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2016.10.02

Bobo-Dioulasso: des manuels scolaires pour des enfants nés de mères malades mentales

Seize (16) enfants nés de mères malades mentales ont reçus des manuels scolaires le dimanche 25 septembre 2016 à Bobo-Dioulasso. C’est l’association «Badeya Koura» ou «nouvelle fraternité» qui a posé cet acte qui vise selon sa présidente, à aider les enfants de cette catégorie à reprendre le chemin de l’école.

Les membres de l’association et les enfants bénéficiaires des manuels scolaires
Les membres de l’association et les enfants bénéficiaires des manuels scolaires

Ce sont essentiellement des cahiers, des stylos et autres manuels scolaires que ces 16  enfants nés de mères malades mentales ont reçu. «Ce geste est une manière pour nous de contribuer à aider les familles et tous ces enfants nés de mères malades mentales qui veulent reprendre le chemin de l’école», a indiqué Léonie Kantiono, présidente de l’association.

Créée en juillet 2014 en effet, l’association «Badeya Koura» qui signifie littéralement «nouvelle fraternité», a pour objectif de venir en aide aux enfants nés de mères malades mentales. Cette remise de manuels scolaires, rentre donc dans le cadre des activités de l’association qui après deux ans d’existence, a en charge, au moins une quarantaine d’enfants qui sont dans cette situation selon la présidente. Notre vision, dit-elle,  c’est d’accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils arrivent à se prendre en charge d’eux-mêmes. «Nous comptons aussi sensibiliser les familles afin qu’elles les acceptent avec leurs mères», a ajouté la présidente de l’association. Confrontée à des difficultés, la présidente de l’association appelle à une solidarité agissante envers ces enfants  qui selon elle, n’ont pas choisi de naître de mères malades mentales.

Léonie Kantiono, présidente de l’association : «Notre vision,  c’est d’accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils arrivent à se prendre en charge eux-mêmes»
Léonie Kantiono, présidente de l’association: «Notre vision, c’est d’accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils arrivent à se prendre en charge eux-mêmes»

Ainsi, lance-t-elle un appel aux plus hautes autorités du pays afin qu’elles songent à cette catégorie «d’enfants qui ont aussi des droits comme tous les enfants burkinabés». «Nous saisissons l’opportunité qui nous est offerte pour interpeller les premières autorités de ce pays afin qu’elles accordent une attention à ces enfants. Nous lançons ce cri de cœur parce que ces enfants sont aussi des enfants Burkinabé», a-t-elle insisté.

Engagée pour la cause de ces enfants, l’association dit être confrontée à des difficultés. «Lorsqu’on fait un peu le tour dans la ville, nous voyons des femmes malades mentales qui sont enceintes ou qui ont des enfants. On ne peut pas laisser les enfants dans de telles situations. Il faut leur donner une chance de réussite comme leurs camarades nés de mères normales. C’est notre souhait. Mais les moyens font défaut. Nous n’avons pas de partenaires. Nous comptons sur les bonnes volontés et les cotisations des membres de l’association pour pouvoir subvenir aux besoins de ces enfants», a déploré la présidente.

Pour rappel, la présidente de l’association a indiqué que les enfants pris en charge à leur niveau sont des enfants récupérés des mains de leurs mères errantes dans la ville sans domicile ni protection.

Cheick Omar Traoré

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Burkina: ces maux sociaux, nos vrais ennemis!

Le Burkina ressemble à trois hommes dans un désert. Le premier possède un véhicule tout-terrain. Mais il n’a pas de carburant et ne sait pas conduire. Le second a beaucoup de carburant, mais il n’a pas de véhicule et ne sait pas conduire. Le troisième a grand besoin d’aller très loin. Il peut conduire. Mais n’a ni véhicule ni carburant.

Refus d'aider l'autre. L'égoïsme est la chose la mieux partagée au Burkina
Refus d’aider l’autre. L’égoïsme est la chose la mieux partagée au Burkina

Mais l’égoïsme, la routine et le manque d’imagination les empêchent de trouver la solution. Ce ne sont donc pas la technique, le manque de compétence ou le défaut de «carburant» qui rendent le Burkina Faso malade et l’empêchent de décoller véritablement. C’est le manque d’intelligence et de cœur. Les Burkinabè sont égoïstes, indifférents et hypocrites.

