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2016.10.03

Crise dans les universités publiques : Le MEFA affûte ses armes

Crise dans les universités publiques : Le MEFA affûte ses armes

       
Crise dans les universités publiques : Le MEFA affûte ses armes

Il a voulu cette activité afin de prendre l’opinion nationale et internationale à témoin de la situation dans laquelle les universités publiques sont en train de plonger. Ainsi, avant d’aborder le vif du sujet, le secrétaire général du Mouvement des étudiants du Faso (MEFA), Sylvain Yaméogo, a encouragé les étudiants pour leur bravoure et courage à s’adapter à toutes les situations qui se présentent devant eux. D’entrée, le MEFA a noté un enlisement de plus en plus de la situation. « Pendant que les universités viennent de finir la réception des dossiers d’orientation des bacheliers de l’année scolaire 2016-2017, leurs camarades de l’année 2015-2016 peinent à avoir le moindre cours dans un amphithéâtre », a martelé M. Yaméogo. Il s’agit notamment des premières années SVT, SEA, Anglais, géographie, histoire et archéologie.

De plus, il a signifié que l’université Ouaga II, longtemps resté dans la virtualité en squattant les bâtiments du SIAO, vient compromettre encore l’avenir de plus de 15. 000 étudiants et un rallongement du retard avec l’organisation du SIAO cette année. Selon lui, le souci de rattraper le retard de l’année académique a poussé les étudiants de l’UPB à composer leurs devoirs durant le mois de septembre. Toute chose qu’il a d’ailleurs saluée au passage. M. Yaméogo s’est également sur les centres universitaires, annoncés en 2009 par les autorités comme étant la solution à la massification des étudiants et du désengorgement de l’université Ouaga I Pr Joseph Ki Zerbo. « Arrêt de chantier de construction des bâtiments devant servir de salle de cours, travaux dirigés et pratiques », a-t-il déploré, avant de louer les efforts considérables faits au CENOU en termes de gestion des citées et de l’information. Cependant, il a indiqué que la problématique de la qualité et de l’hygiène dans les restaurants demeurent toujours.

Le secrétaire général a poursuivi en rappelant qu’il a eu des propositions de reformes depuis le comité ad hoc en 2011, le symposium sur le LMD en 2011, le blanchiment technique en 2012, les états généraux en 2013. De plus, il a relevé la relecture de la loi 025 portant sur la grille salariale des enseignants-chercheurs et hospitalo-universitaires en 2015, l’adoption du code de déontologie en 2015. Ainsi, il nourri l’espoir que la discussion qui s’est engagée entre le gouvernement et les enseignants ne soit pas une discussion de trop mais plutôt qu’elle aboutisse à des conclusions prometteuses pouvant sortir les universités « du gouffre ». Car, pour lui, avoir un capital humain durable est plus qu’important pour le Burkina Faso. D’où la nécessité, de mettre l’éducation en général et l’enseignement supérieur en particulier au cœur des politiques

Pour ce faire, le MEFA propose une relecture des textes afin d’introduire l’élection des présidents d’universités et la participation de tous les acteurs dans la gouvernance universitaire ; la mise en place d’un comité tripartite pour faire des propositions de sortie de crise ; ériger la DAOI en une direction générale. Il a en outre invité le président du Faso à respecter ses promesses électorales envers les universités et les étudiants. Aux étudiants et acteurs du monde universitaire, le MEFA leur a invité à se mobiliser davantage pour imposer que l’enseignement supérieur soit une priorité nationale et se tenir prêt à toute éventualité que commanderait la situation.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Message de rentrée des ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur

Message de rentrée des ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur

Jean Martin Coulibaly - Ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation
© DR / Autre Presse
 
Jean Martin Coulibaly - Ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation
 
Chers enseignantes et enseignants, étudiantes et étudiants, élèves, et autres acteurs du système éducatif burkinabè,


La vision du système éducatif burkinabè est de «former un citoyen responsable, créatif, producteur, ayant le sens des valeurs universelles et doté des compétences nécessaires pour soutenir le développement économique et social du pays».

C’est pourquoi le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, à travers son programme de société, ambitionne de rendre accessible à tous une éducation de qualité. Dans cette perspective, il entend veiller à l’accroissement et à l’amélioration de la qualité et de l’offre d’enseignement de base, à la réduction des disparités et à la réforme du système éducatif pour l’adapter aux besoins de la transformation structurelle de notre économie ainsi qu’au renforcement de la sensibilisation et de l’éducation civique en milieu scolaire.

Pour ce qui est de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, SEM le Président du Faso vise, d’une part, à faire de l’enseignement supérieur un système générateur de cadres compétents porteurs d’innovations et, d’autre part, à de faire de la recherche scientifique et de l’innovation le moteur du développement économique et technologique du Burkina Faso.

