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2016.10.02

Hôpital Yalgado: un début d’incendie maîtrisé à la maternité

Hôpital Yalgado: un début d’incendie maîtrisé à la maternité
© DR / Autre Presse
 
Hôpital Yalgado: un début d’incendie maîtrisé à la maternité
 
Un début d’incendie a été maitrisé ce jeudi 29 septembre 2016 au service de maternité du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO), selon un communiqué du service de communication de la structure.


L’incendie a été repéré dans un des box du service de maternité vers les 8h. En cause, de l’eau qui aurait touché une rallonge qui a pris feu, atteignant ainsi le fil d’un appareil. L’incident a été vite maîtrisé, assure le CHU-YO.

«Les sapeurs-pompiers sont venus faire le constat d’usage, ce qui a rassuré tout le monde. L’ordre a été donné d’aérer le bâtiment en laissant ouvertes toutes les entrés et fenêtres pendant quinze minutes. Cela a nécessité que les accompagnants patientent hors du bâtiment, le temps que le nettoyage complet soit effectué. Le travail a repris son cours normal», précise l’établissement.

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Inondations : Le Royaume chérifien offre 96 tonnes de vivres et de médicaments

Inondations : Le Royaume chérifien offre 96 tonnes de vivres et de médicaments

Laure Zongo Hien - Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
© DR / Autre Presse
 
Laure Zongo Hien - Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
 
Le Royaume du Maroc a remis, le mardi 27 septembre 2016, à Ouagadougou, 96 tonnes de vivres aux victimes burkinabè, des inondations et autres crises humanitaires.


Le peuple marocain traduit sa solidarité aux Burkinabè, victimes des inondations et crises humanitaires. Cela s’est manifesté, le mardi 27 septembre 2016, à Ouagadougou, par la réception de seize tonnes de vivres, de couvertures et de consommables médicaux, destinés aux sinistrés par la ministre en charge de la solidarité nationale, Laure Zongo. Quatre-vingts autres tonnes sont en cours d’acheminement portant le total à quatre-vingt-seize tonnes de produits de première nécessité que le Maroc offre à son frère du Burkina Faso. « Pour nous, l’Afrique est un engagement qui se traduit par une coopération renforcée, un partenariat avéré, la poursuite des investissements dans une solidarité agissante », a affirmé l’ambassadeur du Maroc au Burkina Faso, Farhat Bouazza. Il a émis le vœu que cette aide contribue à alléger un tant soit peu la souffrance de toutes ces familles sinistrées. Pour lui, la valeur de la marchandise n’a point d’importance, c’est plutôt l’amitié entre les deux peuples qui prime. « Quand on offre un cadeau à un ami, on ne laisse jamais le prix dessus », a dit M. Bouazza. La ministre Zongo a adressé un « grand merci » du « pays des Hommes intègres » au roi chérifien, Mohamed VI et partant aux Marocains, « sensibles à notre cri du cœur ». Pour elle, ce geste permettra de prendre en charge plus de cinquante mille personnes touchées par les catastrophes (vents violents, inondations, conflits intercommunautaires, ndlr). Parmi ces sinistrés, on compte près de dix mille enfants, huit cents femmes allaitantes et quatre cents femmes enceintes, a-t-elle dit. D’où la nécessité de leur témoigner un peu d’amour. L’acte chérifien n’a pas surpris Mme Zongo, dans la mesure où les deux pays « ont toujours su entretenir pendant des années, des relations d’amitié et de fraternité ». Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma a dit venir être témoin d’un « geste de grande solidarité, de fraternité, d’amitié et d’amour de sa majesté, le roi du Maroc ». Il a exprimé sa fierté et sa gratitude à l’endroit du « généreux » peuple chérifien, toujours apte à soutenir les personnes en difficulté. Le ministre Bougouma a indiqué que ce don vient en appui aux initiatives du gouvernement visant à soulager les souffrances des victimes de catastrophes.

Djakaridia SIRIBIE

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Discours du Président Kaboré à la cérémonie d’installation de la Commission constitutionnelle

Discours du Président Kaboré à la cérémonie d’installation de la Commission constitutionnelle
© DR / Autre Presse
 
Discours du Président Kaboré à la cérémonie d’installation de la Commission constitutionnelle
 
Discours de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres à la cérémonie d’installation de la Commission constitutionnelle.

 

Excellence, Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement
Excellence, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale
Monsieur le Représentant du Président du Conseil constitutionnel
Monsieur Jean Baptiste OUEDRAOGO Ancien Chef d’Etat du Burkina-Faso
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution
Monsieur le Chef de file de l’Opposition politique
Messieurs les anciens Présidents de la Représentation nationale
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement
Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de mission diplomatique et consulaire
Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales et interafricaines
Sa Majesté le Mogho Naaba Baongho
Autorités coutumières et religieuses
Monsieur le Président de la Commission constitutionnelle
Mesdames et Messieurs les membres de la Commission constitutionnelle
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

L’installation de la Commission constitutionnelle, chargée de proposer l’avant-projet de Constitution de la Vème République constitue un moment important de la vie de la nation.
Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le passage d’une Constitution à l’autre, d’une République à l’autre, se fait sans rupture constitutionnelle et procède de la volonté du peuple insurgé qui a conduit avec succès sa transition après l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014.

