner que la première Journée mondiale contre la peine de mort a eu lieu en 2003 et a été lancée par la Coalition mondiale contre la peine de mort. La coalition mondiale réunit des organisations non gouvernementales internationales, des associations d’avocats, des syndicats et des gouvernements locaux de partout à travers le monde. Elle vise à encourager la mise en place de coalitions nationales, l’organisation d’initiatives communes et la coordination d’efforts de lobby au niveau international afin d’effectuer de la sensibilisation dans les États qui maintiennent toujours la peine capitale.

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2016.10.09

Financement du Développement du Burkina Faso : La Banque Mondiale promet un appui budgétaire renforcé de 150 million de dollars américain cette année

Financement du Développement du Burkina Faso : La Banque Mondiale promet un appui budgétaire renforcé de 150 million de dollars américain cette année
© DR / Autre Presse
 
Financement du Développement du Burkina Faso : La Banque Mondiale promet un appui budgétaire renforcé de 150 million de dollars américain cette année
 
Le Premier ministre poursuit sa visite de travail à Washington aux Etats-Unis. Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA arrivé dans la capitale politique américaine dans la soirée du mardi 04 octobre 2016, a eu un agenda de travail bien chargé, ponctué d’audiences et de séances de travail.

A la Banque Mondiale et au Fonds Monétaire international (FMI), Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA a expliqué les nouvelles orientations en matière de développement du Burkina Faso telles que définies dans le Plan National de Développement Economique et Sociale (PNDES), espérant bénéficier des deux institutions soutien dans la mobilisation des ressources. Un exercice réussi avec brio, puisque tous ont décidé d’accompagner les autorités burkinabè dans la mobilisation des partenaires autour du PNDES, mais aussi à travers des appuis budgétaires et techniques.

C’est une opération de charme plutôt réussie pour le chef du gouvernement à travers cette visite de travail en terre américaine. Auprès des institutions de Breton Wood, Paul Kaba THIEBA aura convaincu les premiers responsables de ces institutions financières quant à la pertinence du diagnostic sur les obstacles structurels au développement du pays et les remèdes appropriés pour mettre le Burkina Faso sur la voie d’un développement durable et inclusif.

La première étape de l’exercice s’est déroulée au siège du FMI, le Fond Monétaire internationale. Face à la directrice Générale du FMI, Madame Christine Lagarde et ses collaborateurs, le Premier ministre a dévoilé la batterie de mesures gouvernementales définies dans le PNDES pour un Burkina nouveau.

« La démarche a été concluante, je ressors réconforté puisque le Fonds s’est engagé à soutenir le financement du PNDES et à mobiliser des partenaires autour de ce Plan. Je pense que c’est un grand succès pour le Burkina, c’est la traduction de la pertinence du Plan et de ses objectifs, c’est aussi la reconnaissance de la pertinence du cadre macro-économique, c’est une grande avancée et ça nous encourage à poursuivre », a dit, avec beaucoup de satisfaction, Paul Kaba THIEBA.

La Directrice Générale du FMI qui a promis de visiter le Burkina, a accordé un point d’honneur à certains objectifs stratégiques du PNDES, notamment la situation de la femme, l’éducation de la jeune fille, et la maitrise de la démographie.

L’autre bonne nouvelle à la mise en œuvre des actions de développement du Burkina Faso vient de la Banque Mondiale.
En effet, après le FMI, le chef du gouvernement s’est rendu au siège de cette institution où il a rencontré le directeur des opérations pour le Burkina Faso. A l’issue des échanges, Monsieur Pierre LAPORTE, en plus du soutien à la mise en œuvre du PNDES, a annoncé un appui budgétaire renforcé au profit du pays. « On a un montant de 100 million de dollars américains pour un appui budgétaire nationale. On aussi un montant de 50 million de dollars pour le Burkina, qui représente un appui budgétaire régional pour certains secteurs clés comme le transport dans la mise en œuvre d’un programme conjoint avec la Côte-d’Ivoire. Tous ces fonds seront mis à la disposition du pays dès le mois de décembre », a rassuré Pierre Laporte.

