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2016.09.25

Nouveau référentiel de développement du Burkina : Le premier ministre, dévoile le contenu du plan aux populations du sud-ouest

Le premier ministre Paul Kaba Thiéba était ce samedi 24 Septembre2016 dans la région du sud-ouest. Objectif, échanger avec les populations sur le programme national de développement économique et social (PNDES), nouveau référentiel de développement du programme du président Roch Marc Christian Kaboré. Les forces vives du Sud-ouest n’ont pas marchandé leur mobilisation à cette conférence publique.

       
Nouveau référentiel de développement du Burkina : Le premier ministre, dévoile le contenu du plan aux populations du sud-ouest

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La salle de conférence de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Gaoua a refusé du monde ce samedi 24 Septembre 2016. En effet, les populations se sont mobilisées fortement pour assister à la conférence sur le PNDES animé par le chef du gouvernement Paul Kaba Thiéba. Pour sa première sortie officielle dans le Sud-ouest, M. Kaba dit être venu également saluer et découvrir cette zone du pays des hommes intègres béni de Dieu. « Je ne connaissais pas cette région dont son paysage et son environnement m’impressionnent », a-t-il lâché. A cet effet, le maire de la commune de Gaoua Fiacre Kambou a invité le premier ministre à venir fréquemment pour s’imprégner des réalités que vivent les populations. Celui-ci a fait savoir que cette conférence permettra aux conseils municipaux de s’inspirer du PNDES. Pour le coordonateur de la coordination des associations et mouvements du Sud-ouest, cette conférence est une opportunité pour les populations d’avoir des échanges francs et directs avec le chef du gouvernement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la série des interventions, le chef du gouvernement a fait le constat de la situation économique et sociale de notre pays avant de rassurer les populations que le président du Faso tiendra sa promesse de campagne qui est « le bitumage de 50km de route et de voiries ». Le plan national de développement économique et social est un programme du chef de l’Etat conçu pour résoudre les problèmes des populations, c’est-à-dire mettre fin à la pauvreté au pays des hommes intègres.

Ce nouveau référentiel de développement selon Paul Kaba Thiéba est axé sur trois piliers. Il s’agit de la qualité de la gouvernance. Pour cet aspect précis, l’autorité doit poursuivre la décentralisation à travers la dotation de moyens financiers et humains aux collectivités territoriales mais aussi lutter contre la corruption. Le développement de la presse et le soutien aux organisations de la société civile font partie de ce plan. Conscient que le développement du pays passe par le développement du capital humain, le PNDES entend réformer le système éducatif du Burkina Faso. Entre autres réformes, le jumelage de la formation professionnelle, technique, la transformation des écoles sous paillotes et la construction de lycées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Quant au secteur de la santé, le gouvernement a pris le problème à bras le corps. C’est ce qui a justifié la gratuité des soins dans tout le pays. Les Burkinabé peuvent espérer un lendemain meilleur dans le domaine de la santé. En effet le gouvernement prévoit avec ses partenaires la construction d’un centre de traitement du cancer et celui de la cardiologie, sans occulter la l’implantation de centres hospitaliers universitaires dans toutes les régions. Le troisième axe vise la transformation structurelle de l’économie.

Echanges et promesses

Après la communication du chef de gouvernement, place aux échanges. Toutes les couches sociales ont saisi cette aubaine pour poser leurs préoccupations à M. Kaba. Pouvez –vous donner l’assurance que la première promotion de l’université de Gaoua défilera dans le cadre du 11 décembre ? Que faire pour rattraper le retard dans les universités publiques ? A quand les travaux de bitumage de la route Orodara-Banfora-Gaoua-Batié ? Qu’en est-il de la construction des barrages de Ouessa, Bougouriba et du Noumbiel ? Que ferez vous pour lutter contre l’incivisme ? La question de la couverture médiatique des zones de Batié et de Dano par la RTB2 Gaoua est aussi revenue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Comme éléments de réponses, le premier ministre Paul Kaba Thiéba a affirmé que les travaux de bitumage de la route Gaoua- Batié débuteront en 2017 et celle de Batié –Boussoukoula pour 2018. S’agissant des questions de spécialistes en chirurgie et gynécologie, M. Thiéba estime que c’est une question urgente qu’il faut résoudre. Si tout se passe bien, un accord sera signé avec les enseignants des universités pour rattraper le retard dans les universités publiques. Pour certaines questions, le chef du gouvernement dit prendre note et travailler avec le gouvernement pour trouver des solutions. Cependant il invite les Burkinabé à consentir des sacrifices pour que le pays atteigne 8% de croissance en 2020.