Je n’oublie pas aussi que l’élaboration de la Constitution de la Vème République est un engagement de campagne que j’ai pris devant le Peuple burkinabè lors de l’élection présidentielle du 29 novembre 2015 et que je me réjouis de tenir, pour créer les conditions indispensable au renforcement de l’Etat de droit, à l’approfondissement de la démocratie et à l’amélioration de la gouvernance au Burkina Faso.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

La riche expérience politique et constitutionnelle nationale nous a donné à voir plusieurs types de régimes politiques, qui ont forgé l’histoire constitutionnelle et politique nationale.
Sous l’empire de la Constitution du 02 juin 1991, la longue période de stabilité politique essentielle à la mise en œuvre ordonnée des plans, projets et programmes de développement s’est achevée dans les conditions que vous savez, avec les drames que nous avons vécus. C’est une page douloureuse de notre histoire que nous devons tourner définitivement pour aborder l’avenir avec sérénité.
C’est donc dire qu’en matière constitutionnelle, les Burkinabè sont outillées pour choisir en toute connaissance de cause. C’est pourquoi je note avec satisfaction que les membres de la Commission constitutionnelle que nous installons ce matin sont des hommes et des femmes avertis qui ne manqueront pas de se mettre à la hauteur des attentes placées en eux pour nous proposer un texte constitutionnel consensuel et de belle facture.

Monsieur le Président
de la Commission constitutionnelle
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

Il nous faut des institutions fortes, qui survivent à leurs géniteurs et dont la qualité du consensus national nécessaire pour en fixer les bases, permettent de garantir leurs capacités à renforcer la cohésion sociale, à consolider l’unité nationale et à promouvoir la paix et la stabilité.

Le monde entier reste attentif à ce qui se passe au Burkina Faso. Depuis le succès de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, la résistance contre le putsch des 15 et 16 septembre 2015, la bonne tenue des élections présidentielle, législatives et municipales, la qualité de l’expérience démocratique dans notre pays est unanimement appréciée.

Ces épreuves ont montré à souhait la maturité dont notre Peuple a fait preuve ainsi que son engagement déterminé à préserver et à défendre la démocratie et ses intérêts vitaux.

Au moment où nous avons opté pour une voie originale pour mettre en place la présente Commission constitutionnelle, je voudrais vous inviter à contribuer par votre sens des responsabilités, de la concertation, du dialogue et de la préservation de la paix, à faire de l’élaboration et de l’adoption de la Constitution de la Vème République une autre victoire importante du peuple burkinabè dans sa quête de démocratie et de progrès.
Je vous convie donc à poser un acte fondateur majeur de notre commune volonté d’édifier une nation forte et démocratique.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs les membres de la Commission constitutionnelle

C’est avec cette conviction forte, que c’est ensemble que nous ferons du Burkina Faso un havre de paix, dans notre quête commune d’une gouvernance démocratique exemplaire et porteuse de prospérité que je vous confie la rédaction de l’avant-projet de la Constitution de la Vème République.

Je reste persuadé que chacune et chacun des membres de la Commission constitutionnelle ne ménagera aucun effort pour garantir à celle-ci son temps et son dévouement pour le succès des travaux.

A compter de votre installation, vous avez deux mois pour déposer les fruits de vos concertations. Je voudrais vous assurer, en ma qualité de Président du Faso, de mon engagement à créer les conditions d’un bon déroulement de vos travaux qui seront également présentés aux forces sociales dans chacune des treize régions du pays.

C’est avec cette note d’espoir que je déclare installés, les membres de la Commission constitutionnelle et je souhaite plein succès à leurs travaux.

Je vous remercie.

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2016.09.26

Insécurité, économie plombée, injustice, chômage de la jeunesse, tâtonnement des autorités : Le CAR suggère la dissolution du gouvernement

Hervé Ouattara - Président du mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR)
© DR / Autre Presse
 
Hervé Ouattara - Président du mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR)
 
Le mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR) était face aux hommes des médias, ce samedi 24 septembre 2016, à Ouagadougou. La conférence a été le lieu pour le mouvement de partager son appréciation de l’état de la nation et surtout de faire des suggestions, pour contribuer au redressement de notre patrie bien aimée, le Burkina, après 10 mois d’observation des actions à la tête de l’Etat. Selon eux, le constat est clair : le pays sombre et les Burkinabè vivent dans l’incertitude. Pour changer la donne le CAR suggère la dissolution du gouvernement.