«L’égoïste, c’est celui qui ne pense pas à moi», disait Eugène Labiche. Sans nul doute, l’égoïsme est, comme on dit, tendance aujourd’hui. Il faut dire qu’il s’accorde bien avec l’individualisme, en vogue au Pays des Hommes intègres. Ici au Faso, il y a un double égoïsme: celui qui naît de l’esprit de compétition et celui qui se manifeste par l’indifférence de chacun et de tous. En ce qui concerne le premier, l’esprit de compétition, il est pour beaucoup synonyme de réussite sociale. En effet, il y a des gens qui pensent sincèrement qu’ils sont obligés d’écraser les autres pour se faire une place au soleil. Ceux-là font de l’égoïsme la base de notre culture et l’hypocrisie sa clé de voûte. Leur slogan, on le connaît: «Je dois vivre, fut-ce au détriment des autres». Ainsi justifient-ils l’affirmation de Hobbes: «L’homme est un loup pour l’homme».

Le second est l’égoïsme d’indifférence. Cet égoïsme qui fait que même si quelqu’un est agressé dans la rue, nul ne vient à son aide. Un exemple pour mieux l’expliquer: une personne tombe sur le goudron avec sa moto et se blesse. Pourquoi appeler une ambulance? «Quelqu’un va bien finir par le faire», monologuons-nous souvent. Et qu’arrive-t-il si tout le monde se dit que c’est un autre qui va le faire? Ce qui arrive, c’est qu’il y a une pauvre personne blessée qui est incapable de s’occuper d’elle-même et dont le retard accusé dans sa prise en charge pourrait aggraver sa situation.

L'indifférence et l'hypocrisie se manifestent lors des aciidents. Tout le monde se dit que quelqu'un finira par appeler les secours. Pendant ce temps, les gens s'apitoie sur le blessé  et retardent la prise en charge
L’indifférence et l’hypocrisie se manifestent lors des accidents. Tout le monde se dit que quelqu’un finira par appeler les secours. Pendant ce temps, les gens s’apitoient sur le blessé et retardent la prise en charge

Comme on le voit, notre société est atteinte de plusieurs maladies dont l’une des plus graves s’appelle l’égoïsme. Le plaisir de soi passe avant le bien-être des autres. Et c’est là qu’il y a un problème.

Pour se rendre compte que notre société est archi égoïste, nous n’avons pas besoin d’aller bien loin. Si vous avez de la peine ou des problèmes, combien de personnes vont vraiment vouloir vous aider? On préfère fermer les yeux plutôt que d’aider quelqu’un. Toute chose qui justifie l’affirmation de Stendhal: «Chacun pour soi dans ce désert d’égoïsme qu’on appelle la vie». Mais à quoi serviraient ces remarques sur le repli sur soi, qui nous empêchent de bâtir le Burkina de notre rêve si nous ne commençons pas par développer cette intelligence du cœur en nous-mêmes et autour de nous? Ce serait déjà bien. On dit bien que les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Je suis égoïste, toi non plus. Oui, la société manque de plus en plus d'altruisme
Je suis égoïste, toi non plus. Oui, la société burkinabè manque de plus en plus d’altruisme

Nous avons donc intérêt à cultiver de plus en plus les valeurs altruistes. Et ce travail commence devant notre porte: un voisin à saluer, à accepter, à écouter même si ses idées apparentes peuvent nous déranger.

L’autre mal qui mine notre société c’est bien l’hypocrisie. Rares sont les jours où on n’entend pas parler d’empathie, de compassion… Pourtant, quand on regarde autour de soi, on ne peut que constater l’égoïsme, voire l’agressivité ambiante. On parle avec des grands mots, de belles valeurs. Sauf que les gens se comportent au quotidien d’étranges manières. Ils ne font pas ce qu’ils disent. Comme si le changement tant attendu nous sera donné gratis, sur un plateau d’argent. Que nenni. Il viendra de chacun de nous ou ne verra jamais le jour. Ne confondons pas rêve et rêverie

Théophile MONE

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« La stabilité politique entraînera la stabilité économique », a lancé Alpha Blondy à la jeunesse burkinabè

« La stabilité politique entraînera la stabilité économique », a lancé Alpha Blondy à la jeunesse burkinabè
© DR / Autre Presse
 
« La stabilité politique entraînera la stabilité économique », a lancé Alpha Blondy à la jeunesse burkinabè
 
Présent à Ouagadougou dans le cadre de deux grands concerts, notamment à Ouagadougou le 30 septembre et à Bobo-Dioulasso le 2 octobre prochain, la star ivoirienne de la musique reggae, Monsieur Seydou KONE de son vrai nom, a été reçu en audience par le Président du Faso, ce jeudi 29 septembre 2016, à la Présidence du Faso. Il était à l’occasion accompagné de son staff et du promoteur de spectacles, Salfo SORE dit Jah Press, et introduit chez le Président par le Ministre de la Culture et du Tourisme, Monsieur Tahirou BARRY.


