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2016.10.04

Rancœur politique de certains opposants

Dans une démocratie, l’opposition constitue un contre-pouvoir. Elle contrebalance en effet les pouvoirs et les points de vue politiques. Son rôle est essentiel. C’est pourquoi d’ailleurs elle a un statut. L’opposition n’a pourtant pas seulement un rôle de contestation, de destruction.

Certains opposants politiques, désavoués par les électeurs et déçus, passent leur  temps à attiser le feu. Mauvaise stratégie pour redorer leur image
Certains opposants politiques, désavoués par les électeurs et déçus, passent leur temps à attiser le feu de la rancœur. Mauvaise stratégie pour ceux qui veulent redorer leur image

Un opposant démocratique est un acteur de la vie politique, œuvrant pour plus de démocratie, plus de respect des engagements des dirigeants, plus de débat dans l’espace public. Malheureusement, certains opposants politiques oublient leur rôle en s’adonnant à cœur joie à la critique stérile dans le seul but de détruire ou de saper l’action des dirigeants du moment. Très tatillons, ces opposants, déçus d’avoir été vomis par les électeurs, scrutent les moindres faux pas des autorités légitimes pour s’ériger en donneurs de leçons. Parce qu’ils n’admettent pas l’isolement dans lequel ils sont fourrés. Ils ont surestimé, entre-temps, leur aura politique et sont tombés dans le narcissisme béat.

Désavoué par les électeurs, ils ont cru bon se transformer en opposants véhéments et fougueux en exploitant toutes les colères des citoyens. Dans l’espoir de redorer leur image. C’est de la rancœur politique. Pourtant, dans un pays comme le Burkina Faso, les opposants devraient davantage prendre conscience que leur mission est d’œuvrer pour plus de démocratie, pour des représentants politiques plus responsables et soucieux de la cause publique, bref pour une politique plus noble et plus saine.

Il ne s’agit pas de tenir un éternel et redondant discours démagogique. Il ne s’agit pas non plus d’avoir à l’esprit une éternelle critique stérile encore moins une velléité de seulement détruire sans être une force de propositions.

Il s’agit de contribuer à l’évolution des idées et des pratiques politiques. Il s’agit de prendre part à un projet collectif noble et humaniste dans un vrai processus démocratique. L’enjeu n’est pas une querelle de personnes mais d’œuvrer pour le bien public. Au lieu de cela, certains de nos opposants politiques, mus par la colère, la tristesse et la jalousie (?) semblent emprunter la voie de la vengeance. Estimant avoir vécu de véritables injustices ou une profonde désillusion, ils n’arrivent plus à se battre honnêtement et justement. Ils cherchent à faire douter les gouvernants actuels et exacerbent les peurs et les sentiments d’injustices et d’impunité. Ils attisent le feu. Mais le fait de conspuer ledit pouvoir se situe aux antipodes de l’éthique politique et de la morale de notre société. Cette propension à jeter le discrédit sur les institutions démocratiques du pays et à distiller dans l’opinion le scepticisme doit cesser. De toutes les façons, pour émerger hors de l’eau – la vie politique étant faite de hauts et de bas -, certains de nos opposants politiques doivent revenir au b.a.-ba de leur mission: ramer à contre-courant, mais dans le bon sens.

Théophile MONE

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Vulgarisation du PNDES: cours magistral de Paul Kaba Thiéba à Ziniaré et à Kaya

Vulgarisation du PNDES: cours magistral de Paul Kaba Thiéba à Ziniaré et à Kaya
© DR / Autre Presse
 
Vulgarisation du PNDES: cours magistral de Paul Kaba Thiéba à Ziniaré et à Kaya
 
Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a rencontré respectivement le vendredi 30 septembre et le samedi 1er octobre 2016 les forces vives de la région du Plateau Central et de celle du Centre Nord. Cette rencontre avec les populations s’est inscrit dans le cadre de la campagne nationale de vulgarisation du Plan national pour le développement économique et social (PNDES), nouveau référentiel du développement du Burkina, initiée par la Coordination des mouvements et associations pour la vulgarisation du programme du président.



L’objectif de cette tournée du chef du gouvernement dans les chefs-lieux des régions du pays était donc d’expliquer les grandes lignes du PNDES, le plan de développement de l’exécutif pour les quatre prochaines années 2016-2020. Il s’inspire essentiellement du programme de gouvernement du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

C’est par le biais de conférences publiques avec les différentes forces vives que Paul Kaba Thiéba a dévoilé les axes majeurs du référentiel à Ziniaré (Plateau Central) le vendredi 30 septembre tout comme à Kaya le samedi 1er octobre (Centre Nord).

Le PNDES: la preuve par trois

Ont pris part à la conférence publique de Ziniaré, les différentes couches sociales et les mouvements et association de la Région du Plateau Central qui regroupe trois provinces : Oubritenga, Kourwéogo et Ganzourgou.

Après l’allocution du maire de la commune de Ziniaré et des organisateurs de cette campagne de vulgarisation du PNDES, place a été donné au Premier ministre pour son exposé. Paul Kaba Thiéba en maître de séance a fait le diagnostic de l’état actuel du pays. Et pour lui les voyants sont aux rouge tant sur le plan économique que social : chômage, pauvreté, faible croissance et agriculture non mécanisé...Face à cela et « au manque de cohérence » des autres plans de développement, le PNDES a été mise en place.