C’est sous la houlette de la coordination des mouvements et associations pour la vulgarisation du programme du président que cette conférence a été animée.

Dalou Mathieu Da correspondant régional
Lefaso.net

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Reconquête de son époux : quand les fétiches s’en mêlent !

Ce que vous allez lire n’est pas un fait divers. Non ! C’est une vraie histoire, que dis-je, c’est une histoire vraie. C’est l’histoire d’une dame, une triste histoire. L’histoire d’une dame qui, au moment où vous prenez connaissance de ceci, est congédiée de son foyer, et pour cause : lisez plutôt !

       
Reconquête de son époux : quand les fétiches s’en mêlent !

   Ce matin-là, quand je l’ai reçue, elle avait le visage tristement chiffonné et elle a eu toutes les peines pour me raconter sa mésaventure. Cette mésaventure, la voici :

Mariée depuis près de sept ans, elle dit avoir remarqué ces derniers temps qu’il y’avait du froid dans sa relation conjugale. En effet, son homme de mari a commencé à rentrer tard à la maison et ne voulait pas qu’elle lui fasse la moindre remarque pour cette conduite. Et pire encore, il répugnait les rapports sexuels. Elle a fini par se dire que sans nul doute, ce dernier devrait avoir une autre femme dehors qui le retenait et certainement qui lui soutirait aussi ses ressources financières. Lasse de supporter ce qu’elle a qualifié d’enfer, elle a pris la décision d’aller voir un féticheur. Cette idée lui a été mise dans la tête par une de ses amies à laquelle elle s’était confiée.

Elle ne tarda pas à retrouver le faiseur de miracles à qui elle a raconté ses déboires. Celui-ci, après l’avoir écouté religieusement, lui avait demandé ce qu’elle attendait de lui. La réponse ne souffrit d’aucun silence. Elle veut reconquérir son mari de sorte que ses sorties deviennent rares sinon même inexistantes.

Comme à ses habitudes, le féticheur lui avait répliqué qu’il est habitué à ce genre de situations et que jusque-là, toutes les femmes qui se sont ouvertes à lui, ont été satisfaites. Par son pouvoir magique, il a pu ramener leur mari à la maison et mieux, il les a attachés comme on attache un mouton à la maison.

Madame avait alors ri aux grands éclats, convaincue d’office qu’elle a tapé à la bonne porte. Si tôt dit, si tôt, on passe à la recette. Le féticheur ne demandait que deux, voire trois choses. Les poils des aisselles de Madame, ceux de sa parie intime et l’eau de bain qu’elle recueillerait après des rapports sexuels avec son mari. Marché conclu, elle n’avait que la somme de vingt mille francs à débourser. Petite somme pour les résultats promis : avoir son mari à domicile en tout temps.

Elle paya la note sur le champ et pris congé de « son bienfaiteur » du jour, non sans avoir promis de lui ramener le plus vite ce qu’il demandait. Et les jours passent. Pour ce qui est des poils, il n’y a eu aucun problème ; mais l’eau de bain après les rapports sexuels avec son mari…casse-tête chinois ! Et pour cause : son mari ne l’approchait plus. Elle a usé de toutes les astuces, mais rien n’y fit.

La voilà de retour chez le féticheur pour tout lui raconter. Et c’est là que les choses vont prendre une autre tournure. Ce dernier lui dit qu’en fait ce n’est pas obligé que ce soit son mari, mais avec n’importe quel homme et d’ajouter qu’elle a intérêt à faire vite par ce que d’après ses consultations, son mari finira par ne plus revenir à la maison. La bonne dame a soupiré et lui a demandé ce qu’elle pouvait faire. C’est la question que le féticheur attendait. Saisissant la balle au bond, il lui proposa de l’aider et qu’il était prêt à coucher avec elle si cela ne la gênait pas. La réponse est : « il n’y a pas de problème, puisque c’est pour mon bien…je suis d’accord ».

Et les deux passèrent à l’acte ce qui permit de réunir le nécessaire pour la potion magique qui clouerait son mari à domicile et pour de bon. Deux mois passèrent et le mari reste « mari buissonnier ». Mais il y’avait pire que cela : Madame est tombé en grossesse du féticheur pour la seule et unique fois qu’ils ont couché ensemble. Elle lui rapporta la chose, tout en larmes. Elle ne pouvait pas attribuer la grossesse à son mari puisque ce dernier l’avait « sevré » de tout rapport sexuel depuis belle lurette.