L’espoir était grand de voir le Burkina Faso se relancer sur la voie du développement économique et social et de la prospérité, pour le bonheur de sa population. Et dix (10) mois après, Le mouvement Citoyen africain pour la renaissance (CAR) a estimé qu’il y a lieu de déchanter, car l’économie reste plombée et pire, on assiste à un pied de nez entre le président et certains membres du gouvernement, donnant l’impression qu’il y a une sorte de clanisme dans l’équipe. «Les Burkinabè étaient sceptiques quant au choix du Premier ministre et celui-ci s’est confirmé, au fil du temps, car jusque là, Paul Kaba Thiéba s’est contenté de développer des théories relevant de l’idéal. Pourtant, les populations ont besoin du concret», a expliqué le président du CAR, Hervé Ouattara. Il a poursuivi que pour toutes les questions, le PM fait du saupoudrage. Tout ce qu’il sait dire, c’est «J’ai donné des instructions fermes».

Les nombreux problèmes

Des dires du mouvement, les problèmes du pays se situent à plusieurs niveaux. Au plan sécuritaire, rien de rassurant, on assiste avec impuissance, aux attaques terroristes à nos frontières, à l’incivisme. Au ministère du commerce, c’est le retour des bonzes du régime déchu à la Chambre de commerce. Au plan sanitaire, la gratuité des soins a été saluée par bien des citoyens. Mais que vaut cette gratuité, si la centrale d’achat des médicaments connaît une crise due à l’implication du ministre de la santé, dans les affaires internes de la structure. Le mouvement a invité Smaïla Ouédraogo à se retirer du conflit et à laisser la justice trancher, une fois pour toutes. A tout cela, s’ajoute le problème relevé par le SYNATIC qui traduit bien le fait qu’au ministère de la communication, les choses semblent aller à reculons.

Aux hésitations, tâtonnements et tergiversations qui caractérisent la gouvernance actuelle, s’ajoute le fait que la jeunesse soit désemparée et désœuvrée. Au-delà des aînés qui s’accrochent et font de l’ombre aux jeunes, c’est un système qui est en cause. «La jeunesse, c’est la fine fleur de nos ressources humaines. On doit y tenir comme à la prunelle de ses yeux». Et pour changer les choses, le CAR s’est autorisé à porter deux suggestions :

  • La dissolution du gouvernement de complaisance et d’amis mis en place ;
  • La mise en place d’un gouvernement d’union et de réconciliation dont les missions essentielles seront la relance économique, la sécurité nationale, la justice pour Thomas Sankara, Norbert Zongo, Dabo Boukary et les victimes des 30 et 31 octobre 2014, et du 16 septembre 2015.

Diendéré, une boîte noire

A propos de la réconciliation, Hervé Ouattara a souligné qu’elle passe par le jugement du général Gilbert Diendéré, qui est la boîte noire censée éclairer les Burkinabè de ce qui s’est réellement passé au pays depuis les vingt-sept (27) ans du règne de Blaise Compaoré. Que la justice se saisisse également de tous ceux dont les noms sont cités de près ou de loin, dans l’affaire Dabo Boukary, Guillaume Sessouma et autres. Notre justice ne doit pas être sélective. Pour sa part, le CAR a promis de travailler avec d’autres OSC, à une pétition contre des personnalités afin qu’elles comparaissent devant les tribunaux et devant l’histoire et répondent des vingt-sept (27) ans de crimes de sang et de crimes économiques. A la question de savoir ce qu’il pensait des accusations faites contre l’ex-Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le président du CAR a répondu qu’il doit être poursuivi, s’il est coupable, car la justice s’applique à tout le monde, mais «il ne faut pas s’appesantir sur Zida» .

Aline Ariane BAMOUNI

18:27 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Burkina : les membres de la Commission de rédaction de la nouvelle constitution installés jeudi

Burkina : les membres de la Commission de rédaction de la nouvelle constitution installés jeudi
© DR / Autre Presse
 
Burkina : les membres de la Commission de rédaction de la nouvelle constitution installés jeudi
 
Les membres de la commission chargée de rédiger la constitution de la Ve république seront officiellement installés dans leurs fonctions, jeudi prochain par le président du Faso, Rock Marc Kaboré, a appris APA auprès de la présidence.

Le gouvernement avait rendu publique en juin dernier, la liste des 92 membres de la Commission constitutionnelle chargée de rédiger un "avant-projet" de Constitution pour le passage du pays à la cinquième République et "tourner la page Compaoré".L'actuelle Constitution du Burkina Faso avait été adoptée en juin 1991.
Le Conseil national de la transition (CNT) a déjà adopté un amendement constitutionnel qui verrouille le nombre de mandats présidentiels.L'amendement stipule que "le président du Burkina Faso est élu au suffrage universel direct, égal et secret pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible une seule fois".La Commission comprend toutes les sensibilités politiques, les confessions religieuses et les représentants des femmes, des jeunes et des constitutionnalistes.
Elle est présidée par Me Halidou Ouédraogo, ex-président du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP).