Il a invité par ailleurs, les autorités burkinabè à poursuivre les réformes pour parfaire certaines conditionnalités, notamment l’application du règlement 014 de l’UEMOA sur la préservation des infrastructures routières.

« C’est une grande surprise que nous saluons, nous remplissons presque toutes les conditions, restent quelques détails à parfaire et nous nous y attèlerons », a promis le Premier ministre.

De cet entretien, on peut retenir que la Banque Mondiale compte soutenir le PNDES à travers la mobilisation des partenaires pour la table-ronde de décembre prochain à Paris.

Puis, le chef du gouvernement a eu une séance de travail avec le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim. Le président de la Banque Mondiale a affirmé que l’éducation, la formation, l’emploi des jeunes, le développement de l’agriculture, la promotion de l’énergie solaire sont des domaines prioritaires.
L’institution a comme vision de vendre toutes ces opportunités d’investissement que regorge le Burkina Faso lors de la table-ronde à venir.

« Le président de la Banque Mondiale nous a rassuré sur le soutien de son institution. La Banque Mondiale va aussi faire un plaidoyer auprès des autres partenaires pour qu’ils accompagnent le Burkina Faso. C’est un engagement fort au profit du Burkina Faso, je ressors encore plus optimiste et c’est à l’honneur du pays », s’est réjoui le Premier ministre Paul Kaba THIEBA.

DCI/PM

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2016.10.08

Inclusion effective des enfants handicapés physiques en milieu scolaire : les acteurs non étatiques et des collectivités du Plateau Central interpelés

Réné Bagoro - Ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des Sceaux
© DR / Autre Presse
 
Réné Bagoro - Ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des Sceaux
 
Ziniaré - Le Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique, à travers la Direction du partenariat, a organisé, les 27 et 28 Septembre 2016 à Ziniaré, un atelier de plaidoyer. L'objectif était de plaider pour l'inclusion effective des enfants en situation de handicap physique en milieu scolaire, auprès des acteurs non étatiques et des collectivités territoriales. La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par Mme Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, gouverneure de la région.


Les principes fondamentaux des droits humains tels que la dignité, l'égalité, la non-discrimination et le respect des différences, exigent des Etats un traitement égal et sans distinction de tous les êtres humains. Cependant, les personnes vivant avec un handicap, en particulier les enfants, peinent à jouir effectivement des droits qui leur sont reconnus ou garantis par les instruments internationaux et nationaux de protection des droits humains au Burkina Faso. Malgré les efforts consentis par l'Etat burkinabè, les statistiques sur la non scolarisation des enfants handicapés révèlent des chiffres inquiétants. En effet, selon le recensement général des enfants handicapés de 0 à 18 ans au Burkina Faso de 2013, sur 79 617 enfants handicapés dénombrés, 72,6% d'entre eux ne sont pas scolarisés. Cette situation de l'accès à l'éducation des enfants handicapés est préoccupante car leurs spécificités ne sont pas prises en compte par les programmes scolaires. C'est pourquoi, il est impérieux que des actions fortes soient entreprises afin de corriger cette disparité par le truchement de l'éducation inclusive. Pour l'effectivité de ce droit, il est nécessaire de faire un plaidoyer à l'endroit des acteurs non étatiques et des collectivités territoriales pour la promotion de l'éducation inclusive. C'est le but de dynamiser son action en faveur de l'éducation inclusive que le ministère en charge des droits humains a organisé cet atelier de plaidoyer de deux jours. L'objectif visé était donc de plaider pour l'inclusion effective des enfants en situation de handicap physique en milieu scolaire, auprès des acteurs de la région. Prenant l'exemple du célèbre astrophysicien américain, Pr Stephen Hawking, Mme Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, gouverneure de la région, a relevé que: «Toute sa vie d'adulte, il a souffert d'une maladie du motoneurone. Pourtant cela ne l'a pas empêché de mener une carrière de premier plan en astrophysique et une vie de famille heureuse. Il y est parvenu juste parce qu'un système d'éducation qui n'exclut personne lui a permis de développer son potentiel». Ainsi, Mme Benon s'est dit convaincue que: «En dépit de la modicité de nos moyens, nous pouvons offrir cette chance de développer leur potentiel aux enfants handicapés, et par conséquent, assurer à tous les enfants, l'égalité des droits et des chances en matière d'éducation».

