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2016.10.07

Résilience aux catastrophes : Des gestionnaires de risques en ‘’Alliance technique’’

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays, subi les effets liés aux changements climatiques. Les inondations, la sècheresse, les vents violents sont devenus monnaie courante. Que peut faire la population ? L’Alliance technique d’assistance au développement (ATAD), avec l’appui de l’ONG Diakonia, se penchent sur la question à travers un atelier les 6 et 7 octobre 2016, à Ouagadougou. Cet atelier national de renforcement des capacités et de partages d’expériences sur la résilience aux risques de catastrophes et aux changements climatiques, vise à doter les acteurs d’outils nécessaires de lutte.

       
Résilience aux catastrophes : Des gestionnaires de  risques  en  ‘’Alliance technique’’

La résilience désigne la capacité pour un corps, un organisme, une organisation ou un système quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération. C’est dans ce sens que ce tient le présent atelier. Ce sont des participants composés d’acteurs de la société civile et de l’Etat qui suivront deux jours durant, des consultants et experts en charge d’animer des communications en rapport avec la résilience. L’objectif global étant de contribuer au renforcement des capacités des acteurs sur la résilience pour un meilleur accompagnement des communautés en particulier celles du Sahel.

De manière spécifique, ce cadre d’échanges vise à renforcer la connaissance des acteurs sur les concepts de la résilience aux risques de catastrophes et aux changements climatiques. Partager les bonnes pratiques de résilience face aux changements climatiques et aux risques de catastrophes. Et s’approprier les priorités nationales en matière de résilience aux risques de catastrophes et aux changements climatiques.

Financé par Diakonia, le projet de renforcement de la résilience des communautés vulnérables dans la province de l’Oudalan, piloté par l’ATAD, offre une place de choix aux renforcements des capacités des acteurs et aux actions de plaidoyer.

La prévention, mieux que l’intervention

A l’issue de cet atelier, les participants connaitront donc, les différentes méthodes de ciblage. Aussi, ils partageront les bonnes pratiques de résilience face aux changements climatiques et aux risques de catastrophes. En plus, ils seront informés des différentes priorités nationales en matière de résilience aux risques de catastrophes et aux changements climatiques.

Pour le président de l’ATAD, Constant Zango, cet atelier vise à donner les outils nécessaires aux intervenants. Mais, aussi à interpeller les autorités locales des zones d’intervention, dont les autorités municipales de Gorom-Gorom et de Markoye qui participent à cet atelier. C’est aussi pour eux, l’occasion d’harmoniser les approches d’interventions avec les autres acteurs pour ne pas aller de façon disparate dans la mise en œuvre des projets.

Selon Constant Zango, la réduction de catastrophes doit être une préoccupation permanente. « Lors des élections de novembre 2015 nous avons signé un pacte avec le Président Roch marc Christian Kaboré pour que ça soit une préoccupation nationale et une priorité dans les politiques de son gouvernement. Nous osons croire que ce n’était pas un effet de campagne et que ça va se traduire sur le terrain », confie-t-il. Le président de l’ATAD se réjouit de constater qu’il y a des actions que le gouvernement pose et espère que cela « se traduise concrètement sur le terrain ».

Représentant le Directeur pays de Diakonia, Carine Capo, chargé de programme à Diakonia, laisse entendre que beaucoup d’efforts sont déployés pour tenter de sortir de l’extrême pauvreté, de nombreuses communautés. Celles-ci subissent et ne comprennent pas ce qui leur arrive. Elle prend comme exemple, le cas des paysans qui ne maitrisent plus le cycle des saisons et qui sont confrontés à des saisons sèches de plus en plus longues. Ou encore à des inondations, des typhons, des tempêtes qui ravagent en quelque secondes leur champ. Pour elle « la gestion des risques et catastrophes liés au changement climatique peut occuper une place grandissante dans nos stratégies de développement ». Mais, elle préconise la prévention, car moins couteuse que les opérations d’intervention.

« Le Burkina tout comme d’autres pays est touché par différentes catastrophes occasionnées par les changements climatiques », affirme Yipenè Florent Bakouan, Secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/CONASUR), représentant la ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille. Ces dix dernières années, ajoute-t-il, notre pays a enregistré plusieurs types de catastrophes naturelles qui sont les sécheresses, les inondations et les vents violents. « Ces chocs climatiques récurrents affectent négativement les moyens de subsistance et les économies très sensibles ».

En 2009, rappelle-t-il, le Burkina a connu l’une des pires catastrophes naturelles de son l’histoire. Le bilan humain faisait état de 881 318 personnes sinistrés, 49 décès, 61 blessés et une personne disparue. Avec des dommages de près 100 milliards de francs CFA, confie, le Secrétaire permanent du CONASUR. Et depuis ce temps, le pays a connu une succession d’inondations. Selon lui, de juin à septembre 2016, les inondations ont affecté au moins 55.000 personnes. Ce qui a engendré un appui de la part du gouvernement de près de 350 millions de francs CFA.

