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2016.09.25

Hôpital Yalgado : Un don de 15 millions de F CFA pour soutenir le pool mère-enfant

Abdoul Ouédraogo, PDG de la société Abdoul-service International, a fait un don de deux couveuses au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO), ce 22 septembre 2016.

       
Hôpital Yalgado : Un don de 15 millions de F CFA pour soutenir le pool mère-enfant

Il y a environ deux mois, l’opinion nationale apprenait avec émoi le décès de deux bébés prématurés par manque de couveuses. L’écho qui en a été fait est parvenu jusqu’aux oreilles de Abdoul Ouédraogo, PDG de la société Abdoul-service International, alors en déplacement à Abidjan. Sensible au malheur de cette famille, le donateur décide de réagir sans attendre.

La suite, c’est lui-même qui le conte « J’ai immédiatement pris contact avec le directeur général de l’hôpital Yalgado pour voir avec lui ce qui était possible de faire. Je lui ai confié mon souhait d’aider dans ce sens et il a encouragé cette initiative ajoutant que le besoin à son niveau était réel surtout avec la gratuité des soins instaurée par le gouvernement pour la mère et l’enfant. Je lui ai alors demandé de prendre attache avec les spécialistes pour commander des appareils de qualités et qui correspondent aux besoins de la structure ».

C’est ce qui a été fait. Deux couveuses ont été acquises avec en sus, 20 matelas, des brancards et un moniteur de surveillance pour les interventions chirurgicales à la maternité.

En recevant le don, le directeur général du CHU-YO s’est réjouit de la spontanéité qui a prévalu à l’initiative. Pour le directeur général, ce don tombe à pic. En effet, Robert Sangaré a indiqué que ce don vient comme une providence car, quelques jours auparavant, une liste de besoins urgents lui avait été adressée par le service de la Maternité et les matelas figuraient en bonne position sur celle-ci. « Ce don vient nous oxygéner et nous décompresser » a-t-il dit.

L’importance des couveuses dans les formations sanitaires n’est plus à démonter et le donateur a été chaleureusement remercié pour avoir été bien inspiré. Toute chose qui le conforte dans sa position. « Je suis très fier et encouragé à faire davantage les prochaines fois après tous les témoignages de l’utilité de ce don et des bienfaits qu’il procurera aux populations », s’est exprimé le donateur. Il a lancé un appel aux opérateurs économiques qui le peuvent d’appuyer l’État parce que à lui seul, le gouvernement ne peut pas prendre en compte tous les problèmes des populations.

Service Communication du CHU-YO

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2016.09.23

Situation nationale: ces citoyens qui manquent de tolérance!

Quand on roule en voiture la nuit, il ne suffit pas d’avoir un moteur et de l’essence. Il faut avoir de bons phares. Cela va de soi sur les routes. Cela va moins de soi dans les maquis de l’économie et de la politique. Chacun, groupe ou individu, y porte des lunettes aux couleurs de ses préjugés, de ses habitudes, de ses intérêts personnels et collectifs. Et c’est ce qui se passe au Burkina Faso.

Il y a des citoyens burkinbè qui ne veulent pas voir le vent changer de direction. Toujours satisfaits dans ce qui confirme leurs idées et moins dans ce qui les conteste
Il y a des citoyens burkinbè qui ne veulent pas voir le vent changer de direction. Toujours satisfaits dans ce qui confirme leurs idées et moins dans ce qui les conteste

Dans ce pays, les gens sont toujours satisfaits dans ce qui confirme leurs idées et moins dans ce qui les conteste. Manque de tolérance ou d’impartialité? Ce qui est sûr, la plupart des gens agit en fonction des intérêts du moment. Quand des Burkinabè voient leurs intérêts sauvegardés, ils sont capables de développer des arguments tirés sur les cheveux pour défendre une cause injuste. Au contraire, quand leurs dividendes sont menacés, ils se dressent comme des lions en furie et attaquent de toutes parts. Ils se font remarquer sur les réseaux sociaux avec des phrases assassines, des insinuations et des appels voilés à la révolte. Pourquoi ce manque d’honnêteté intellectuelle du fait des intérêts individuels ou de groupes? Comment dans ce jeu d’intérêts arriverons-nous à un véritable changement? La vérité est qu’il faut avant tout le changement des mentalités.