TT/cat/APA

18:25 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Côte d’Ivoire: émeute à Yopougon suite au meurtre d’un jeune ivoirien tué par des haoussa,

Dans la nuit du vendredi 23 septembre, un jeune homme a été tué, à Yopougon. Ce meurtre étant attribué à des membres de la communauté haoussa de la dite commune, a déclenché une énorme colère chez les jeunes de Yopougon. Ceux-ci ont décidé, hier dimanche 25 septembre, d’en finir avec les bourreaux de leurs amis.

Les faits ont débutés vendredi soir aux environs de 23 heures lorsqu’un jeune Ivoirien de 20 ans se trouvait entrain d’uriner près d’un magasin quand il a été pris à partie par un groupe d’haoussa surveillant les lieux. Ses bourreaux l’ont essuyé de violents coups de chevron avant de l’abandonner gisant au sol.  Ses proches se sont pressés de le conduire dans un centre de santé mais malheureusement, le jeune homme de 20 ans a succombé à ses blessures le samedi.

En réaction, les habitants du quartier niangon se sont révoltés, s’attaquant principalement aux commerces dimanche matin. Plusieurs magasins appartenant aux étrangers de la sous région dans le marché ont ainsi été saccagés. La police,  aidée des unités de la CRS et de la gendarmerie sont intervenus pour maîtriser la situation, empêchant les manifestants de se livrer à toute sorte de vandalisme. Si en fin de journée, la police n’a déclaré aucune perte en vie humaine durant les manifestations, c’est dans un quartier révolté, ivre de colère contre les étrangers, que la nuit étalera le voile de son empire, comme constaté par KOACI.COM.

Une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités, apprend t-on aussi du côté de la police. Mais pour l’heure, aucun suspect n’a encore été interpellé, ce qui nourrit bien l’hystérie des habitants dans ce secteur.

Fariska Barsan

infowakat.net

18:00 Publié dans ACTUALITE SOCIALE DU BF | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

11e Fonds européen de développement Plus de 400 milliards de F CFA alloués au Burkina Faso

11e Fonds européen de développement Plus de 400 milliards de F CFA alloués au Burkina Faso

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Dans le cadre de la coopération multilatérale, le Burkina Faso et l’Union européenne (UE) ont entrepris une concertation sur la mise en œuvre du Fonds européen de développement (FED). Ce cadre de dialogue a eu lieu à Ouagadougou, le vendredi 23 septembre 2016.

Faire l’état de l’exécution des interventions du 10ème Fonds européen de développement (FED) et des propositions d’actions soumises par la partie nationale pour le financement des projets et programmes formulés en perspective du 11ème FED : tel a été l’objectif de la rencontre entre le Burkina Faso et l’Union européenne (UE). Ce cadre de concertation intervenu, le vendredi 23 septembre 2016, à Ouagadougou, a regroupé des partenaires techniques et financiers, des membres du gouvernement, des représentants de l’UE, du secteur privé, des directeurs généraux et centraux. Cette première session du dialogue de coopération multilatérale entre le Burkina Faso et l’ensemble des pays de l’UE, intervient à l’orée de l’adoption du Plan national de développement économique et social (PNDES) et à la veille de la conférence internationale des partenaires au développement pour le financement de ce référentiel.
Pour l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne, Jean Lamy, ce cadre permet d’échanger sur la coopération actuelle et les actions futures afin d’accompagner le PNDES. Selon lui, dans le cadre du 11e FED, son institution a alloué plus de 408 milliards de F CFA au Burkina Faso. D’importantes contributions sont mises en œuvre à travers le fonds fiduciaire de l’UE et d’autres instruments financiers. « Nous sommes particulièrement heureux d’utiliser l’appui budgétaire comme modalité principale pour la mise en œuvre de cette coopération avec déjà plus de 81% du montant total prévu sur plusieurs années soit 334 milliards de francs CFA sous forme d’aide budgétaire dont une partie (9%) correspond à des appuis institutionnels pour les renforcements de capacité », a laissé entendre le porte-parole de la délégation de l’UE. L’institution européenne demeure le partenaire-clé de la coopération du développement Burkina Faso et un proche allié politique, a rappelé, l’ambassadeur Jean Lamy avant de se féliciter de la qualité du dialogue politique entre l’UE et les autorités du burkinabè. En plus d’un appui de 79 milliards de F CFA sous forme de contrat à la consolidation de l’Etat burkinabè pendant la Transition et au cours de cette année 2016, l’institution se réjouit de continuer à soutenir, à hauteur de 224 milliards de F CFA, la mise en œuvre du PNDES ainsi qu’un soutien aux secteurs de la santé, de l’eau et de l’assainissement, du développement rural et de la sécurité alimentaire. Pour la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Rosine Coulibaly, ce cadre interpelle le gouvernement sur le rôle essentiel des décideurs politiques en matière de gestion transparente, fiable et efficace de l’aide extérieure à travers la mise en œuvre des appuis budgétaires du programme au titre du 11e FED. Concernant l’appui de l’UE au Burkina Faso lors de la Transition et après cette période, la ministre en charge de l’économie a déclaré que dès juin 2015, le gouvernement de la Transition a bénéficié d’un premier appui budgétaire de 120 millions d’euros et en mars 2016, d’une convention de financement de 4 millions d’euros pour la facilité de coopération technique.

