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2017.03.12

Violences faites aux femmes au Burkina : « Elles sont sous-estimées » (Landry Stanislas Zaongho)

A l’occasion de la commémoration du 8-Mars 2017, Burkina 24 s’est intéressé aux différentes formes de violences faites à l’égard des femmes. L’exclusion classée parmi ces formes de violences est au cœur de la 160e Journée internationale de la femme au Burkina. « Au Burkina Faso, ces violences sont mal connues et largement sous-estimées », commente Landry Stanislas Zaongho, le Chargé de Programmes à l’Association des femmes africaines face au SIDA (AFAFSI).

La violence à l’égard des femmes se manifeste sous de multiples formes y compris des formes qui sont particulières à des conditions, pays et régions données. Au Burkina Faso, la violence à l’égard des femmes, selon le Chargé de Projet « Béoog-Néré », Landry Stanislas Zaongho, revêt des aspects physique ou corporel, moral ou psychologique, sexuel, économique, institutionnel, politique, social et culturel.

« Béoog-Néré » est un projet de lutte contre les violences basées sur le genre. « Ce qui caractérise les types de violences au Burkina Faso, c’est que les violences sont mal connues et largement sous-estimées. Il n’y a pas assez de données statistiques ni beaucoup d’études sur le sujet au Burkina », explique le Responsable de la ligne verte.

Il ajoute que les formes de violences les plus répandues sont la violence familiale, la violence perpétrée par un partenaire intime, la violence sexuelle (y compris le viol), le harcèlement sexuel et la violence affective ou psychologique.

 Les responsables de violences à l’égard des femmes peuvent inclure les États et leurs agents, les membres des familles (y compris les maris), les amis, les partenaires intimes et des proches ou des étrangers.

D’autres formes répandues de violences à l’égard des femmes incluent l’exploitation sexuelle, la traite des femmes et les pratiques nuisibles, telles que les mutilations génitales féminines, le mariage forcé et le mariage précoce. Par ailleurs, s’il est vrai que l’excision permet au mari de contrôler la sexualité de son épouse, cette pratique traditionnelle peut être source d’autres formes de violences.

« Tata, une jeune femme de 28 ans, est mariée et a un enfant. Excisée à l’âge de 5 ans, elle a grandi avec cette rage au cœur pour avoir été excisée. Mariée il y a à peine 4 ans, son couple bat de l’aile. Elle ne supporte en effet pas les rapports sexuels avec son homme. Selon elle, le problème ne se situe pas au niveau de son mari.

Mais ce dernier n’arrive pas à comprendre sa femme. Avec mon mari et à cause de moi, dit-elle, on fait un rapport sexuel chaque deux semaine. Incroyable mais vrai ! Depuis qu’on s’est marié, ajoute la jeune dame, on peut compter le nombre de rapports sexuels qu’on a faits ensemble. Elle doute fort que son mari ne la trompe. Mais pas seulement !

Convaincue que son foyer est infectieux, Tata craint le pire : le tabassage, le viol, le divorce, l’exclusion… Nul ne peut lui faire croire que l’excision n’empêche pas la femme de vivre une vie sexuelle épanouie. Pour terminer, elle confie : Pas que je ne veux pas faire l’amour avec lui, mais je n’ai aucune envie ».

Des formes moins connues de violence à l’égard des femmes comprennent aussi les crimes d’honneur, le « femicide », la sélection du fœtus en fonction du sexe, l’infanticide des filles, l’exploitation économique, la violence politique, la violence perpétrée contre les femmes âgées, la violence sexuelle liée à la dot, l’agression au vitriol, le frein à la pratique de la planification familiale, etc.

Certains groupes de femmes notamment celles séropositives, les femmes migrantes et sans papiers, les femmes handicapées, les femmes détenues et les femmes victimes de conflits ou dans des situations d’urgence, sont particulièrement vulnérables à la violence et peuvent subir des formes multiples de violences en raison des effets conjugués de la discrimination et de l’exclusion socio-économique.

255 exclus sociaux accueillis au Centre Delwendé en 2015

« La valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ». C’est le thème du 8-Mars 2017 au Burkina. Les statistiques en matière d’exclusion sociale pour faits de sorcellerie donnent un tableau plutôt sombre selon le ministère de la femme.

En septembre 2015, le centre Delwendé de Tanghin enregistrait en son sein 255 personnes victimes d’exclusion sociale dont 250 femmes, la Cour de solidarité de Paspanga à la même date abritait 82 femmes victimes d’exclusion sociale.

Au 17 décembre 2016, 926 personnes pour la plupart des femmes, victimes d’exclusion sociale, ont été enregistrées dans 13 centres d’accueil et cours de solidarité et seulement 61 sont retournées dans leurs familles respectives. Cette année, les autorités veulent placer au centre des préoccupations, l’épineuse problématique de la valorisation de l’image de la femme dans la société traditionnelle et son implication dans le développement du pays.