« Dans le PNDES tout a un fil conducteur et toutes les actions des différents ministères sont structurées pour atteindre trois axes fondamentaux : la gouvernance, la valorisation du capital humain et la transformation structurelle de l’économie. Les ministères, les conseils régionaux et les communes ne doivent plus faire leur politique de développement sans se référer aux précédents axes », a indiqué le Chef du gouvernement. Au niveau de la gouvernance, la mise en œuvre du PNDES va améliorer la gouvernance politique et administrative à travers la lutte contre la corruption et l’amélioration en termes de droits humains, sécurité, de protection civile et d’accès à des informations justes. En clair, dans ce premier axe du plan, l’exécutif entend pratiquer la redevabilité tous azimuts.

Le deuxième axe quant à lui est destiné à l’amélioration du capital humain. Cette qualité des ressources humaines sera possible grâce à l’amélioration de l’éducation et de la santé pour tous. A ce niveau, M. Thiéba précisera que des actions seront mises en place afin que le secteur de l’éducation et de la santé puissent atteindre le niveau escompté. Pour ce faire donc, pour l’année 2017, le gouvernement injectera 19% du budget à l’éducation et à l’enseignement supérieur.

Le dernier axe promeut la transformation structurelle de l’économie à travers la création de chaine de valeurs et l’articulation du secteur de l’agriculture, de l’élevage et de l’industrie.

A la recherche de plus de 15 000 milliards

La mise en œuvre de ce plan est évaluée à 15 400 milliards de Francs CFA dont 8 400 milliards sont réservés aux investissements. Et pour mobiliser cette somme, le gouvernement entend réduire sensiblement le train de vie de l’Etat, augmenter la recette fiscale à travers le civisme fiscal et recueillir les financements qui seront issus de la Table Ronde des bailleurs prévue à Paris en décembre prochain.

L’Autofinancement sera de 64% contre 36% au titre des dons et prêts concessionnels. A Kaya le 1er octobre tout comme à Ziniaré où il était le 30 septembre, les populations ont eu droit à la parole pour poser leurs préoccupations au chef du gouvernement. Chaque couche sociale voulait savoir ce qui était prévu dans le PNDES pour elle. Le Premier ministre, aidé dans sa tâche par ses collaborateurs, a apporté des réponses aux différentes préoccupations des populations.

A l’issue de son grand oral avec les forces vives du Centre nord ce samedi, Paul Kaba Thiéba a indiqué que ces forums étaient l’occasion pour l’exécutif de recueillir auprès des différentes populations leurs avis et recommandations pour que la mise en œuvre du PNDES soit un succès.

« Les populations se sont engagées avec le gouvernement à réaliser ce plan à travers un engagement citoyen beaucoup plus fort notamment par le renforcement du civisme à tous les niveaux y compris le civisme fiscal. (...) De ce point de vue, je suis réconforté et confiant. Les populations ont compris que le PNDES sera décliné en plan sectoriel au niveau des ministères mais surtout aux plans régionaux de développement mais aussi en plans communaux de développement. Elles ont aussi compris que cet exercice que nous faisons dans chaque région est un exercice de démocratie participative, populaire et que c’est la première fois qu’elles sont associées à ce type d’exercice. C’est pourquoi nous faisons cet effort pédagogique de venir vers elles pour échanger mais également d’apprendre », a affirmé le Premier ministre à l’issue de sa rencontre avec les populations du Centre nord. Avant les étapes de Plateau Central et du Centre nord, le chef du gouvernement s’était rendu dans les régions des Hauts bassins, Cascades, Sud-ouest, Boucle du Mouhoun et Centre ouest.

Dimitri Kaboré

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Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

« Juridictions et démocratie financière : quels dispositifs pour une contribution à la transparence dans la vie publique ? ». C’est sous ce thème que s’est effectuée, ce lundi, 3 octobre 2016 à Ouagadougou, la rentrée judiciaire 2016-2017. Cette cérémonie solennelle a été placée sous le patronage du Président du Faso et la présidence de la présidente du Conseil supérieur de la magistrature.

       
Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

Pour le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Thérèse Traoré, la justice est aujourd’hui au cœur des débats, à tort ou à raison, des critiques virulentes. Ce qui indique les attentes combien nombreuses des citoyens à son égard. « Cela est d’autant plus patent, poursuit-elle, lorsqu’au détour des conversations, des citoyens lambda déclarent à qui veut l’entendre, ne pas croire à son impartialité et même souvent à son utilité ». Selon la présidente du CSM, la justice est rendue au nom du peuple et pour le peuple ; elle se doit donc d’être au service du justiciable et des acteurs rendant leurs décisions en toute indépendance sans pression ni influence.

Après avoir scruté les « grands maux » dont souffre la justice burkinabè, Thérèse Traoré a rappelé que les états généraux de la justice, tenus en mars 2015, ont formulé des « recommandations fortes » qui ont été prises en compte par l’adoption de nouveaux textes intervenue dans la magistrature. C’est le cas, en août 2015, des lois portant statut de la magistrature et organisation, composition, attribution et fonctionnement du CSM. Pour elle, il appartient donc aux acteurs de la justice de « s’engager résolument » à rendre la justice plus performante, plus accessible et plus protectrice des droits et libertés et à travailler à restaurer la confiance du justiciable envers la justice et ses acteurs.