A deux, ils ont décidé de passer à l’avortement et c’est ce qui fut fait. Seulement, nous sommes en Afrique et pour bien de choses quand bien même on n’en parle pas, on en est quand même informé. C’est ce qui s’est passé et de bouche à oreille la chose est parvenue à l’époux qui, sans détour a posé la question à son épouse. Affirmatif ! a-t-elle répondu.

A partir de cette réponse et depuis ce jour, la bonne dame s’est retrouvée congédiée. Et depuis, c’est elle qui est dehors et son mari est dedans avec une autre épouse.

Moralité : « Toutes les propositions de solutions ne sont pas forcément des remèdes »

NB. Ce message est destiné particulièrement aux femmes en quête de solutions pour leurs problèmes conjugaux, comme pour leur dire que « tous les chemins ne mènent pas à Rome, certains peuvent constitur un boulevard pour l’enfer : la répudiation »

Rock Audacien D. DAMIBA
   Conseiller Conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr

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Baisse de l’insécurité et du grand banditisme au Burkina Faso

Lazare Tarpaga - Directeur général de la Police nationale
© DR / Autre Presse
 
Lazare Tarpaga - Directeur général de la Police nationale
 
La Police nationale a rendu public le rapport du mois d’août 2016 sur la lutte contre l’insécurité et le grand banditisme. Selon ce rapport, l’insécurité au Burkina Faso a connu un recul. Ce document qui s’articule autour des attaques et agressions à main armée sur les axes routiers, les pistes rurales et dans les agglomérations, révèle que de façon générale, le nombre des attaques et agressions est en diminution dans la majorité des régions du pays.


Les patrouilles de sécurisation effectuées ont permis entre autres :

  • d’interpeller une centaine d’individus dont une douzaine déférés devant les parquets,
  • de saisir trois cent trente six (336) engins à deux roues et mis en fourrière,
  • de saisir une somme de trente huit millions huit cent quatre quatorze mille (38.894.000) FCFA.

Cependant, il convient de noter que contrairement à la plupart des régions du pays, le nombre des attaques et agressions est resté constant, voire en légère augmentation dans certaines zones.
Pour plus de détails, nous vous proposons les tableaux récapitulatifs des statistiques sur les attaques et agressions selon les régions.

        La Direction de la Communication et de la Presse Ministérielle du MATDSI.

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Insurrection populaire et putsch manqué : la CCVC fait le bilan des acquis et des limites pour les populations

Chrysogone Zougmoré - 1er vice-président de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère (CCVC)
© DR / Autre Presse
 
Chrysogone Zougmoré - 1er vice-président de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère (CCVC)
 
La Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude et pour les libertés (CCVC) a organisé un panel ce samedi 24 septembre 2016 à Ouagadougou. Sous le thème « défense et approfondissement des acquis de l’insurrection et de la résistance au putsch », les communicateurs ont passé au peigne fin les différents acquis des deux évènements politiques pour le peuple burkinabè.

Chaque composante du peuple burkinabè a joué un rôle significatif dans la lutte insurrectionnelle, et un rôle décisif dans la résistance contre le putsch. Pour le Président de la CCVC, Chrysogone Zougmoré, étant dans une période de commémoration et de revendication de la paternité de ces deux évènements socio politiques importants du Burkina, la coalition a décidé de se situer dans la réflexion pour faire en sorte « que les prochaines fois, les victoires soient plus savoureuses ».

Pour faire un bref état des lieux et un bilan de ces deux luttes, Chrysogone Zougmoré affirme sans sourciller que les attentes du peuple burkinabè restent actuelles. « Ce qui a poussé le peuple à se soulever est toujours là. Les choses s’empirent, d’ailleurs, pour les dossiers des crimes économiques, nous sommes au point zéro », lance-t-il. Pour cela, il annonce que ce panel est une activité très importante, mais un travail sera fait pour mieux organiser la population pour mieux résister et changer les choses.

« ...Cette fois ci, ils n’auront pas le temps de traverser les frontières »

Le premier communicateur du panel, Gabin Korbéogo, qui est revenu sur les fondements de ces deux crises, affirme que celles-ci ont eu une portée non seulement nationale et sous régionale, mais également mondiale. Cela a mis en relief l’avancée de la conscience anti impérialiste, anti oppresseur, la détermination du peuple burkinabè et donner de l’espoir aux peuples opprimés. Par-delà les acquis, le communicateur a décelé un certain nombre de limites.