En guise de solutions, le Gouvernement burkinabè a pris des mesures entre autres visant à combattre ces exclusions à travers la création d’un Secrétariat d’Etat en charge de la lutte contre l’exclusion sociale, l’accompagnement des structures d’accueil de ces femmes, la sensibilisation des populations sur les dangers du phénomène.

A cela s’ajoute l’adoption de la loi n° 061-2015/CNT du 06 septembre 2015 portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes/filles et prise en charge des victimes et celle de la loi n°024-2016/AN du 17 octobre 2016 portant protection et promotion des droits des personnes âgées. Il faut noter qu’en plus de ces mesures, des actions de changement de mentalité et de comportement sont en train d’être menées.

Noufou KINDO

  

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2017.02.06

Journée internationale «tolérance zéro aux mutilations génitales féminines : Déclaration de Mme le ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

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La date du 06 février, a été instituée «Journée Tolérance Zéro» aux Mutilations Génitales Féminines (MGF) en 2003 par le Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CI-AF) lors de la Conférence internationale sur les Mutilations Génitales Féminines à Addis-Abeba. Sa proclamation comme Journée internationale a été entérinée par l’Assemblée générale des Nations Unies à travers la résolution A/RES/67/146 «Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les Mutilations Génitales Féminines» du 20 décembre 2012.

Le paragraphe opérationnel 21 de cette résolution, engage le système des Nations Unies, les États, la société civile et tous les acteurs concernés à continuer de célébrer cette journée le 06 février, et à saisir l’occasion pour intensifier les campagnes de sensibilisation et prendre des mesures concrètes contre les Mutilations Génitales Féminines.

Pour réaffirmer son engagement à traduire la résolution des Nations Unies en actes concrets et à atteindre l’objectif de la Tolérance Zéro aux Mutilations Génitales Féminines, le Burkina Faso, porteur du projet de résolution à la tribune des Nations Unies, commémore annuellement la journée du 06 février à travers une série d’activité coordonnée et pilotée par le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre la Pratique de l’Excision (SP/CNLPE).

Cette année, le CI-AF propose aux États de centrer la réflexion sur le thème : « Établir un lien solide et interactif entre l’Afrique et le reste du monde afin d’accélérer l’élimination des Mutilations Génitales Féminines d’ici l’an 2030 ».

Ce thème vient encore une fois de plus nous rappeler la nécessité de conjuguer nos efforts au plan sous régional, régional et international.

De plusieurs études réalisées au plan mondial sur les MGF, il ressort que l’Afrique regroupe le plus grand nombre de pays où cette pratique traditionnelle néfaste persiste. Il est donc plus que nécessaire qu’elle puisse établir avec le reste du monde des mécanismes de partage d’expériences et de plaidoyers afin de barrer la voie à toutes les formes de cette pratique.

Si l’engagement des États à atteindre la «Tolérance Zéro aux MGF» est une réalité à travers l’adoption de la résolution A/RES/67/146, il reste que des efforts doivent être faits de façon concrète et concertée entre l’Afrique et le reste du monde au plan législatif et institutionnel, dans le domaine du partenariat et de la mobilisation des ressources.

Au Burkina Faso, la présente commémoration intervient dans un contexte marqué par la persistance de la pratique et l’apparition de poches de résistance dans plusieurs parties du pays avec l’utilisation des frontières comme base arrière par les auteurs de MGF et leurs complices. Cependant, il faudra noter l’impact certain des actions de promotion de l’élimination des mutilations génitales féminines au Burkina Faso. Le taux de prévalence qui était de 13,3 % en 2010 pour la tranche d’âge de 0 à 14 ans est passé à 11,2% en 2015 pour la même tranche. L’accroissement du nombre de dénonciation est aussi une preuve de l’adhésion sans cesse grandissant des populations à la protection des femmes et filles contre les MGF. Il convient de maintenir les acquis et de travailler à sauver en urgence la proportion d’environ un million de filles de 0 à 14 ans menacée chaque année d’excision. Si on ajoute à cela les cas d’excision pratiqués sur des filles et femmes de plus de 15 ans la situation devient plus préoccupante.

Face à ces défis qui doivent être relevés en vue d’atteindre la «Tolérance Zéro aux MGF», le Burkina Faso a retenu le thème national suivant : « La mise en œuvre du Plan Stratégique National (PSN) de Promotion de l’élimination des Mutilations Génitales Féminines 2016-2020 : défis et perspectives. ». Le PSN est le référentiel de tous les intervenants en matière d’actions pour l’élimination des MGF au Burkina Faso. Il est le troisième plan qui sera mis en œuvre. Ce programme s’inscrit dans les objectifs du développement durable (ODD) et du Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) à travers son axe 2, intitulé «développer le capital humain».

Afin de garantir la réussite des activités inscrites dans ce plan et de le faire connaitre, il est important que toutes les composantes de la promotion de l’élimination de la pratique des MGF au niveau national et international soient informées de son contenu à travers des actions de vulgarisation et de sensibilisation.

Parallèlement à ces actions, la commémoration de la journée du 06 février doit être mise à profit pour renforcer la sensibilisation auprès des populations au niveau central et déconcentré.

C’est pourquoi, Ouagadougou a été retenue pour abriter la cérémonie officielle marquant la commémoration de la 14e édition de la «Tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines». Partout au Burkina Faso, nous devons marquer cette journée d’une pierre blanche afin d’éviter d’exposer la vie des enfants à la mort et aux autres conséquences sous le coup de l’ignorance et le prétexte de la tradition.

 

                                                 Madame Laure ZONGO née HIEN

                                                    Officier de l’Ordre National

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2017.01.30

Femmes concasseuses de pierres : Pour la pitance et rien que…

Femmes concasseuses de pierres : Pour la pitance et rien que…

De braves et battantes femmes. Elles, ce sont les concasseuses de pierres. Certaines d’entre elles, bambins attachés en califourchon, allaitent leur bébé tout en travaillant. Assises à même le sol, sous des hangars d’infortune, ces femmes admirables aux regards ternes, travaillent sous le soleil ardent, à la recherche de la pitance quotidienne.

A les en croire, dès six heures du matin, certaines d’entre elles sont sur le site de concasse de pierres situé à quelques encablures de la carrière de feu Oumarou Kanazoé entre les quartiers Yagma et Marcousis de Ouagadougou, en train de concasser les pierres où en train de ramasser le sable ou le gravillon. Chaque jour, en partant au service, nous ne faisons qu’admirer la force de caractère et la ténacité de ces femmes. Et nous nous sommes demandé pourquoi ne pas les interviewer pour en savoir plus ? Mais quelle ne fut notre surprise, à notre arrivée sur le site ce mardi 10 janvier 2017 aux environs de 12heures, une heure où le soleil bat son plein ? Quelle misère ? Que dire…quelle indignation ? Lisez plutôt !

Ilboudo Mariam, les larmes aux yeux  : « Je suis malade, trois de mes enfants sont décédés, mon mari également, je vis dans la misère »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je suis malade, trois de mes enfants sont décédés, mon mari également, je vis dans la misère. (Larmes… s’en suit un soupir… un temps de silence comme si elle était perdue dans ses pensées...). Ceux qui me restaient, je les ai scolarisés mais ils ne sont pas allés loin par manque de moyens. Je n’ai pas de maison. La saison hivernale passée l’a emportée. Je dors à l’air libre. J’ai mal aux genoux, mais je ne peux pas rester à la maison. Sinon qui va me donner à manger. En plus de concasser les pierres, je ramasse le sable comme le font d’ailleurs toutes les femmes qui sont sur le site. Ce sont nos petits-enfants qui en souffrent le plus puisque leurs mamans sont avec nous dans ce métier. Il y a beaucoup d’orphelins sur le site. Pour payer le loyer dans les non lotis- puisque c’est là que la plus part d’entre nous vivent-, c’est tout un calvaire. Dans la carrière dans laquelle nous partons chercher les pierres, il y a des femmes qui y perdent souvent leur vie. Par exemple, cette année, il y a une femme qui est morte dans l’un des trous. C’est le fait que nous n’ayons pas à manger qui nous amène à souffrir ainsi. Comme la plupart des personnes qui travaillent sur le site, je mange deux fois par jour, à raison de 100f le matin et 100f le soir, et cela, c’est quand j’en ai. J’en appelle à vive voix aux autorités de ce pays afin qu’ils nous aident. Pour nous les vielles, c’est fini, nos jours sont comptés, mais et nos enfants et nos petits-enfants, que deviendront-ils ? »

Tapsoaba Rasmata  : « Il y a vingt ans de cela que j’exerce ce métier »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Il y a vingt ans de cela que j’exerce ce métier, c’est une souffrance, il n’y a pas de bénéfice, ce qui me fait mal, c’est que nos filles sont également en train de concasser les pierres. Notre souhait était de les voir faire autre chose afin de s’épanouir. Les pierres coûtent très chers. Il y a des gens qui sont venus prendre nos noms afin de nous aider mais depuis lors, on n’a plus de leurs nouvelles. Premièrement c’est un blanc (personne de peau blanche, ndlr) et un Burkinabè qui sont venus, mais par la suite on n’a rien vu. Les vielles femmes sont fatiguées, on n’a plus la force, le travail est très harassant et pénible. On se blesse, on n’arrive pas à bien dormir la nuit. C’est parce qu’on veut manger qu’on est toujours là. »

Sodré Fatima, âgée d’une trentaine d’années et mère de trois enfants
« Le travail de concassage de pierres est très pénible et sans bénéfice »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le travail de concassage de pierres est un travail pénible et sans bénéfice. C’est le manque d’emploi qui m’a amenée à concasser les pierres. Nous demandons aux autorités de nous aider afin qu’on ait un autre métier pour pouvoir s’en sortir, les pierres deviennent de plus en plus rares et coûtent cher. Nous payons la charrette à 3000f CFA, le bénéfice varie entre 250f CFA et 1000f CFA. Si un enfant est malade, il faut le soigner alors que les médicaments sont de plus en plus chers dans nos dispensaires. Ajouté à cela, la question de la nourriture et de la scolarité. Je me suis blessée plusieurs fois. La dernière fois, une pierre a déchiré mon bras droit (elle nous montre la cicatrice). Ce jour-là, j’étais obligée d’aller au dispensaire tellement je saignais. Nous n’avons pas de gants, de cache nez, de chaussures adaptées ni des combinaisons de travail, nous sommes très exposées. Quand une blessure survient, on est obligé d’enlever dans le peu d’argent qu’on a, pour se soigner. Il y a quelques jours de cela, des débris de pierres sont entrés dans les yeux d’un enfant, ses parents étaient obligés de l’emmener au centre de santé. Là, on leur a demandé plus de cinq cent mille francs CFA pour l’intervention. Comment faire pour avoir cette somme si on concasse des pierres. Nous demandons aux autorités de se pencher sur notre situation, c’est vraiment très difficile pour nous de subvenir à nos besoins. »

Ami Kaboré (Toute frêle et malade, quand nous l’avons approchée, elle avait même des difficultés pour s’exprimer)  : « Ce que je souhaite, c’est d’avoir à manger tous les jours, rien d’autre que la nourriture »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je suis malade, mais comment faire pour manger si je ne sors pas pour chercher ma pitance quotidienne. J’étais seule avec mon fils, mais lui aussi est parti en Côte d’ivoire il y a de cela plus de dix ans, me confiant à une famille. Mais à Ouagadougou, la vie est très chère et c’est chacun pour soi. Ce que je souhaite, c’est d’avoir à manger tous les jours, rien d’autre que la nourriture. Je sais que mes jours sont comptés, mais ce qui me réjouirait le plus c’est d’avoir à manger jusqu’au jour de mon dernier souffle. Ma fille, regarde mes mains (elle nous montre ses mains), mes doigts me faisaient mal, ce qui a occasionné une convalescence de plusieurs jours. Je ramasse également le sable ».

Ouédraogo Ramata  : « Mon mari est décédé me laissant seule avec mes sept enfants »

« Les pierres ne s’achètent presque plus. J’ai déposé ces pierres depuis la saison pluvieuse. Mon mari est décédé me laissant seule avec mes sept enfants, c’est à moi de les nourrir et les scolariser. J’appelle à l’aide, je vis en location dans un non loti, la location fait 3000FCFA mais souvent je n’arrive même pas à la payer. »

Taonsa Martine « Mon mari est hypertendu et paralysé, il y a de cela trois ans »

« Il y a de cela trois ans que mon mari est hypertendu et paralysé, toutes les charges familiales me reviennent (nourriture, santé, scolarité…), nous n’avons personne pour nous aider, c’est vraiment très difficile pour nous. »

Nabaloum Pousbila  : « Je ne sais pas si mon mari vit ou pas, depuis que je suis arrivé au Burkina suite à la crise ivoirienne, je n’ai plus eu de ses nouvelles. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ma fille, tu vois, c’est parce que je ne me sens pas bien que je suis assise sur mes cailloux. C’est la crise ivoirienne qui m’a amenée au Burkina, mon mari est resté là-bas (ndlr en Côte d’Ivoire). Je n’ai aucune nouvelle de lui, je ne sais pas s’il vit ou pas. J’ai deux enfants, une fille qui fait la classe de quatrième et un garçon. Ce dernier est épileptique. Ma maison est tombée pendant la saison pluvieuse, mes bagages sont dehors, mes enfants et moi dormons également dehors. Qui pour m’aider à reconstruire ma maison d’ici la saison pluvieuse prochaine ? Je n’ai personne, c’est difficile et même très difficile pour moi et ma famille. Les mots me manquent pour exprimer ma souffrance. »

Raabo Zoenabo  : « Mon mari est décédé. Je ne veux ni chaussures, ni habits, mais seulement la nourriture et la santé »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Mon mari est décédé. Certaines de mes filles se sont mariées, mais malheureusement leurs mariages n’ont pas connu de succès. Elles sont revenues vivre avec moi avec leurs enfants. J’ai neuf bouches à nourrir avec ce métier très pénible que je fais. Souvent nous ne prenons pas le dîner, faute de moyens, nous dormons le ventre creux. Ce matin, je n’ai pas mangé, je n’ai pas de quoi acheter à manger alors que je suis malade. Je m’abandonne à Dieu et j’appelle au secours les autorités de notre pays. Je ne veux ni chaussures, ni habits, mais seulement la nourriture et la santé. »

Sawadogo Emmanuel, l’un des enfants de Raabo Zoenabo que nous avons trouvé sur le site. Il nous parle les larmes aux yeux.

« Si je travaillais, je n’allais jamais laisser ma maman venir concasser les pierres ou ramasser le sable. Elle est très malade. C’est d’ailleurs, l’une des raisons qui m’ont amené à venir l’aider ce matin. »

Rita Bancé/Ouédraogo
Lefaso.net

 

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Le HCRUN face aux familles des martyrs de l’insurrection

Le HCRUN face aux familles des martyrs de l’insurrection

Le HCRUN face aux familles des martyrs de l’insurrection
© DR / Autre Presse
 
Le HCRUN face aux familles des martyrs de l’insurrection
 
Le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) a rencontré, le jeudi 26 janvier 2017, les blessés et parents des victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Après les travailleurs déflatés, les militaires et policiers radiés et les familles des victimes du coup d’Etat de septembre 2015, les blessés et parents de victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 étaient face au Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) hier jeudi 26 janvier 2017. Selon le porte-parole du HCRUN, Jérôme Compaoré, cette rencontre constitue une étape importante dans la recherche de la vérité. «Elle va contribuer à une meilleure analyse des facettes du dossier. La justice et la vérité seront au cœur de l’investigation de cette haute institution. Lesquelles contribueront à panser les cœurs meurtris et garantiront la non-répétition des crimes en politique», a-t-il indiqué dans son mot introductif. Après une heure d’échanges à huis clos, les deux parties ont observé une pause. «Dans un premier temps ils nous ont fait le point des mesures prises par le gouvernement en leur faveur notamment en matière de santé, de décorations et d’honneur à la mémoire des disparus. Un bilan qui reste en deçà de leur satisfaction au regard de nombreuses personnes qui continuent de trainer des blessures graves dont certaines nécessitent une évacuation», a confié le président du HCRUN, Benoît Kambou. Pour lui, ce sont autant d’informations de première main qui permettront à son institution de mieux s’imprégner du dossier et faire des propositions à même de soulager les familles et faciliter la réconciliation tant espérée. Le porte-parole des familles, le président de l’Union des familles des martyrs de l’insurrection, Victor K. Pouaoulabou, a salué la démarche du Haut conseil avant de pointer du doigt la lenteur dans la conduite des dossiers de crimes de leurs proches. «Depuis les événements de fin octobre 2014, les dossiers sont restés pendants jusqu’aujourd’hui alors que nous avons plein de veuves et d’orphelins qui attendent que la lumière se fasse sur les circonstances de la mort de leurs proches», a-t-il déclaré. Celui-ci a profité de l’occasion pour demander au HCRUN de les aider à faire bouger les lignes à la justice, un préalable à la réconciliation et l’unité nationale. Pour l’un des blessés, Bali Nebon Constant Bassolet, qui dit trainer toujours des balles dans le corps, leur (les blessés) situation frise le drame. «J’ai un bras inactif depuis trois ans et des morceaux de balles dans l’abdomen et j’en souffre terriblement», a-t-il laissé entendre, la mort dans l’âme. Benoît Kambou a promis de rendre compte aux autorités afin que des mesures urgentes soient prises en leur faveur.

Beyon Romain NEBIE
nbeynromain@yahoo.fr

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2017.01.23

Mutinerie de 2011: les militaires radiés à table au Haut conseil pour la réconciliation

Le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) a reçu, ce 20 janvier 2017 à Ouagadougou, les militaires radiés après la mutinerie de 2011. kambou

« Nous avons décidé de les écouter et recueillir leurs doléances et plaidoiries, afin d’étayer notre dossier. Dans les dossiers que nous avons examinés, toutes les informations ne sont pas au point. En les écoutant, on reçoit quand même quelques informations qui nous permettent d’aller de l’avant », a indiqué le président du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), Benoit Kambou.

Chaque militaire a été appelé à la barre pour s’exprimer. Par exemple,
l’ancien sergent-chef Sountong-Nonma Valentin Ouédraogo a témoigné avoir passé deux ans et demi en prison, avant que la justice ne l’acquitte.

Sergent

« C’est un chef qui m’a mis dans cette histoire. Parmi tous les sous-officiers, il n’y a pas quelqu’un qui pouvait s’arrêter devant les jeunes pour leur dire de ne pas faire… A la confrontation avec les officiers, personne n’est venue. C’est le colonel Serge, adjoint à la gendarmerie qui est venu. La justice m’a acquitté, mais jusqu’à présent je suis au chômage ».
Il ne décolère pas, car des collègues sont morts, par manque de soinS, dans un contexte d’injustice: « Des cousins et des officiers qui ont pillé sont toujours dans les rangs, nous avons leurs noms ».
Le porte-parole des militaires radiés en 2011, Hervé Tapsoba, a soutenu qu’aucune des radiations des 566 militaires n’a suivi la procédure. « C’est après la radiation que certains ont été poursuivis. Juridiquement, c’est arbitraire. Les textes militaires prévoient d’abord un conseil de discipline, mais avant il faudra des enquêtes. Le conseil statue et c’est à l’issue de cela qu’on transmet le dossier en justice avant qu’une décision ne soit prise ».

Il souhaite alors que le HCRUN traite leurs dossiers, répare, réhabilite ou réintègre, s’il y a lieu, les victimes.

Le président du HCRUN, Benoit Kambou, a dit qu’il sera procédé à la vérification des faits, après les témoignages recueillis auprès des militaires. « S’il faut entendre la hiérarchie, nous l’entendrons », a-t-il dit, en précisant que le HCRUN a vocation à faire des propositions aux autorités compétentes.

A la suite des militaires, le HCRUN recevra les policiers radiés, les travailleurs déflatés, et les victimes de l’insurrection.

Joachim Batao
Burkina Demain

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« Le Burkina Faso est un pays très important pour nous », déclare le président de SOS Sahel international France, Monsieur Philippe LECOMTE

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Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, a reçu en audience une délégation de l’ONG SOS Sahel conduite par le président de SOS Sahel international France, Monsieur Philippe LECOMTE, dans l’après-midi du vendredi 20 janvier 2017.

A sa sortie d’audience, Monsieur LECOMTE a dit avoir échangé « longuement » avec le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE sur l’impact des actions de SOS Sahel international Burkina Faso, particulièrement sur l’aspect sécurité alimentaire. « Nous comptons lutter pour la sécurité alimentaire avec un achèvement en 2025, notamment dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) », a-t-il confié.

Monsieur Philippe LECOMTE a expliqué que pour le chef de l’Etat burkinabè, c’est une mission importante parce que l’ONG peut aider les populations locales, en ce sens qu’elle « travaille essentiellement avec les associations locales ».

Selon lui, SOS Sahel a investi en 2016, cinq milliards de francs CFA au Burkina Faso. « Le Burkina Faso est un pays très important pour nous. Nous employons aujourd’hui 120 personnes sur le territoire. L’ONG locale du Burkina est une antenne régionale qui opère non seulement au Burkina Faso, mais aussi dans toute l’Afrique de l’Ouest », a déclaré le président de SOS Sahel international France.

Il a expliqué que les acquis de l’ONG au Burkina sont nombreux : « Nous avons construit des périmètres maraîchers, des barrages, des latrines, des forages, etc. a-t-il dit avant d’ajouter que ce qui est important pour l’ONG, c’est l’impact à long terme » de ces réalisations. « Il ne s’agit pas de construire un puits mais comment va s’intégrer ce puits autour d’une activité ou autour d’une filière économique », a fait remarquer Monsieur LECOMTE. Pour avoir un impact meilleur, il faut que les populations « s’attribuent le projet », a indiqué le premier responsable de SOS Sahel international France.

L’ONG SOS Sahel international France, créée sous l’initiative du Président SENGHOR en 1976 au Sénégal fête ses quarante années d’existence a rappelé son président.

 

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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Projets filets sociaux : une nouvelle affaire de détournement orchestrée par l’équipe Ganou en fin de mission

Un vent de changement souffle sur le projet filets sociaux Burkin-Naong-Sa Ya.as. Des lettres de remerciement ont été remises aux principaux dirigeants de la structure, courant le mois de décembre 2016. filets sociaux

Il s’agit de la coordinatrice du projet Cyrille Ganou, du spécialiste de la gestion financière Yacouba Daho, du chargé de la communication, Jean Bernard Zongo, du chargé du système informatique et de gestion, Adama Ganou, du chargé des relations avec les partenaires, Jacques Batoro.

On ne comprend pas le remerciement d’autant de personnes. Mais, une source digne de foi atteste que la banque mondiale, principal bailleurs de fonds, avait suspendu son financement. Perturbant ainsi le processus de distribution des allocations familiales, 30 000 F CFA ou 40 000 F CFA, prévue pour la fin du mois de septembre dernier et le versement des salaires des agents qui ont cumulé trois mois d’arriérés.

Cette passe était alimentée par des suspicions tendant à croire que la coordonatrice du projet est auteure de malversations financières, de gestion népotiste. Pour ne rien arranger, un incendie dans une partie du bâtiment abritant le siège du programme avait apporté de l’eau au moulin de certaines langues qui estimaient que le drame avait été simulé pour faire disparaitre des preuves.

Qu’à cela ne tienne, le problème, c’est que les dirigeants ne semblent pas avoir pris la mesure de la situation. Une source dans les secrets des dieux avance que les responsables du projet, sachant que leurs jours étaient comptés à la tête du projet, ont entamé d’organiser le pillage des ressources, en l’occurrence « la contrepartie nationale ». A en croire cette source, ils ont octroyé par un tour de passe-passe des bons d’essence à des travailleurs de bureau en fin de contrat au titre de l’année 2017, avec la bénédiction du président du comité de pilotage, qui plus est le secrétaire général du ministère en charge de la femme, de la solidarité nationale et de la famille. Reste à savoir si ledit comité n’en a pas profité ? Tout compte fait, en auraient bénéficié également le personnel de soutien, entre autres, secrétaires et gardiens. Et l’un d’entre eux a confessé avoir empoché la coquette somme de 1 200 000 francs CFA pour toute l’année. Imaginons les sommes que se taillent les responsables du projet en fin de contrat ? Deux millions, trois millions, quatre millions ?