A sa sortie d’audience, le musicien a exprimé sa surprise et son émotion d’avoir été reçu par le Président du Faso, à qui, il a traduit sa reconnaissance.

Le Président KABORE, selon l’artiste, leur a prodigué conseils et encouragements pour les concerts qui auront lieu dans les deux plus grandes villes du pays. Le musicien, qui se sait suivi par des milliers de jeunes Burkinabè a saisi l’occasion pour leur lancer des messages d’union. « Il faut que l’unité soit la clef qui ouvrira les portes du futur », a-t-il dit avant de les inviter à prendre leur responsabilité. « Ce que nous devons faire pour corriger ce que nous n’aimons pas dans nos pays africains respectifs, c’est à vous que cela incombe. Développons une jeunesse de mathématiciens, d’hommes de sciences et soyons solidaires auprès de nos chefs, parce que c’est notre amour qui les rend forts ».

Alpha BLONDY a invité, la jeunesse burkinabè et par-delà africaine, à rejeter avec énergie les coups d’Etat car « l’Afrique a déjà trop payé. La stabilité politique entraînera la stabilité économique. Et nos Présidents doivent être forts de notre support », a conclu l’artiste.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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Burkina Faso : Calendrier de l’année scolaire et universitaire 2016-2017

Burkina Faso : Calendrier de l’année scolaire et universitaire 2016-2017

Burkina Faso : Calendrier de l’année scolaire et universitaire 2016-2017
© DR / Autre Presse
 
Burkina Faso : Calendrier de l’année scolaire et universitaire 2016-2017
 
                              Rentrée scolaire et universitaire 2016-2017
  • Jeudi 1er septembre 2016 : rentrée administrative dans les institutions d’enseignement supérieur(IES) ;
  • Jeudi 15 septembre 2016 : rentrée administrative au préscolaire, primaire, post-primaire et secondaire ;
  • Lundi 03 octobre 2016 : rentrée pédagogique dans tous les ordres d’enseignement.

Premier trimestre 2016 : du lundi 3 octobre 2016 au mardi 3 janvier 2017

  • du jeudi 22 décembre 2016 après les cours au mardi 3 janvier 2017 inclus : congés du premier trimestre.

Deuxième trimestre 2016 : du mercredi 4 janvier 2017 au vendredi 31 mars 2017.

  • du lundi 20 mars 2017 après les cours au vendredi 31 mars 2017 inclus : congés du deuxième trimestre.

Troisième trimestre 2016 : du vendredi 3 avril 2017 au vendredi 14 juillet 2017.

  • mercredi 31 mai 2017 : fin des cours au post-primaire et au secondaire.
  • mercredi 31 mi 2017 : fin des cours au préscolaire, primaire et post-primaire pour les classes concernées par l’expérimentation de la réforme curriculaire.
  • jeudi 1er juin 2017 : début des examens et concours scolaires ;
  • vendredi 7 juillet 2017 : fin des cours au préscolaire et au primaire ;
  • vendredi 14 juillet 2017 : fin de l’année scolaire 2016-2017 ;
  • lundi 31 juillet 2017 : fin de l’année universitaire 2016/-2017 ;

Rentrée scolaire et universitaire 2017-2018

  • vendredi 1er septembre 2017 : rentrée administrative dans les IES.
  • vendredi 15 septembre 2017 : rentrée administrative au préscolaire, primaire, post-primaire et secondaire ;
  • lundi 2 octobre 2017 : rentrée pédagogique dans tous les ordres d’enseignement.

Agence de Presse Labor 28 septembre 2016
Source : arrêté conjoint des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. /sig.bf

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Objectifs de développement durable : La JCI outille des jeunes leaders

La Jeune chambre internationale Burkina Faso (JCI-BF) a organisé, le vendredi 23 septembre 2016, à Ouagadougou, le premier sommet national du partenariat, sur la responsabilité des citoyens dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).