Il remercie et félicite au nom du gouvernement l’ONG Diakonia et son partenaire ATAD qui ont placé « cette quête de la construction de la résilience communautaire, surtout les personnes vulnérables au cœur de leurs actions ». Ainsi que leur vision pour l’organisation de ce présent atelier afin de partager et fédérer les expériences sur la thématique pour un meilleur accompagnement des communautés dans la construction de la résilience aux risques.

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2016.10.06

Bobo-Dioulasso: les musulmans en colère contre l’interdiction du port du voile dans une école

Les musulmans de Bobo-Dioulasso sont en colère. Pour cause, le port du voile est interdit au Lycée privé laïc de l’Immaculée Conception (LPLIC) où sont affectés leurs enfants. Les imams de la ville se sont donc retrouvés le mercredi 5 octobre 2016 à l’initiative de la Coordination des associations islamiques de l’Ouest pour échanger sur la question. L’attention des autorités a été attirée sur le sujet qui, selon les imams, serait contraire aux textes en vigueur.

Les orateurs, face aux imams de la ville
Les orateurs, face aux imams de la ville

«Le fanatisme et l’intégrisme religieux sont proscrits. Le port de voile est interdit». C’est ce qui est écrit au chapitre II, aliéna 10 du règlement intérieur du Lycée privé laïc de l’Immaculée Conception (LPLIC) de Bobo-Dioulasso. Cette dernière partie de cette décision portant interdiction du port de voile n’est pas approuvée par les musulmans qui estiment que le port de voile est non seulement «obligatoire à la fille et à la femme musulmanes» mais aussi autorisé par les textes en vigueur. «L’arrêté ministériel n°2014-106/MES/SG du 02 avril 2014 autorise le port du voile islamique dans les établissements d’enseignement secondaire» ont-ils relevé.

Les imams sont venus écouter la voix de la Coordination
Les imams sont venus écouter la voix de la Coordination

Pour eux, ils ne comprennent donc pas pourquoi le fondateur de cet établissement peut prendre de telles décisions. «De nombreuses filles musulmanes sont violentées oralement, moralement et physiquement par cet article du règlement intérieur. Des cas d’exclusions ont même été signalés» s’est offusqué Oumarou Moné, Coordonnateur régional du CERFI dans les Hauts-Bassins.

Ce qui est révoltant, selon les orateurs, c’est que le fondateur, pendant qu’il interdit le port de voile aux enfants musulmans (filles) dans son établissement, rend obligatoire la célébration des messes à tous les enfants sans distinction de religion. «Où est donc le caractère laïc de l’enseignement dans cet établissement?», s’interrogent-ils.

C’est face à cette situation que la Coordination des associations islamiques de l’Ouest a invité tous les imams de la ville en vue d’échanger sur les questions relatives à l’éducation des enfants. Remontés contre l’article du règlement intérieur du LPLIC «qui pourrait être cause de troubles à un moment où les autorités prônent le dialogue inter-religieux, la cohésion et la paix», les imams attirent l’attention des autorités du pays.

Oumarou Moné, leCoordonnateur régional du CERFI
Oumarou Moné, le Coordonnateur régional du CERFI

Tout en la condamnant avec la dernière énergie, les imams de la ville souhaitent que les autorités se saisissent de la question pour obliger l’établissement à supprimer purement et simplement l’article incriminé «qui met en cause la laïcité de l’enseignement privé au Burkina Faso». Dans le cas échéant, ils exigent le retrait de tous leurs enfants affectés par l’Etat dans les écoles confessionnelles où ces derniers sont «souvent contraient à pratiquer d’autres religions». «Si affecter nos enfants dans des écoles confessionnelles n’est pas dangereux, dénoncer certains faits ne le sera pas car forcer nos enfants à pratiquer le christianisme dans certaines écoles est une forme d’extrémisme» s’est offusqué un imam.

Les imams ont été invités à sensibiliser les parents afin qu’ils sachent raison garder. «Nous allons utiliser les voies légales pour résoudre cette question» ont-ils conclu.

Cheick Omar Traoré

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Centre national de la Recherche scientifique et technologique : Contribuer au développement socio-économique du Burkina Faso

Filiga Michel Sawadogo - Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation
© DR / Autre Presse
 
Filiga Michel Sawadogo - Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation
 
Le Centre national de la Recherche scientifique et technologique (CNRST) a organisé les 29 et 30 septembre 2016 à Ouagadougou, ses journées portes ouvertes sous le thème : «Contribution du CNRST au développement socio-économique du Burkina Faso ».

 

Tenues sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, et le co-parrainage du Directeur général de la Loterie nationale burkinabè (LONAB) et Sa Majesté le Larlé Naaba Tigré, ces journées avaient pour objectif de mieux faire connaître le CNRST et ses résultats au grand public, aux décideurs et aux partenaires techniques et financiers. Elles ont également été un cadre d’échanges entre les chercheurs du CNRST et les utilisateurs des résultats de la recherche ; toute chose qui a, sans doute, contribué à l’éveil de jeunes esprits scientifiques.