Dans ce sens, le système éducatif et la recherche scientifique se sont renforcés au cours de l’année scolaire et académique 2015-2016 par :

  • l’absorption complète du déficit en personnel enseignant du primaire ;
  • le recrutement de 620 professeurs « sur mesures nouvelles et sur concours direct », de 1 521 élèves-professeurs à former à l’ENS-UK et à l’IDS ainsi que de 3 517 jeunes pour l’enseignement post-primaire et secondaire ;
  • le recrutement de 55 agents pour la recherche scientifique et technologique ;la poursuite de la réalisation des infrastructures scolaires et universitaires avec l’accompagnement de nos partenaires techniques et financiers (PTF) ;
  • ce mouvement va se renforcer aux cours des prochaines années avec la réalisation des nombreux projets élaborés en application du Programme présidentiel : construction d’amphithéâtres, de laboratoires, d’autres locaux pédagogiques, de cités universitaires dans plusieurs villes universitaires, l’acquisition d’équipements informatiques pour un WIFI de haut débit et pour la création d’une université virtuelle accessible dans les régions.

Malgré ces efforts, l’année scolaire et académique 2015-2016 a été marquée par le retard de la reprise des activités académiques dans les institutions d’enseignement supérieur (IES) et des actes d’incivisme dans certains établissements d’enseignement post-primaire, secondaire et supérieur. Ces actes d’incivisme ont occasionné des violences physiques sur des acteurs de l’éducation et une destruction importante de biens matériels. Le gouvernement déplore, une fois de plus, ces comportements qui ne donnent pas une bonne image de l’école burkinabè et prend l’engagement de travailler avec l’ensemble des acteurs du système éducatif pour éviter ces débordements et actes de vandalisme à l’avenir.

Chers enseignantes et enseignants, étudiantes et étudiants, élèves et autres acteurs du système éducatif burkinabè,

Dans la perspective de former des hommes aptes à répondre aux besoins de l’économie nationale, il est important de développer dans notre système éducatif l’enseignement technique et professionnel et de promouvoir les filières professionnelles et innovantes, des mathématiques et de la science de manière générale. Dans cette même logique, un accent particulier sera mis sur le développement de la petite enfance afin de développer l’éducation à la base.

Le constat majeur est que la généralisation des échanges de toute nature à travers les Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education (TICE) a transformé le savoir en un bien public planétaire. C’est ainsi que les formations ouvertes et à distance, les espaces numériques et les universités virtuelles vont s’imposer comme une priorité de l’action gouvernementale au niveau de l’enseignement supérieur. Le bilan dans ce domaine est en train d’être fait pour permettre de dégager les actions à mener pour l’atteinte des objectifs, l’accès à un WIFI de haut débit sur les campus et dans les cités, l’université virtuelle et la facilitation de l’acquisition d’un ordinateur par chaque étudiant.

Chers enseignantes et enseignants, étudiantes et étudiants, élèves et autres acteurs du système éducatif burkinabè,

Pour répondre aux questions liées aux difficultés d’accès à l’enseignement et aux apprentissages, le Chef du Gouvernement a instruit les ministres en charge de l’éducation de poursuivre l’effort de réalisation de nouvelles salles de classes et autres infrastructures et le processus de transformation des Centres Universitaires Polytechniques de Fada, Ouahigouya et Dédougou en universités autonomes avec un accroissement de la capacité d’accueil. Dans cette même perspective, les Centres Universitaires Polytechniques seront ouverts à Gaoua et à Kaya afin de poursuivre la déconcentration de l’enseignement supérieur et la normalisation des années académiques. Des investissements sont prévus, notamment la construction et la rénovation de cités, pour améliorer les conditions de vie des étudiants.

Par ailleurs, la recherche scientifique et l’innovation seront stimulées par la mise en œuvre du Programme de renforcement des capacités du Système national de la Recherche et de l’innovation (PRC SNRI) ainsi que des études architecturales, de faisabilité et d’impact environnemental sur les technopoles, les pôles d’excellence et les plateaux techniques.

L’atteinte de ces objectifs passe par la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), qui est le nouveau référentiel de l’action gouvernementale pour le développement du Burkina Faso.

J’invite donc chaque acteur à plus d’engagement et d’implication positive, au de don de soi pour une année scolaire et universitaire apaisée donnant de meilleurs résultats sur tous les plans et à participer activement au processus de développement de notre pays, qui incombe à tous et à chacun.

Bonne rentrée scolaire et universitaire 2016-2017 à toutes et à tous !

Je vous remercie !

10:26 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Procès Safiatou Lopez : Le juge décide de vider la salle d’audience

Safiatou Lopez du Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile (CCNOSC) était devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, ce vendredi 30 septembre 2016. Elle comparait suite à une plainte du Procureur du Faso pour des propos qu’elle aurait tenu à l’encontre de l’institution judiciaire.