       
Objectifs de développement durable : La JCI outille des jeunes leaders

La Jeune chambre internationale Burkina Faso (JCI-BF) s’est donné pour leitmotiv d’agir pour un impact mondial et durable, à travers la création d’un réseau de partenaires JCI-Burkina. Celui-ci fera face au défi de mobilisation des ressources, de fonds et à la consolidation des coopérations. A cet effet, la JCI-BF, avec l’assistance du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a organisé, le vendredi 23 septembre 2016, à Ouagadougou, la 1e édition du sommet national du partenariat, sous le thème : « partenariat et responsabilité sociale pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) ». A l’occasion, chefs d’entreprises, acteurs du public et du privé, membres de la société civile, élus locaux de la capitale burkinabè…, tous ont pris connaissance des 17 ODD, du Programme national pour le développement économique et social (PNDES). Ils ont aussi bénéficié d’une communication sur la Stratégie de développement urbain de la capitale burkinabè et d’une autre sur le Cadre JCI du citoyen actif. « Les échanges entre les participants permettront d’aborder des solutions aux défis cruciaux de notre et de coordonner les efforts de tous les acteurs au développement », a expliqué la présidente exécutive de la JCI/Ouaga Golden, Nathalie B. Bayala.

A l’issue du présent sommet, ils seront également à mesure de dégager les meilleures stratégies pour l’élaboration et la réalisation des actions qui répondent aux besoins des communautés. La Jeune chambre internationale, selon son président national 2016, Omar Ouédraogo, fait du partenariat un concept clé dans son paradigme de réflexion et d’intervention. A travers ce sommet, elle a dressé le bilan du leadership JCI et posé les jalons à même de consolider les liens entre les participants.

Le directeur pays du PNUD, Corneille Agossou a loué l’initiative des jeunes, qui s’inscrit dans la dynamique de faire en sorte que d’ici 2030, il n’y ait plus d’extrême pauvreté au BF. « L’objectif des ODD est de ne laisser personne pour compte et à contribuer, de façon significative, à l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour cela, les élus locaux ont un grand défi, une lourde responsabilité », a dit M. Agossou. Il a affirmé l’engagement du PNUD à soutenir toute activité d’échanges et de promotion des ODD.

Pour le représentant du parrain, Rigobert Tiendrebéogo, la mise en œuvre des Objectifs de développement durable commande une forte implication des populations à la base. Ce que prône, à son avis, le sommet du partenariat dont l’ambition est d’établir un lien substantiel entre acteurs de développement. Selon M. Tiendrébéogo, la JCI-BF offre par la même occasion, une tribune de réflexion « de manière holistique pour aborder et promouvoir le développement humain intégral ».

Djakaridia SIRIBIE
dsiribie15@gmail.com

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Hôpital Yalgado: un début d’incendie maîtrisé à la maternité

Hôpital Yalgado: un début d’incendie maîtrisé à la maternité
© DR / Autre Presse
 
Hôpital Yalgado: un début d’incendie maîtrisé à la maternité
 
Un début d’incendie a été maitrisé ce jeudi 29 septembre 2016 au service de maternité du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO), selon un communiqué du service de communication de la structure.


L’incendie a été repéré dans un des box du service de maternité vers les 8h. En cause, de l’eau qui aurait touché une rallonge qui a pris feu, atteignant ainsi le fil d’un appareil. L’incident a été vite maîtrisé, assure le CHU-YO.

«Les sapeurs-pompiers sont venus faire le constat d’usage, ce qui a rassuré tout le monde. L’ordre a été donné d’aérer le bâtiment en laissant ouvertes toutes les entrés et fenêtres pendant quinze minutes. Cela a nécessité que les accompagnants patientent hors du bâtiment, le temps que le nettoyage complet soit effectué. Le travail a repris son cours normal», précise l’établissement.

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Inondations : Le Royaume chérifien offre 96 tonnes de vivres et de médicaments

Inondations : Le Royaume chérifien offre 96 tonnes de vivres et de médicaments

Laure Zongo Hien - Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
© DR / Autre Presse
 
Laure Zongo Hien - Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
 
Le Royaume du Maroc a remis, le mardi 27 septembre 2016, à Ouagadougou, 96 tonnes de vivres aux victimes burkinabè, des inondations et autres crises humanitaires.