Il s’agit, entre autres de la faible participation de la population paysanne et le poly séparatisme dans la direction de la lutte, qui n’a pas permis de diriger fermement la lutte, conduisant ainsi l’armée à prendre ses responsabilités. A la lumière de tout ceci, Gabin Korbéogo veut que l’on considère cette insurrection et le putsch manqué comme des « victoires d’étapes », en invitant toutefois le peuple à renforcer sa lutte pour que les prochains nœuds de l’histoire soient mieux réussis.

Des discours démagogiques...

Pour faire un état des lieux de la situation des populations après l’insurrection et le putsch manqué, Mahamoudou Fayama a livré sa communication. Selon lui, il n’y a véritablement pas de changement dans la situation actuelle du Burkinabè. Il en veut pour preuve, la cherté des soins médicaux et des médicaments, l’augmentation des frais de scolarité dans de nombreuses écoles privées du pays, la situation critique à l’Université publique, et le problème d’emploi des jeunes. Il a relevé que ces réalités s’accompagnent du non-paiement de la dette intérieure, contraignant les Petites et moyennes entreprises (PME) à mettre la clé sous le paillasson. Dans sa communication, il est également ressorti que les actuelles autorités « ont trahi l’esprit de l’insurrection, avec des discours démagogiques ». Ce qui fait évanouir les espoirs, surtout « avec les libertés provisoires révoltantes et les manœuvres pour couvrir les auteurs de ces faits historiques graves », selon lui.

A la fin du panel, les participants n’ont pas marchandé félicitations et questions, démontrant de l’intérêt qu’ils ont accordé au thème. Basolma Bazié, Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT-B), qui a participé au panel, indique et salue les acquis engendrés par le peuple et pour le peuple, mais déplore la mauvaise gouvernance du régime en place.

« Les délinquants aux cols blancs sont libérés, les mêmes tripatouillages se font toujours au niveau de la justice, avec des ratures sur des décisions... ». Il poursuit en demandant au peuple de se mobiliser davantage, pour la justice, car « cette fois ci, ils n’auront pas le temps de traverser les frontières ».

Armelle Tapsoba

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C.A.R : Hervé Ouattara et ses camarades demandent la dissolution du gouvernement

Le Mouvement Citoyen africain pour la renaissance  (C.A.R) a animé une conférence de presse ce samedi 24 septembre 2016 à son quartier général à Ouagadougou. Cette rencontre a été le lieu pour les membres du mouvement, de donner leur lecture de la situation nationale depuis l’avènement du Mouvement pour le peuple et le progrès (MPP) au pouvoir.

Le C.A.R veut une dissolution du gouvernement actuelle

Le C.A.R veut une dissolution du gouvernement actuelle

Cela fait presque maintenant  1 ans que le Mouvement pour le peuple et progrès MPP tient les rênes du pouvoir au Burkina Faso. Pouvoir qui a été acquis suite à la chute du régime Compaoré après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 menée par la population, sous le biais d’organisation de la société civile comme le Mouvement Citoyen africain pour la renaissance  (C.A.R).

Ainsi, à entendre Hervé Ouattara, président du C.A.R, après l’insurrection populaire, ils s’attendaient à un gouvernement révolutionnaire. Mais au lieu de cela, démontre-t-il, ce sont des « parachutistes » qui ont été servis aux Burkinabè. Dans ce sens, il affirme que le pays des hommes intègres assiste à un pied de nez entre le président et certains membres de son gouvernement, donnant l’impression qu’il y’a une sorte de clanisme dans l’équipe gouvernementale.

Concernant le premier ministre, Hervé Ouattara indique qu’il s’est illustré depuis tout ce temps, que par des « bourdes et des couacs ». En effet, le président du C.A.R affirme que ce dernier ne maitrise pas toutes les techniques en place dans notre pays pour mobiliser les recettes. « Pour toutes les questions, le PM fait du saupoudrage », renchérit M. Ouattara,  avant d’ajouter que tout ce qu’il sait dire, c’est : « j’ai donné des instructions fermes ».

Sur le plan sanitaire et sécuritaire, il rajoute qu’aucune action rassurante n’a été entreprise. Dans ce sens, il a déploré le fait que l’on assiste toujours aux terrorismes dans nos frontières et que la centrale d’achat des médicaments connaisse une crise, due selon lui, à l’implication du ministre de la Santé dans les affaires interne de la structure.