       
Procès Safiatou Lopez : Le juge décide de vider la salle d’audience

Poursuivi par le Procureur du Faso pour invitation à incendie d’une institution de l’Etat, Safiatou Lopez était devant le juge. Accompagnée par des jeunes venus la soutenir, ces partisans étaient divisés en deux groupe. Un à l’intérieur de la salle d’audience et l’autre devant le palais de justice. Ces jeunes devant le palais, pancartes en mains, n’ont cessé de chanter. Ces chants étaient audibles depuis la salle d’audience en plus.

Convoquée à la barre lorsque leur leader se dirigeait vers les juges, les partisans fortement mobilisés dans la salle, entonnèrent l’hymne national. Safiatou Lopez marque un temps d’arrêt, se tourne vers eux et entonne le chant de la victoire. Cette attitude n’a pas été du gout des juges qui se retirent de la salle d’audience et demande à la sécurité, mobilisée pour l’occasion, d’évacuer la salle d’audience. Ce qui fut fait.

C’est dans une salle d’audience vide qu’elle fut entendue. L’avocat de la défense a demandé le renvoi du procès pour mieux défendre sa cliente. Requête acceptée par le juge. Le dossier est alors renvoyé pour le 7 novembre prochain.

Marcel Tankoano, président du M21, était présent au palais de justice pour soutenir sa consœur Safiatou Lopez. Pour lui la mobilisation des OSC n’était pas pour intimider les juges mais plutôt pour soutenir « une qui se bat pour la liberté et la communication pour que notre pays avance ». Elle a eu à regretter un fait au niveau de la justice burkinabè en disant que ce serait regrettable que la justice burkinabè connaisse le sort de l’Assemblée nationale qui a été incendiée lors de l’insurrection populaire, clame-t-il.

Selon lui, elle a utilisé le conditionnel et aujourd’hui cette phrase la suit. « Convoquer des gens qui ont simplement donné leur point de vue pendant que des criminels se pavanent, qu’on libère des gens impunément », s’offusque Marcel Tankoano.
Pour Safiatou Lopez, cette plainte n’émane pas seulement du Procureur du Faso car tous les syndicats de magistrat ont porté plainte contre elle parce qu’elle aurait proféré des menaces contre l’appareil judiciaire. Alors qu’il n’en est rien. Pour elle, c’est une question de personne mais pas une question de justice. Voilà pourquoi l’on s’acharne sur elle. Elle prend pour exemple les propos des 4e vice-président de l’Assemblée et du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui disent que le Président du Faso risque de ne pas terminer son mandat et que ce qui est arrivée à Blaise Compaoré risque de l’arriver. Ils n’ont pas été entendus alors que ce sont des propos forts.

« L’anniversaire du putsch, on libère celui la même qui était dans l’appareil d’Etat et qui a favorisé le putsch », s’indigne-t-elle. Elle condamne cette justice à deux vitesses. Et déplore le manque d’impartialité dans ce dossier car les juges sont à la fois, juge et partie en même temps puisque c’est eux qui ont porté plainte contre elle.

Nous y reviendrons dans un entretien qu’a bien voulu nous accorder Safiatou Lopez et Marcel Tankoano en ce qui concerne cette affaire.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

10:11 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.10.02

JUSTICE: Blaise Compaoré poursuivi pour la répression de l’insurrection (actualisé)

JUSTICE: Blaise Compaoré poursuivi pour la répression de l’insurrection (actualisé)

L'ancien président Compaoré, n'est plus accusé de haute trahison et d'attentat à la Constitution
Blaise Compaoré n’est plus accusé de haute trahison et d’attentat à la Constitution

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée à Ouagadougou le vendredi 30 septembre 2016, le procureur général près la Haute Cour de Justice (HCR), Armand Ouédraogo, a indiqué qu’en l’état actuel de la mise en accusation de l’ancien président Blaise Compaoré, sa juridiction ne peut le juger. Selon lui, les fondements de cette mise en accusation ne sont pas, en réalité, des infractions qui peuvent être utiles dans le cadre d’un procès contre Blaise Compaoré.

Le CNT n’a pas fait œuvre utile

Devant la Haute Cour de Justice, Blaise Compaoré est cité dans deux différents dossiers. Dans l’un, en sa qualité de ministre de la Défense nationale au moment des faits en cause. Et dans l’autre, en tant que Chef de l’Etat burkinabè.

En qualité de Chef de l’Etat, Blaise Compaoré devrait, en effet, être poursuivi et jugé pour des faits d’attentat à la Constitution et de haute trahison, au regard d’une Résolution de mise en accusation votée par le Conseil national de la Transition (CNT) le 16 juillet 2015.