Pour le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, garde des Sceaux, René Bagoro, cette cérémonie revêt une signification particulière pour l’appareil judiciaire car, cette rentrée judiciaire se tient dans un contexte de renouveau du cadre organique et juridique de la magistrature et des autres agents de la justice. ‘’Le gouvernement réitère sa volonté de poursuivre les réformes préconisées lors des états généraux de la Justice. Le cadre organique et juridique, dans lequel évolue actuellement la magistrature, vise le renforcement de l’indépendance de l’appareil judiciaire en accroissant l’autonomie et les prérogatives du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM). Il institue cependant, et à juste titre, le Président du Faso comme l’ultime garant de l’indépendance de la magistrature. Et c’est en cela que les fruits des réflexions qui seront menées devront permettre de comprendre les contours de l’implication du pouvoir exécutif en matière de préservation de l’indépendance du pouvoir judiciaire », a confié le ministre, René Bagoro. A l’en croire, la notion de « démocratie financière » est ancienne dans sa conception mais actuelle au regard des exigences de l’heure et met en relation les prérogatives des trois pouvoirs en matière de gestion des finances publiques (le pouvoir législatif, qui vote la loi de finances ; le pouvoir exécutif, qui est chargé de la mise en œuvre des lois de finances et le pouvoir judiciaire, qui assure le contrôle de l’exécution des budgets publics).

Il fait également observer que la rentrée judiciaire intervient à un moment où les populations développent une opinion de plus en plus critique sur les gouvernants et sur la justice. « Aussi, il est à souligner l’évolution sans précédent de la relation Etat-populations marquée par l’exigence d’une gestion efficace, transparente et responsable tant des biens que des deniers publics en vue d’un développement économique et social profitable à toutes les couches sociales. Cette nouvelle dynamique en matière de gestion des affaires publiques provient d’une prise de conscience des populations sur la redevabilité déjà perçue à l’article 15 de la Déclaration française des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 aout 1789, selon lequel article : ‘’La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration’’ », a étayé le ministre Bagoro.

Quant au président (par intérim) de la Cour des comptes, Raymond Poda, il faut repenser le rôle de cette institution pour la rendre conforme aux nouvelles exigences de contrôle des finances publiques.

Lefaso.net

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Journée internationale des personnes âgées 2016 : Impliquer le troisième âge dans le renforcement de la cohésion sociale et du civisme

La communauté internationale commémore ce samedi 1er octobre 2016, la Journée internationale des personnes âgées. Au Burkina Faso cette journée, placée sous l’égide du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, sera célébrée à Koudougou, chef-lieu de la région du Centre-Ouest, sous le thème « Personnes âgées : quelle contribution pour le renforcement de la cohésion sociale et du civisme au Burkina Faso ? ».

       
Journée internationale des personnes âgées 2016 :  Impliquer le troisième âge dans le renforcement de la cohésion sociale et du civisme

Ce thème qui a été choisi au regard du contexte actuel marqué par l’incivisme, les différentes revendications accompagnées souvent de violence, l’effritement des valeurs sociales et morales, permettra auMinistère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famillede porter un regard sur la contribution des personnes âgées, creuset de la sagesse, mémoire vivante de la société, aux fins de bâtir une société de paix, de cohésion sociale et de prospérité.

Il est, de ce fait, prévu un panel portant sur ce thème principal et dont les conclusions serviront à l’orientation des actions du gouvernement et des structures partenaires. Du reste ce panel regroupera des personnes âgées, des jeunes, des acteurs de la protection et promotion des personnes âgées, et des personnes ressources.

Afin d’atteindre les résultats escomptés de cette commémoration, plusieurs activités sont inscrites, dont un contrôle de santé en faveur des personnes âgées pour le dépistage de certaines maladies liées à l’âge et leur apporter un appui conseil, une nuit du dialogue intergénérationnel au cours de laquelle l’occasion sera offerte aux personnes âgées et aux jeunes d’échanger directement sur des thématiques qui concernent les deux cibles. Cela permettra aux deux générations de mieux se connaitre, se comprendre, renforcer les relations intergénérationnelles et cultiver davantage les jeunes générations. Toute chose qui pourrait renforcer la cohésion sociale et l’esprit de civisme.

Les personnes âgées, creuset de la sagesse, mémoire vivante de la société

En effet, l’accroissement du nombre des personnes âgées comporte des implications sociales, économiques, culturelles et éthiques, toutes choses qui imposent de nouveaux défis auxquels les dirigeants doivent faire face : les différentes inégalités existantes, les réformes sociopolitiques en cours, l’effritement de la solidarité, etc. L’Afrique est particulièrement concernée, puisque, en plus de faire face aux enjeux présents de la jeunesse de sa population, elle devra travailler en amont pour garantir une vieillesse paisible à ces nombreuses populations qui atteindront l’âge de la vieillesse.

La proportion des personnes âgées ici et ailleurs

Entre 2000 et 2050, la proportion de la population mondiale de plus de 60 ans doublera pour passer d’environ 11% à 22%. Le Secrétaire général de l’Organisation des nations unies (ONU), Ban-Ki Moon, dans son message du 1er octobre 2013 évoquait la question en ces termes : « d’ici à 2050, les personnes âgées seront deux fois plus nombreuses que les enfants dans les pays développés, et il est prévu que leur nombre double dans les pays en développement. Cette tendance va retentir en profondeur sur les pays et les individus. »

En Afrique, leur nombre est estimé de nos jours à plus de 38 millions. Un nombre qui pourrait atteindre 212 millions d’ici 2050. Pour les Nations Unies, le nombre des personnes âgées ne cesse de croitre. La proportion des personnes âgées de 60 ans et plus est estimée à 600 000 000 dans le monde. Et l’on dénombrera environ 2 milliards de personnes âgées de 60 ans et plusà l’horizon 2050.