Pendant les deux jours qu’ont duré ces journées portes ouvertes,le public a eu droit à une série d’activités dont une exposition des résultats de recherche des instituts du CNRST, une animation scientifique par des Conférences-débats, des sessions de posters sur les activités et les résultats de recherche des instituts, des débats radio-télévisés entre journalistes scientifiques et chercheurs, ainsi qu’un hommage aux chercheurs ayant reçu des prix internationaux en 2015 et une remise de toges aux chercheurs inscrits sur les différentes listes d’aptitudes du CAMES pour la session de 2015.

L’organisation des journées portes ouvertes a donc offert l’opportunité de mieux faire connaître l’institution et sa contribution au développement du Burkina Faso.

Des statuts du CNRST

Le CNRST est un Etablissement public de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT) en charge de la recherche scientifique et technologique. Jouissant de la personnalité morale et de l’autonomie financière et placé sous la tutelle conjointe du ministre en charge de la Recherche scientifique et de l’innovation et du ministre en charge des finances, il assure la coordination et le contrôle de l’ensemble des activités de recherche et d’innovation des quatre (4) instituts spécialisés relevant de sa tutelle, à savoir : l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS), l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS), et l’institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT).

Ces instituts comprennent au total 16 départements scientifiques de recherche, 18 laboratoires et 50 programmes de recherche.

A titre d’exemple, l’IRSAT possède un laboratoire de microbiologie, de physico-chimie et d’analyse sensorielle, deux ateliers pilotes et un technopôle. Le laboratoire de microbiologie est accrédité selon la norme ISO/CEI 17025 en 2005 et celui de physico-chimie est en voie d’accréditation.

Le technopôle est l’atelier de la fabrication des produits alimentaires. A l’actif de cet atelier, il y a la fabrication des biscuits, des gâteaux, du couscous, de la viande séchée, du « soumbala », du lait en poudre, du fromage, etc. L’IRSAT est une référence en matière de fabrication de lait en poudre dans l’espace UEMOA.

Des missions du CNRST

Le CNRST intervient dans tous les domaines clés du développement socio-économique du Burkina Faso. Ses statuts lui confèrent entre autres missions, la contribution à la mise en œuvre de la politique nationale en matière de recherche scientifique, technologique et de l’innovation, et à la mise en œuvre de la politique de valorisation des résultats de recherche et d’innovation.

Le CNRST participe également à la diffusion de l’information scientifique, technique et de l’innovation, à la mise en œuvre de la politique de formation scientifique, technique et de l’innovation des personnels de la recherche, et contribue à la formation dans les universités, les grandes écoles et les établissements professionnels.

Des performances du CNRST

A travers ses instituts, le CNRST génère de nombreux résultats et couvre des domaines d’expertise très variés. Ainsi, en plus des domaines transversales tels que l’environnement et les changements climatiques, chaque institut regorge de ressources humaines et techniques justifiant des compétences particulières.

Par exemple, dans les domaines de la science des sociétés, de nombreuses études ont été menées par le CNRST et qui portent notamment sur la dynamique des populations et des sociétés, les langues nationales, les systèmes éducatifs, les aspects sociologiques et socio-économiques.

Dans le domaine de la recherche agricole et de l’environnement, il importe de mentionner la production de semences de variétés améliorées, les études sur les systèmes de production, l’aménagement et le suivi des écosystèmes, l’amélioration de la productivité et la compétitivité des filières agro-sylvo-pastorales, les biotechnologies, l’encadrement des producteurs, etc.

En ce qui concerne le domaine de la recherche en santé, on peut citer l’analyse situationnelle et l’étude des prévalences, l’évaluation des programmes de développement des services de santé, la surveillance épidémiologique et nutritionnelle, les expertises toxicologiques et chimiques des produits, la formulation et la fabrication de phytomédicaments, la production d’animaux de laboratoire, la production de verrerie de laboratoire, etc.

Quant au domaine de la recherche appliquée et des technologies, le CNRST compte à son actif les études et les contrôles qualité des systèmes énergétiques, le génie des procédés et des équipements de production, le génie des procédés et équipements de transformation, la valorisation des substances naturelles, l’appui aux secteurs productifs (industries, PME/PMI).

Cependant si les structures et travaux du CNRST sont plus ou moins connus par ses partenaires directs, le constat est que l’essentiel des résultats acquis, les domaines d’expertise et les chercheurs, très souvent retirés dans les laboratoires et stations de recherches parfois déconcentrés et peu accessibles, sont fort méconnus du grand public, des décideurs et des partenaires techniques et financiers. D’où l’opportunité des journées portes ouvertes des 29 et 30 septembre 2016 qui ont sans doute permis aux chercheurs de souffler un temps soit peu, mais aussi de rencontrer les nombreux usagers de leurs produits.

Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation

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Marchés Publics : Le PNUD renforce les capacités des acteurs en charge de la dépense publique

Marchés Publics : Le PNUD renforce les capacités des acteurs en charge de la dépense publique
© DR / Autre Presse
 
Marchés Publics : Le PNUD renforce les capacités des acteurs en charge de la dépense publique
 
Le programme des Nations Unies pour le Developpement (PNUD ), en collaboration avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, , organise du 04 au 07 octobre 2016, une session de formation certifiante sur la passation des marchés publics au profit d'acteurs de la chaine de la dépense publique.


La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mme Clémence Edith YAKA, Ministre Délégué chargé du Budget, représentant, Mme Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori, Ministre de l’Economie, des finances et du Développement.

Le processus de passation de marchés publics et des délégations de service public tel est le module dispensé aux acteurs de la chaine de la dépense publique nationale. Initié par le PNUD et sur la demande du gouvernement du Burkina, cet atelier qui se tient à Ouagadougou , conforte l'engagement des autorités burkinabè à moderniser et à transformer les méthodes et procédures, conformément à un mode de gouvernance basé sur la gestion axée sur les resultats. Les ambitions actuelles de notre pays qui sont traduites dans le PNDES, commandent de l'avis de madame le ministre délégué au Budget, que les acteurs soient bien outillé, pour prendre une part active au processus de développement du pays . Au regard de ces ambitions le processus d’assainissement du secteur de la commande publique s’avère impérieuse en vue d’accroître le rythme de notre processus de développement tout en garantissant le principe de la bonne gouvernance.

Dans son discours d'ouveture, Edith Clémence YAKA, Ministre Délégué chargé du Budget, représentant, Mme Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori, Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a traduit la gratitude du gouvernement burkinabè au PNUD, pour cet appui de qualité, dans un secteur vital pour le développement du pays. De l'avis du ministre en charge du Budget, cet appui du PNUD , intervient dans un contexte de relecture globale de la réglementation dans le domaine des marchés publics et des délégations de service.

De l’avis du directeur pays du PNUD, cet atelier animé par un expert de l’institut du PNUD va permettre de développer les capacités des participants afin de mener à bien et de manière économique les achats des biens , services et travaux conformément aux règles et règlements financiers ainsi qu’aux procédures et principes communément reconnus.

En rappel, le Burkina Faso a engagé depuis quelques mois des réformes dans le secteur des marchés publics (relecture globale de la règlementation générale des marchés publics et des délégations de service public, adoption de la loi N°020/AN du 22 juillet 2016 sur l’allègement des conditions d’exécution des projets, programmes et activités de développement).

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2016.10.05

Réo: Les femmes du Sanguié exigent la libération du Général Djibril Bassolé

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Depuis un certain temps, les voix s’élèvent pour demander la libération du Général Djibril Bassolé incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de l’armée (MACA) depuis le 29 septembre 2015 suite à son présumé implication dans le putsch manqué du Général Diendéré le 16 septembre 2015. Après la Kossi, c’est au tour des femmes du Sanguié, ville natale du Général Bassolé de lever la voix pour exiger la libération de leur fils. C’était au cours d’une marche-meeting organisée par les femmes le samedi  1 octobre 2016 à Réo.

dsc00525Elles étaient de milliers les femmes qui ont pris d’assaut la rue principale de Réo le samedi dernier pour exiger la libération du Général Djibril Bassolé. Parmi elles, on note une forte présence de femmes venues des provinces du centre-ouest et de Nouna. Habillées en rouge noire pour la plupart, pancarte à la main, elles ont marché sur la principale voie menant à Didyr pour se retrouver à la place de la nation de Réo où les différents représentants ont livré leur message. Un message commun, la libération du l’ancien chef de la diplomatie Burkinabè.

A leurs côtés, les femmes étaient soutenues par les jeunes de la région qui étaient fortement présent avec eux aussi des pancartes scanner de slogan.

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« Il est tout à fait normal que lorsque votre fils est incarcéré depuis plus d’un an sans jugement, je crois qu’il n’y a pas lieu d’être fier, il y a lieu au contraire de ce mobiliser pour réclamer sa libération », nous dit un habitant qui d’ailleurs qualifie la détention de Bassolé de « politique ». Pour lui, « on n’a pas besoin d’un an pour réunir des preuves pour condamner quelqu’un ».

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« On a remis le message de tous fond du cœur, notre fond de cri. Nous sommes touchés, Djibril est le plier de tout le monde entier. On a remis notre doléance à madame le haut-commissaire de la province de remettre à sa majesté le Mogho naba puis à qui de droit » nous livre Marguerite Bassono, porte-parole des manifestants. A Sa majesté parce que les femmes étaient accompagnées par des vielles qui se poudraient avec du cendre et pour la responsable, le Mogho Naba aurait le sens de ce geste.

Cette marche s’est terminée au commissariat du Sanguié où une lettre a été remise au Haut-commissaire de la province par les manifestants. Elle a promis à son tour la transmettre aux autorités gouvernementales.