D'autres encore qui refusent d'autres sons de cloches. Ils n'écoutent que les arguments qui les arrangent
D’autres encore qui refusent d’autres sons de cloches. Ils n’écoutent que les arguments qui les arrangent

Les Burkinabè doivent apprendre à défendre ce qui est juste et vrai, peu importe le prix à payer auprès des alliés ou des adversaires! Le temps des vœux pleins d’hypocrisie et des options teintées de calculs est révolu. Il ne suffit plus non plus de proclamer un combat pour la justice, pour la paix et pour la liberté quand cela arrange le camp que nous supportons. Il faut proclamer tout aussi haut que faute de courage de la vérité, aucune action ne portera de fruits bénéfiques. Aucune justice n’est possible si elle ne rend pas justice. Cela ne va pas sans mises en cause des appartenances: un juge n’est l’allié inconditionnel et à priori de personne. Un journaliste ou un acteur de la société civile ne doit pas, pour des promesses de dessous de table, biaiser la vérité et adopter un comportement partisan et compromettant pour nos acquis et pour l’avenir de notre pays.

Il n’y a pas de justice sans vérité. Mais la vérité, nul n’a jamais fini de s’y ouvrir. Alors, allons au-delà des mots. Œuvrons vraiment pour un Burkina nouveau. Dans l’objectivité et la sincérité. Pour le bien des futures générations.

Théophile MONE

19:24 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Jonathan Tapsoba, handicapé visuel mais PDG de la Maison de la connaissance du Burkina !

Ils sont nombreux ces jeunes vivants avec un handicap. Jonathan est un parmi tant d’autres. Mais grâce à son courage et son abnégation, ce jeune handicapé visuel a pu parcourir du chemin. Brillant élève, Jonathan a milité dans plusieurs associations avant de se retrouver au Conseil national de la Transition (CNT), comme député. Âgé de 25 ans seulement, Jonathan Tapsoba est actuellement PDG de la Maison de la connaissance du Burkina, et président de la Synergie nationale pour l’épanouissement des personnes en situation de handicap, qu’il a créé à la fin de son mandat au CNT.

Le jeune PDG dans son bureau

Le jeune PDG dans son bureau

Il est 10h passé lorsque que nous partons à la rencontre de notre jeune PDG de 25 ans seulement. Assis dans son bureau, il a tout d’un PDG à la seule différence, c’est qu’il est en situation de Handicap visuel. Né le 27 mai 1991, Jonathan Tapsoba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, va perdre l’usage de l’œil droit à 3 ans, pendant qu’il était en maternel, ensuite celui de l’œil gauche à 6 ans, tout juste après son CP1. C’est après une année blanche, que Jonathan va intégrer l’Ecole des jeunes aveugles (EJA) de L’ABPAM où il obtiendra son Certificat d’étude primaire (CEP) avec une brillante moyenne. Affecté au collège Saint Jean-Baptiste de la Salle, il se verra refuser l’inscription à cause de son handicap. Sans perdre son enthousiasme, c’est au lycée mixte de Gounghin qu’il obtiendra la place. Jonathan y restera jusqu’à l’obtention de son BAC en 2010.

Après des études simultanées à l’Université Libre du Burkina (ULB) et à l’Université de Ouagadougou, il s’en sortira respectivement avec un DEUG II en langues et communication et une licence en Sciences de l’information et de la communication et aussi, une licence en Philosophie. Grand engagé pour l’épanouissement des personnes en situation de handicap, Jonathan se retrouvera député de la Transition au CNT.

A 25 ans, Jonathan Tapsoba nourrit le rêve de devenir un jour, Secrétaire général de l’ONU

A 25 ans, Jonathan Tapsoba nourrit le rêve de devenir un jour, Secrétaire général de l’ONU

Très vite, il se fera remarqué à la Transition avec ses prises de paroles, de positions et sa franchise dans les débats. Après le CNT, l’ancien député n’a pas cessé son combat pour l’épanouissement des personnes en situation de handicap. C’est dans ce sens qu’il a créé la Synergie nationale pour l’épanouissement des personnes en situation de handicap, car à l’en croire, la politique sur le handicap est mal exécuté au Burkina. Jonathan veut donc travailler à l’autonomisation socio-professionnelle de cette tranche de la population. Egalement, c’est après avoir fait le constat qu’il manque des structures capables de réaliser des études non-partisanes, des formations, des coaching de bonne facture et des recrutements multisectorielle, que l’ex député a créé la Maison de la connaissance du Burkina, grâce à un financement personnel.