Pour le cas particulier du Burkina Faso, le Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) de 2006, estime à 712 573le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus, ce qui représente 5,1% de la population générale. Les femmes âgées restent les plus nombreuses. Elles représentent 53,2%, contre 46,8% pour les hommes. Et plus de trois quart des personnes âgées résident en milieu rural, soit 82,2% et17,8% en milieu urbain. Selon les projections, le nombre de personnes âgées au Burkina Faso atteindra 1 111 000 en 2025 et 2 908 700 en 2050.

Histoire de la Journée internationale des personnes âgées

L’Assemblée générale des Nations unies a proclamé par la résolution 45/106 du 14 décembre 1990, le 1er octobre de chaque année, Journée internationale des personnes âgées.

Cette proclamation fait suite au Plan d’action international de Vienne sur le vieillissement, adopté en 1982 par l’Assemblée mondiale sur le vieillissement, et que l’Assemblée générale avait elle-même approuvé la même année.
Cette assemblée a édicté un plan d’action et des principes pour une meilleure protection et promotion des personnes âgées. De même, elle a institué par résolution 45/106 du 14 décembre 1990, le 1er octobre, comme Journée internationale des personnes âgées.

C’est donc en application de cette résolution que le Burkina Faso, à travers le Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, célèbre chaque 1er octobre, la Journée internationale des personnes âgées, afin d’insuffler une dynamique nouvelle dans la résolution de leurs problèmes individuels et collectifs.

Plus tard en 1991, l’Assemblée générale, par la résolution 46/91, a adopté les Principes des Nations Unies pour les personnes âgées. Et en 2002, la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement a adopté le Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement, afin de répondre aux opportunités et aux défis du vieillissement démographique au 21esiècle et de promouvoir le développement d’une société pour tous les âges.

Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille.

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Journée Internationale des Personnes Agées (JIPA) : Bobo-Dioulasso a célébré les siennes

Les personnes du 3ème âge réunies en consortium, ont commémoré ce samedi 1er Octobre à Bobo-Dioulasso la journée internationale des personnes âgées qui leur est dédiée.

       
Journée Internationale des Personnes Agées (JIPA) : Bobo-Dioulasso a célébré les siennes

Placée sous le thème : « Les personnes âgées, quelle contribution au renforcement de la cohésion sociale et du civisme au Burkina-Faso », les personnes âgées ont tenu à célébrer la journée internationale qui leur est dédiée ce 1er octobre 2016 à Bobo-Dioulasso à travers plusieurs structures partenaires qui veulent œuvrer bénévolement pour le bien être global des personnes âgées. Le vœu de ce consortium est de parvenir à instituer une pratique sociale qui deviendra une tradition dans la ville de Bobo-Dioulasso, voire au Burkina Faso.

Pour cette année 2016, le consortium a organisé des activités socioculturelles, telles que un repas communautaire, des jeux de société, une marche sur près de 800 mètres de l’ENEP de Bobo à la maison de la culture, suivie de la remise du mémorandum sur les besoins spécifiques des personnes âgées au Burkina Faso au gouverneur de la région des Hauts-Bassins pour transmission au Premier ministre ; des activités de communication ; des consultations médicales spécialisées au centre hospitalier universitaire Souro Sanou et des émissions radiophoniques.

La célébration locale de la journée des personnes âgées a été coparrainée par des personnes âgées à forte notoriété locale dont Monseigneur Anselme Titiama Sanon, archevêque émérite, homme de culture et commandeur de l’ordre national.

Toutefois, il ne manquera pas de revenir sur le choix de ce thème. Pour lui, le choix de ce thème n’est pas fortuit. Au regard de tout ce que le pays a traversé, il était plus que nécessaire de prôner la paix, la cohésion sociale à travers cette journée car : « les personnes âgées ont besoin de la paix pour vivre ». A-t-il laissé entendre.

Pour les premières autorités de la région, cette initiative qui est à sa toute première édition est à saluer. Et afin d’apporter leur contribution à cette journée, une visite a été rendue à la personne la plus âgée de la ville de Bobo-Dioulasso qui a 110 ans. Née en 1906, madame Tapsoba/Ouédraogo Timpoko, a été identifiée comme la personne la plus âgée de la ville de Bobo-Dioulasso pour cette année 2016. Elle est mère de 06 enfants et son dernier garçon à 53ans.

Les autorités de la région se sont rendues chez elle afin de lui apporter soutien moral, matériel, et financier. Un geste symbolique et noble qui interpelle tout un chacun à toujours œuvrer pour le bien être des personnes âgées et n’attendre comme contrepartie que les « Bénédictions, Baradji et Baraka » de la part de ces personnes âgées assistées.

Soulignons que l’uniforme ou la tenue officielle de célébration de cette journée était le Faso Dani-Fani ou toute autre tenue traditionnelle.

Romuald Dofini
Lefaso.net

 
 

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2016.10.03

Crise dans les universités publiques : Le MEFA affûte ses armes

Crise dans les universités publiques : Le MEFA affûte ses armes

       
Crise dans les universités publiques : Le MEFA affûte ses armes

Il a voulu cette activité afin de prendre l’opinion nationale et internationale à témoin de la situation dans laquelle les universités publiques sont en train de plonger. Ainsi, avant d’aborder le vif du sujet, le secrétaire général du Mouvement des étudiants du Faso (MEFA), Sylvain Yaméogo, a encouragé les étudiants pour leur bravoure et courage à s’adapter à toutes les situations qui se présentent devant eux. D’entrée, le MEFA a noté un enlisement de plus en plus de la situation. « Pendant que les universités viennent de finir la réception des dossiers d’orientation des bacheliers de l’année scolaire 2016-2017, leurs camarades de l’année 2015-2016 peinent à avoir le moindre cours dans un amphithéâtre », a martelé M. Yaméogo. Il s’agit notamment des premières années SVT, SEA, Anglais, géographie, histoire et archéologie.