Hervé Ouattara, président du C.A.R

Hervé Ouattara, président du C.A.R

Hervé Ouattara n’a pas manqué de se prononcer également sur la lutte que mène le SYNATIC actuellement. « Au ministère de la communication, les choses semblent aller à reculons », martèle-t-il.

Au regard de la situation dans notre pays, le C.A.R propose deux suggestions. La première est la dissolution du gouvernement qu’ils qualifient de : « gouvernement de complaisance et d’amis ». La deuxième suggestion du mouvement, est de mettre en place un gouvernement d’union et de réconciliation  dont les missions essentielles seront d’œuvrer à la relance économique, à la sécurité nationale et à  la justice pour Thomas Sankara, Dabo Boukary et pour les martyrs de l’insurrection et du putsch.

« Vous avez échoué avec les libérations sans aucune explication de nos bourreaux d’hier. Cet échec est simplement une grave faute dans votre gouvernance qui est donc une gouvernance négative, voire mauvaise », crie-t-il à l’endroit du gouvernement. Et pour le président du C.A.R, l’éclaircissement des crimes passe par le jugement du Général Diendéré qui est à l’en croire : « la boite noire censé éclairer les burkinabè sur ce qui s’est réellement passé au Burkina depuis les 27 ans de leur règne ».

Nadège Compaoré

Infowakat.net

 

 

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Hôpital Yalgado : Un don de 15 millions de F CFA pour soutenir le pool mère-enfant

Abdoul Ouédraogo, PDG de la société Abdoul-service International, a fait un don de deux couveuses au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO), ce 22 septembre 2016.

       
Hôpital Yalgado : Un don de 15 millions de F CFA pour soutenir le pool mère-enfant

Il y a environ deux mois, l’opinion nationale apprenait avec émoi le décès de deux bébés prématurés par manque de couveuses. L’écho qui en a été fait est parvenu jusqu’aux oreilles de Abdoul Ouédraogo, PDG de la société Abdoul-service International, alors en déplacement à Abidjan. Sensible au malheur de cette famille, le donateur décide de réagir sans attendre.

La suite, c’est lui-même qui le conte « J’ai immédiatement pris contact avec le directeur général de l’hôpital Yalgado pour voir avec lui ce qui était possible de faire. Je lui ai confié mon souhait d’aider dans ce sens et il a encouragé cette initiative ajoutant que le besoin à son niveau était réel surtout avec la gratuité des soins instaurée par le gouvernement pour la mère et l’enfant. Je lui ai alors demandé de prendre attache avec les spécialistes pour commander des appareils de qualités et qui correspondent aux besoins de la structure ».

C’est ce qui a été fait. Deux couveuses ont été acquises avec en sus, 20 matelas, des brancards et un moniteur de surveillance pour les interventions chirurgicales à la maternité.

En recevant le don, le directeur général du CHU-YO s’est réjouit de la spontanéité qui a prévalu à l’initiative. Pour le directeur général, ce don tombe à pic. En effet, Robert Sangaré a indiqué que ce don vient comme une providence car, quelques jours auparavant, une liste de besoins urgents lui avait été adressée par le service de la Maternité et les matelas figuraient en bonne position sur celle-ci. « Ce don vient nous oxygéner et nous décompresser » a-t-il dit.

L’importance des couveuses dans les formations sanitaires n’est plus à démonter et le donateur a été chaleureusement remercié pour avoir été bien inspiré. Toute chose qui le conforte dans sa position. « Je suis très fier et encouragé à faire davantage les prochaines fois après tous les témoignages de l’utilité de ce don et des bienfaits qu’il procurera aux populations », s’est exprimé le donateur. Il a lancé un appel aux opérateurs économiques qui le peuvent d’appuyer l’État parce que à lui seul, le gouvernement ne peut pas prendre en compte tous les problèmes des populations.

Service Communication du CHU-YO

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2016.09.23

Situation nationale: ces citoyens qui manquent de tolérance!

Quand on roule en voiture la nuit, il ne suffit pas d’avoir un moteur et de l’essence. Il faut avoir de bons phares. Cela va de soi sur les routes. Cela va moins de soi dans les maquis de l’économie et de la politique. Chacun, groupe ou individu, y porte des lunettes aux couleurs de ses préjugés, de ses habitudes, de ses intérêts personnels et collectifs. Et c’est ce qui se passe au Burkina Faso.