Boukary BONKOUNGOU
http://www.sidwaya.bf/

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Voici les 8 principales ruses des filles pour plumer les hommes

            Les temps sont dures, ce n’est un secret pour personne. Les jeunes filles font usages à toute sorte de ruse pour soutirer de l’argent aux hommes. Les faux deuils, les fausses grossesses, anniversaire fictif, maladie imaginaire, le scénario du portable oublié dans le taxi, le plan du loyer ou de la caution à payer, le procédé des sms… tous les moyens sont bons pour se faire quelques billets de banque. Les dragueurs sont donc soumis à des tactiques allant des plus simples aux plus compliquées de la part des filles Ils sont nombreux les hommes qui se sont fait plumer sans qu’ils n’y prêtent attention. Vous avez peut-être été victime de ses ruses. Reportage…

Le coup du faux deuil

Moussa informaticien dans une entreprise de la place est le premier à nous livrer son témoignage. Une femme dont il est tombé follement amoureux est venue se jeter dans ses bras, un jour, toute en larmes. La scène se passe chez lui, à domicile. Sa chérie avec qui il entretient une relation amoureuse depuis quelques mois lui annonce qu’elle vient de perdre sa sœur aînée au village. « Moussa dès ce soir, il faut que je rentre au village pour les funérailles de ma grande sœur. J’ai besoin d’argent car mes parents n’ont pas les moyens, je veux qu’on enterre ma sœur dignement, j’ai vraiment besoin de ton aide. Je t’en supplie Dieu te le paiera au centuple ». Visiblement touché par la situation, Moussa ne se fait pas prier pour débourser 100 000Fr. Mieux, il propose à sa chérie de l’accompagner le soir au garage Mais paradoxe! Refus poli de sa petite amie qui trouve que son homme en a assez fait. Quelques heures plus tard, Moussa décide d’appeler la cousine de sa dulcinée pour lui présenter ses condoléances. Et là surprise! Quelques minutes d’échange et le pauvre se rend compte tout simplement qu’il s’est fait plumer par sa chérie qui a monté de toutes pièces ce scénario pour voyager avec des amies.

L’histoire de fausse grossesse

La fausse grossesse est une pratique très courante! En général, jusqu’au troisième mois, le ventre de la femme ne se voit pas, donc il est très facile de faire croire à un homme qu’on n’a pas vu ses dernières règles depuis le récent rapport sexuel qu’on a eu avec lui. Commercial dans une structure de la place, You comme l’appelle ses amis n’en revient pas d’être tombés dans le piège de sa dulcinée. Une de ses copines avec qui il entretenait de bons rapports est venue au bureau pour lui annoncer qu’elle était enceinte de lui. Et qu’elle comptait aller chez sa mère en Mauritanie avant que son père ne se rende compte qu’elle est enceinte. Ils ont donc pris leurs responsabilités pour la grossesse. Le pauvre monsieur a donc commencé à prendre ses responsabilités: « Chaque fois, je lui faisais parvenir une somme conséquente, par le biais de son frère. Je me suis beaucoup endetté pour ça, car il y avait de nombreuses dépenses à faire », reconnaît-il. « Je ne voulais pas que ma famille soit au courant, et pourtant elle n’était ni enceinte et n’avait pas rejoint sa mère. Trois mois plus tard, je l’ai rencontrée au hasard en ville, ventre bien plat, tenue sexy, maquillage… Elle était confondue à ma vue. Et pour trouver une échappatoire, elle a commencé à me faire des histoires. J’ai été naïf car durant toute la période qu’on est sorti ensemble je n’ai pas essayé de savoir où elle habite.

Elle m’a vraiment eu ». Nous avons rompu finalement.

Dans d’autres cas, certaines filles viennent annoncer la grossesse, tout en évoquant la possibilité de faire un avortement ou une IVG (intervention volontaire de grossesse) si la grossesse peut occasionner des problèmes, de part et d’autre. En général, ce sont les hommes mariés, casés qui tombent dans le piège. Pour éviter d’avoir des soucis avec leurs épouses en ramenant un enfant «illégitime» à la maison, ils choisissent donc de donner de l’argent à la fille pour qu’elle se fasse avorter! Mais souvent, certaines filles reviennent voir l’homme plusieurs fois après pour lui dire que les choses se sont mal passées et qu’elles ont besoin de sou pour se traiter ou encore que l’avortement n’a pas réussi et qu’il faut recommencer l’intervention. Témoignage d’un homme marié « J’avais une maitresse qui m’en a fait voir de toutes les couleurs. Ma femme était rentrée chez ses parents car elle avait découvert mes infidélités. J’étais entrain de régler ce problème et un jour ma maitresse m‘apprends qu’elle est enceinte. C’était la pire chose qui pouvait m’arriver. Et elle a fait semblant de vouloir maintenir la grossesse. Je l’ai supplié de l’enlever. Je lui ai donné 200 000Fr après elle est revenu redemander 300 000Fr. C’est après que je me suis rendu compte qu’elle mentait, elle a juste profité de la situation ».