De plus, il a signifié que l’université Ouaga II, longtemps resté dans la virtualité en squattant les bâtiments du SIAO, vient compromettre encore l’avenir de plus de 15. 000 étudiants et un rallongement du retard avec l’organisation du SIAO cette année. Selon lui, le souci de rattraper le retard de l’année académique a poussé les étudiants de l’UPB à composer leurs devoirs durant le mois de septembre. Toute chose qu’il a d’ailleurs saluée au passage. M. Yaméogo s’est également sur les centres universitaires, annoncés en 2009 par les autorités comme étant la solution à la massification des étudiants et du désengorgement de l’université Ouaga I Pr Joseph Ki Zerbo. « Arrêt de chantier de construction des bâtiments devant servir de salle de cours, travaux dirigés et pratiques », a-t-il déploré, avant de louer les efforts considérables faits au CENOU en termes de gestion des citées et de l’information. Cependant, il a indiqué que la problématique de la qualité et de l’hygiène dans les restaurants demeurent toujours.

Le secrétaire général a poursuivi en rappelant qu’il a eu des propositions de reformes depuis le comité ad hoc en 2011, le symposium sur le LMD en 2011, le blanchiment technique en 2012, les états généraux en 2013. De plus, il a relevé la relecture de la loi 025 portant sur la grille salariale des enseignants-chercheurs et hospitalo-universitaires en 2015, l’adoption du code de déontologie en 2015. Ainsi, il nourri l’espoir que la discussion qui s’est engagée entre le gouvernement et les enseignants ne soit pas une discussion de trop mais plutôt qu’elle aboutisse à des conclusions prometteuses pouvant sortir les universités « du gouffre ». Car, pour lui, avoir un capital humain durable est plus qu’important pour le Burkina Faso. D’où la nécessité, de mettre l’éducation en général et l’enseignement supérieur en particulier au cœur des politiques

Pour ce faire, le MEFA propose une relecture des textes afin d’introduire l’élection des présidents d’universités et la participation de tous les acteurs dans la gouvernance universitaire ; la mise en place d’un comité tripartite pour faire des propositions de sortie de crise ; ériger la DAOI en une direction générale. Il a en outre invité le président du Faso à respecter ses promesses électorales envers les universités et les étudiants. Aux étudiants et acteurs du monde universitaire, le MEFA leur a invité à se mobiliser davantage pour imposer que l’enseignement supérieur soit une priorité nationale et se tenir prêt à toute éventualité que commanderait la situation.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Message de rentrée des ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur

Message de rentrée des ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur

Jean Martin Coulibaly - Ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation
© DR / Autre Presse
 
Jean Martin Coulibaly - Ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation
 
Chers enseignantes et enseignants, étudiantes et étudiants, élèves, et autres acteurs du système éducatif burkinabè,


La vision du système éducatif burkinabè est de «former un citoyen responsable, créatif, producteur, ayant le sens des valeurs universelles et doté des compétences nécessaires pour soutenir le développement économique et social du pays».

C’est pourquoi le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, à travers son programme de société, ambitionne de rendre accessible à tous une éducation de qualité. Dans cette perspective, il entend veiller à l’accroissement et à l’amélioration de la qualité et de l’offre d’enseignement de base, à la réduction des disparités et à la réforme du système éducatif pour l’adapter aux besoins de la transformation structurelle de notre économie ainsi qu’au renforcement de la sensibilisation et de l’éducation civique en milieu scolaire.

Pour ce qui est de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, SEM le Président du Faso vise, d’une part, à faire de l’enseignement supérieur un système générateur de cadres compétents porteurs d’innovations et, d’autre part, à de faire de la recherche scientifique et de l’innovation le moteur du développement économique et technologique du Burkina Faso.

Dans ce sens, le système éducatif et la recherche scientifique se sont renforcés au cours de l’année scolaire et académique 2015-2016 par :

  • l’absorption complète du déficit en personnel enseignant du primaire ;
  • le recrutement de 620 professeurs « sur mesures nouvelles et sur concours direct », de 1 521 élèves-professeurs à former à l’ENS-UK et à l’IDS ainsi que de 3 517 jeunes pour l’enseignement post-primaire et secondaire ;
  • le recrutement de 55 agents pour la recherche scientifique et technologique ;la poursuite de la réalisation des infrastructures scolaires et universitaires avec l’accompagnement de nos partenaires techniques et financiers (PTF) ;
  • ce mouvement va se renforcer aux cours des prochaines années avec la réalisation des nombreux projets élaborés en application du Programme présidentiel : construction d’amphithéâtres, de laboratoires, d’autres locaux pédagogiques, de cités universitaires dans plusieurs villes universitaires, l’acquisition d’équipements informatiques pour un WIFI de haut débit et pour la création d’une université virtuelle accessible dans les régions.