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Lenteur et corruption supposée de la justice ou la pendaison de la réconciliation

Lenteur et corruption supposée de la justice ou la pendaison de la réconciliation

Lenteur et corruption supposée de la justice ou la pendaison de la réconciliation
© DR / Autre Presse
 
Lenteur et corruption supposée de la justice ou la pendaison de la réconciliation
 
Le 03 octobre a eu lieu la rentrée judiciaire présidée par le président Roch Marc Christian Kaboré. L’opportunité peut être saisie pour dire bonjour à la justice et évoquer les maux qui ternissent son image, dans le secret et ardent souhait qu’elle procède à sa véritable mue. Passage obligé d’une durable réconciliation entre les fils et les filles du Faso.

 

C’est connu, les principaux maux de notre justice sont la corruption et la lenteur. Tout le monde a fini par se convaincre que tout ne tourne pas rond dans nos palais de justice. Notre justice est décriée, accusée de toute part, surtout par les plus faibles.

Les populations attendent tellement de la justice qu’elles oublient souvent que la justice est humaine. Elle est gérée par des hommes avec leurs forces et faiblesses. N’empêche, dans leur quête de justice et de paix, difficile de tolérer l’hypocrisie et les atermoiements des juges de qui dépend notre avenir. Malheur aux juges qui méritent d’être jugés. Bienheureux les juges qui n’obéissent qu’à la loi et au jugement de leur propre conscience. La corruption et la lenteur de la justice, au-delà d’une suspension, contribuent à pendre la réconciliation tant voulue et réclamée. Elles la renvoient dans les calendres grecques.

Corruption. Un mal burkinabè? Augmenter le salaire des acteurs du système judiciaire (magistrats, greffiers, etc.) ne résoudra pas complètement le problème de la corruption. L’amélioration des conditions de vie et de travail peut contribuer à l’éradication de ce phénomène, mais une véritable stratégie opérationnelle de moralisation de la vie publique, notamment judiciaire, est nécessaire. La corruption est un symptôme d’échec d’organisation et de gouvernance au sein des tribunaux.

Pour lutter efficacement contre la corruption au sein de la justice, il faudrait accorder plus d’importance à la transparence du fonctionnement des tribunaux, la sauvegarde électronique des documents, le suivi des déclarations de patrimoine des juges, la publication des sanctions disciplinaires...

Personnel en nombre réduit et surchargé. Nos tribunaux fonctionnent en sous-effectif chronique, juges et greffiers seraient obligés de traiter plus de dossiers qu’il n’en faut par séance. Ce qui explique les méthodes parfois expéditives de certains.

Lenteur. L’approche quantitative influe sur la qualité des jugements et aboutit à des décisions entachées d’irrégularités. L’autre facteur qui grippe la machine de la justice réside dans l’usage de procédures et manœuvres dilatoires pour retarder les jugements. Ainsi, un nombre incalculable d’affaires est renvoyé en appel, voire en cassation, alors que souvent l’issue est un retour à la case départ.

Le plus gros problème de la justice au Burkina est l’élément humain. Très souvent, le personnel judiciaire manque de respect aux justiciables. Il traite de la même manière le tueur, l’escroc ou le petit délinquant. Il ne communique pas assez. Pourtant, aujourd’hui plus qu’hier, la justice est la pierre angulaire de la nouvelle bâtisse que le Burkina veut construire. Elle doit jouer son rôle. Elle doit être solide pour donner plus de stabilité sociale, politique et économique au pays. La justice burkinabè doit contribuer à la manifestation de la vérité. Hic et nunc et ad vitam æternam.

Les Echos du Faso

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Soutenance de thèse : Etienne Ouédraogo décrypte la qualité de l’enseignement à l’école primaire

« Qualité de l’éducation au Burkina Faso : Efficacité des enseignements apprentissage dans les classes des écoles primaires », c’est le thème de la thèse défendue par Etienne Ouédraogo le 28 septembre 2016 à l’Université Paris V-Sorbonne en France. Pendant trois heures, l’impétrant a présenté le fruit de sa recherche de plusieurs années face au jury qui l’a jugé à la fin, digne du titre de docteur.

       

Soutenance de thèse : Etienne Ouédraogo décrypte la qualité de l’enseignement à l’école primaireLa qualité de l’enseignement, le sujet est débattu depuis plusieurs années au Burkina. Les enseignants, les parents et autres acteurs du domaine constatent avec amertume que le niveau des élèves se détériore progressivement. Le système éducatif du Burkina Faso va mal et fait de plus en plus l’objet de recherche.

« Qualité de l’éducation au Burkina Faso : Efficacité des enseignements apprentissage dans les classes des écoles primaires », est un thème transversal qui se situe à l’intersection de plusieurs disciplines des sciences de l’éducation : la pédagogie, la didactique, la psychologie, la sociologie afin d’éclairer ce qui relève de « la relation éducative scolaire ».