Anniversaire fictif

« Les femmes, elles sont capables de vous tuer sans que vous ne vous en rendiez compte», disait l’autre. Les cas d’anniversaires fictifs sont aussi monnaie courante. Ce commerçant marié est tombé dans le piège. Ndeye, maitresse lui a demandé une forte somme pour célébrer son anniversaire. Elle lui a promis par la même occasion qu’il serait l’invité, le commerçant a gentiment décliné l’offre, discrétion oblige. «La veille de l’anniversaire, je croise sa meilleure amie au marché qui me dit ne pas être au courant de l’anniversaire de sa fidèle camarade.»

Sachant que son homme ne pourra pas assister à son sois disant anniversaire car étant marié. Elle lui a tendu se piège. Le jour j, il appelle sa chérie, celle-ci se justifie en lui disant ne pas être encore prête. L’anniversaire n’a jamais eu lieu.

Les maladies imaginaires

Les filles sont formidables. Lorsqu’elles sont décidées à finir avec un homme, elles arrivent toujours à leurs fins. Et ce n’est pas Dame qui dira le contraire. Une fille qu’il venait à peine de faire la connaissance à une cérémonie a cherché à le rencontrer une semaine plus tard pour lui faire part d’une préoccupation. Une fois au lieu du rendez-vous, la jeune fille a commencé à étaler ses problèmes en disant que sa mère était hospitalisée aux urgences de l’hôpital Fann. Et qu’elle avait besoin là, maintenant, de 50 000 F CFA pour ses premiers soins. « Je suis très sensible, je n’ai pas réfléchi et je lui ai remis l’argent. Elle est partie, mais après ça, je n’ai plus entendu parler d’elle. Son numéro de téléphone ne passait plus. La fille s’est volatilisée » raconte-il sourire aux lèvres.

Le scénario du portable oublié dans le taxi

Après plusieurs rendez-vous manqué, c’est finalement à la veille de la fête de fin d’année que cette fille a eu le temps de son Mbarane. Lui qui était loin de s’imaginer des intentions maléfiques de son invité. « Quand elle est arrivée sur les lieux du rendez-vous, elle m’appelle avec un autre numéro en m’annonçant qu’elle vient d’oublier son téléphone portable dans le taxi qu’elle venait d’emprunter ». Devant ces lamentations, elle convainc son homme de lui acheter un autre téléphone. « C’est après que j’ai revu le portable avec sa cousine à qui elle l’a vendu à 90 000Fr. Elles sont vraiment dangereuse ».

Le plan du loyer ou de la caution à payer

« Chérie, j’ai un gros souci avec mon propriétaire. Il menace de m’expulser de chez lui si je ne règle pas le loyer de 115 000 Fr dans les 24 heures qui suivent », explique cette fille à son copain Pape. Vu que l’amant n’avait pas en sa possession les fameux 115 000 Fr, Pape a été obligé d’emprunter car il avait fait croire à sa nouvelle petite amie qu’il est financièrement aisé. Ne parvenant pas à trouver la somme, Pape se fait larguer. Un jour celle-ci lui avoue après une dispute qu’elle voulait juste lui soutirer de l‘argent pour se payer des habits. Mais elle s’est rendue compte qu’il n’est pas son genre d’homme car étant pauvre.

Le procédé des SMS

« Je flashe énormément pour toi…tu sais ? Je suis impatient d’être seule avec toi bébé. Douce nuit je t’aime je t’aime je t’aime ! ». Ces genres SMS beaucoup d’homme l’ont reçu. Alioune* journaliste dans un organe de presse de la place l’a reçu sur son portable vers 23h, d’un numéro qu’il ignore. Tout à coup l’homme se voit comme un tombeur qui fait chavirer le cœur de toutes les filles qu’il rencontre. Une autre fois, la dragueuse invisible écrit « Bébé, quand est ce qu’on pourra se voir j’ai envie de t’embrasser ? ». Alioune tout excité l’appelle immédiatement et ils se fixent rendez-vous chez lui. Le lendemain la fille demande à son homme de lui envoyer de quoi prendre un taxi car elle habite loin. Alioune pour faire bonne impression lui envoie 10 000Fr par Wari (Moyen de paiement électronique comme Orange Money, MTN Global Money ou Flooz de Moov). Après avoir retiré l’argent le journaliste qui pensait pouvoir passer une partie de plaisir ne parviendra plus à joindre sa copine imaginaire. Il finit par comprendre qu’il s’est fait arnaquer.