Malgré ces efforts, l’année scolaire et académique 2015-2016 a été marquée par le retard de la reprise des activités académiques dans les institutions d’enseignement supérieur (IES) et des actes d’incivisme dans certains établissements d’enseignement post-primaire, secondaire et supérieur. Ces actes d’incivisme ont occasionné des violences physiques sur des acteurs de l’éducation et une destruction importante de biens matériels. Le gouvernement déplore, une fois de plus, ces comportements qui ne donnent pas une bonne image de l’école burkinabè et prend l’engagement de travailler avec l’ensemble des acteurs du système éducatif pour éviter ces débordements et actes de vandalisme à l’avenir.

Chers enseignantes et enseignants, étudiantes et étudiants, élèves et autres acteurs du système éducatif burkinabè,

Dans la perspective de former des hommes aptes à répondre aux besoins de l’économie nationale, il est important de développer dans notre système éducatif l’enseignement technique et professionnel et de promouvoir les filières professionnelles et innovantes, des mathématiques et de la science de manière générale. Dans cette même logique, un accent particulier sera mis sur le développement de la petite enfance afin de développer l’éducation à la base.

Le constat majeur est que la généralisation des échanges de toute nature à travers les Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education (TICE) a transformé le savoir en un bien public planétaire. C’est ainsi que les formations ouvertes et à distance, les espaces numériques et les universités virtuelles vont s’imposer comme une priorité de l’action gouvernementale au niveau de l’enseignement supérieur. Le bilan dans ce domaine est en train d’être fait pour permettre de dégager les actions à mener pour l’atteinte des objectifs, l’accès à un WIFI de haut débit sur les campus et dans les cités, l’université virtuelle et la facilitation de l’acquisition d’un ordinateur par chaque étudiant.

Chers enseignantes et enseignants, étudiantes et étudiants, élèves et autres acteurs du système éducatif burkinabè,

Pour répondre aux questions liées aux difficultés d’accès à l’enseignement et aux apprentissages, le Chef du Gouvernement a instruit les ministres en charge de l’éducation de poursuivre l’effort de réalisation de nouvelles salles de classes et autres infrastructures et le processus de transformation des Centres Universitaires Polytechniques de Fada, Ouahigouya et Dédougou en universités autonomes avec un accroissement de la capacité d’accueil. Dans cette même perspective, les Centres Universitaires Polytechniques seront ouverts à Gaoua et à Kaya afin de poursuivre la déconcentration de l’enseignement supérieur et la normalisation des années académiques. Des investissements sont prévus, notamment la construction et la rénovation de cités, pour améliorer les conditions de vie des étudiants.

Par ailleurs, la recherche scientifique et l’innovation seront stimulées par la mise en œuvre du Programme de renforcement des capacités du Système national de la Recherche et de l’innovation (PRC SNRI) ainsi que des études architecturales, de faisabilité et d’impact environnemental sur les technopoles, les pôles d’excellence et les plateaux techniques.

L’atteinte de ces objectifs passe par la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), qui est le nouveau référentiel de l’action gouvernementale pour le développement du Burkina Faso.

J’invite donc chaque acteur à plus d’engagement et d’implication positive, au de don de soi pour une année scolaire et universitaire apaisée donnant de meilleurs résultats sur tous les plans et à participer activement au processus de développement de notre pays, qui incombe à tous et à chacun.

Bonne rentrée scolaire et universitaire 2016-2017 à toutes et à tous !

Je vous remercie !

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Procès Safiatou Lopez : Le juge décide de vider la salle d’audience

Safiatou Lopez du Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile (CCNOSC) était devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, ce vendredi 30 septembre 2016. Elle comparait suite à une plainte du Procureur du Faso pour des propos qu’elle aurait tenu à l’encontre de l’institution judiciaire.

       
Procès Safiatou Lopez : Le juge décide de vider la salle d’audience

Poursuivi par le Procureur du Faso pour invitation à incendie d’une institution de l’Etat, Safiatou Lopez était devant le juge. Accompagnée par des jeunes venus la soutenir, ces partisans étaient divisés en deux groupe. Un à l’intérieur de la salle d’audience et l’autre devant le palais de justice. Ces jeunes devant le palais, pancartes en mains, n’ont cessé de chanter. Ces chants étaient audibles depuis la salle d’audience en plus.

Convoquée à la barre lorsque leur leader se dirigeait vers les juges, les partisans fortement mobilisés dans la salle, entonnèrent l’hymne national. Safiatou Lopez marque un temps d’arrêt, se tourne vers eux et entonne le chant de la victoire. Cette attitude n’a pas été du gout des juges qui se retirent de la salle d’audience et demande à la sécurité, mobilisée pour l’occasion, d’évacuer la salle d’audience. Ce qui fut fait.

C’est dans une salle d’audience vide qu’elle fut entendue. L’avocat de la défense a demandé le renvoi du procès pour mieux défendre sa cliente. Requête acceptée par le juge. Le dossier est alors renvoyé pour le 7 novembre prochain.

Marcel Tankoano, président du M21, était présent au palais de justice pour soutenir sa consœur Safiatou Lopez. Pour lui la mobilisation des OSC n’était pas pour intimider les juges mais plutôt pour soutenir « une qui se bat pour la liberté et la communication pour que notre pays avance ». Elle a eu à regretter un fait au niveau de la justice burkinabè en disant que ce serait regrettable que la justice burkinabè connaisse le sort de l’Assemblée nationale qui a été incendiée lors de l’insurrection populaire, clame-t-il.