Durant les deux jours de travaux, la quarantaine de participants ont eu droit à quatre communications portant sur: le cadre juridique international des droits des personnes handicapées, le cadre juridique national de protection des droits des personnes handicapées, l'état de mise en œuvre du doit à l'éducation des enfants handicapés au Burkina Faso. La dernière communication a porté sur la contribution des acteurs non étatiques à l'effectivité des droits des personnes handicapées au Burkina Faso, notamment l'inclusion effective des enfants handicapés physiques en milieu scolaire. A l'issue des échanges-débats, les participants ont pris des engagements et formuler des recommandations pour la promotion effective de l'éducation inclusive dans la région du Plateau Central. Le ministère entend également poursuivre ce plaidoyer dans d'autres régions pour toucher le plus grand nombre d'acteurs afin de susciter leur engagement et leur engouement pour l'inclusion effective des enfants handicapés en milieu scolaire.

Abdias Cyprien SAWADOGO

 

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Burkina : la Banque islamique de développement va financer un projet de lutte contre l'excision

La Première Dame, Madame Sika KABORE, a séjourné en Arabie Saoudite du 28 septembre au 03 octobre 2016. Face à la presse nationale ce jeudi 06 octobre 2016 dans la matinée, elle a fait le bilan de son séjour à Djeddah. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
La Première Dame, Madame Sika KABORE, a séjourné en Arabie Saoudite du 28 septembre au 03 octobre 2016. Face à la presse nationale ce jeudi 06 octobre 2016 dans la matinée, elle a fait le bilan de son séjour à Djeddah. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
 
La Banque islamique de développement (BID) a promis de financer le Comité interafricain de lutte contre les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CI-AF) à hauteur de 50 millions de dollars, a annoncé la Première dame du Burkina Faso, Sika Kaboré, rapporte vendredi le site d'information lefaso.net.


"En tant qu'ambassadrice de bonne volonté de cette structure, nous étions en Arabie saoudite pour faire un plaidoyer en faveur du financement du programme quinquennal des activités du CI-AF", a dit Mme Kaboré à la presse.

"Toutes ces personnes que nous avons rencontrées ont eu une appréciation très positive de notre plaidoyer et des efforts que nous faisons en vue d'éradiquer ce fléau que constitue l'excision dans nos pays", a-t-elle ajouté.

"Comme vous le savez, il y a beaucoup de personnes qui tendent à faire croire que la pratique de l'excision est liée à une religion. Avec la BID, nous allons pouvoir démontrer que, pour ce qui concerne l'Islam, l'excision n'est pas du tout indiquée par cette religion", a-t-elle soutenu.

Créé en 1984 à Dakar, au Sénégal, le CI-AF est un organisme de coordination internationale et régionale africaine qui travaille sur les programmes et actions politiques visant à éliminer les pratiques traditionnelles néfastes dans la région africaine et dans le monde.

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2016.10.07

Institut africain de santé publique : Le cours magistral du ministre de la santé sur l’Assurance maladie universelle

Le ministre de la santé était ce jeudi 6 octobre 2016 à l’Institut africain de santé publique(IASP) où il a donné la traditionnelle conférence inaugurale de la rentrée universitaire de cet institut. La conférence a porté sur le thème « L’assurance maladie universelle au Burkina Faso : Etat des lieux, défis et perspectives »

       
Institut africain de santé publique : Le cours magistral du  ministre de la santé  sur l’Assurance maladie universelle

Le ministre de la Santé, le Dr Smaïla Ouédraogo a de prime abord planté le décor sur l’état général de santé de la population burkinabè. De sa communication, il faut retenir que le taux de mortalité est élevé au Burkina Faso. En 1990, il était de 13,6% et en 2015, il est passé à 11,5%, soit une baisse de deux points en 25 ans. Les raisons de cette mortalité élevée selon le ministre sont l’insuffisance de l’offre de santé, le paiement direct des soins qui freine la fréquentation des centres de santé par les personnes aux revenus modestes et l’absence ou l’accès tardif aux soins.

C’est donc en vue de permettre à chaque Burkinabè d’avoir accès aux soins de santé, quel que soit son revenu, qu’a été prise la décision de mettre en œuvre l’Assurance maladie universelle(AMU), qui selon la loi 060-2015/CNT du 05 septembre 2015 portant régime d’assurance maladie universelle (RAMU) au Burkina Faso, rend obligatoire pour tous les Burkinabè la souscription à l’AMU.

Pour se faire, l’Etat prendra en charge la souscription de toutes les personnes démunies et n’ayant pas les moyens de souscrire à l’assurance. Et cela passe par la solidarité. Ce qui signifie que « Toutes les personnes qui ont des conditions relativement meilleures doivent développer leur solidarité en faveur de ceux- là qui n’ont pas les moyens, afin que leurs contributions puissent permettre à l’Etat de supporter les charges liées à ceux qui n’ont pas les moyens nécessaires pour faire la souscription. », souligne le Dr Smaïla Ouédraogo.

La mise en œuvre de l’assurance maladie universelle au Burkina Faso se fera par étape. Une phase test a déjà débuté à Tougan, Séguénéga et Sebba par la gratuité des soins des enfants et des femmes. Cette gratuité est selon le ministre, une porte d’entrée de l’AMU. La phase test permettra de voir comment fonctionne l’offre de soins, le contrôle et le système de paiement.

A l’issue de cette phase test, l’AMU sera étendue progressivement à l’ensemble de la population et le panier de soins élargie afin d’assurer la prise en charge de toutes les pathologies qu’il est possible de soigner au Burkina Faso.

Dans le cadre de l’AMU, le patient paiera 20% des soins dont il bénéficie et les 80% seront payés par la Caisse nationale de l’Assurance maladie.

Mais avant de mettre en œuvre l’assurance maladie universelle, de nombreux défis restent à relever.

Il s’agit entre autres :

-  d’opérer des choix stratégiques pour l’immatriculation du secteur informel
-  d’opérer les réformes dans l’offre des soins pour répondre aux exigences de l’AMU
-  Garantir le soutien financier de l’AMU par l’Etat dans les premières années à cause des investissements que cela nécessite en logistiques et en ressources
-  Rationaliser les dépenses de santé
-  Renforcer les capacités des districts sanitaires face aux engagements
-  Créer les conditions nécessaires à l’intégration du secteur privé dans l’offre de service de santé.

Le gouvernement travaille donc selon le ministre de la santé, à relever ces défis afin que l’AMU soit une réalité au Burkina Faso.

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L’ombre de l’ex : Un virus pour la cohésion du couple

« C’est par hasard que j’ai croisé mon ex-copain. Nous avions par le passé cheminé un bon bout de temps ensemble et nous nous étions même promis de nous marier ; mais entretemps j’ai rencontré mon actuel époux. Un jour je l’ai croisé à la gare du car et je m’apprêtais à prendre un taxi pour me rendre au domicile de mes parents auxquels je venais rendre visite.

       
L’ombre de l’ex : Un virus  pour  la  cohésion  du couple

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             Mon ex a proposé de me déposer et j’ai accepté. En repartant, il m’a laissé son contact et le lendemain je l’ai appelé pour le remercier pour le service qu’il m’avait rendu la veille. C’est alors qu’il m’a proposé de m’amener prendre un pot. Naïvement j’ai accepté et nous nous sommes retrouvés. Et ce qui devait arriver, arriva. Nous avons couché ensemble et il m’a ramenée à la maison.