Il y a des citoyens burkinbè qui ne veulent pas voir le vent changer de direction. Toujours satisfaits dans ce qui confirme leurs idées et moins dans ce qui les conteste
Il y a des citoyens burkinbè qui ne veulent pas voir le vent changer de direction. Toujours satisfaits dans ce qui confirme leurs idées et moins dans ce qui les conteste

Dans ce pays, les gens sont toujours satisfaits dans ce qui confirme leurs idées et moins dans ce qui les conteste. Manque de tolérance ou d’impartialité? Ce qui est sûr, la plupart des gens agit en fonction des intérêts du moment. Quand des Burkinabè voient leurs intérêts sauvegardés, ils sont capables de développer des arguments tirés sur les cheveux pour défendre une cause injuste. Au contraire, quand leurs dividendes sont menacés, ils se dressent comme des lions en furie et attaquent de toutes parts. Ils se font remarquer sur les réseaux sociaux avec des phrases assassines, des insinuations et des appels voilés à la révolte. Pourquoi ce manque d’honnêteté intellectuelle du fait des intérêts individuels ou de groupes? Comment dans ce jeu d’intérêts arriverons-nous à un véritable changement? La vérité est qu’il faut avant tout le changement des mentalités.

D'autres encore qui refusent d'autres sons de cloches. Ils n'écoutent que les arguments qui les arrangent
D’autres encore qui refusent d’autres sons de cloches. Ils n’écoutent que les arguments qui les arrangent

Les Burkinabè doivent apprendre à défendre ce qui est juste et vrai, peu importe le prix à payer auprès des alliés ou des adversaires! Le temps des vœux pleins d’hypocrisie et des options teintées de calculs est révolu. Il ne suffit plus non plus de proclamer un combat pour la justice, pour la paix et pour la liberté quand cela arrange le camp que nous supportons. Il faut proclamer tout aussi haut que faute de courage de la vérité, aucune action ne portera de fruits bénéfiques. Aucune justice n’est possible si elle ne rend pas justice. Cela ne va pas sans mises en cause des appartenances: un juge n’est l’allié inconditionnel et à priori de personne. Un journaliste ou un acteur de la société civile ne doit pas, pour des promesses de dessous de table, biaiser la vérité et adopter un comportement partisan et compromettant pour nos acquis et pour l’avenir de notre pays.

Il n’y a pas de justice sans vérité. Mais la vérité, nul n’a jamais fini de s’y ouvrir. Alors, allons au-delà des mots. Œuvrons vraiment pour un Burkina nouveau. Dans l’objectivité et la sincérité. Pour le bien des futures générations.

Théophile MONE

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Jonathan Tapsoba, handicapé visuel mais PDG de la Maison de la connaissance du Burkina !

Ils sont nombreux ces jeunes vivants avec un handicap. Jonathan est un parmi tant d’autres. Mais grâce à son courage et son abnégation, ce jeune handicapé visuel a pu parcourir du chemin. Brillant élève, Jonathan a milité dans plusieurs associations avant de se retrouver au Conseil national de la Transition (CNT), comme député. Âgé de 25 ans seulement, Jonathan Tapsoba est actuellement PDG de la Maison de la connaissance du Burkina, et président de la Synergie nationale pour l’épanouissement des personnes en situation de handicap, qu’il a créé à la fin de son mandat au CNT.

Le jeune PDG dans son bureau

Le jeune PDG dans son bureau

Il est 10h passé lorsque que nous partons à la rencontre de notre jeune PDG de 25 ans seulement. Assis dans son bureau, il a tout d’un PDG à la seule différence, c’est qu’il est en situation de Handicap visuel. Né le 27 mai 1991, Jonathan Tapsoba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, va perdre l’usage de l’œil droit à 3 ans, pendant qu’il était en maternel, ensuite celui de l’œil gauche à 6 ans, tout juste après son CP1. C’est après une année blanche, que Jonathan va intégrer l’Ecole des jeunes aveugles (EJA) de L’ABPAM où il obtiendra son Certificat d’étude primaire (CEP) avec une brillante moyenne. Affecté au collège Saint Jean-Baptiste de la Salle, il se verra refuser l’inscription à cause de son handicap. Sans perdre son enthousiasme, c’est au lycée mixte de Gounghin qu’il obtiendra la place. Jonathan y restera jusqu’à l’obtention de son BAC en 2010.

Après des études simultanées à l’Université Libre du Burkina (ULB) et à l’Université de Ouagadougou, il s’en sortira respectivement avec un DEUG II en langues et communication et une licence en Sciences de l’information et de la communication et aussi, une licence en Philosophie. Grand engagé pour l’épanouissement des personnes en situation de handicap, Jonathan se retrouvera député de la Transition au CNT.

A 25 ans, Jonathan Tapsoba nourrit le rêve de devenir un jour, Secrétaire général de l’ONU

A 25 ans, Jonathan Tapsoba nourrit le rêve de devenir un jour, Secrétaire général de l’ONU

Très vite, il se fera remarqué à la Transition avec ses prises de paroles, de positions et sa franchise dans les débats. Après le CNT, l’ancien député n’a pas cessé son combat pour l’épanouissement des personnes en situation de handicap. C’est dans ce sens qu’il a créé la Synergie nationale pour l’épanouissement des personnes en situation de handicap, car à l’en croire, la politique sur le handicap est mal exécuté au Burkina. Jonathan veut donc travailler à l’autonomisation socio-professionnelle de cette tranche de la population. Egalement, c’est après avoir fait le constat qu’il manque des structures capables de réaliser des études non-partisanes, des formations, des coaching de bonne facture et des recrutements multisectorielle, que l’ex député a créé la Maison de la connaissance du Burkina, grâce à un financement personnel.

Malgré le bilan mitigé qu’il fait du fonctionnement de son entreprise, Jonathan se dit confiant et continue de nourrir son rêve de devenir un jour, Secrétaire général des Nations-Unies. A l’endroit de la jeunesse, Jonathan les invite à croire en eux, à se former et à cultiver, le sens de la responsabilité et de l’organisation.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

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Tabagisme chez mineurs : « Les grands cigarettiers viennent vers les enfants pour chercher les fumeurs de demain », dixit Léonce Sessou

L’association Afrique contre le tabac (ACONTA) accompagnée de ses partenaires a animé une conférence de presse sur le tabagisme chez les mineurs, ce jeudi 22 septembre 2016 à Ouagadougou. Cette rencontre vise à alerter l’opinion nationale et internationale sur les actions que mènent l’industrie du tabac afin de conquérir ce jeune public.

ACONTA et ses partenaires ont formulé des recommandations à l’endroit des autorités« Les grands cigarrettiers ciblent les petits écoliers du Burkina Faso », c’est sous ce thème que s’est tenue la conférence de presse animé par l’association Afrique contre le tabac (ACONTA). Il a été question lors de cette rencontre, de présenter à la presse, le rapport : « grands cigarettiers, petites cibles ». Rapport qui a été effectué dans le cadre du projet Tobacco industry accountability (TIA) et  mis en œuvre par ACONTA, en collaboration avec l’Alliance pour le control du tabac en Afrique (ACTA).

Selon le coordonnateur d’ACONTA, Salif Nikièma, la conférence de presse vise également à alerter l’opinion nationale et internationale sur les actions de l’industrie du tabac dans notre pays. A l’en croire : « l’industrie du tabac ciblent délibérément et systématiquement les enfants afin de les encourager à fumer et à utiliser les produits du tabac ».

Ainsi, il a révélé que c’est pour exposer et dénoncer les tactiques de l’industrie du tabac relative à la publicité, la promotion et la vente des produits du tabac à proximité des écoles, qu’une enquête a été menée entre avril et mai dans un rayon de 100 mètres autour de 16 établissements scolaires de la ville de Ouagadougou.

De ce fait, explique-t-il que l’étude a enregistrée 148 points de ventes des produits du tabac dans un rayon de 100m autour des 16 écoles. L’étude démontre aussi que dans ces différents points de ventes et autour des écoles, la publicité sur le tabac est permanente notamment à travers des affiches. L’étude signale également que dans aucune des épiceries et autres points de vente dans les environs, n’a affiché la signalisation « vente interdite aux mineurs ».

« Les grands cigarettiers viennent vers les enfants pour chercher les fumeurs de demain » regrette le responsable de la communication de l’ACTA, Léonce Sessou.

A la lumière des résultats de l’enquête, l’ACONTA et ses partenaires invitent donc les populations à plus de vigilance. Pour ce faire, ils recommandent entre autres, au gouvernement de prévenir l’ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques de lutte contre le tabagisme, ainsi que dans la mise en œuvre des programmes. Ils proposent aussi une introduction dans la loi, d’une provision pour l’affichage de la mention « vente interdite aux mineurs », dans tous les points de ventes et un soutien des efforts de la société civile, afin qu’elle puisse contribuer à l’adoption et à la mise en œuvre des politiques efficace de lutte contre le tabac.

Nadège Compaoré

Infowakat.net

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Retour volontaire au pays de 159 migrants : « L’on n’est jamais mieux traité que chez soi ! »

Ils sont 159, les Burkinabè qui ont décidé volontairement de rejoindre leur pays d’origine ce mardi 20 septembre 2016. Il était 16h 20 minutes quand Air GHADAMES atterrissait à l’aéroport international de Ouagadougou. Dans cet avion, il y avait des hommes, des femmes et des enfants. Chacun, avec un court sourire aux lèvres, descendait les marches de l’avion et se dirigeait dans le Bus qui les convoierait dans les locaux de l’aéroport.

migrant3Après avoir passé des années d’aventure en Libye, ces Burkinabè décident « volontairement » de rentrer au pays. L’Organisation internationale pour les Migrants (OIM) au Burkina Faso, à travers son programme d’Aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) apporte, en appui au Gouvernement burkinabè, une assistance au retour volontaire et à la réintégration des migrants. L’objectifs du programme est d’ « offrir la possibilité d’un retour et d’une réintégration en bon ordre et dans les conditions respectueuses de la dignité humaine  à des migrants qui ne peuvent ou ne veulent plus rester dans le pays d’accueil et souhaitent retourner volontairement chez eux ». Le cas de ces migrants n’est pas en contradiction avec les principes de l’OIM. C’est ainsi que, Ousseni Zampalègré, qui avait quitté le Burkina pour la Lybie il y a maintenant  2 ans, a laissé entendre qu’il a décidé volontairement de retourner chez lui. Ça été le cas aussi pour Abdoul Karim Zampalègré, qui lui, n’a fait qu’une année et demie en Lybie. « Je suis très heureux d’être revenu au pays. Nous sommes allés en Lybie dans l’intention de gagner de l’argent pour soutenir nos parents qui sont restés au pays ». Mais à l’entendre, le climat délétère de Lybie leur a extirpé toute chance de rentrer avec de l’argent au pays. « On travail là-bas et on ne nous paye pas. Les banques sont fermées ; On dit qu’il n’y a pas d’argent. Je faisais toute sorte de travail, je ne gagnais rien et j’étais très mal traité. J’ai fait plusieurs fois la prison. Et, là-bas, ce n’est pas un voleur ou un délinquant qui est emprisonné. Quand tu es Africain et qu’on te prend, tu es directement conduit en prison. Les Arabes ne sont pas comme nous  les Africains. Quand tu arrives là-bas, tu es obligé de travailler avec quelqu’un et on te maltraite comme on veut», a-t-il raconté.

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Arouna Kanboné, révèle être en Libye depuis 2009. A l’en croire, la vie en Lybie n’est plus un Eldorado. Le climat est invivable selon lui. « Je puis vous assurer que ces dernier temps, si vous avez un proche en Lybie, c’est la souffrance seulement. On n’avait pas à manger. Même un peu d’argent pour s’acheter un sachet d’eau, il n’y en avait pas. Ils (Ndlr : les Libyens) ont fermé les banques et disent qu’il n’y a pas d’argent. Nous travaillons gratuitement et on nous frappait régulièrement. C’est ainsi que nous avons compris que l’on n’est mieux traité que chez soi. Je vais maintenant rester chez moi au pays. », a-t-il confié, avec l’air toujours choqué.

Du soutien de ces retournés volontaires                   

oimCe sont des Burkinabè qui vivaient en Lybie et qui étaient en situation de vulnérabilité, qui ont décidé volontairement de retourner au Burkina Faso. Selon Abdel Rahmane Diop, chef de bureau de l’OIM, l’opération se passe de concert avec l’ambassadeur du Burkina Faso à Tripoli. L’on procède d’abord au recensement et après à la confirmation de cette volonté du migrant à rentrer. Pour ce qui est du soutien apporté à ces migrants, il a confié qu’avec l’appui de l’Union européenne, le montant de réintégration est de 1000 Euro par bénéficiaire, soit environ 650.000F CFA, et que cette somme vise à soutenir le Gouvernement dans ses efforts  de réinsertion durable des migrants de retour au pays.

Il faut aussi rappeler qu’à la suite de l’accueil à l’aéroport, les migrants seront conduits sur le site d’hébergement du Centre d’Accueil d’Urgence de Somgandé (ex AEMO) où ils seront pris en charge avant de recevoir le lendemain les frais de subside d’un montant de 100 Euro par personne qui permettront à chacun de rejoindre sa localité d’origine et subvenir aux besoins élémentaires.

Armand Kinda                                           

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