Selon lui, elle a utilisé le conditionnel et aujourd’hui cette phrase la suit. « Convoquer des gens qui ont simplement donné leur point de vue pendant que des criminels se pavanent, qu’on libère des gens impunément », s’offusque Marcel Tankoano.
Pour Safiatou Lopez, cette plainte n’émane pas seulement du Procureur du Faso car tous les syndicats de magistrat ont porté plainte contre elle parce qu’elle aurait proféré des menaces contre l’appareil judiciaire. Alors qu’il n’en est rien. Pour elle, c’est une question de personne mais pas une question de justice. Voilà pourquoi l’on s’acharne sur elle. Elle prend pour exemple les propos des 4e vice-président de l’Assemblée et du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui disent que le Président du Faso risque de ne pas terminer son mandat et que ce qui est arrivée à Blaise Compaoré risque de l’arriver. Ils n’ont pas été entendus alors que ce sont des propos forts.

« L’anniversaire du putsch, on libère celui la même qui était dans l’appareil d’Etat et qui a favorisé le putsch », s’indigne-t-elle. Elle condamne cette justice à deux vitesses. Et déplore le manque d’impartialité dans ce dossier car les juges sont à la fois, juge et partie en même temps puisque c’est eux qui ont porté plainte contre elle.

Nous y reviendrons dans un entretien qu’a bien voulu nous accorder Safiatou Lopez et Marcel Tankoano en ce qui concerne cette affaire.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

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2016.10.02

JUSTICE: Blaise Compaoré poursuivi pour la répression de l’insurrection (actualisé)

JUSTICE: Blaise Compaoré poursuivi pour la répression de l’insurrection (actualisé)

L'ancien président Compaoré, n'est plus accusé de haute trahison et d'attentat à la Constitution
Blaise Compaoré n’est plus accusé de haute trahison et d’attentat à la Constitution

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée à Ouagadougou le vendredi 30 septembre 2016, le procureur général près la Haute Cour de Justice (HCR), Armand Ouédraogo, a indiqué qu’en l’état actuel de la mise en accusation de l’ancien président Blaise Compaoré, sa juridiction ne peut le juger. Selon lui, les fondements de cette mise en accusation ne sont pas, en réalité, des infractions qui peuvent être utiles dans le cadre d’un procès contre Blaise Compaoré.

Le CNT n’a pas fait œuvre utile

Devant la Haute Cour de Justice, Blaise Compaoré est cité dans deux différents dossiers. Dans l’un, en sa qualité de ministre de la Défense nationale au moment des faits en cause. Et dans l’autre, en tant que Chef de l’Etat burkinabè.

En qualité de Chef de l’Etat, Blaise Compaoré devrait, en effet, être poursuivi et jugé pour des faits d’attentat à la Constitution et de haute trahison, au regard d’une Résolution de mise en accusation votée par le Conseil national de la Transition (CNT) le 16 juillet 2015.

Mais il se trouve, foi du procureur général, que l’attentat à la Constitution, de même que la haute trahison, ne sont pas de véritables infractions pénales qui puissent être utiles dans le cadre d’une procédure judiciaire. Si la Constitution a indiqué (article 166) que la haute trahison et l’attentat à la Constitution constituent les crimes les plus graves commis à l’encontre du peuple burkinabè, il reste que les éléments constitutifs de ces crimes ne sont précisés nulle part. En clair, précise Armand Ouédraogo, «aucune loi ne dit en quoi consiste la haute trahison et l’attentat à la Constitution».

De la sorte, le juge ne peut savoir si Blaise Compaoré a effectivement commis des actes constitutifs de haute trahison et/ou d’attentat à la Constitution. La Haute Cour de Justice ne peut donc entreprendre de juger l’ancien président, étant donné que le CNT, dans sa Résolution de mise en accusation, n’a retenu que ces deux infractions, et alors que la Cour ne peut de sa propre initiative étendre sa compétence sur d’autres infractions qu’auraient commises Blaise Compaoré. Le CNT n’a donc pas fait œuvre utile pour la Haute Cour de Justice concernant le dossier dans lequel ce dernier est cité en qualité de Chef de l’Etat au moment des faits.

Armand Ouédraogo, procureur général près la Haute Cour de Justice
Armand Ouédraogo, procureur général près la Haute Cour de Justice

Il faut une mise en accusation pour détournement de deniers publics

Toutefois, en cette même qualité, il pourrait être jugé par la Cour si l’Assemblée nationale adoptait – à la majorité des 4/5 des députés – une nouvelle Résolution le mettant en accusation pour des faits de détournement de deniers publics.

En effet, l’infraction de détournement de deniers – dont les éléments constitutifs sont clairement définis – constitue, avec la haute trahison et l’attentat à la Constitution, les trois infractions qui peuvent exposer un Chef de l’Etat burkinabè à la justice. Reste à savoir, au regard de sa configuration actuelle, si cette Assemblée peut réunir une telle majorité qui veuille voter pareille résolution.

En tout état de cause, Blaise Compaoré reste dans le giron de la Haute Cour de Justice au titre d’un autre dossier dans lequel il est cité en qualité, cette fois, de ministre de la Défense nationale. Et ce, pour avoir, avec les autres ministres de son gouvernement, adopté un acte intimant l’ordre aux forces de sécurité de réprimer les manifestants à l’occasion de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Dans le cadre de ce dossier, 24 ministres dont l’ancien Premier ministre Luc Adolphe Tiao ont déjà été inculpés.

C’est, du moins, ce qu’a révélé le procureur général qui a aussi annoncé que les auditions de ces ministres pourront être bouclées en fin octobre. A en croire Armand Ouédraogo, ce dossier pourra même être jugé d’ici à décembre prochain.