Le peuple marocain traduit sa solidarité aux Burkinabè, victimes des inondations et crises humanitaires. Cela s’est manifesté, le mardi 27 septembre 2016, à Ouagadougou, par la réception de seize tonnes de vivres, de couvertures et de consommables médicaux, destinés aux sinistrés par la ministre en charge de la solidarité nationale, Laure Zongo. Quatre-vingts autres tonnes sont en cours d’acheminement portant le total à quatre-vingt-seize tonnes de produits de première nécessité que le Maroc offre à son frère du Burkina Faso. « Pour nous, l’Afrique est un engagement qui se traduit par une coopération renforcée, un partenariat avéré, la poursuite des investissements dans une solidarité agissante », a affirmé l’ambassadeur du Maroc au Burkina Faso, Farhat Bouazza. Il a émis le vœu que cette aide contribue à alléger un tant soit peu la souffrance de toutes ces familles sinistrées. Pour lui, la valeur de la marchandise n’a point d’importance, c’est plutôt l’amitié entre les deux peuples qui prime. « Quand on offre un cadeau à un ami, on ne laisse jamais le prix dessus », a dit M. Bouazza. La ministre Zongo a adressé un « grand merci » du « pays des Hommes intègres » au roi chérifien, Mohamed VI et partant aux Marocains, « sensibles à notre cri du cœur ». Pour elle, ce geste permettra de prendre en charge plus de cinquante mille personnes touchées par les catastrophes (vents violents, inondations, conflits intercommunautaires, ndlr). Parmi ces sinistrés, on compte près de dix mille enfants, huit cents femmes allaitantes et quatre cents femmes enceintes, a-t-elle dit. D’où la nécessité de leur témoigner un peu d’amour. L’acte chérifien n’a pas surpris Mme Zongo, dans la mesure où les deux pays « ont toujours su entretenir pendant des années, des relations d’amitié et de fraternité ». Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma a dit venir être témoin d’un « geste de grande solidarité, de fraternité, d’amitié et d’amour de sa majesté, le roi du Maroc ». Il a exprimé sa fierté et sa gratitude à l’endroit du « généreux » peuple chérifien, toujours apte à soutenir les personnes en difficulté. Le ministre Bougouma a indiqué que ce don vient en appui aux initiatives du gouvernement visant à soulager les souffrances des victimes de catastrophes.

Djakaridia SIRIBIE

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Discours du Président Kaboré à la cérémonie d’installation de la Commission constitutionnelle

Discours du Président Kaboré à la cérémonie d’installation de la Commission constitutionnelle
© DR / Autre Presse
 
Discours du Président Kaboré à la cérémonie d’installation de la Commission constitutionnelle
 
Discours de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres à la cérémonie d’installation de la Commission constitutionnelle.

 

Excellence, Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement
Excellence, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale
Monsieur le Représentant du Président du Conseil constitutionnel
Monsieur Jean Baptiste OUEDRAOGO Ancien Chef d’Etat du Burkina-Faso
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution
Monsieur le Chef de file de l’Opposition politique
Messieurs les anciens Présidents de la Représentation nationale
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement
Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de mission diplomatique et consulaire
Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales et interafricaines
Sa Majesté le Mogho Naaba Baongho
Autorités coutumières et religieuses
Monsieur le Président de la Commission constitutionnelle
Mesdames et Messieurs les membres de la Commission constitutionnelle
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

L’installation de la Commission constitutionnelle, chargée de proposer l’avant-projet de Constitution de la Vème République constitue un moment important de la vie de la nation.
Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le passage d’une Constitution à l’autre, d’une République à l’autre, se fait sans rupture constitutionnelle et procède de la volonté du peuple insurgé qui a conduit avec succès sa transition après l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014.

Je n’oublie pas aussi que l’élaboration de la Constitution de la Vème République est un engagement de campagne que j’ai pris devant le Peuple burkinabè lors de l’élection présidentielle du 29 novembre 2015 et que je me réjouis de tenir, pour créer les conditions indispensable au renforcement de l’Etat de droit, à l’approfondissement de la démocratie et à l’amélioration de la gouvernance au Burkina Faso.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

