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2016.03.08

Santé infantile : Le Secrétaire général de l’ONU encourage le personnel du CREN

              Au deuxième jour de sa visite, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a rendu, le jeudi, 3 mars 2016, une visite au Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle (CREN Morija) sis dans l’enceinte du centre médical Schiphra à Tanghin. Là, Ban Ki-Moon s’est dit impressionné par la détermination du personnel à sauver des enfants.

« Engageons-nous à aider tous les enfants de ce pays dans notre avenir commun », a appelé le secrétaire général de l’organisation mondiale à l’issue de sa visite. Et ce, après avoir mentionné sur le livre d’or : « Je suis admiratif du personnel dévoué de l’hôpital Schiphra qui travaille pour l’avenir de ce pays et qui s’occupe si bien de ces enfants. L’ONU est à vos côtés ».

Cette visite a pour but, dit le secrétaire général de l’ONU, de témoigner la solidarité des Nations-Unies au centre.« J’apprécie vivement d’avoir la chance de visiter cette unité pédiatrique. Nous sommes à vos côtés. Je suis vivement impressionné par la détermination à sauver des enfants. Mes pensées vont, avant tout, aux familles des enfants qui n’ont pas accès à ces services. Les autorités burkinabè ont contribué à résoudre le problème de la malnutrition. Des milliers de vies sont sauvées chaque année et cela permet d’éviter les souffrances humaines et d’assurer l’avenir de ce grand pays », a félicité Ban Ki-Moon. Il a également salué les efforts déployés pour promouvoir l’allaitement maternel car, pour lui, la malnutrition des enfants est un problème « qui nous préoccupe tous ».

« Les chefs d’Etat et de gouvernement viennent d’adopter le programme de développement durable à l’horizon 2030 avec des objectifs clairs visant à éliminer la faim dans le monde. (…). Ces magnifiques enfants burkinabè font partie de notre mission dans le monde », annonce Ban Ki-Moon.

Selon les responsables de l’établissement sanitaire, quelques chiffres enregistrés en 2015 donnent 958 enfants consultés avec 214 hospitalisés. Le centre a également reçu 155 cas de malnutris aigus sévères sans complication (suivi ambulatoire, externe) et 358 enfants nourrissons à risque (jumeaux, triplés, faibles poids, mères sans lait, etc.).

Pour la responsable administrative, Catherine Sawadogo, le souhait à ce jour, c’est d’avoir un nouveau centre qui permet d’étendre les activités ; pas seulement à la malnutrition mais aussi à la prise en charge des enfants malades (un laboratoire pour s’occuper de l’enfant en général, à travers sa prise en charge holistique et celle de la mère).

« Nous accueillons donc les enfants malnutris et pour les cas aigües, nous les internons ici avec leur mère pour deux ou trois semaines (voire plus) jusqu’à ce qu’ils recouvrent la santé. Nous assurons aussi le suivi de ces enfants. La malnutrition entraîne de nombreux problèmes et peut même jouer sur l’éducation scolaire des enfants », a-t-elle expliqué.

En plus des activités internes, le CREN fait des sorties de sensibilisation dans les villages et de concert avec les CSPS. Des actions qui ont permis de toucher 1903 enfants en 2015.

Oumar L. OUEDRAOGO
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

8 mars 2016 : L’UNFPA pour l’égalité des sexes

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L’égalité des sexes et la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux continuent d’échapper à des millions de femmes et de filles partout dans le monde.

ar exemple, près de 14 millions d’enfants sont contraints chaque année à un mariage forcé ; cela veut dire que 37 000 filles se voient refuser chaque jour l’exercice de leurs droits fondamentaux ! Chaque jour, 7,3 millions de bébés, dans les pays en développement, naissent de mères âgées de 17 ans ou moins. Une femme sur trois est exposée à la violence sexiste, et 200 millions de femmes et de filles aujourd’hui en vie ont subi les mutilations génitales féminines.

Aujourd’hui, en la Journée internationale de la femme, j’appelle tous les pays à prendre des mesures pour protéger les droits des femmes et des filles et pour remédier à l’inégalité entre les sexes qui persiste de si longue date.

L’égalité des sexes et l’égale protection des droits fondamentaux, y compris le droit à la santé sexuelle et reproductive, sont importantes en elles-mêmes. Mais elles sont aussi un moyen d’atteindre les objectifs sociaux et économiques convenus au niveau international, notamment les nouveaux Objectifs de développement durable de l’ONU, adoptés par la communauté internationale en septembre 2015. Ces objectifs mettent au premier plan la concrétisation de l’égalité des sexes, une bonne santé et une éducation de qualité pour tous, ainsi que l’élimination de la pauvreté.

Depuis plus de quatre décennies, l’UNFPA a aidé à améliorer la santé des femmes et faire progresser leurs droits. Le Fonds continuera de promouvoir le programme relatif à la santé et aux droits d’ici 2030, année où les Objectifs de développement durable doivent être atteints, et au-delà, jusqu’à ce que toutes les femmes et toutes les filles, partout, soient sur un pied d’égalité avec les hommes et aient le pouvoir et les moyens d’exercer leurs droits fondamentaux.

Dr. Babatunde Osotimehin,
Directeur exécutif de l’UNFPA, à l’occasion de la Journée internationale de la femme 2016