Le chercheur Etienne Ouédraogo acteur de l’éducation, est directeur de la formation initiale des personnels de l’éducation de base (DFIPEB) au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. C’est donc un acteur de l’éducation qui pose son diagnostic et propose des solutions à la veille de la rentrée scolaire au Burkina.

La recherche du burkinabè s’est centrée sur les facteurs d’efficacité ou supposés des enseignements-apprentissages dans des classes de CM1. Plus précisément, cette recherche a porté sur les organisateurs qui structurent et déterminent les pratiques de classe des enseignants du pays.

Le chercheur a mené une enquête exploratoire en focalisant ses analyses sur les interactions entre l’enseignant et ses élèves au cours d’une séance pédagogique, en l’occurrence de grammaire.

Etienne Ouédraogo a par la suite constitué un corpus composé d’entretiens et d’observations pour un public de 12 enseignants et 36 élèves. Il s’est ainsi échiné à rechercher les dimensions de trois organisateurs qui présentent les fréquences les plus élevées en comparaison des déclarations des élèves et des enseignants, avec la méthode déductive.

Au finish, les résultats de cette recherche tendent à montrer que le domaine de l’ « organisation pédagogique » domine dans les interactions en classe, suivi du « climat relationnel ». La « gestion didactique » est peu présente dans les classes observées.

Il relève que les enseignants observés font montre de création de climat rationnel enseignant-élèves favorable aux apprentissages dans les classes à effectif faible. Par contre dans les classes à effectif élevé (plus de 60 élèves), le climat relationnel est parfois délétère marqué par des châtiments corporels.

Aussi, le parent pauvre des inter-actions enseignant-élèves est la gestion didactique. Dans une classe à grand ou petit effectif, les enseignants mènent très peu d’activités cognitives et métacognitives. Faisant ainsi place à la répétition et à la mémorisation.

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                                            Le jury

Le chercheur après avoir donné des clés de compréhension des pratiques d’enseignement, a suggéré des actions et des modes d’intervention en faveur de l’amélioration de la qualité de l’éducation. Les résultats de ses recherches ouvrent donc la question de la formation initiale et continue ainsi que celle de l’encadrement des enseignants. Il préconise que la formation des enseignants fasse une large place à la gestion didactique, sachant que l’organisation pédagogique et l’assurance d’un bon climat relationnel dans la classe ne sont que des inputs plus éloignés de l’acquisition des savoirs par les élèves que la gestion didactique.

A l’issue de l’exposé suivi des échanges avec le jury, ce dernier a jugé le candidat, apte à porter le grade de Docteur. Il faut noter que selon un arrêté ministériel du 1er septembre 2016, il n’existe plus de mention pour les thèses. Ce qui n’a pourtant pas empêché le président de prononcer la phrase ‘’très honorable’’ au nouveau docteur, au regard de la qualité de sa recherche et de sa prestation.

Initialement enseignant au primaire, le Dr Etienne Ouédraogo a poursuivi ses études décrochant son diplôme d’inspecteur de l’ENSK en 2003 et obtenant sa maitrise en philosophie option éducation en 2005. Il est par ailleurs titulaire d’un master en planification et gestion de l’éducation obtenu en 2009 à Paris à France. C’est en 2014 qu’il a été nommé directeur de la formation initiale des personnels de l’éducation de base.

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ournée mondiale des enseignants : Le gouvernement poursuivra ses efforts en faveur de la revalorisation du travail d’éducateur

Chers enseignants, Chers encadreurs
et autres acteurs du système éducatif burkinabè

       
Journée mondiale des enseignants : Le gouvernement poursuivra ses efforts en faveur de la revalorisation du travail d’éducateur

C’est une évidence pour nous tous que l’école vaut ce que valent ses enseignants. Il n’existe aucun fondement plus solide pour une paix et un développement durable qu’une éducation de qualité et d’équité dispensée par des enseignants bien formés, valorisés et motivés.

C’est pourquoi la Journée mondiale des enseignants se tient le 5 octobre de chaque année afin de célébrer le rôle essentiel que jouent les enseignants pour offrir une éducation de qualité à tous les niveaux.

Chers enseignants,
La Journée mondiale des enseignants de 2016 marque l’anniversaire de l’adoption de la Recommandation OIT/UNESCO concernant la condition du personnel enseignant de 1966. Le thème retenu pour la journée mondiale des enseignants de 2016 « Valorisons les enseignant(e)s, améliorons leur statut professionnel » reprend l’esprit même des principes fondamentaux promus par cette Recommandation qui existe depuis 50 ans, et met également en évidence la nécessité de soutenir les enseignant(e)s, comme il est inscrit dans les objectifs de développement durable (ODD) et dans l’Agenda pour l’Éducation 2030.

Chers enseignantes et enseignants,
L’année scolaire et académique 2015-2016 a connu le renforcement du vivier enseignant à travers le programme de recrutement dans tous les ordres d’enseignement. Il faut également noter que la réalisation des infrastructures scolaires et universitaires s’est poursuivie avec l’accompagnement de nos partenaires techniques et financiers (PTF).