Attendons de voir…

Paangui Parè

Liste des personnes inculpées

1. BASSOLET Djibrill
2. PALE Thomas
3. DIEME Baba
4. NIKIEMA Clotilde
5. BOUGOUMA Jérôme
6. DICKO Amadou DIOMDIODA
7. YE Bongnéssan Arsène
8. YAMEOGO Dramane
9. SOMDA Julie Prudence
10. TRAORE Alain Edouard
11. ZOUNGRANA Mahama
12. TIAO Luc Adolphe
13. BARRY Yacouba
14. OUEDRAOGO Jean Bertin
15. COULIBALY Toussaint Abel
16. OUEDRAOGO Mamounata
17. KAFANDO Arthur
18. DIALLA Basga Emile
19. COMPAORE Nestorine
20. KOULIDIATI Jean
21. SEBGO Léné
22. ZOUBGA Alain
23. KONATE Isaïe
24. HAMA Baba

Ex-ministres qui seront bientôt inculpés
1. OUATTARA Moussa
2. ZAKANE Vincent
3. OUEDRAOGO Tinga Jérémy
4. OUEDRAOGO Salif

Ministres absents
1. COMPAORE Blaise
2. KABORE Lamoussa Salif
3. BEMBAMBA Marie Lucien
4. BARRY Koumba
5. KOUADA Assimi

Source: Dossier de presse

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JUSTICE Affaire du putsch manqué: Me Alexandre Varaux demande la mise en liberté de son client Djibrill Bassolé

L’avocat français et conseil de Djibrill Bassolé, Me Alexandre Varaux, a saisi l’occasion du premier anniversaire de la détention de son client, pour animer une conférence de presse à Ouagadougou. C’était le jeudi 29 septembre 2016 où il a demandé la mise en liberté du général Bassolé, car détenu sur la base du «faux».

Me Varaux, l'avocat de Djibrill Bassolé
Me Varaux, l’avocat de Djibrill Bassolé

La bande sonore de la conversation téléphonique que le général Djibrill Bassolé aurait eue avec le président de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire durant la période du putsch perpétré par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) en septembre 2015 constitue, selon Me Varaux, le document sur la base duquel son client est en prison depuis un an. Un document dont la mise au point n’a pas été faite «à la demande de la justice, ni à la demande de la police», précise l’avocat français, ajoutant que «personne ne sait qui l’a fait».

Selon Me Alexandre Varaux, ce document «a parachuté du ciel américain» et est arrivé «miraculeusement sur le bureau du juge». Il s’agit, foi de Me Varaux, d’un «montage», car c’est un document qui «n’est pas un enregistrement fait de manière normale; il y a des coupures anormales, il y a des bruits parasites».

Il faut expertiser le document

Mais étant donné qu’il est déjà dans le dossier depuis près d’une année martèle Me Varaux, «maintenant, ça suffit; il faut expertiser le document et nous dire en quelques semaines s’il est bon on le maintient dans le dossier; s’il est mauvais, on le sort du dossier».

En attendant, dira Me Varaux, «nous estimons que M. Bassolé est en prison à cause d’un document qui, manifestement, est un faux». Et logiquement, un «non-lieu» doit être prononcé au profit de Djibrill Bassolé; à défaut, «s’il doit y avoir un procès, qu’on le fasse rapidement». Mais en ce jour de premier anniversaire de son arrestation, Me Varaux dit requérir que M. Bassolé soit mis en liberté.

Djibrill Bassolé inculpé pour de présumées écoutes téléphoniques avec Guillaume Soro lors du putsch de septembre 2015
Djibrill Bassolé inculpé pour de présumées écoutes téléphoniques avec Guillaume Soro lors du putsch de septembre 2015

Pour Me Alexandre Varaux, les raisons de la détention de Djibrill Bassolé sont ailleurs que dans ce document. A le croire, cette détention est assise sur des raisons politiques. Selon lui, après avoir été écarté du pouvoir à travers la modification du Code électoral, M. Bassolé a été fait «prisonnier politique», ou «prisonnier de la politique», ou «prisonnier à cause de la politique».

Il faut «une indépendance totale de la justice»

Sa conviction, lui Me Varaux, c’est que la justice a été ainsi «utilisée pour régler des comptes politiques». Ce d’autant plus que le président du Faso qui est également le ministre de la Défense, a «autorité sur la justice qui instruit l’affaire de mon client, celui qui a été son concurrent». Cela «n’est pas normal». De plus, «je trouve qu’il n’est pas sain que le ministre de la Justice se soit constitué partie civile dans la procédure contre mon client». Avec ces deux situations, Me Varaux dit trouver que «il y a un mélange de genres». Or, «depuis toujours, la justice et la politique ont fait mauvais ménage».

De l’avis de Me Varaux, «il faut refonder le Burkina Faso sur de bonnes bases», en instaurant «une indépendance totale de la justice». Cette refondation, l’avocat français – qui clame n’avoir pas de leçon à donner – dit l’appeler de tous ses vœux «en ce jour (29 septembre, ndlr) symbolique de premier anniversaire de la détention de Djibrill Bassolé et de premier jour du processus de passage à une nouvelle République».

En effet, c’est dans la matinée de ce 29 septembre que la Commission constitutionnelle a été installée par le président du Faso, avec pour mission de produire un avant-projet de nouvelle Constitution dans un délai de 90 jours.

Paangui Parè

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