Le coup du projet

« Fatou est une fille que j’ai beaucoup portée dans mon cœur. Je n’hésitais pas à lui venir en aide, chaque fois que besoin se fait sentir quoique ce n’était pas aussi rose chez moi. J’étais sous contrat avec une Ong pour former des femmes sur comment fabriquer du savon. A la fin de la formation on m’a donné une somme qui s’élevait à 2 000 000 F CFA. Elle m’a suggéré de lui permettre de fructifier notre argent à travers son projet de commerce. Sans hésiter, je lui ai remis 1 000 000, elle revient me voir le lendemain en larme pour me dire qu’elle s’est fait voler l’argent chez elle ». C’est avec amertume que l’amoureux apprend trois jours plus tard plus tard que la copine a utilisé son argent pour financer son départ au Maroc.

Alors chers hommes c’est vrai que l’amour rend aveugle sourd et muet mais prochainement avant de mettre la main à la poche assurer vous que l’histoire qu’elle vous a raconté est réelle. Qui des femmes ou des hommes sont plus intelligents ?

Source : Autre presse

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CRISE AU PAREN : BADO ET SON « FILS » FUMENT LE CALUMET DE LA PAIX

Après la crise qui a secoué le Parti pour la renaissance nationale ( PAREN), crise née de la fuite dans les médias et sur les réseaux sociaux du mémorandum écrit par le fondateur du parti, pointant du doigt la gestion de l’actuel président, Laurent Bado et Tahirou Barry ont fumé le calumet de la paix. C’est la quintessence de cette déclaration conjointe consignée par le fondateur de la formation politique et son « fils spirituel ». Lisez plutôt !

 

Au 3e trimestre de l’année 1999, naissait au Burkina un Parti politique on ne peut plus atypique: le PAREN.

Atypique parce qu’en ce 20e siècle finissant dans le chaos (crises politiques, économiques et financières; insurrections populaires, guerres civiles, revendications séparatistes et génocides; racisme et xénophobie; épidémies; exodes massifs; effet de serre, tremblements de terre, inondations, chutes d’aéronefs, réveil des volcans, etc.), de jeunes cadres ont décidé de partager l’idéal de Bado de conscientiser et de responsabiliser nos concitoyens et, pour amplifier sa voix au-delà du cercle clos de l’élite politico-bureaucratique, l’ont convaincu de créer un parti politique dont le but premier et immédiat serait d’éveiller les consciences, loin des ambitions politiques carriéristes personnelles en vue de préparer le peuple à affronter les temps incertains qui s’annonçaient.

Cette conception du parti politique ayant été partagée par tous les membres fondateurs, Bado a alors prôné :

1 – La fraternité et la simplicité dans les rapports entre militants, de façon à instaurer une bienfaisante virile Camaraderie au sein de la maison commune;

2- Un langage vert, c’est-à-dire vif, voire choquant, dans la communication avec le peuple englué dans des traditions stérilisantes, en vue de susciter de sa part une action, une réaction, habitué qu’il est depuis des siècles à voir sans regarder et à entendre sans écouter;

3 – La démocratie gouvernante au sein du parti, laquelle passe par l’alternance ethnique et du genre, de manière à faire comprendre aux militants que le parti est leur propriété commune et non la chose du fondateur et encore moins des autres dirigeants à venir.

C’est en application de ce principe d’alternance que le PAREN a connu 4 présidents de 1999 à 2010. Mais, depuis un certain temps, des faits et gestes de certains acteurs du parti, souvent incompréhensibles, ont affecté la dynamique interne du PAREN. Ces difficultés, inhérentes à toute organisation humaine, ne sont pas insurmontables dès lors qu’il y a une volonté commune de sauvegarder les acquis.

C’est pourquoi, Bado et Barry, reconnaissant humblement les faits et donc les erreurs, les faiblesses et les égarements commis, ont choisi de tourner la page dans l’intérêt supérieur

du parti. Aussi, ils invitent très solennellement tous les militants du PAREN, anciens et nouveaux, à faire leur introspection et à renouveler avec entrain leur engagement au parti.

C’est dans cet esprit qu’ils ont décidé d’installer un comité de réconciliation et de préparation du prochain Congrès du PAREN. Ils comptent sur la confiance retrouvée et la fraternité restaurée pour le succès de la réunification du parti; ils remercient les organes de presse pour tout ce qu’il leur plaira de faire pour rapporter à l’opinion publique le tournant salvateur pris en ce jour béni.