Mais il se trouve, foi du procureur général, que l’attentat à la Constitution, de même que la haute trahison, ne sont pas de véritables infractions pénales qui puissent être utiles dans le cadre d’une procédure judiciaire. Si la Constitution a indiqué (article 166) que la haute trahison et l’attentat à la Constitution constituent les crimes les plus graves commis à l’encontre du peuple burkinabè, il reste que les éléments constitutifs de ces crimes ne sont précisés nulle part. En clair, précise Armand Ouédraogo, «aucune loi ne dit en quoi consiste la haute trahison et l’attentat à la Constitution».

De la sorte, le juge ne peut savoir si Blaise Compaoré a effectivement commis des actes constitutifs de haute trahison et/ou d’attentat à la Constitution. La Haute Cour de Justice ne peut donc entreprendre de juger l’ancien président, étant donné que le CNT, dans sa Résolution de mise en accusation, n’a retenu que ces deux infractions, et alors que la Cour ne peut de sa propre initiative étendre sa compétence sur d’autres infractions qu’auraient commises Blaise Compaoré. Le CNT n’a donc pas fait œuvre utile pour la Haute Cour de Justice concernant le dossier dans lequel ce dernier est cité en qualité de Chef de l’Etat au moment des faits.

Armand Ouédraogo, procureur général près la Haute Cour de Justice
Armand Ouédraogo, procureur général près la Haute Cour de Justice

Il faut une mise en accusation pour détournement de deniers publics

Toutefois, en cette même qualité, il pourrait être jugé par la Cour si l’Assemblée nationale adoptait – à la majorité des 4/5 des députés – une nouvelle Résolution le mettant en accusation pour des faits de détournement de deniers publics.

En effet, l’infraction de détournement de deniers – dont les éléments constitutifs sont clairement définis – constitue, avec la haute trahison et l’attentat à la Constitution, les trois infractions qui peuvent exposer un Chef de l’Etat burkinabè à la justice. Reste à savoir, au regard de sa configuration actuelle, si cette Assemblée peut réunir une telle majorité qui veuille voter pareille résolution.

En tout état de cause, Blaise Compaoré reste dans le giron de la Haute Cour de Justice au titre d’un autre dossier dans lequel il est cité en qualité, cette fois, de ministre de la Défense nationale. Et ce, pour avoir, avec les autres ministres de son gouvernement, adopté un acte intimant l’ordre aux forces de sécurité de réprimer les manifestants à l’occasion de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Dans le cadre de ce dossier, 24 ministres dont l’ancien Premier ministre Luc Adolphe Tiao ont déjà été inculpés.

C’est, du moins, ce qu’a révélé le procureur général qui a aussi annoncé que les auditions de ces ministres pourront être bouclées en fin octobre. A en croire Armand Ouédraogo, ce dossier pourra même être jugé d’ici à décembre prochain.

Attendons de voir…

Paangui Parè

Liste des personnes inculpées

1. BASSOLET Djibrill
2. PALE Thomas
3. DIEME Baba
4. NIKIEMA Clotilde
5. BOUGOUMA Jérôme
6. DICKO Amadou DIOMDIODA
7. YE Bongnéssan Arsène
8. YAMEOGO Dramane
9. SOMDA Julie Prudence
10. TRAORE Alain Edouard
11. ZOUNGRANA Mahama
12. TIAO Luc Adolphe
13. BARRY Yacouba
14. OUEDRAOGO Jean Bertin
15. COULIBALY Toussaint Abel
16. OUEDRAOGO Mamounata
17. KAFANDO Arthur
18. DIALLA Basga Emile
19. COMPAORE Nestorine
20. KOULIDIATI Jean
21. SEBGO Léné
22. ZOUBGA Alain
23. KONATE Isaïe
24. HAMA Baba

Ex-ministres qui seront bientôt inculpés
1. OUATTARA Moussa
2. ZAKANE Vincent
3. OUEDRAOGO Tinga Jérémy
4. OUEDRAOGO Salif

Ministres absents
1. COMPAORE Blaise
2. KABORE Lamoussa Salif
3. BEMBAMBA Marie Lucien
4. BARRY Koumba
5. KOUADA Assimi

Source: Dossier de presse

19:29 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

JUSTICE Affaire du putsch manqué: Me Alexandre Varaux demande la mise en liberté de son client Djibrill Bassolé

L’avocat français et conseil de Djibrill Bassolé, Me Alexandre Varaux, a saisi l’occasion du premier anniversaire de la détention de son client, pour animer une conférence de presse à Ouagadougou. C’était le jeudi 29 septembre 2016 où il a demandé la mise en liberté du général Bassolé, car détenu sur la base du «faux».