Le véritable problème, c’est que tous les heureux bénéficiaires sont des agents de bureau ; cela suppose qu’ils n’avaient en réalité pas besoin de ces bons de carburant. Et ce qui choque, c’est que les agents de terrain ont été oubliés dans le partage du « fameux gâteau ». Ils n’ont rien reçu. C’est ainsi, apprend-on, qu’ils sont montés au créneau pour rencontrer les autorités compétentes pour comprendre et revendiquer ce que de droit. Affaire à suivre !

Anderson Koné
Burkina Demain

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Burkina: non à la culture de la torture!

La torture physique ou morale ainsi que les contraintes psychologiques constituent une violation de l’intégrité de la personne humaine. Toutes ces pratiques  et d’autres  analogues sont, en vérité, infâmes. Tandis qu’elles corrompent la civilisation, elles déshonorent ceux qui s’y  livrent plus encore que ceux qui les subissent. Pourtant, l’année 2016 a été marquée par les procès organisés par les groupes d’auto-défense appelés Koglwéogo suivis de tortures de présumés voleurs. Des comportements qui avilissent et dégradent l’homme. Raison pour laquelle il faut les combattre et les interdire.

Quels credit accorder aux aveux d'une personne torturée de la sorte?
Quels crédit accorder aux aveux d’une personne torturée de la sorte?

Les Burkinabè ont des raisons particulières de lutter contre la torture et le lynchage des présumés voleurs. Ils croient que la vie humaine est sacrée et tous les hommes ont la même dignité. D’ailleurs l’article 5 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme est sans ambigüité: «Nul ne sera soumis  à la torture ni à des peines ou traitements cruels ou dégradants».

Parfois dans l’humiliation et les moqueries des spectateurs
Parfois dans l’humiliation et les moqueries des spectateurs

Comment donc accepter que dans un Etat démocratique comme le Burkina, des individus  arrêtent, punissent et jugent des présumés coupables de vols sous les regards moqueurs de spectateurs? Où sont donc nos valeurs que nous chérissons? Comment proclamer à haute et intelligible voix notre attachement à la dignité humaine et admettre que des supposés voleurs  soient attachés et torturés parfois pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que mort s’en suivre?

Personne n’encourage le vol et le voleur. L’acte d’un cambrioleur ou d’un détrousseur est condamnable. Celui qui s’y adonne mérite des sanctions selon la loi. Mais nul n’a le droit de supprimer la vie (ni pour soi ni pour autrui). Torturer les présumés voleurs est ignoble et barbare comme le sont les agissements de certains brigands et bandits de grands chemin.

Certes, les tortures ne sont pas nées par hasard. Elles ont pour origine les comportements des voleurs, les situations économique, politique et sociale qui doivent être analysées afin d’y trouver des solutions appropriées.

Des interrogatoires musclés à partir de simples allégations. Dans un Etat démocratique!
Des interrogatoires musclés à partir de simples allégations. Dans un Etat démocratique!

Les tortures relèvent également d’une certaine mentalité selon laquelle rien ne peut mieux dissuader les dérobeurs récidivistes que les sévices et même la mort. C’est la même réflexion qui est faite par les défenseurs de la peine de mort. L’on justifie la torture par la menace potentielle à la sécurité publique. Mais à bien réfléchir, à court terme, grâce à la torture et à tous ses corolaires, les bourreaux (Koglwéogo) peuvent obtenir des informations utiles, mais à long terme, c’est contre-productif. La torture finira par engendrer chez les victimes et dans les communautés dont elles sont issues douleur, souffrance, humiliation, peur, colère et haine. De plus, selon les conventions internationales, les informations obtenues par des méthodes de tortures ne peuvent pas être utilisées comme évidence. Les aveux obtenus d’une personne torturée ne peuvent pas être utilisés contre elle. Le Burkina n’a donc pas intérêt à instaurer une culture de la torture. Il faut donc arrêter cette pratique qui déshonore le Burkina et les Burkinabè.

Théophile MONE

 

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Fada N’Gourma : Encore une marche meeting pour exiger la réparation du tronçon Koupéla/ Fada

Ce samedi 21 janvier 2017, la CCVC/ Gourma (coalition contre la vie chère) a tenu une marche meeting pour interpeller l’autorité à se pencher sur la dégradation de la Route Nationale numéro quatre (RN4). Notamment le tronçon Koupéla- Fada jusqu’à la frontière du Niger.