Malgré le bilan mitigé qu’il fait du fonctionnement de son entreprise, Jonathan se dit confiant et continue de nourrir son rêve de devenir un jour, Secrétaire général des Nations-Unies. A l’endroit de la jeunesse, Jonathan les invite à croire en eux, à se former et à cultiver, le sens de la responsabilité et de l’organisation.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

18:28 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Tabagisme chez mineurs : « Les grands cigarettiers viennent vers les enfants pour chercher les fumeurs de demain », dixit Léonce Sessou

L’association Afrique contre le tabac (ACONTA) accompagnée de ses partenaires a animé une conférence de presse sur le tabagisme chez les mineurs, ce jeudi 22 septembre 2016 à Ouagadougou. Cette rencontre vise à alerter l’opinion nationale et internationale sur les actions que mènent l’industrie du tabac afin de conquérir ce jeune public.

ACONTA et ses partenaires ont formulé des recommandations à l’endroit des autorités« Les grands cigarrettiers ciblent les petits écoliers du Burkina Faso », c’est sous ce thème que s’est tenue la conférence de presse animé par l’association Afrique contre le tabac (ACONTA). Il a été question lors de cette rencontre, de présenter à la presse, le rapport : « grands cigarettiers, petites cibles ». Rapport qui a été effectué dans le cadre du projet Tobacco industry accountability (TIA) et  mis en œuvre par ACONTA, en collaboration avec l’Alliance pour le control du tabac en Afrique (ACTA).

Selon le coordonnateur d’ACONTA, Salif Nikièma, la conférence de presse vise également à alerter l’opinion nationale et internationale sur les actions de l’industrie du tabac dans notre pays. A l’en croire : « l’industrie du tabac ciblent délibérément et systématiquement les enfants afin de les encourager à fumer et à utiliser les produits du tabac ».

Ainsi, il a révélé que c’est pour exposer et dénoncer les tactiques de l’industrie du tabac relative à la publicité, la promotion et la vente des produits du tabac à proximité des écoles, qu’une enquête a été menée entre avril et mai dans un rayon de 100 mètres autour de 16 établissements scolaires de la ville de Ouagadougou.

De ce fait, explique-t-il que l’étude a enregistrée 148 points de ventes des produits du tabac dans un rayon de 100m autour des 16 écoles. L’étude démontre aussi que dans ces différents points de ventes et autour des écoles, la publicité sur le tabac est permanente notamment à travers des affiches. L’étude signale également que dans aucune des épiceries et autres points de vente dans les environs, n’a affiché la signalisation « vente interdite aux mineurs ».

« Les grands cigarettiers viennent vers les enfants pour chercher les fumeurs de demain » regrette le responsable de la communication de l’ACTA, Léonce Sessou.

A la lumière des résultats de l’enquête, l’ACONTA et ses partenaires invitent donc les populations à plus de vigilance. Pour ce faire, ils recommandent entre autres, au gouvernement de prévenir l’ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques de lutte contre le tabagisme, ainsi que dans la mise en œuvre des programmes. Ils proposent aussi une introduction dans la loi, d’une provision pour l’affichage de la mention « vente interdite aux mineurs », dans tous les points de ventes et un soutien des efforts de la société civile, afin qu’elle puisse contribuer à l’adoption et à la mise en œuvre des politiques efficace de lutte contre le tabac.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

17:17 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Retour volontaire au pays de 159 migrants : « L’on n’est jamais mieux traité que chez soi ! »

Ils sont 159, les Burkinabè qui ont décidé volontairement de rejoindre leur pays d’origine ce mardi 20 septembre 2016. Il était 16h 20 minutes quand Air GHADAMES atterrissait à l’aéroport international de Ouagadougou. Dans cet avion, il y avait des hommes, des femmes et des enfants. Chacun, avec un court sourire aux lèvres, descendait les marches de l’avion et se dirigeait dans le Bus qui les convoierait dans les locaux de l’aéroport.