Me Varaux, l'avocat de Djibrill Bassolé
Me Varaux, l’avocat de Djibrill Bassolé

La bande sonore de la conversation téléphonique que le général Djibrill Bassolé aurait eue avec le président de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire durant la période du putsch perpétré par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) en septembre 2015 constitue, selon Me Varaux, le document sur la base duquel son client est en prison depuis un an. Un document dont la mise au point n’a pas été faite «à la demande de la justice, ni à la demande de la police», précise l’avocat français, ajoutant que «personne ne sait qui l’a fait».

Selon Me Alexandre Varaux, ce document «a parachuté du ciel américain» et est arrivé «miraculeusement sur le bureau du juge». Il s’agit, foi de Me Varaux, d’un «montage», car c’est un document qui «n’est pas un enregistrement fait de manière normale; il y a des coupures anormales, il y a des bruits parasites».

Il faut expertiser le document

Mais étant donné qu’il est déjà dans le dossier depuis près d’une année martèle Me Varaux, «maintenant, ça suffit; il faut expertiser le document et nous dire en quelques semaines s’il est bon on le maintient dans le dossier; s’il est mauvais, on le sort du dossier».

En attendant, dira Me Varaux, «nous estimons que M. Bassolé est en prison à cause d’un document qui, manifestement, est un faux». Et logiquement, un «non-lieu» doit être prononcé au profit de Djibrill Bassolé; à défaut, «s’il doit y avoir un procès, qu’on le fasse rapidement». Mais en ce jour de premier anniversaire de son arrestation, Me Varaux dit requérir que M. Bassolé soit mis en liberté.

Djibrill Bassolé inculpé pour de présumées écoutes téléphoniques avec Guillaume Soro lors du putsch de septembre 2015
Djibrill Bassolé inculpé pour de présumées écoutes téléphoniques avec Guillaume Soro lors du putsch de septembre 2015

Pour Me Alexandre Varaux, les raisons de la détention de Djibrill Bassolé sont ailleurs que dans ce document. A le croire, cette détention est assise sur des raisons politiques. Selon lui, après avoir été écarté du pouvoir à travers la modification du Code électoral, M. Bassolé a été fait «prisonnier politique», ou «prisonnier de la politique», ou «prisonnier à cause de la politique».

Il faut «une indépendance totale de la justice»

Sa conviction, lui Me Varaux, c’est que la justice a été ainsi «utilisée pour régler des comptes politiques». Ce d’autant plus que le président du Faso qui est également le ministre de la Défense, a «autorité sur la justice qui instruit l’affaire de mon client, celui qui a été son concurrent». Cela «n’est pas normal». De plus, «je trouve qu’il n’est pas sain que le ministre de la Justice se soit constitué partie civile dans la procédure contre mon client». Avec ces deux situations, Me Varaux dit trouver que «il y a un mélange de genres». Or, «depuis toujours, la justice et la politique ont fait mauvais ménage».

De l’avis de Me Varaux, «il faut refonder le Burkina Faso sur de bonnes bases», en instaurant «une indépendance totale de la justice». Cette refondation, l’avocat français – qui clame n’avoir pas de leçon à donner – dit l’appeler de tous ses vœux «en ce jour (29 septembre, ndlr) symbolique de premier anniversaire de la détention de Djibrill Bassolé et de premier jour du processus de passage à une nouvelle République».

En effet, c’est dans la matinée de ce 29 septembre que la Commission constitutionnelle a été installée par le président du Faso, avec pour mission de produire un avant-projet de nouvelle Constitution dans un délai de 90 jours.

Paangui Parè

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Bobo-Dioulasso: des manuels scolaires pour des enfants nés de mères malades mentales

Seize (16) enfants nés de mères malades mentales ont reçus des manuels scolaires le dimanche 25 septembre 2016 à Bobo-Dioulasso. C’est l’association «Badeya Koura» ou «nouvelle fraternité» qui a posé cet acte qui vise selon sa présidente, à aider les enfants de cette catégorie à reprendre le chemin de l’école.

Les membres de l’association et les enfants bénéficiaires des manuels scolaires
Les membres de l’association et les enfants bénéficiaires des manuels scolaires

Ce sont essentiellement des cahiers, des stylos et autres manuels scolaires que ces 16  enfants nés de mères malades mentales ont reçu. «Ce geste est une manière pour nous de contribuer à aider les familles et tous ces enfants nés de mères malades mentales qui veulent reprendre le chemin de l’école», a indiqué Léonie Kantiono, présidente de l’association.

Créée en juillet 2014 en effet, l’association «Badeya Koura» qui signifie littéralement «nouvelle fraternité», a pour objectif de venir en aide aux enfants nés de mères malades mentales. Cette remise de manuels scolaires, rentre donc dans le cadre des activités de l’association qui après deux ans d’existence, a en charge, au moins une quarantaine d’enfants qui sont dans cette situation selon la présidente. Notre vision, dit-elle,  c’est d’accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils arrivent à se prendre en charge d’eux-mêmes. «Nous comptons aussi sensibiliser les familles afin qu’elles les acceptent avec leurs mères», a ajouté la présidente de l’association. Confrontée à des difficultés, la présidente de l’association appelle à une solidarité agissante envers ces enfants  qui selon elle, n’ont pas choisi de naître de mères malades mentales.