 
Fada N’Gourma : Encore une marche meeting pour exiger la réparation du tronçon Koupéla/ Fada

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mobilisés à la place des martyrs dès 8 heures, les manifestants ont finalement débuté leur marche à 8h 50mns. Avec pour itinéraire le tronçon qui va de la place des martyrs, passe derrière la Radio Taanba, la route de Ouaga, la station Bayama et la place des martyrs, pour enfin s’achever au Haut-Commissariat où un message destiné au Premier Ministre ‘‘Paul Kaba Tiéba’’ a été remis. Selon Adolph Tankoana, président de la CCVC/Gourma, « Nous avons lancé un appel de mobilisation lors de notre point de presse le 18 janvier 2017. Pour dénoncer l’état défectueux de la RN4 à son tronçon Koupéla- Fada et exiger sa réparation. Après cette marche meeting, nous allons maintenir la pression afin que les autorités fassent de l’état de cette route leur préoccupation. Nous sommes révoltés contre la délibération du conseil de Ministre passé concernant la réfection de cette voie, qui parle d’abord du tronçon Koupèla- Gounghin. Nous avons l’impression qu’à l’Est nous sommes abandonnés, méprisés. Nous avons trois provinces qui souffrent du même mal ; la Komandjari, la Tapoa et la Gnagna ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de cette marche, il faut noter que les élèves des lycées et collèges de la vile de Fada étaient plus représentés en nombre. Les commerces sont restés ouverts dans le marché central de Fada.

Soumaila Sana
Lefaso.

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Les femmes du Burkina s’engagent avec l’épouse du Président du Faso, pour une réduction significative des inégalités.

Les femmes du Burkina s’engagent avec l’épouse du Président du Faso, pour une réduction significative des inégalités.

Les femmes du Burkina s’engagent avec l’épouse du Président du Faso, pour une réduction significative des inégalités.
© DR / Autre Presse
 
Les femmes du Burkina s’engagent avec l’épouse du Président du Faso, pour une réduction significative des inégalités.
 
Les différents corps socioprofessionnels des femmes du Burkina Faso ont présenté leurs vœux de nouvel an à l’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE, le dimanche 22 janvier 2017. La cérémonie a eu pour cadre, la Présidence du Faso.


Elles étaient environ 1500 femmes venues des 45 provinces et des 13 régions du Burkina Faso, pour partager avec l’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE les vœux de nouvel an. C’est Madame Chantal DIALLO, l’épouse du président de l’Assemblée nationale qui s’est exprimée au nom des femmes du Burkina Faso.

Elle a salué les mesures prises par le gouvernement durant l’année 2016 en vue de réduire les inégalités et de positionner « la femme comme acteur dynamique de développement ». La porte-parole des femmes a également souligné les initiatives engagées par le gouvernement, pour une meilleure prise en charge sanitaire des femmes. Il s’agit de la gratuité des soins pour le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, les soins pour les enfants de moins de cinq ans, les césariennes, les accouchements et les soins pour les femmes enceintes.

Madame Chantal DIALLO a également noté dans son discours, l’engagement personnel de l’épouse du Président du Faso pour l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants, et la promotion de leurs droits. A titre d’illustration, elle a cité le plaidoyer de Madame Sika KABORE en faveur de « la mobilisation de ressources pour la lutte contre les Mutilations génitales féminines (MGF), le cancer du col de l’utérus, les mariages précoces et forcés et toutes les formes de discrimination dont sont victimes les femmes ».

Madame Chantal DIALLO a saisi l’occasion de cette cérémonie pour porter les doléances des femmes des villes et campagnes du Burkina. Il s’agit entre autres d’une « allocation conséquente de ressources matérielles et financières à la lutte contre les pratiques néfastes, telles les mutilations génitales, les mariages forcés et précoces, le lévirat, etc. qui perdurent et qui nuisent à la santé de la femme et de la jeune fille ».

Selon Madame Chantal DIALLO, les femmes du Burkina Faso souhaitent « l’allègement des conditions d’accès et de remboursement des crédits et la facilitation au profit des femmes entrepreneures agricoles de l’acquisition des Attestations de Possession Foncière Rurale (APFR) »

Dans son discours réponse, l’épouse du Président du Faso, Madame Sika KABORE est revenue sur quelques acquis importants engrangés au profit de la femme burkinabè. Elle a cité notamment le lancement du projet « entreprendre au féminin » et du projet « lutte contre le mariage des enfants » pour un montant global de 5,3 milliards de F CFA. « A ces projets, s’ajoute le Programme spécial de création d’emplois pour les jeunes et les femmes d’un montant de 1,3 milliards de F CFA », a-t-elle poursuivi.

Madame Sika KABORE a invité les représentantes des femmes à jouer dans les « différentes régions, provinces, communes et arrondissements », le rôle « de veille, d’interpellation, de sensibilisation, d’information et de formation ». Elle a exhorté ses sœurs à être plus solidaires entre elles pour prouver « que les femmes constituent les premières actrices de développement dans notre pays ».

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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