Malgré ces efforts, l’année scolaire et académique 2015-2016 a été marquée par le retard de la reprise des activités académiques dans les Institutions d’Enseignement Supérieur (IES) et les actes d’incivisme dans certains établissements d’enseignement post-primaire et secondaire. Ces actes d’incivisme ont occasionné des violences physiques sur des acteurs de l’éducation et la destruction de certains biens matériels. Le gouvernement déplore, une fois de plus, ces comportements et prend l’engagement de travailler avec l’ensemble des acteurs de notre système éducatif pour éviter à l’avenir ces débordements.

Laborieux constructeurs de la nation,
La vision du système éducatif burkinabè est de « former un citoyen responsable, créatif, producteur, ayant le sens des valeurs universelles et doté de compétences nécessaires pour soutenir le développement économique et social du pays ».
Que serait notre système éducatif sans votre contribution essentielle à l’œuvre éducative tant au niveau du renforcement de sa qualité, qu’à celui de l’expansion de l’offre ?

L’appel de Gaoua de 1986, nous situe à souhait, qui relevait que « L’homme est le génie le plus apte à l’organisation. C’est pourquoi, malgré des moyens pédagogiques insignifiants et une définition non achevée du type d’école, la qualité des hommes, conséquence de leur degré de conscience, peut être un palliatif autorisant des résultats forts brillants. A l’inverse, abondance de moyens et affinement de la théorie éducative sans cependant des hommes consciencieux ne sont que ruine de la société ».

Vous pouvez être rassurés qu’à travers les ministres en charge de l’éducation, le gouvernement reste à votre écoute et poursuivra ses efforts en faveur de la revalorisation de votre travail d’éducateur.

Une cérémonie solennelle de décoration du personnel éducatif est prévue se dérouler dans l’enceinte du Lycée Philippe Zinda KABORE le Vendredi 14 octobre 2016.
Tout en vous remerciant pour les efforts déjà consentis, nous vous souhaitons, à toutes et à tous, une très belle fête et vous exhortons à œuvrer d’avantage aux côtés du gouvernement pour l’atteinte des objectifs éducatifs fixés.
Vive le métier enseignant !

Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation
Pr Filiga Michel SAWADOGO,

Le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation,
Jean Martin COULIBALY

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Prévention de la transmission mère-enfant du VIH : Plan international Burkina lance un projet de renforcement des capacités des partenaires

Le 27 septembre 2016 à Ouagadougou, le directeur général des études et des statistiques sectorielles du ministère de la santé, Dr Sylvain Dipama, a procédé au lancement du projet « Renforcer les capacités des partenaires pour assurer la durabilité des acquis de la Prévention de la transmission mère-enfant du VIH dans les zones d’intervention de Plan international Burkina Faso ». Il s’agit notamment des provinces du Bam, Sanmatenga, Namentenga et Kouritenga. D’un coût global de 2.2 millions de dollars US, le projet qui couvre la période 2016-2018 est destiné à 1.987.578 habitants y compris 117.423 femmes enceintes et 469.078 femmes en âge de procréer.

       
Prévention de la transmission mère-enfant du VIH : Plan international Burkina lance un projet de renforcement des capacités des partenaires

Plan international Burkina est résolument engagé dans le développement communautaire pour le bien-être des enfants, tout en recherchant une égalité de traitement pour les filles qui subissent la pauvreté, la violence et les injustices. Dans cette dynamique, il multiplie ses actions. Après une première phase du projet de prévention de la transmission mère-enfant du VIH dans ses zones d’intervention, qui a d’ailleurs enregistré un grand succès, il revient avec une seconde phase pour parachever l’initiative. Le projet « Renforcer les capacités des partenaires pour assurer la durabilité des acquis de la Prévention de la transmission mère-enfant du VIH dans les zones d’intervention de Plan international Burkina Faso » doit être mis en œuvre pendant trois ans (2016-2018) dans huit districts sanitaires des régions du Centre-est et du Centre-nord. Et la cérémonie de ce 27 septembre 2016 marque son lancement officiel. Etaient présents, des directeurs régionaux de la santé, médecins chefs des districts sanitaires, la direction de la santé de la famille et des associations qui vont participer à la mise en œuvre dudit projet.

Pour la représentante résidente de Plan international-Burkina Faso, Dr Fatoumata Haïdara, ce projet est en phase avec les objectifs de survie et de développement des tout petits, ce qui passe aussi par la bonne santé de la mère. Il renforce également la mise en œuvre des politiques et du programme du ministère de la santé et contribue à la réalisation des objectifs du Plan national de développement sanitaire 2011-2020. Toutefois, a relevé Dr Haïdara, sa mise en œuvre n’aurait pas été possible sans la subvention accordée par l’Agence coréenne de développement (KOICA). « Elle a consenti un montant d’environ 1.000.000 de F CFA pour ce projet, investissement complété par Plan international Burkina Faso et la Corée du Sud avec respectivement 96.900.000 F CFA et 24.200.000 F CFA », a-t-elle fait savoir. C’est donc dire que les efforts conjoints vont permettre de faire face aux problèmes de santé des populations en général, et spécifiquement, pour la survie de l’enfant.