migrant3Après avoir passé des années d’aventure en Libye, ces Burkinabè décident « volontairement » de rentrer au pays. L’Organisation internationale pour les Migrants (OIM) au Burkina Faso, à travers son programme d’Aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) apporte, en appui au Gouvernement burkinabè, une assistance au retour volontaire et à la réintégration des migrants. L’objectifs du programme est d’ « offrir la possibilité d’un retour et d’une réintégration en bon ordre et dans les conditions respectueuses de la dignité humaine  à des migrants qui ne peuvent ou ne veulent plus rester dans le pays d’accueil et souhaitent retourner volontairement chez eux ». Le cas de ces migrants n’est pas en contradiction avec les principes de l’OIM. C’est ainsi que, Ousseni Zampalègré, qui avait quitté le Burkina pour la Lybie il y a maintenant  2 ans, a laissé entendre qu’il a décidé volontairement de retourner chez lui. Ça été le cas aussi pour Abdoul Karim Zampalègré, qui lui, n’a fait qu’une année et demie en Lybie. « Je suis très heureux d’être revenu au pays. Nous sommes allés en Lybie dans l’intention de gagner de l’argent pour soutenir nos parents qui sont restés au pays ». Mais à l’entendre, le climat délétère de Lybie leur a extirpé toute chance de rentrer avec de l’argent au pays. « On travail là-bas et on ne nous paye pas. Les banques sont fermées ; On dit qu’il n’y a pas d’argent. Je faisais toute sorte de travail, je ne gagnais rien et j’étais très mal traité. J’ai fait plusieurs fois la prison. Et, là-bas, ce n’est pas un voleur ou un délinquant qui est emprisonné. Quand tu es Africain et qu’on te prend, tu es directement conduit en prison. Les Arabes ne sont pas comme nous  les Africains. Quand tu arrives là-bas, tu es obligé de travailler avec quelqu’un et on te maltraite comme on veut», a-t-il raconté.

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Arouna Kanboné, révèle être en Libye depuis 2009. A l’en croire, la vie en Lybie n’est plus un Eldorado. Le climat est invivable selon lui. « Je puis vous assurer que ces dernier temps, si vous avez un proche en Lybie, c’est la souffrance seulement. On n’avait pas à manger. Même un peu d’argent pour s’acheter un sachet d’eau, il n’y en avait pas. Ils (Ndlr : les Libyens) ont fermé les banques et disent qu’il n’y a pas d’argent. Nous travaillons gratuitement et on nous frappait régulièrement. C’est ainsi que nous avons compris que l’on n’est mieux traité que chez soi. Je vais maintenant rester chez moi au pays. », a-t-il confié, avec l’air toujours choqué.

Du soutien de ces retournés volontaires                   

oimCe sont des Burkinabè qui vivaient en Lybie et qui étaient en situation de vulnérabilité, qui ont décidé volontairement de retourner au Burkina Faso. Selon Abdel Rahmane Diop, chef de bureau de l’OIM, l’opération se passe de concert avec l’ambassadeur du Burkina Faso à Tripoli. L’on procède d’abord au recensement et après à la confirmation de cette volonté du migrant à rentrer. Pour ce qui est du soutien apporté à ces migrants, il a confié qu’avec l’appui de l’Union européenne, le montant de réintégration est de 1000 Euro par bénéficiaire, soit environ 650.000F CFA, et que cette somme vise à soutenir le Gouvernement dans ses efforts  de réinsertion durable des migrants de retour au pays.

Il faut aussi rappeler qu’à la suite de l’accueil à l’aéroport, les migrants seront conduits sur le site d’hébergement du Centre d’Accueil d’Urgence de Somgandé (ex AEMO) où ils seront pris en charge avant de recevoir le lendemain les frais de subside d’un montant de 100 Euro par personne qui permettront à chacun de rejoindre sa localité d’origine et subvenir aux besoins élémentaires.

Armand Kinda                                           

Infowakat.net

16:35 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Y a-t-il un autre chemin vers la paix et l’apaisement des cœurs que celui de la justice sociale?

Justice pour ceux qui sont morts par le fait d’appétits gloutons. Justice pour des victimes de la méchanceté de gens qui se croyaient sortis de la cuisse de Jupiter et qui avaient droit de vie et de mort sur les autres. Arrêtons de dire que des concitoyens ont été emprisonnés pour rien et demandons à la justice de se hâter un peu plus pour faire la lumière sur les nombreux crimes économiques et de sang.

Blaise Compaoré avec ses prédécesseurs lors de la célébration de la journée nationale de pardon le 30 mars 2001 et communiée en journée nationale du souvenir chaque 30 mars
Blaise Compaoré avec ses prédécesseurs lors de la célébration de la journée nationale de pardon le 30 mars 2001 et communiée en journée nationale du souvenir chaque 30 mars

Des vies humaines ont été enlevées les 30, 31 octobre 2014 et jours suivants. Oui ou non? On a tué des manifestants lors du putsch. Oui ou non? Des Burkinabè ont perdu leurs enfants. Oui ou non? Des enfants ont perdu leurs parents. Oui ou non? Arrêtons de remuer le couteau dans la plaie en tenant des propos irresponsables et hautains. Ne regardons pas seulement nos ventres. Il est facile de dire de pardonner, quand on n’a pas perdu un proche dans de telles circonstances.