La riche expérience politique et constitutionnelle nationale nous a donné à voir plusieurs types de régimes politiques, qui ont forgé l’histoire constitutionnelle et politique nationale.
Sous l’empire de la Constitution du 02 juin 1991, la longue période de stabilité politique essentielle à la mise en œuvre ordonnée des plans, projets et programmes de développement s’est achevée dans les conditions que vous savez, avec les drames que nous avons vécus. C’est une page douloureuse de notre histoire que nous devons tourner définitivement pour aborder l’avenir avec sérénité.
C’est donc dire qu’en matière constitutionnelle, les Burkinabè sont outillées pour choisir en toute connaissance de cause. C’est pourquoi je note avec satisfaction que les membres de la Commission constitutionnelle que nous installons ce matin sont des hommes et des femmes avertis qui ne manqueront pas de se mettre à la hauteur des attentes placées en eux pour nous proposer un texte constitutionnel consensuel et de belle facture.

Monsieur le Président
de la Commission constitutionnelle
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

Il nous faut des institutions fortes, qui survivent à leurs géniteurs et dont la qualité du consensus national nécessaire pour en fixer les bases, permettent de garantir leurs capacités à renforcer la cohésion sociale, à consolider l’unité nationale et à promouvoir la paix et la stabilité.

Le monde entier reste attentif à ce qui se passe au Burkina Faso. Depuis le succès de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, la résistance contre le putsch des 15 et 16 septembre 2015, la bonne tenue des élections présidentielle, législatives et municipales, la qualité de l’expérience démocratique dans notre pays est unanimement appréciée.

Ces épreuves ont montré à souhait la maturité dont notre Peuple a fait preuve ainsi que son engagement déterminé à préserver et à défendre la démocratie et ses intérêts vitaux.

Au moment où nous avons opté pour une voie originale pour mettre en place la présente Commission constitutionnelle, je voudrais vous inviter à contribuer par votre sens des responsabilités, de la concertation, du dialogue et de la préservation de la paix, à faire de l’élaboration et de l’adoption de la Constitution de la Vème République une autre victoire importante du peuple burkinabè dans sa quête de démocratie et de progrès.
Je vous convie donc à poser un acte fondateur majeur de notre commune volonté d’édifier une nation forte et démocratique.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs les membres de la Commission constitutionnelle

C’est avec cette conviction forte, que c’est ensemble que nous ferons du Burkina Faso un havre de paix, dans notre quête commune d’une gouvernance démocratique exemplaire et porteuse de prospérité que je vous confie la rédaction de l’avant-projet de la Constitution de la Vème République.

Je reste persuadé que chacune et chacun des membres de la Commission constitutionnelle ne ménagera aucun effort pour garantir à celle-ci son temps et son dévouement pour le succès des travaux.

A compter de votre installation, vous avez deux mois pour déposer les fruits de vos concertations. Je voudrais vous assurer, en ma qualité de Président du Faso, de mon engagement à créer les conditions d’un bon déroulement de vos travaux qui seront également présentés aux forces sociales dans chacune des treize régions du pays.

C’est avec cette note d’espoir que je déclare installés, les membres de la Commission constitutionnelle et je souhaite plein succès à leurs travaux.

Je vous remercie.

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2016.09.26

Insécurité, économie plombée, injustice, chômage de la jeunesse, tâtonnement des autorités : Le CAR suggère la dissolution du gouvernement

Hervé Ouattara - Président du mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR)
© DR / Autre Presse
 
Hervé Ouattara - Président du mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR)
 
Le mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR) était face aux hommes des médias, ce samedi 24 septembre 2016, à Ouagadougou. La conférence a été le lieu pour le mouvement de partager son appréciation de l’état de la nation et surtout de faire des suggestions, pour contribuer au redressement de notre patrie bien aimée, le Burkina, après 10 mois d’observation des actions à la tête de l’Etat. Selon eux, le constat est clair : le pays sombre et les Burkinabè vivent dans l’incertitude. Pour changer la donne le CAR suggère la dissolution du gouvernement.


L’espoir était grand de voir le Burkina Faso se relancer sur la voie du développement économique et social et de la prospérité, pour le bonheur de sa population. Et dix (10) mois après, Le mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR) a estimé qu’il y a lieu de déchanter, car l’économie reste plombée et pire, on assiste à un pied de nez entre le président et certains membres du gouvernement, donnant l’impression qu’il y a une sorte de clanisme dans l’équipe. «Les Burkinabè étaient sceptiques quant au choix du Premier ministre et celui-ci s’est confirmé, au fil du temps, car jusque là, Paul Kaba Thiéba s’est contenté de développer des théories relevant de l’idéal. Pourtant, les populations ont besoin du concret», a expliqué le président du CAR, Hervé Ouattara. Il a poursuivi que pour toutes les questions, le PM fait du saupoudrage. Tout ce qu’il sait dire, c’est «J’ai donné des instructions fermes».

Les nombreux problèmes

Des dires du mouvement, les problèmes du pays se situent à plusieurs niveaux. Au plan sécuritaire, rien de rassurant, on assiste avec impuissance, aux attaques terroristes à nos frontières, à l’incivisme. Au ministère du commerce, c’est le retour des bonzes du régime déchu à la Chambre de commerce. Au plan sanitaire, la gratuité des soins a été saluée par bien des citoyens. Mais que vaut cette gratuité, si la centrale d’achat des médicaments connaît une crise due à l’implication du ministre de la santé, dans les affaires internes de la structure. Le mouvement a invité Smaïla Ouédraogo à se retirer du conflit et à laisser la justice trancher, une fois pour toutes. A tout cela, s’ajoute le problème relevé par le SYNATIC qui traduit bien le fait qu’au ministère de la communication, les choses semblent aller à reculons.

Aux hésitations, tâtonnements et tergiversations qui caractérisent la gouvernance actuelle, s’ajoute le fait que la jeunesse soit désemparée et désœuvrée. Au-delà des aînés qui s’accrochent et font de l’ombre aux jeunes, c’est un système qui est en cause. «La jeunesse, c’est la fine fleur de nos ressources humaines. On doit y tenir comme à la prunelle de ses yeux». Et pour changer les choses, le CAR s’est autorisé à porter deux suggestions :

  • La dissolution du gouvernement de complaisance et d’amis mis en place ;
  • La mise en place d’un gouvernement d’union et de réconciliation dont les missions essentielles seront la relance économique, la sécurité nationale, la justice pour Thomas Sankara, Norbert Zongo, Dabo Boukary et les victimes des 30 et 31 octobre 2014, et du 16 septembre 2015.

Diendéré, une boîte noire

A propos de la réconciliation, Hervé Ouattara a souligné qu’elle passe par le jugement du général Gilbert Diendéré, qui est la boîte noire censée éclairer les Burkinabè de ce qui s’est réellement passé au pays depuis les vingt-sept (27) ans du règne de Blaise Compaoré. Que la justice se saisisse également de tous ceux dont les noms sont cités de près ou de loin, dans l’affaire Dabo Boukary, Guillaume Sessouma et autres. Notre justice ne doit pas être sélective. Pour sa part, le CAR a promis de travailler avec d’autres OSC, à une pétition contre des personnalités afin qu’elles comparaissent devant les tribunaux et devant l’histoire et répondent des vingt-sept (27) ans de crimes de sang et de crimes économiques. A la question de savoir ce qu’il pensait des accusations faites contre l’ex-Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le président du CAR a répondu qu’il doit être poursuivi, s’il est coupable, car la justice s’applique à tout le monde, mais «il ne faut pas s’appesantir sur Zida» .

Aline Ariane BAMOUNI

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Burkina : les membres de la Commission de rédaction de la nouvelle constitution installés jeudi

Burkina : les membres de la Commission de rédaction de la nouvelle constitution installés jeudi
© DR / Autre Presse
 
Burkina : les membres de la Commission de rédaction de la nouvelle constitution installés jeudi
 
Les membres de la commission chargée de rédiger la constitution de la Ve république seront officiellement installés dans leurs fonctions, jeudi prochain par le président du Faso, Rock Marc Kaboré, a appris APA auprès de la présidence.

Le gouvernement avait rendu publique en juin dernier, la liste des 92 membres de la Commission constitutionnelle chargée de rédiger un "avant-projet" de Constitution pour le passage du pays à la cinquième République et "tourner la page Compaoré".L'actuelle Constitution du Burkina Faso avait été adoptée en juin 1991.
Le Conseil national de la transition (CNT) a déjà adopté un amendement constitutionnel qui verrouille le nombre de mandats présidentiels.L'amendement stipule que "le président du Burkina Faso est élu au suffrage universel direct, égal et secret pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible une seule fois".La Commission comprend toutes les sensibilités politiques, les confessions religieuses et les représentants des femmes, des jeunes et des constitutionnalistes.
Elle est présidée par Me Halidou Ouédraogo, ex-président du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP).

TT/cat/APA

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