A en croire le représentant du ministre de la santé, Sylvain Dipama, les interventions mises en œuvre dans les districts sanitaires du pays ont permis d’engranger des acquis. Il s’agit notamment du dépistage du VIH chez les femmes enceintes et de la prise en charge de celles dépistées séropositives ainsi que leurs enfants. Toutefois, a-t-il concédé, il subsiste encore quelques difficultés en rapport avec la réalisation du dépistage précoce chez les enfants nés de mères séropositives et l’adhésion des partenaires des femmes enceintes. C’est pourquoi, il a apprécié tout l’accompagnement technique et financier au programme PTME/VIH. Aussi, il a félicité et encouragé Plan international, qui, de par la mise en œuvre du présent projet, contribue au côté du ministère de la santé à la réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant au Burkina Faso. Avant d’inviter tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet à s’investir pleinement et de manière efficiente à l’atteinte des objectifs fixés. Toute chose qui, selon lui, contribuera à améliorer significativement les indicateurs en matière de santé au Burkina Faso.

Quant au directeur général de plan Corée du Sud, Byunghak Kim, il a émis le souhait que les populations vulnérables puissent véritablement bénéficier des retombés du projet. Egalement, il a tenu à rassurer que la coopération entre le Burkina Faso et la Corée du Sud va se poursuivre et cela avec d’autres investissements. « Mais, pour ce qui est de notre rôle dans le projet, Plan international Corée, nous allons faire tout ce qui est de notre possible pour qu’il soit une réussite », a-t-il fini par dire.

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2016.10.04

Education pour tous. Bientôt on dira : «Je fréquente à la MACO»

Education pour tous. Bientôt on dira : «Je fréquente à la MACO»

Dans la matinée du 22 septembre, l'Association Ecole Pour Tous (AEPT) a organisé une cérémonie de collecte de fonds en vue de construire une salle de classe au sein de la Maison d'Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO). L'objectif est de permettre la réinsertion socioprofessionnelle des détenus et des prévenus après leur libération.

La détention occupe le 5e rang parmi les peines afflictives et infamantes. Elle a donc pour but de punir et de faire payer les fautes commises mais sans toutefois penser à une réinsertion après libération. Il a fallu donc attendre jusqu'en 1791 pour que la réinsertion soit un sujet préoccupant. En effet, créée en 2011, l'AEPT ambitionne évoluer dans la réinsertion des détenus après leur libération et se bat en particulier pour atteindre ses objectifs à savoir : une prison, une école ; la formation des détenus (es) en entrepreneuriat et le parrainage de ceux et celles qui sont vulnérables. Ainsi donc, la cérémonie de ce matin, en présence du représentant du ministre de la Justice et de celui de Mme le ministre de l'Action sociale, avait pour principal objectif la collecte de fonds pour la construction d'une salle de classe au sein de la MACO avec un budget estimé à 7 millions de FCFA.

Le président de l'association, Hado Nicaise Sawadogo, à l'entame de son discours, a rendu un vibrant hommage aux partenaires techniques et financiers et se dit honoré par leur présence, car celle-ci constitue "une lueur d'espoir pour les détenus ". Cependant le besoin est réel, pressant et nécessite une attention particulière : « La MACO est un navire embarquant à son bord plusieurs milliers de pensionnaires, mais ce navire cherche désormais à accoster, car les passagers doivent débarquer et corriger leur passé », a-t-il déclaré. En ce qui concerne le représentant du ministre de la justice, Yogo Geoffroy, patron de la cérémonie, il a salué l'initiative de l'AEPT et lancé un appel solennel à l'endroit des prisonniers, les invitant à redoubler d'efforts dans l'apprentissage, car, selon ses dires, 5 mois ont été sacrifiés afin que cette journée de collecte de fonds soit effective.

Encore faut-il rappeler que les prisonniers méritent une seconde chance: «  Faire des détenus d'aujourd'hui, les bâtisseurs de demain », foi de Yogo Geoffroy. Quant aux bénéficiaires de cette nouvelle donne, ils n'avaient que des mots de remerciement à l'endroit de l'Association et à l'ensemble de ses partenaires. Néanmoins un souci se présente à l'horizon: la question de savoir comment une seule salle de classe peut-elle servir à dispenser des cours à des milliers de détenus? A cette question, le président de l'AEPT a assuré que le plus important est d'avoir pris l'initiative et l'engagement d'emboîter le pas«  Avec le temps et l'appui de nos collaborateurs, nous passerons d'une classe à une école », a-t-il terminé.

 

Omar Salia

(Stagiaire)

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