Vive le PAREN

Barry Tahirou

Laurent Bado

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Interview avec Dr Mohamed OULD Sidi Mohamed : « L’arrêté… portant apposition des images sur les paquets de cigarette a été signé… la mesure n’a pas encore été mise en œuvre » (1/4)

   Selon le comité national de lutte anti-tabac au Burkina Faso, le tabac tue plus de 1500 personnes par an au Burkina et plus de 6 millions  dans le monde entier. Et si rien n’est fait pour freiner l’avancée galopante de ce phénomène, « le tabac causera la mort de plus de 8 millions de personnes par an d’ici à 2030 dont plus de trois quart (3/4) dans les pays à revenu faible ou intermédiaire », selon Robert KARGOUGOU, Secrétaire général du ministère de la santé et Président du Comité National de Lutte Contre le Tabac au Burkina Faso (CNLT). Devant la non application des Messages Sanitaires Graphiques par l’Industrie du Tabac (IDT) au Burkina Faso, infowakat.net est allé à la rencontre d’un acteur de la lutte anti-tabac sur le plan international en marge de la tenue de la session du Comité National de Lutte Contre le Tabac. Lisez plutôt ! 

Dr Mohamed OULD Sidi Mohamed

Dr Mohamed OULD Sidi Mohamed

Infowakat.net : Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs s’il vous plait !

Dr Sidi : Je suis le Dr Mohamed OULD SIDI MOHAMED, Consultant pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Bureau régional AFRO – Brazzaville pour la lutte contre le tabac.

Infowakat.net : Pouvez-vous nous faire un bref aperçu de la lutte anti-tabac au niveau international.

Dr Sidi : La lutte anti-tabac au niveau international a toujours existé. Récemment il y a eu des événements qui ont accentué la lutte et ont permis de beaucoup changer la donne. Les Etats ont commencé à la mettre en œuvre à des vitesses différentes. Parce que dans cette convention il est dit qu’il y a un certain nombre de mesures qui doivent être prises suivant un chronogramme bien précis. Par exemple la mesure concernant le « Conditionnement et l’étiquetage des produits du tabac » doit être prise et mise en œuvre les trois (03) années suivant l’entrée en vigueur de la Convention.  La mesure concernant l’interdiction totale de la « Publicité en faveur du tabac, promotion et parrainage » quand a elle doit être prise et mise en œuvre dans un délai de 5 ans suivant l’entrée en vigueur de la Convention. Mais il y a d’autres mesures qui étaient sans délais.

Le Convention est rentrée en vigueur au Burkina en 2006. Donc toutes ces mesures avec délai sont dues. Les mesures contenues dans la convention sont cependant nombreuses. Mais on a essentiellement deux types de mesures. On a les mesures visant à réduire la demande et celles visant à réduire l’offre. Naturellement les Etats ne sont pas à la même vitesse de mise en œuvre de ces mesures mais on peut dire que le monde a beaucoup avancé. Depuis qu’on a commencé à mettre en œuvre cette convention, on sent qu’il y a des actions qui se passent au niveau des pays. Même si c’est dur pour certains d’aller aussi vite que d’autres, on se rend compte que les pays font de leur mieux pour pouvoir protéger la santé des populations.

Il y a beaucoup d’enjeux notamment commerciaux, et des enjeux individuels pour certaines personnes qui sont plus ou moins mêlées à la prise de décision. Mais on peut quand même remarquer que les Etats avancent. Quand on prend le cas du Burkina Faso, on se rend compte des progrès. Le Burkina a beaucoup avancé. En 2010, il a adopté une loi anti-tabac et en 2011, les décrets d’application de cette loi anti-tabac ont été adoptés. Et puis par la suite en 2015, on a pris un arrêté conjoint Ministère de la Sante-Ministère du Commerce pour mettre en application le décret qui permettait d’apposer des images sur les paquets de cigarettes. A l’image du Burkina Faso, beaucoup d’autres pays ont fait pareille. C’est ainsi qu’on peut citer l’exemple du Tchad qui aussi a adopté des images et déjà les images figurent sur les paquets de cigarettes. Le Kenya, la Namibie, le Madagascar, les Seychelles, l’Île Maurice ont tous pris des mesures et ont apposé des images sur les paquets de cigarettes entre autres mesures l’interdiction totale de fumer dans les lieux public.

Infowakat.net : On a vu que le Burkina Faso avait voté une loi dont un des aspects (l’apposition des images sur les paquets de cigarettes) devrait rentrer en vigueur depuis le 7 avril 2016. Mais on voit que jusqu’à présent, cette loi n’a pas fait son chemin vu le constat fait sur le terrain. A votre niveau, que faites-vous pour relever cette pente ?

Dr Sidi : C’est dans ce cadre-là justement que nous sommes venus pour appuyer le Burkina Faso. L’arrêté intersectoriel portant application du décret portant apposition des images sur les paquets de cigarettes a été signé le 7 Avril 2015. Comme vous l’avez dit, on constate que plus d’un an après, la mesure n’a pas encore été mise en œuvre. A la demande du Ministère de la Sante, l’OMS a donné un appui afin que l’on puisse expliquer aux uns et aux autres et les faire comprendre que la mesure qu’a prise le Burkina Faso n’est pas une mesure qui sort de l’ordinaire. Et ce n’est pas justement une mesure qui est extraordinaire. C’est une mesure qui allait permettre de protéger plus de Burkinabè.

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Propos recueillis par Armand Kinda (luckyarmandkinda@yahoo.fr)

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