Pourquoi veut-on être plus royaliste que le roi? Qui était aux affaires, lorsque la marmite a explosé? Qui a tiré sur les manifestants? Pourquoi des compatriotes ont-ils fui et d’autres pas? Ils savent ce qu’ils ont fait de mauvais. Et c’est à eux de revenir demander le pardon. Pas par procuration.

Le monument aux martyrs bâti dans la dynamique du pardon. Plus jamais ça? Et pourtant!
Le monument aux martyrs bâti dans la dynamique du pardon. Plus jamais ça? Et pourtant!

C’est pour cela que le retour du Premier ministre Tiao pour répondre de ses actes est à apprécier. Il pourra se défendre car inculpation ne veut pas dire culpabilité. Il y a déjà des circonstances atténuantes (pas de justice laxiste non plus), à notre avis, dans cette démarche.

Si Blaise et consorts s’étaient mis à la disposition de la justice, peut-être que les comptes avaient été déjà soldés, le pardon accordé, la page tournée et la réconciliation en marche.

Le Burkina veut la paix et la réconciliation mais arrêtons de vouloir arracher cette réconciliation de force comme on l’a fait par le passé avec ce simulacre de journée de pardon. On exige le pardon sans vouloir assumer ses responsabilités. Ça ne marchera pas pour toujours!

Est-on obligé de pardonner à quelqu’un qui ne veut pas faire amende honorable? Le sorcier oublie mais la mère pas, dit un adage bien populaire à ce propos.

Les Echos du Faso

10:34 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Préservation de l’équilibre religieux : Le prêche de Crisis Group

Préservation de l’équilibre religieux : Le prêche de Crisis Group
© DR / Autre Presse
 
Préservation de l’équilibre religieux : Le prêche de Crisis Group
 
En marge de la présentation de son dernier rapport intitulé « Burkina Faso : préserver l’équilibre religieux », le 22 septembre 2016 à Pacific Hôtel, l’ONG International Crisis Group a organisé un point de presse pour échanger sur la question. Foi de tous ceux qui en ont été les animateurs, tolérance et pluralisme religieux sont ancrés dans notre pays, même si, pour que cela perdure, des garde-fous doivent être mis.

Vous rappelez-vous ? International Crisis Group, c’est cette organisation qui, du temps de Blaise Compaoré, avait prévenu, dans un rapport alarmiste et ayant par conséquent fait grand bruit, que la volonté de révision de l’article 37 de la Constitution avait de fortes chances de provoquer une grande crise au Burkina Faso. Et ce qui devait arriver est arrivé. Depuis, tout document né des enquêtes et de la réflexion de cette ONG ne peut passer inaperçu. C’est le cas de son dernier rapport Afrique, le no240, qui a pour thème « Burkina Faso : préserver l’équilibre religieux », paru le 6 septembre dernier. Dans ledit document, les enquêteurs ont fait un tour d’horizon des différents rapports entre religions dans notre pays. Et le constat est heureux : le Burkina n’a jamais connu de conflit civil ou de tensions liées à l’appartenance religieuse. Musulmans, chrétiens et animistes ne vivent pas seulement côte-à-côte, ils vivent ensemble, sont voisins et se marient. La coexistence pacifique repose sur le pluralisme religieux et le caractère secondaire, généralement peu marqué, de l’identité confessionnelle.

Cependant, préviennent les analystes du rapport, il n’en demeure pas moins que notre pays est à la croisée des chemins, entre deux grands espaces qui composent l’Afrique de l’Ouest : la région sahélienne, où un islam rigoriste semble gagner du terrain et où des groupes armés et terroristes sont actifs ; et la zone côtière, marquée par l’essor de nouvelles églises protestantes. Crisis Group fera également le constat, grâce à ses sondés bien sûr, qu’au Burkina il existe depuis longtemps des frustrations parmi les musulmans qui font écho de leur faible représentation au sein de l’élite politique et administrative, avec le sentiment que l’administration favorise parfois le christianisme. A ce propos, l’imam Halidou Ilboudo du CERFI (Centre d’études, de recherche et de formation islamique), fera remarquer que « beaucoup ont comme le sentiment que l’Etat va souvent vers cette catégorie religieuse », avant d’apporter un bémol, précisant que cette situation a quelque part un fondement historique puisque les premières écoles ont été fondées par l’Eglise catholique.