Léonie Kantiono, présidente de l’association : «Notre vision,  c’est d’accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils arrivent à se prendre en charge eux-mêmes»
Léonie Kantiono, présidente de l’association: «Notre vision, c’est d’accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils arrivent à se prendre en charge eux-mêmes»

Ainsi, lance-t-elle un appel aux plus hautes autorités du pays afin qu’elles songent à cette catégorie «d’enfants qui ont aussi des droits comme tous les enfants burkinabés». «Nous saisissons l’opportunité qui nous est offerte pour interpeller les premières autorités de ce pays afin qu’elles accordent une attention à ces enfants. Nous lançons ce cri de cœur parce que ces enfants sont aussi des enfants Burkinabé», a-t-elle insisté.

Engagée pour la cause de ces enfants, l’association dit être confrontée à des difficultés. «Lorsqu’on fait un peu le tour dans la ville, nous voyons des femmes malades mentales qui sont enceintes ou qui ont des enfants. On ne peut pas laisser les enfants dans de telles situations. Il faut leur donner une chance de réussite comme leurs camarades nés de mères normales. C’est notre souhait. Mais les moyens font défaut. Nous n’avons pas de partenaires. Nous comptons sur les bonnes volontés et les cotisations des membres de l’association pour pouvoir subvenir aux besoins de ces enfants», a déploré la présidente.

Pour rappel, la présidente de l’association a indiqué que les enfants pris en charge à leur niveau sont des enfants récupérés des mains de leurs mères errantes dans la ville sans domicile ni protection.

Cheick Omar Traoré

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Burkina: ces maux sociaux, nos vrais ennemis!

Le Burkina ressemble à trois hommes dans un désert. Le premier possède un véhicule tout-terrain. Mais il n’a pas de carburant et ne sait pas conduire. Le second a beaucoup de carburant, mais il n’a pas de véhicule et ne sait pas conduire. Le troisième a grand besoin d’aller très loin. Il peut conduire. Mais n’a ni véhicule ni carburant.

Refus d'aider l'autre. L'égoïsme est la chose la mieux partagée au Burkina
Refus d’aider l’autre. L’égoïsme est la chose la mieux partagée au Burkina

Mais l’égoïsme, la routine et le manque d’imagination les empêchent de trouver la solution. Ce ne sont donc pas la technique, le manque de compétence ou le défaut de «carburant» qui rendent le Burkina Faso malade et l’empêchent de décoller véritablement. C’est le manque d’intelligence et de cœur. Les Burkinabè sont égoïstes, indifférents et hypocrites.

«L’égoïste, c’est celui qui ne pense pas à moi», disait Eugène Labiche. Sans nul doute, l’égoïsme est, comme on dit, tendance aujourd’hui. Il faut dire qu’il s’accorde bien avec l’individualisme, en vogue au Pays des Hommes intègres. Ici au Faso, il y a un double égoïsme: celui qui naît de l’esprit de compétition et celui qui se manifeste par l’indifférence de chacun et de tous. En ce qui concerne le premier, l’esprit de compétition, il est pour beaucoup synonyme de réussite sociale. En effet, il y a des gens qui pensent sincèrement qu’ils sont obligés d’écraser les autres pour se faire une place au soleil. Ceux-là font de l’égoïsme la base de notre culture et l’hypocrisie sa clé de voûte. Leur slogan, on le connaît: «Je dois vivre, fut-ce au détriment des autres». Ainsi justifient-ils l’affirmation de Hobbes: «L’homme est un loup pour l’homme».

Le second est l’égoïsme d’indifférence. Cet égoïsme qui fait que même si quelqu’un est agressé dans la rue, nul ne vient à son aide. Un exemple pour mieux l’expliquer: une personne tombe sur le goudron avec sa moto et se blesse. Pourquoi appeler une ambulance? «Quelqu’un va bien finir par le faire», monologuons-nous souvent. Et qu’arrive-t-il si tout le monde se dit que c’est un autre qui va le faire? Ce qui arrive, c’est qu’il y a une pauvre personne blessée qui est incapable de s’occuper d’elle-même et dont le retard accusé dans sa prise en charge pourrait aggraver sa situation.

L'indifférence et l'hypocrisie se manifestent lors des aciidents. Tout le monde se dit que quelqu'un finira par appeler les secours. Pendant ce temps, les gens s'apitoie sur le blessé  et retardent la prise en charge
L’indifférence et l’hypocrisie se manifestent lors des accidents. Tout le monde se dit que quelqu’un finira par appeler les secours. Pendant ce temps, les gens s’apitoient sur le blessé et retardent la prise en charge

Comme on le voit, notre société est atteinte de plusieurs maladies dont l’une des plus graves s’appelle l’égoïsme. Le plaisir de soi passe avant le bien-être des autres. Et c’est là qu’il y a un problème.

Pour se rendre compte que notre société est archi égoïste, nous n’avons pas besoin d’aller bien loin. Si vous avez de la peine ou des problèmes, combien de personnes vont vraiment vouloir vous aider? On préfère fermer les yeux plutôt que d’aider quelqu’un. Toute chose qui justifie l’affirmation de Stendhal: «Chacun pour soi dans ce désert d’égoïsme qu’on appelle la vie». Mais à quoi serviraient ces remarques sur le repli sur soi, qui nous empêchent de bâtir le Burkina de notre rêve si nous ne commençons pas par développer cette intelligence du cœur en nous-mêmes et autour de nous? Ce serait déjà bien. On dit bien que les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Je suis égoïste, toi non plus. Oui, la société manque de plus en plus d'altruisme
Je suis égoïste, toi non plus. Oui, la société burkinabè manque de plus en plus d’altruisme

Nous avons donc intérêt à cultiver de plus en plus les valeurs altruistes. Et ce travail commence devant notre porte: un voisin à saluer, à accepter, à écouter même si ses idées apparentes peuvent nous déranger.

L’autre mal qui mine notre société c’est bien l’hypocrisie. Rares sont les jours où on n’entend pas parler d’empathie, de compassion… Pourtant, quand on regarde autour de soi, on ne peut que constater l’égoïsme, voire l’agressivité ambiante. On parle avec des grands mots, de belles valeurs. Sauf que les gens se comportent au quotidien d’étranges manières. Ils ne font pas ce qu’ils disent. Comme si le changement tant attendu nous sera donné gratis, sur un plateau d’argent. Que nenni. Il viendra de chacun de nous ou ne verra jamais le jour. Ne confondons pas rêve et rêverie

Théophile MONE

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« La stabilité politique entraînera la stabilité économique », a lancé Alpha Blondy à la jeunesse burkinabè

« La stabilité politique entraînera la stabilité économique », a lancé Alpha Blondy à la jeunesse burkinabè
© DR / Autre Presse
 
« La stabilité politique entraînera la stabilité économique », a lancé Alpha Blondy à la jeunesse burkinabè
 
Présent à Ouagadougou dans le cadre de deux grands concerts, notamment à Ouagadougou le 30 septembre et à Bobo-Dioulasso le 2 octobre prochain, la star ivoirienne de la musique reggae, Monsieur Seydou KONE de son vrai nom, a été reçu en audience par le Président du Faso, ce jeudi 29 septembre 2016, à la Présidence du Faso. Il était à l’occasion accompagné de son staff et du promoteur de spectacles, Salfo SORE dit Jah Press, et introduit chez le Président par le Ministre de la Culture et du Tourisme, Monsieur Tahirou BARRY.


A sa sortie d’audience, le musicien a exprimé sa surprise et son émotion d’avoir été reçu par le Président du Faso, à qui, il a traduit sa reconnaissance.

Le Président KABORE, selon l’artiste, leur a prodigué conseils et encouragements pour les concerts qui auront lieu dans les deux plus grandes villes du pays. Le musicien, qui se sait suivi par des milliers de jeunes Burkinabè a saisi l’occasion pour leur lancer des messages d’union. « Il faut que l’unité soit la clef qui ouvrira les portes du futur », a-t-il dit avant de les inviter à prendre leur responsabilité. « Ce que nous devons faire pour corriger ce que nous n’aimons pas dans nos pays africains respectifs, c’est à vous que cela incombe. Développons une jeunesse de mathématiciens, d’hommes de sciences et soyons solidaires auprès de nos chefs, parce que c’est notre amour qui les rend forts ».

Alpha BLONDY a invité, la jeunesse burkinabè et par-delà africaine, à rejeter avec énergie les coups d’Etat car « l’Afrique a déjà trop payé. La stabilité politique entraînera la stabilité économique. Et nos Présidents doivent être forts de notre support », a conclu l’artiste.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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Burkina Faso : Calendrier de l’année scolaire et universitaire 2016-2017

Burkina Faso : Calendrier de l’année scolaire et universitaire 2016-2017

Burkina Faso : Calendrier de l’année scolaire et universitaire 2016-2017
© DR / Autre Presse
 
Burkina Faso : Calendrier de l’année scolaire et universitaire 2016-2017
 
                              Rentrée scolaire et universitaire 2016-2017
  • Jeudi 1er septembre 2016 : rentrée administrative dans les institutions d’enseignement supérieur(IES) ;
  • Jeudi 15 septembre 2016 : rentrée administrative au préscolaire, primaire, post-primaire et secondaire ;
  • Lundi 03 octobre 2016 : rentrée pédagogique dans tous les ordres d’enseignement.

Premier trimestre 2016 : du lundi 3 octobre 2016 au mardi 3 janvier 2017

  • du jeudi 22 décembre 2016 après les cours au mardi 3 janvier 2017 inclus : congés du premier trimestre.

Deuxième trimestre 2016 : du mercredi 4 janvier 2017 au vendredi 31 mars 2017.

  • du lundi 20 mars 2017 après les cours au vendredi 31 mars 2017 inclus : congés du deuxième trimestre.

Troisième trimestre 2016 : du vendredi 3 avril 2017 au vendredi 14 juillet 2017.

  • mercredi 31 mai 2017 : fin des cours au post-primaire et au secondaire.
  • mercredi 31 mi 2017 : fin des cours au préscolaire, primaire et post-primaire pour les classes concernées par l’expérimentation de la réforme curriculaire.
  • jeudi 1er juin 2017 : début des examens et concours scolaires ;
  • vendredi 7 juillet 2017 : fin des cours au préscolaire et au primaire ;
  • vendredi 14 juillet 2017 : fin de l’année scolaire 2016-2017 ;
  • lundi 31 juillet 2017 : fin de l’année universitaire 2016/-2017 ;

Rentrée scolaire et universitaire 2017-2018

  • vendredi 1er septembre 2017 : rentrée administrative dans les IES.
  • vendredi 15 septembre 2017 : rentrée administrative au préscolaire, primaire, post-primaire et secondaire ;
  • lundi 2 octobre 2017 : rentrée pédagogique dans tous les ordres d’enseignement.

Agence de Presse Labor 28 septembre 2016
Source : arrêté conjoint des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. /sig.bf

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Objectifs de développement durable : La JCI outille des jeunes leaders

La Jeune chambre internationale Burkina Faso (JCI-BF) a organisé, le vendredi 23 septembre 2016, à Ouagadougou, le premier sommet national du partenariat, sur la responsabilité des citoyens dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).

       
Objectifs de développement durable : La JCI outille des jeunes leaders

La Jeune chambre internationale Burkina Faso (JCI-BF) s’est donné pour leitmotiv d’agir pour un impact mondial et durable, à travers la création d’un réseau de partenaires JCI-Burkina. Celui-ci fera face au défi de mobilisation des ressources, de fonds et à la consolidation des coopérations. A cet effet, la JCI-BF, avec l’assistance du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a organisé, le vendredi 23 septembre 2016, à Ouagadougou, la 1e édition du sommet national du partenariat, sous le thème : « partenariat et responsabilité sociale pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) ». A l’occasion, chefs d’entreprises, acteurs du public et du privé, membres de la société civile, élus locaux de la capitale burkinabè…, tous ont pris connaissance des 17 ODD, du Programme national pour le développement économique et social (PNDES). Ils ont aussi bénéficié d’une communication sur la Stratégie de développement urbain de la capitale burkinabè et d’une autre sur le Cadre JCI du citoyen actif. « Les échanges entre les participants permettront d’aborder des solutions aux défis cruciaux de notre et de coordonner les efforts de tous les acteurs au développement », a expliqué la présidente exécutive de la JCI/Ouaga Golden, Nathalie B. Bayala.

A l’issue du présent sommet, ils seront également à mesure de dégager les meilleures stratégies pour l’élaboration et la réalisation des actions qui répondent aux besoins des communautés. La Jeune chambre internationale, selon son président national 2016, Omar Ouédraogo, fait du partenariat un concept clé dans son paradigme de réflexion et d’intervention. A travers ce sommet, elle a dressé le bilan du leadership JCI et posé les jalons à même de consolider les liens entre les participants.

Le directeur pays du PNUD, Corneille Agossou a loué l’initiative des jeunes, qui s’inscrit dans la dynamique de faire en sorte que d’ici 2030, il n’y ait plus d’extrême pauvreté au BF. « L’objectif des ODD est de ne laisser personne pour compte et à contribuer, de façon significative, à l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour cela, les élus locaux ont un grand défi, une lourde responsabilité », a dit M. Agossou. Il a affirmé l’engagement du PNUD à soutenir toute activité d’échanges et de promotion des ODD.

Pour le représentant du parrain, Rigobert Tiendrebéogo, la mise en œuvre des Objectifs de développement durable commande une forte implication des populations à la base. Ce que prône, à son avis, le sommet du partenariat dont l’ambition est d’établir un lien substantiel entre acteurs de développement. Selon M. Tiendrébéogo, la JCI-BF offre par la même occasion, une tribune de réflexion « de manière holistique pour aborder et promouvoir le développement humain intégral ».

Djakaridia SIRIBIE
dsiribie15@gmail.com

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