Après cet acte, j’ai eu beaucoup de remords. Je venais de tromper mon époux. Ce qui me dérange énormément c’est que depuis ce jour, je ne puis m’empêcher de penser à mon ex. Je l’appelle même souvent. Mon attachement pour mon mari a pris un coup, non pas que je continue de le tromper, mais je ne peux m’empêcher de penser à mon ex et quelquefois j’ai envie de le revoir. Il m’arrive même de me dire : « pourquoi je ne l’ai pas épousé, bien qu’il ne soit pas mieux que mon époux » Confession d’une épouse !

La trahison n’est pas seulement le fait de tromper son conjoint ou sa conjointe, mais le fait de commencer à le comparer à l’ex, et souvent même aller jusqu’à regretter le lien conjugal.

Il y a malheureusement bien de conjoints qui tombent dans ce piège. Ils continuent de penser à leur ex, à le fixer dans leur esprit et de commencer à imaginer tout ce qu’ils auraient pu avoir avec lui. Le comble, c’est que certains vont jusqu’à éprouver du regret. Du coup, le partenaire conjugal commence à avoir moins de place et moins de valeur. L’amour commence à s’effriter, les gestes d’amour tarissent et commence une certaine gêne suivie de tristesse et même d’agressivité. Les petites incompréhensions jusque-là bien gérées deviennent des occasions de palabres. On s’’accorde de moins en moins d’attention, d’importance et même de valeur.

Ce qui se passe en réalité, c’est le report de tout ce qui devait enrichir le partenaire sur l’ex, quand bien même il est absent physiquement. Retenons que le visible n’est pas avec la vue, mais avec la psychose : l’âme et partant le cœur.
Ceux qui commencent à penser à l’ex, finiront par le rechercher et le retrouver, car la nature s’est toujours chargée de rendre physique ce que la pensée conçoit et entretient.

Les conséquences à la longue seront très négatives, car il va s’effectuer un divorce dans l’esprit. Les conjoints en viennent ainsi à vivre ensemble (physiquement) et pendant ce temps tout ce qui devait constituer la substance du mariage a disparu. Ce qui va se produire, ce sont des malaises pour ne pas dire des maladies inexplicables dues à une vie d’hypocrisie, le réel ayant fait la place au « faire comme » au paraitre.

On mène une lutte intérieure pour faire croire et pour se convaincre que l’on a un partenaire conjugal, alors que la réalité est tout autre, l’esprit ayant un autre « époux » que le corps. Ce divorce qui ne dit pas son nom va générer toutes sortes de discordes et d’entorses pour la bonne marche du couple.

Il y a même des cas extrêmes où un enfant conçu dans cette atmosphère va ressembler plus à l’ex qu’au vrai père.

Le drame dans certains foyers c’est que l’un ou l’autre dans un état de colère va lancer à la face de l’autre une insanité du genre : « tout cela c’est ma faute…j’aurai dû épouser un tel…il y a quelqu’un qui m’avait promis mieux que toi, j’aurai dû aller avec lui…j’ai vu des filles (des garçons) mieux que toi…Si j’avais accepté l’homme que mes parents m’avaient proposé…. »

Avec de tels propos le feu est allumé et la case va prendre feu. Il faut donc se garder de :
-  Regretter l’ex
-  Faire des comparaisons de l’actuel(e) avec l’ex
-  Reprendre contact avec l’ex
Il faut surtout continuer de croire que :
-  L’actuel(e)) a été le bon choix
-  Sa présence comble vos attentes
-  Vous vous sentez bien en sa compagnie
-  Vous l’aimez véritablement et cela avec des actes concrets

Ainsi l’ex s’en ira pour de bon et c’est votre couple qui prendra des galons.

Rock Audacien D.DAMIBA

    Conseiller conjugal

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