Que l’on se rassure cependant : International Crisis Group ne s’est pas contentée de relayer les perceptions de ses interlocuteurs. De leurs témoignages, elle a aussi tiré des solutions pour le renforcement de la cohésion religieuse. Rinaldo Depagne, directeur du bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’organisation, a rassuré l’opinion en faisant remarquer que le présent rapport « n’est pas alarmiste, contrairement à celui fait du temps de Blaise Compaoré », avant de citer quelques mesures afin que jamais des conflits liés à la vénération de Dieu ou des ancêtres n’éclatent: l’exercice par l’Etat de son pouvoir régalien à travers la fourniture de services dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la sécurité ; ne pas accorder d’importance aux détails (prières sur une voie, organisation de fête autour de Papa Noël ...), mais privilégier l’intérêt commun ; la revalorisation de l’enseignement franco-arabe en combinant études islamiques et enseignement général ... « Autrement, prévient Crisis Group, certains pourraient ne plus voir en l’Etat un interlocuteur valable et choisir d’autres moyens d’expression.

Issa K. Barry

10:29 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

2016.09.22

Traite et autres pires formes de trTravail des enfants : Des journalistes formés

Le phénomène de la traite et des pires formes de travail des enfants est un fléau qui freine l’amélioration des droits des enfants. Afin de lutter contre ce mal, le Réseau initiatives des journalistes africains pour la coopération et le développement (IJACOD) organise un atelier de formation de 48 heures au profit de ses membres venus de divers horizons du Burkina Faso. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Clément P. Sawadogo et parrainée par le représentant de l’Ambassadeur d’Allemagne, Joerg Meyer.

 

       
Traite et autres pires formes de travail des enfants : Des journalistes formés

Ces dernières années, le Burkina Faso a enregistré des avancées sur le travail des enfants qu’il convient de consolider et de pérenniser. « Je puis vous rassurer que mon ministère en fait une grande préoccupation et s’emploie à actionner sur tous les leviers pour le respect scrupuleux de la législation du travail en général, et particulièrement celle portant sur la protection et la promotion des droits des enfants », a indiqué Clément P. Sawadogo, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Ainsi, le présent atelier de formation qui rentre dans le cadre des activités du réseau avait pour objectif de renforcer les capacités des journalistes, communicateurs, membres de l’IJACOD au niveau national sur la traite et les autres pires formes de travail des enfants (TPFTE).

Pour ce faire, les participants ont échangé autour des communications faites par Nathalie Ouédraogo/Kuela, Balili Augustin Bazié, Ouezen Louis Oulou et Alain Zongo dit Saint Robespierre. Lesquelles communications vont porter sur la présentation du projet Fonds enfant ; les stratégies de communication pour la lutte contre la traite des enfants ; comment faire une enquête sur la traite et les pires formes de travail des enfants en audiovisuel et comment faire un grand reportage en presse écrite et en ligne.

A en croire le ministre Sawadogo, au sortir du présent atelier, les journalistes devraient être davantage outillés pour l’analyse du phénomène, la conscientisation des populations et l’interpellation des différents acteurs, de sorte qu’enfin, la question de la TPFTE soit efficacement résolue. Pour lui, seul un engagement collectif peut permettre une prise en charge conséquente des questions de la sécurité et de la protection de toutes les couches sociales du pays, et celle des enfants en particulier.

Séance tenante, le ministère en charge du travail et de la protection sociale a assuré de sa pleine disponibilité à accompagner toutes les actions et/ou initiatives que le réseau viendrait à engager à l’issue de cette formation. Par ailleurs, l’occasion de cette formation a été saisie, dira le Ministre, « pour lancer un appel aux concitoyens afin qu’ils aident les forces de sécurité dans l’identification des cas d’atteinte aux droits à la santé, à l’éducation et à l’épanouissement des enfants ».

Le coordonateur exécutif de l’IJACOD, Jean Victor Ouédraogo s’inscrit dans cette dynamique et soutient que la question des droits de l’enfant nécessite une meilleure connaissance des lois en la matière, mais aussi et surtout les pratiques et valeurs socioéconomiques, culturelles des communautés. « Plus que l’expérience, ce sont les connaissances actualisées du journaliste qui nourrissent ces productions. C’est pourquoi, IJACOD a toujours mis l’accent sur la formation de ses membres pour faire d’eux des acteurs qui participent activement au changement de comportements au profit du développement harmonieux de notre pays », a-t-il avancé.

En effet, depuis 2015, le réseau a sollicité et obtenu l’appui du Fonds enfants pour participer activement à la lutte contre la TPFTE au Burkina. Dans cet élan, M. Ouédraogo a traduit les vifs remerciements de l’IJACOD au projet Fonds enfants et à son principal partenaire financier qu’est la coopération allemande. Puis, il a invité les autres partenaires au développement à emboiter le pas à Fonds enfants.

Le représentant du parrain, Joerg Meyer a pour sa part, félicité l’initiative du réseau. Avant de réaffirmer toute la disponibilité de la République fédérale d’Allemagne à œuvrer de concert avec le réseau pour barrer la route à la TPFTE.
En rappel, le projet Fonds enfants a été créé en 2005 dans le cadre de la coopération entre la république fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso. Après trois phases (avril 2005-mars 2017, avril 2007-mars 2010, avril 2010-juin 2014), la coopération allemande a accepté allouer un nouveau apport financier pour une quatrième phase de trois ans (juillet 2014-juin 2017). Pour cette phase, le budget alloué par celle-ci est d’environ 5,5 milliards de FCFA pour le financement des initiatives visant à lutter contre la TPFTE.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net


 

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2016.09.21

Coup d’Etat et insurrection, bavardages inutiles autour d’événements douloureux

insurgesLa résistance du peuple face au coup d’Etat du 16 septembre 2015 n’appartient à personne. En même temps, elle est le fruit d’une lutte de tout un peuple. Même de ceux qui ont fait le coup. Il en est de même de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre. Avant ces deux dates, il y a le 4 août 1983 date anniversaire de la Révolution démocratique populaire (RDP) ; il y a le 15 octobre 1987, date anniversaire de la Rectification pour les uns et date de l’assassinat de Thomas Sankara ; il y a eu le 13 décembre, date anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo, et même le 30 mars, Journée nationale de Pardon.

En effet, toutes ces dates sont commémorées, chacune en fonction de ce qu’elle représente pour chaque Burkinabè. Si pour les uns, ce sont des dates mémorables et d’héroïsme, pour les autres, elles constituent des souvenirs douloureux dont on ne veut se rappeler. A moins que ce ne soit dans la prière et le recueillement. Si bien que le débat en ce moment sur la commémoration de ces dates par les uns et les autres paraît inutile et même ridicule. Le plus important, semble-t-il, est de se souvenir. Chacun en fonction de ce qu’il ressent. Car, si pendant que les uns jubilent, les autres pleurent (on dira que c’est ainsi qu’est faite la vie) ; la réconciliation tant souhaitée sera vaine ; le vivre-ensemble derrière lequel tout le monde court sera difficile et le développement compromis.

Les révolutionnaires ont passé tout le temps à combattre les réactionnaires. Qui, à leur tour ne leur ont pas facilité le travail. Le dénouement de ce combat entre fils d’un même pays, tout le monde l’a connu. C’est ainsi qu’est arrivée la Rectification le 15 octobre 1987. Après la Rectification, les Sankaristes ont passé le gros de leur temps à combattre ceux qui sont à la base de la liquidation du père de la Révolution. C’est ainsi que les Burkinabè se sont opposés les uns aux autres. Même sous le multipartisme, le système démocratique, ils ne se sont pas faits de cadeaux. Autrement dit, il y a toujours eu quelque chose pour diviser les Burkinabè. Qui, malheureusement font peu d’efforts pour s’entendre sur ce qui les unit. Au contraire, on a comme l’impression que les Burkinabè s’intéressent beaucoup plus à leurs différences.

Il est établi que si aujourd’hui, les Burkinabè sincères se battent pour que la réconciliation soit enclenchée le plus rapidement possible, c’est parce qu’ils sont conscients et demeurent convaincus que rien ne peut se réaliser dans la pagaille, dans une lutte opportuniste de conquête du pouvoir, où chacun ne voit que ses intérêts personnelles.

Face à une telle situation, les hommes politiques ou les partis qu’ils dirigent, doivent s’abstenir effectivement de récupérer des situations qui sont douloureuses pour les uns et qui constituent pour les autres du bonheur. Parce que tout simplement, cela contribue à creuser davantage le fossé et à raviver les tensions. Ce n’est pas de cela que les Burkinabè ont besoin.

Dabaoué Audrianne KANI

 

L’Expressdufaso-bf.com

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CESDS : Le colonel Denise Barry à la manœuvre

CESDS : Le colonel Denise Barry à la manœuvre
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CESDS : Le colonel Denise Barry à la manœuvre
 
Le Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS) s’est révélé au public hier 20 septembre 2016 à Ouagadougou. Devant des membres du gouvernement, d’anciens ministres de la Transition, de présidents d’institutions, de représentants de corps diplomatiques accrédités au Burkina Faso, pour ne citer que ceux-là, les géniteurs de ce cadre ont expliqué à l’assistance les raisons, les objectifs, et les ambitions du centre d’études qui veut «penser une nouvelle Afrique au rendez-vous de l’histoire».

Créé en août 2016 par un groupe d’experts militaires, paramilitaires, et d’universitaires, le Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS) est né de divers constats : remédier à l’absence du Burkina Faso et de l’Afrique, en structures de recherches spécifiquement consacrées aux problématiques de défense et de sécurité. Des raisons ayant prévalues à sa naissance figure aussi la mondialisation, phénomène transversale qui couvre beaucoup de domaines y compris la sécurité. La mondialisation ne doit pas être uniquement perçue comme le développement des énergies visant au bien-être de l’humanité mais elle est aussi teintée d’imaginations destructrices si bien que la violence et l’extrémisme sont d’actualité à travers le monde.

Dans sa vision, le CESDS se veut être un centre de savoirs. Ses géniteurs invitent tous les membres à y mettre tout ce qu’ils ont comme connaissances, convaincus qu’il n’y a«pas de petit savoir » et que c’est en les réunissant qu’ils deviennent des matériaux capables de construire de «belles» solutions. La structure de recherche entend se positionner comme un centre d’idées, de concepts où tous ses adhérents auront leurs places selon leurs expériences, leurs cultures. Elle est aussi un outil d’aide à la décision en ce sens qu’elle se propose d’étudier, d’analyser des problématiques et de faire des propositions. « Il aide les décideurs en leur montrons comment les phénomènes sociaux se transforment en problèmes et comment ceux-ci peuvent trouver solutions », explique le Col-major Honoré Lucien Nombré, directeur du département d’études stratégiques et de recherches. Le CESDS est enfin un cadre dédié à la synergie des travaux des chercheurs pluridisciplinaire. « Il ne s’agit pas d’une organisation de militaires, de paramilitaires ou d’hommes en uniforme, c’est une organisation de pensées et celle-ci n’a pas de vêtement.
Son vêtement, c’est la langue, elle appartient à tous ceux qui se décident à en faire un usage. C’est une communauté de penseurs qui réfléchissent ensemble », dit-il. Et d’ajouter qu’il s’agit d’une plateforme nationale, régional et sous-régional dans la mesure où les problématiques sécuritaires sont transversales. Les objectifs poursuivis par le Centre d’études stratégiques en défense et sécurité sont, entre autres, de contribuer à l’instauration d’une culture de la réflexion stratégique dans la gouvernance étatique en Afrique. Selon M. Honoré Lucien Nombré, « nous n’avons pas traditionnellement la vocation de s’asseoir pour réfléchir, on a tendance à croire que ceux qui réfléchissent sont des rêveurs, alors que la pensée dégage des solutions capables de changer une situation à laquelle des hommes et des femmes font face».
« Ni une plateforme ou un ascenseur politique »
Le centre, aux multiples objectifs, se propose de renforcer les capacités stratégiques des Etats et des organisations régionales en la matière. Il est aussi un institut de formation, met son expertise à la disposition des personnes qui souhaitent compléter leurs formations en vue de mieux contribuer à la réflexion stratégique. Selon le Colonel Auguste Dénise Barry, directeur exécutif du CESDS, le centre est un organisme indépendant, doté d’une structure associative. Il ne mènera aucune activité syndicale, politique ou réligieuse, conformément à ses statuts. « Le CESDS n’est ni une plateforme ou un ascenseur politique, ni une officine qui servira à promouvoir des intérêts marginaux », martèle celui qui fut par deux fois ministre de la Sécurité.

L’association, à l’écouter, compte en ce moment une cinquantaine d’experts de profils divers, et enregistre des déclarations d’intentions d’autres experts du côté de la France et de pays de la sous-région. Elle est à but non lucratif mais a cependant besoin de financement pour son fonctionnement. Côté organisation, le centre est composé de quatre organes : une Assemblée générale, la plus importante qui est le cadre où les décisions sont prises, le Conseil d’orientation stratégique et scientifique qui détermine les problématiques à explorer. A ces organes, s’ajoutent la direction exécutive, organe de mise en œuvre des orientations, et le groupe consultatif des partenaires qui vont apporter leurs idées et recommandations au centre. Il renferme par ailleurs des pools (études stratégiques et recherches, institut de formation, revue scientifique et communication et relations publiques). Le président du Conseil d’orientation stratégique et scientifique, assimilable au Conseil d’administration, est le commissaire divisionnaire de police Roger Ouédraogo. La présentation du centre a été ponctuée de détente assurée par Malika la slameuse et Alif Naaba, le prince aux pieds nus, qui ont égayé le parterre d’invités à travers leurs prestations.

Aboubacar Dermé (l'observateur paalga)

10:01 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer