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2016.09.20

Relation homme-femme : L’essentiel est-il d’avoir seulement un enfant ?

Un enfant. Le fruit d’un amour. C’est en effet, toute une vie. Un lien fort qui unit. Un lien fort qui peut aussi désunir, malheureusement. Qu’à cela ne tienne, un enfant, c’est le plus beau cadeau d’une relation entre un homme et une femme. Si autrefois, l’avoir - hors mariage - était presqu’un « crime » et dont les conséquences en valaient le bannissement de la famille – pour la femme - voir même par la société, en ce 21ème siècle, ces considérations sont balayées du revers de la main par une certaine catégorie de personnes

Sont, justement de ces catégories, des jeunes hommes qui n’hésitent pas, de nos jours, à exprimer leur désir d’avoir seulement un enfant, plutôt que de fonder un foyer. Etonnant ! « Que nenni ! » répliquait Alassane, une jeune d’une trentaine d’âge, qui estime que c’est la bonne et meilleure formule pour vivre en paix. Dur dur…, donc de vivre avec une femme, à son avis. Un avis que partage partiellement Joël qui se tente de se justifier par la peur du vivre à deux. Faut-il donc entretenir une relation, uniquement pour avoir un enfant, et ne plus se soucier du reste ? Pourquoi de telles orientations ? Est-ce relatif aux changements globaux que connaissent aujourd’hui nos sociétés. Le moins qu’on puisse dire, est que les valeurs d’antan sont en train de s’estomper au profit de celle de la nouvelle génération. La rencontre avec l’Occident, selon un sociologue en est pour beaucoup dans ces mutations de comportements. Il en est de même pour la diminution de la spiritualité avec une certaine montée des valeurs comme la liberté individuelle. Si bien que de nos jours, les gens se contentent d’assurer la reproduction sans suivre les voix conventionnelles ? Se marier est-ce aussi normal ? Je pense que c’est plutôt une convention de la société) – c’est-à-dire - le mariage. L’essentiel est de seulement avoir un ou plusieurs enfants.
Une fuite de responsabilité ?
L’idée d’avoir seulement un enfant n’est-elle pas une fuite de responsabilité de la jeune génération masculine. Le mariage étant d’une certaine manière une restriction de liberté. L’aspect économique n’est pas, non plus, à négliger. En tout cas, la monoparentalité s’impose de plus en plus dans nos sociétés, même si l’on fait parfois recours à ses proches. Toutefois, vivre avec un enfant sans sa mère n’est pas sans conséquence. Et vice-versa. Un enfant, on le sait, a forcément besoin de ses deux parents, sauf force de cas majeur. C’est ainsi qu’il n’est pas rare de voir des enfants en carence d’affection, des enfants qui n’ont pas la personnalité de base de leur société paternelle parce que éduqué dès les premiers moments de la vie par leur mère, des enfants manipulés par leurs parents, des enfants déboussolés etc. Pourtant, l’idée d’avoir seulement un enfant continue de germer dans les esprits de bons nombres jeunes. Ce n’est peut-être pas mauvais pour eux, mais elle l’est pour des femmes. Et il faudra, enfin, arrêter de fabriquer des « cas sociaux ».

Bassératou KINDO
   Lefaso.net

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PNDES : Paul Kaba Thiéba explique l’intérêt du plan au Centre-Ouest

PNDES : Paul Kaba Thiéba explique l’intérêt du plan au Centre-Ouest

Le Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Dieudonné Maurice BONANET a demandé aux banques du Burkina de financer la construction de logements sociaux. C'est à l'occasion de la rencontre d'échange de ce lundi 09 mai 2016 entre le premier ministre et les banquiers. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
© DR / Autre Presse
 
Le Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Dieudonné Maurice BONANET a demandé aux banques du Burkina de financer la construction de logements sociaux. C'est à l'occasion de la rencontre d'échange de ce lundi 09 mai 2016 entre le premier ministre et les banquiers. Photo d'archives, utilisée à titre d'illustration
Dans le cadre de sa tournée d’explication du Plan national de développement économique et social (PNDES) du président du Faso, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, était le dimanche 18 septembre 2016 à Koudougou, chef-lieu de la région du Centre-Ouest. En compagnie de trois membres du gouvernement et de nombreux hauts cadres, le chef du gouvernement s’est entretenu avec la population du Centre-Ouest de 10 h à 17 h.Baptisée rencontre de vulgarisation du Plan national de développement économique et social (PNDES), la tournée du chef du gouvernement burkinabè est une initiative de la Coordination nationale des associations et mouvements pour la vulgarisation du programme du président du Faso (CAM-VPP). L’objectif de la sortie à Koudougou du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, le 18 septembre dernier était d’expliquer le programme du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré . Il était question de faire adhérer l’ensemble des forces de la région à ce programme qui couvre la période 2016-2020. Avant que le Premier ministre n’intervienne, trois allocutions ont été prononcées. Il s’agit du mot de bienvenue du maire de Koudougou, et les allocutions des coordonnateurs régional et national des associations et mouvements pour la vulgarisation du programme du président. Le maire, Maurice Mocktar Zongo, s’est réjoui de la tenue de cette rencontre de vulgarisation du PNDES dans la région du Centre-Ouest et particulièrement à Koudougou. Le conseil municipal de Koudougou, a-t-il dit, s’inscrit dans cette dynamique et contribuera efficacement à la mise en œuvre de ce programme. Au nom des populations de sa commune, Maurice Mocktar Zongo a souhaité que dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES, certaines doléances soient prises en compte. Il s’agit notamment de la construction d’une usine de textile à l’image de l’ex-Faso Fani ; du bitumage des axes Koudougou-Yako, Sabou-Léo et de l’avenue Oumarou-Kanazoé qui ceinture une partie de la ville de Koudougou, longue de 8 kilomètres et dont les études sont en cours. Il a également souhaité que cessent les coupures intempestives d’électricité dans la ville de Koudougou qui anéantissent de nombreux secteurs de développement. Quant aux coordonnateurs régional et national, respectivement Octave Alphonse Zongo et Jonathan Tapsoba, le PNDES tel que conçu doit être l’affaire de tous car il n’épargne personne dans la vision du développement qu’entend impulser le président du Faso. Ce sera ensuite le tour du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, de s’entretenir avec l’ensemble des forces vives du Centre-Ouest venues des quatre provinces de la région. Il a d’abord expliqué l’intérêt du PNDES pour le développement du Burkina Faso, qui se chiffre à quinze mille milliards de FCFA. Le PNDES, a dit Paul Kaba Thiéba, s’exécute à travers trois principaux axes que sont la bonne gouvernance, la qualité du capital humain et la transformation structurelle de l’économie. Et selon le chef du gouvernement, tout ce qu’on peut imaginer comme action de développement se retrouve dans l’un ou l’autre de ces trois axes. Comme exemple, il a dit que dans l’axe 1, la corruption dont on parle tant sera combattue. De même, les marchés publics seront assainis. Pour ce qui concerne l’axe 2, il a indiqué que ce volet mettra l’accent sur l’éducation, la santé à travers une diversité de formations des jeunes et la construction de Centres hospitaliers universitaires (CHU) dans tous les chefs-lieux de région. Quant à l’axe 3, il s’emploiera dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire à travers, entre autres, la modernisation de l’agriculture, l’économie et le commerce.Comme si le maire de Koudougou le savait, il avait dans son intervention attiré l’attention du Premier ministre sur les multiples coupures d’électricité qui causent beaucoup de désagréments à la ville de Koudougou.

De nombreuses attentes

A quelque chose malheur est bon, dit-ton. Pendant que le Premier ministre tenait le micro pour expliquer le PNDES, il y a eu coupure de courant qui a duré une quarantaine de minutes. Pour rétablir au plus vite la situation, le directeur régional de la SONABEL, qui était dans la salle, a été interpellé par qui de droit. A la reprise des travaux, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, s’est offusqué contre cette coupure qui ne saurait se justifier en pleine saison hivernale et a demandé un rapport au gouverneur sur cet incident. « En avril ou mars, on vous aurait compris » a-t-il dit en substance. Les participants ne sont pas allés du dos de la cuillère en termes de questions. Une cinquantaine a été adressée au présidium. Ces questions ont concerné la crise énergétique, l’inscription du projet Soum dans les pôles de croissance ; les écoles sous paillottes; l’accès aux soins de santé malgré la gratuité annoncée ; l’insécurité dans les villes et campagnes ; la question du rapatriement des fonds d’ anciens dignitaires qui dorment dans des banques étrangères, etc. A toutes ces questions, le Premier ministre a donné des réponses « satisfaisantes », non sans faire recours aux trois membres du gouvernement qui l’accompagnaient que sont Jean-Martin Coulibaly de l’Education nationale, René Bagoro de la Justice et Sommanogo Koutou des Ressources animales. De même, la gouverneure du Centre-Ouest, Alizata Dabiré, le président de l’université de Koudougou, le professeur Georges Sawadogo et le docteur Mathias Somé du bureau de suivi du programme présidentiel ont aussi été appelés à donner des réponses à certaines préoccupations des populations. Au terme des échanges, les participants sont repartis avec l’espoir que le PNDES contribuera à un véritable développement endogène du Burkina Faso.

François KABORE (sydwaya)

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Relation homme-femme : L’essentiel est-il d’avoir seulement un enfant ?

Un enfant. Le fruit d’un amour. C’est en effet, toute une vie. Un lien fort qui unit. Un lien fort qui peut aussi désunir, malheureusement. Qu’à cela ne tienne, un enfant, c’est le plus beau cadeau d’une relation entre un homme et une femme. Si autrefois, l’avoir - hors mariage - était presqu’un « crime » et dont les conséquences en valaient le bannissement de la famille – pour la femme - voir même par la société, en ce 21ème siècle, ces considérations sont balayées du revers de la main par une certaine catégorie de personnes

Sont, justement de ces catégories, des jeunes hommes qui n’hésitent pas, de nos jours, à exprimer leur désir d’avoir seulement un enfant, plutôt que de fonder un foyer. Etonnant ! « Que nenni ! » répliquait Alassane, une jeune d’une trentaine d’âge, qui estime que c’est la bonne et meilleure formule pour vivre en paix. Dur dur…, donc de vivre avec une femme, à son avis. Un avis que partage partiellement Joël qui se tente de se justifier par la peur du vivre à deux. Faut-il donc entretenir une relation, uniquement pour avoir un enfant, et ne plus se soucier du reste ? Pourquoi de telles orientations ? Est-ce relatif aux changements globaux que connaissent aujourd’hui nos sociétés. Le moins qu’on puisse dire, est que les valeurs d’antan sont en train de s’estomper au profit de celle de la nouvelle génération. La rencontre avec l’Occident, selon un sociologue en est pour beaucoup dans ces mutations de comportements. Il en est de même pour la diminution de la spiritualité avec une certaine montée des valeurs comme la liberté individuelle. Si bien que de nos jours, les gens se contentent d’assurer la reproduction sans suivre les voix conventionnelles ? Se marier est-ce aussi normal ? Je pense que c’est plutôt une convention de la société) – c’est-à-dire - le mariage. L’essentiel est de seulement avoir un ou plusieurs enfants.
Une fuite de responsabilité ?
L’idée d’avoir seulement un enfant n’est-elle pas une fuite de responsabilité de la jeune génération masculine. Le mariage étant d’une certaine manière une restriction de liberté. L’aspect économique n’est pas, non plus, à négliger. En tout cas, la monoparentalité s’impose de plus en plus dans nos sociétés, même si l’on fait parfois recours à ses proches. Toutefois, vivre avec un enfant sans sa mère n’est pas sans conséquence. Et vice-versa. Un enfant, on le sait, a forcément besoin de ses deux parents, sauf force de cas majeur. C’est ainsi qu’il n’est pas rare de voir des enfants en carence d’affection, des enfants qui n’ont pas la personnalité de base de leur société paternelle parce que éduqué dès les premiers moments de la vie par leur mère, des enfants manipulés par leurs parents, des enfants déboussolés etc. Pourtant, l’idée d’avoir seulement un enfant continue de germer dans les esprits de bons nombres jeunes. Ce n’est peut-être pas mauvais pour eux, mais elle l’est pour des femmes. Et il faudra, enfin, arrêter de fabriquer des « cas sociaux ».

Bassératou KINDO
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NOUNA : ENCEINTE DE 6 MOIS, ELLE CULTIVE POUR SUBVENIR À SES BESOINS

nouna

A 6 mois de grossesse, Marie-Ange Traoré, 18 ans, devrait être aux bons soins de son mari avec toutes les commodités possibles, surtout qu’il s’agit du premier enfant qu’elle attend. Mais loin de ce confort, c’est dans un champ d’arachide que nous avons trouvé la jeune dame, un matin de septembre 2016, se battant contre les hautes herbes, pour une rémunération journalière de 1000 FCFA.

 

Le visage trempé de sueur, le ventre bien arrondi et une daba à la main, traquant les mauvaises herbes, Marie-Ange Traoré n’est pas au bout de ses peines ; il est 10 heures et la journée de travail continuera jusqu’à 16h. Mais qu’est-ce qui a bien pu conduire cette jeune dame à cultiver dans un champ malgré son état de grossesse avancé ?

Nul doute que c’est parce que la précarité frappe à sa porte. Ce qu’elle confirme après un long soupir : « C’est la pauvreté qui m’amène à chercher à travailler dans les champs afin d’avoir un peu d’argent. Je suis consciente des dangers que cela présente pour mon enfant mais que faire ?  Mon mari aussi étant démuni, je suis obligée de sortir travailler pour subvenir aux besoins de la famille. » Un passant, après des échanges avec la pauvre dame, lui tend quelques pièces de monnaie qu’elle attache au bout de son foulard, le sourire aux lèvres.

Le cas de Marie-Ange n’est pas isolé. En cette période de soudure et dans une zone où la majorité des femmes est sans activités génératrices de revenus, nombreuses sont celles qui travaillent à longueur de journée dans des champs pour pouvoir subvenir à leurs besoins. La situation est plus compliquée pour celles issues de familles nombreuses. Il n’est pas rare de voir des femmes presque à terme se débattre pour leur survie et c’est la vie des enfants qu’elles portent qui est ainsi exposée.

Pour Estelle Kandolo, accoucheuse auxiliaire au CSPS communal 1 de Nouna, la femme une fois dépistée enceinte doit se tenir loin de toute activité susceptible de nuire à son bébé. « La femme enceinte, en cultivant, peut avoir des douleurs abdominales, ce qui peut conduire à un avortement spontané. Nous avons constaté que dans de nombreuses familles de Nouna les femmes sont sur tous les fronts. En plus de s’occuper des enfants, elles doivent se battre pour faire face aux charges familiales », a-t-elle ajouté

Autre fait qu’a relevé Mme Kandolo, à Nouna certains parents poussent leurs fils à se marier très tôt sans se soucier de leur emploi. Ce qui oblige des femmes, même en état de grossesse, à faire des travaux pénibles, leur mari ne disposant pas de revenus.

 

Boureima Badini

http://lobservateur.bf/

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New York : le président du Faso plaide la cause des réfugiés et migrants

migrant

L’Assemblée générale des Nations unies a accueilli, lundi 19 septembre 2016 à New York, une réunion de haut niveau sur les mouvements massifs des réfugiés et des migrants. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, y a plaidé pour le «respect strict des règles du droit international, des droits de l’homme et du droit international humanitaire».

Fédérer les pays autour d’une approche plus humaine et mieux coordonnée en matière de gestion des déplacements massifs des réfugiés et des migrants, c’est l’objectif d’une réunion de haut niveau tenue, lundi 19 septembre 2016, au siège de l’ONU à New York. Pour la première fois, l’Assemblée générale a appelé de ses vœux la tenue d’une rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement sur les déplacements massifs des réfugiés et des migrants. Selon le secrétaire général de l’Organisation, Ban Ki-moon, cette réunion est l’occasion de proposer un plan d’amélioration de la réponse de la communauté internationale à ce problème. Pour le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, les mouvements de populations sont un phénomène universel historique, qui, en tant que tel, a toujours ponctué la vie des sociétés humaines, pour des  raisons diverses, notamment la quête d’un mieux-être. Comme terreaux fertiles pour les départs massifs de populations, il a cité, entre autres, la pauvreté, la misère, le chômage,  le sous-emploi, les inégalités, les violations massives de la dignité et des droits humains ou encore les catastrophes naturelles et la dégradation de l’environnement. «Face à ces fléaux, l’aspiration de partir est naturelle et légitime. Mieux, elle est un droit fondamental de l’homme », a déclaré le chef de l’Etat burkinabè. Il a poursuivi que c’est à l’aune de cette vérité que les analyses et les propositions de solutions au phénomène migratoire auront des chances de prospérer et de produire les fruits attendus.

«Traiter les réfugiés et les migrants avec dignité»

Le président Kaboré a appelé les pays à coopérer efficacement pour arrêter ou mieux contrôler les flux massifs de réfugiés et de migrants. Il a, en outre, souhaité que le monde travaille ensemble au respect strict des règles du droit international des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. « Il s’agit surtout, à terme, de placer nos efforts individuels et collectifs dans les stratégies de mise en œuvre et de suivi des ODD (Objectifs de développement durable),  sous-tendues par une démarche bien comprise de responsabilités partagées et de solidarité internationale agissante», a précisé le porte-voix du Burkina Faso. «Je veux réaffirmer ici avec force, qu’accueillis avec humanisme et traités avec respect et dignité, les réfugiés et les migrants sont à même d’apporter une contribution significative au développement de leurs communautés, aussi bien celle de leur pays d’accueil que celle de leur pays d’origine, tout en étant un facteur de rapprochement entre les peuples et les pays», a-t-il fait savoir. Président d’un pays qui accueille 33 000 réfugiés maliens, avec l’appui de partenaires comme le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), il a martelé que tout mécanisme de gestion qui ne prendrait pas cette dimension en compte est incontestablement voué à l’échec. Aussi, avec  près d’un tiers de sa population vivant dans d’autres pays, le Burkina Faso dit mesurer à sa juste valeur la contribution des émigrés au développement national et au rapprochement entre les peuples.

Des risques et des opportunités

D’où l’élaboration en cours d’une stratégie nationale des migrations, «afin de rendre les migrations à partir du territoire burkinabè plus sûres, régulières et ordonnées», ont indiqué les délégués burkinabè à la rencontre. L’autre proposition faite à cette tribune onusienne par le « pays des Hommes intègres », c’est le renforcement et, le cas échéant, l’adaptation des instruments juridiques et cadres institutionnels des pays, aux niveaux national, régional  et international. En attentant, les chiffres de la migration interpellent. Selon l’ONU, depuis 2000, plus de 46 mille migrants ont perdu la vie sur les routes de la migration dans le monde. Pour les seules années 2014-2015, plus de 10 400 décès ont été enregistrés. Au cours des quatre premiers mois de 2016, 1638 migrants sont morts lors de naufrage en Méditerranée, dans la corne de l’Afrique, en Asie du Sud-Est, en Amérique centrale, au Sahel ou à d’autres endroits. A l’échelle mondiale, plus 5400 migrants ont perdu la vie en 2015. « Actuellement, l’Europe est la destination la plus dangereuse au monde pour les migrants en situation irrégulière, en particulier en Méditerranée où 3770 personnes ont perdu la vie en 2015, soit près de 70% du nombre total des décès », a indiqué l’ONU.Pourtant au cours de 2015, des migrants ont envoyé 432 milliards de dollars à destination des pays en développement. Cela représente trois fois le montant de l’aide internationale au développement, à en croire les Nations unies. Conscient de cette réalité, Roch Marc Christian Kaboré a conclu : « les réfugiés et les migrants ne doivent plus être perçus comme des menaces, mais traités comme une source d’opportunités, pour eux-mêmes, pour leurs pays d’accueil et d’origine et pour l’ensemble de la communauté internationale ».

Enok KINDO
(Envoyé spécial à New York)
http://www.sidwaya.bf/

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« La Transition a laissé dans les caisses de l’Etat, au moins 85 à 90 milliards de F CFA », Michel Kafando

« La Transition a laissé dans les caisses de l’Etat, au moins 85 à 90 milliards de F CFA », Michel Kafando

kafeu

L’ancien Président du Faso, Président de la Transition, Michel Kafando a, lors d’un entretien avec notre confrère Le Pays, battu en brèche les accusations du pouvoir selon lesquelles les caisses de l’Etat étaient vides après le départ du régime de la Transition.  « Lorsqu’on  dit que la Transition est partie sans laisser le moindre copeck dans  le Trésor  public,  cela n’est pas vrai », dénonce-t-il avant de recommander : « Et tout peut se vérifier ». Plus de 85 milliards de F CFA sont laissés dans le Trésor public, martèle l’ex-président qui dit tout laisser au temps.

Le Pays: Que répondez-vous  aux contempteurs de la Transition qui  accusent celle-ci de malversations financières et économiques ?

Mihcel Kafando: Effectivement, beaucoup de critiques ont été formulées  à l’endroit de la gestion  et de la gouvernance de la Transition, mais je fais observer que c’est  la Transition  elle-même qui a demandé qu’on fasse un audit sur sa gestion et sa gouvernance. C’est dire que nous sommes pour la transparence. Nous aurons été le premier régime à se soumettre  volontairement  à un audit. Ça, il faut le faire remarquer et le reconnaitre. Maintenant, s’il advenait  qu’effectivement des preuves concrètes sont  là,  étayant les critiques, je pense que  la Transition serait  prête à en assumer les conséquences, que ce soit sur le plan collectif ou individuel. Vous aurez observé que je n’ai pas réagi quand toutes ces choses se disaient sur le compte de la Transition, et vraiment, on en a dit. Je n’ai  pas réagi parce que j’ai  toujours privilégié la patience et laissé faire le  temps. Et  j’ai eu  raison d’avoir  laissé faire le temps  car sur certains dossiers pour  lesquels  la Transition a  été accusée, il y a eu un rétropédalage.   Je parle notamment des accusations de blanchiment  des 80  milliards de F CFA durant la Transition. Le gouvernement lui-même a reconnu  que ce n’était  pas une affaire  de la Transition.

Autre chose ; lorsqu’on  dit que la Transition est partie sans laisser le moindre copeck dans  le Trésor  public,  cela n’est pas vrai. Et tout peut se vérifier.

La Transition a laissé dans les caisses · de l’Etat, au moins 85 à 90 milliards de F CFA. Cela peut être vérifié et je tiens  à le dire. Nous  n’avons pas bénéficié de cela quand nous sommes arrivés. Je vous le dis pour que les gens sachent  que quelques  fois, il y des insinuations  qui peuvent provoquer une mauvaise perception de l’action politique. On a parlé aussi des passations de marchés qui n’auraient  pas obéi aux procédures normales. Je vais vous dire une chose : ne serait-ce que pour la commande du matériel électoral, si nous nous en étions tenus à respecter la procédure de passation  des marchés, nous aurions été obligés d’allonger la Transition parce que ça nous  aurait pris  au  moins  quatre mois des douze accordés à la Transition. II faut  se .convaincre que  la Transition  a été une période excep­tionnelle. Elle l’a  d’autant plus été qu’elle a été émaillée de  difficultés et d’obstacles  de tous genres. Il fallait régler  tout en même temps : politiquement, socialement…. Ça n’a  pas été facile.  Pour  le cas  du matériel électoral, si d’aventure  on avait respecté la  procédure et qu’on avait allongé la Transition de quatre mois, qu’est-ce qu’on n’allait pas nous dire ? « Ils sont arrivés et ne veulent pas partir». J’ai donné mon engagement: la Transition durerait  douze mois.

Finalement, nous  avons fait  treize mois et vous savez pourquoi. Pour honorer nos engagements, nous étions obligés de faire face à un certain nombre de contraintes dont la passation des marchés. Il a été aussi question de l’affaire des 57 véhicules disparus. Quand nous sommes arrivés, il y avait déjà ce problème. Vous savez très bien : l’ancien  président (Blaise Compaoré, ndlr) est parti  avec un cortège de véhicules, une cohorte de gens qui l’accompagnaient. Ces gens­ là ont utilisé des véhicules. Peut-être que nous n’avons pas pris le temps de faire l’inventaire aux fins d’avoir tous les détails, mais il y avait les faits, à notre  arrivée. Je voudrais  profiter pour dire que puisque le gouvernement s’est  engagé à faire la lumière sur la disparition des 57 véhicules, il est certainement  temps aujourd’hui que nous sachions exactement ce qu’il en est. Les a-t-on retrouvés ? Entre les mains de qui se trouvaient ces véhicules ? II serait  bon que nous soyons fixés parce qu’une  chose est d’accuser, une autre chose   est de donner les preuves de l’accusation.

 Par rapport justement aux 80 millliards, certes, on a pu dire que l’affaire remonte bien  avant l’arrivée de la Transition, mais on ne l’a pas non plus épargnée.

Ce que je sais, c’est qu’à  l’arrivée de la Transition, il y avait une cellule au niveau des Finances. Elle était chargée de faire la lumière sur tous ces cas de blanchiment d’argent. Et nous avons pris sur nous, de structurer cette cellule et de nommer même un responsable. En tous les cas, pour tous ces dossiers, je me dis qu’il y a l’Autorité de contrôle qui en est saisie.  La Justice également en est saisie. Je pense qu’il faut donner le temps au temps, pour qu’il  y ait une élucidation de toutes ces questions qui ont été soulevées et qui ont été formulées sous forme d’accusations.

           http://226infos.net/

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Avec tous ces malheurs, violences et catastrophes autour de nous, le bonheur est-il possible?

Est-il possible de parler de bonheur dans un monde où l’information apporte tous les jours des nouvelles de violences et de catastrophes? N’est-ce pas indécent d’écrire ce mot alors que tant de femmes et d’hommes sont frappés par le chômage, la solitude, le deuil? Et comment oublier les nations où la guerre sème la mort, où la misère et la faim accablent adultes et enfants? Sous la grêle quotidienne des mauvaises nouvelles, face à la crise et l’avenir incertain, même les jeunes ne connaissent pas une insouciance heureuse. La malheur et la tragédie sont là, sous nos yeux et les présentateurs de la télévision annoncent parfois que les images vont être presqu’insupportables à regarder. Alors, faut-il oublier ce mot qui semble insulter tant d’êtres humains voués à une vie accablante?...

Le bonheur, est-ce le rire sincère des enfants?
Le bonheur, est-ce le rire sincère des enfants?

Chance favorable

Au sens étymologique, il désigne la chance favorable. On dit qu’on a été dépanné par un ami qui, par bonheur, passait dans le voisinage; on dit qu’un objet «porte-bonheur», c’est-à-dire porte chance, et ce sens premier du mot est résumé dans l’expression du «petit bonheur la chance». L’élément de hasard, inattendu, gratuit, est premier, et on le rencontre à l’origine du terme dans diverses langues: luck, glück, suerte…

Mais par extension, le mot bonheur en est venu à évoquer un état continu, stable, qui se déploie dans la durée. C’est un état de fait, et on parlera de bonheur conjugal, familial, professionnel… pour être finalement un état d’esprit: certains seront plus aptes au bonheur, auront un tempérament heureux, sèmeront le bonheur.

Faut-il alors constater une contradiction? Le bonheur est-il l’instant de chance, le cadeau inattendu, ou est-il un état, une pression prolongée et sereine? Le mot porte en lui-même une incertitude, une confusion, une fragilité.

Le bonheur est-ce l’empathie et l'amour de l'autre?
Le bonheur est-ce l’empathie et l’amour de l’autre?

Illusion d’un bonheur fixe

Ces artistes du lange que sont les écrivains ont depuis longtemps scruté cette étrangeté. Jacques Rivière dénonce «l’illusion d’un bonheur fixe, fut-ce dans l’au-delà», et il écrit: «Le bonheur n’est que cette palpitation précaire de la main tendue vers son bien. Il n’est que cela».

La diversité des manières de chercher le bonheur n’est-il pas révélatrice de son caractère insaisissable? En effet, si l’on en croit Saint Exupéry: «tel homme est heureux dans la paix, tel homme heureux dans la guerre, tel souhaite la solitude où il s’exalte, tel autre a besoin pour s’en exalter des cohues de la fêtes, tel demande ses joies aux méditations de la science, l’autre sa joie, la trouve en Dieu en qui nulle question n’a plus de sens… si tu veux comprendre le mot, il faut l’entendre comme récompense et non comme but, car il n’a point de signification». Et Pascal avait écrit dans ses pensées: «Tous les hommes recherchent d’être heureux… c’est le motif de tous les hommes jusqu’à ceux qui font se pendre».

Ou encore la joie de joie de s'aimer et de vivre ensemble dans l'harmonie
Ou encore la joie de s’aimer et de vivre ensemble dans l’harmonie? Pour sûr, le bonheur existe même s’il reste une notion insaisissable.

Oui, le bonheur est possible

Le bonheur lui-même est à la fois paradoxalement hors de moi et en moi. Mais il est bel et bien possible. Il me vient des autres et du monde, et je le rencontre en le donnant. Mais s’il est possible, il faut savoir le trouver.

Quel bonheur?

Le bonheur n’est pas à confondre forcément à la santé, au bien-être, au confort, à la réussite sociale. C’est l’accord avec soi-même, avec la vie. C’est un contentement intérieur et paisible. C’est d’aimer plus d’être aimé. C’est la vie. C’est l’enfant. C’est la tendresse, la sagesse, la promesse, car le bonheur le bonheur parfait n’existe pas sur la terre à l’image de notre cœur toujours «inquiet». Le bonheur se distingue de la joie et surtout du plaisir par sa qualité, sa plénitude, sa durée. Le bonheur est aussi la liberté: liberté de penser, d’agir, de choisir.

En définitive, la notion de bonheur semble insaisissable et le définir paraît tout à fait subjectif. Mais Ce dont on convaincu, c’est que le bonheur est la seule chose que l’on puisse donner sans l’avoir. Et, en faisant le bonheur des autres, on peut avoir la surprise de le trouver avec eux par un étrange effet-retour. On reçoit ce que l’on donne. Au-delà de toute philosophie.

  M. Sèbru

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Production céréalière dans les maisons d’arrêt : Les GSP à l’école des techniques et circuits de commercialisation

Dans le cadre du projet « Réinsertion socioéconomique des détenus par l’amélioration des circuits de commercialisation de la production céréalière dans les maisons d’arrêts et de correction de Ouagadougou et Koudougou », l’Institut des sciences des sociétés a initié un atelier de formation au profit d’une quinzaine de Gardes de sécurité pénitentiaire, du 19 au 22 septembre 2016 à Ouagadougou. Ceux-ci ont été introduits sur les techniques et circuits de commercialisation des produits issus du milieu carcéral.

Production céréalière dans les maisons d’arrêt : Les GSP à l’école des techniques et circuits de commercialisation

Une autre vie est possible hors des murs des maisons d’arrêt et de correction. L’Institut des sciences des sociétés y croit et il s’attèle, dans le cadre d’un projet financé par le Fonds Compétitif National (FCN), à éviter que les détenus ne replongent dans les vices qui les ont conduits en prison. Ce projet vise à les outiller sur les techniques culturales et le management dans la commercialisation des produits céréaliers. Mais cela passe avant tout par la formation des gardes de sécurité pénitentiaire (GSP). Après donc plusieurs formations sur les techniques agricoles, les conditions de détention et les effets de cette détention sur les familles des détenus, les GSP sont à présent, pendant quatre jours, à l’école des techniques et circuits de commercialisation des produits issus des maisons d’arrêt et de correction. La cérémonie d’ouverture de cette session a été présidée par Halpougdou Martial, directeur adjoint de l’INSS.

L’agriculteur le sait. Une chose est de produire, une autre est de pouvoir vendre son produit, l’écouler sans difficulté. Cela passe par une bonne connaissance du marché et des circuits de commercialisation. A l’occasion de cette formation, les GSP auront droit donc à trois modules de formation. Le premier, selon le formateur M. Legala Keudem Genesquin Guibert, va porter sur la filière agricole. Quant au deuxième module, il va permettre aux participants de comprendre le fonctionnement du marché afin de pouvoir imposer les prix et le dernier module va porter sur la commercialisation, ses différents acteurs et circuits. La mise en exergue de tous ces éléments afin de permettre aux producteurs de jouir des fruits de leur labeur, ne sera pas occultée au cours de cette formation.

Selon M. Martial Halpougdou, cette formation est une bonne initiative dans la mesure où elle vise à soutenir les détenus à se redécouvrir dans un nouveau cadre de vie dès leur libération. Et l’INSS, a-t-il rappelé, est très ravi de soutenir et d’accompagner ce projet.

Pour mémoire, le projet « Réinsertion socioéconomique des détenus par l’amélioration des circuits de commercialisation de la production céréalière dans les maisons d’arrêts et de correction de Ouagadougou et Koudougou » a été conçu et élaboré par le Département socio-économie et anthropologie du développement (DSEAD) de l’INSS, en partenariat avec la Direction de la production pénitentiaire (DPP). Il a été retenu dans le cadre de l’appel à proposition du Fonds compétitif national du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO). Il est financé à hauteur de 34.990.542F CFA sur une durée de trois ans. Dans sa mise en œuvre, l’INSS bénéficie de l’expertise d’un partenaire privilégié, l’Institut National de l’Environnement et des Recherches Agricoles (INERA).

Bénédicte Kouraogo (Stagiaire)
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Appel à la solidarité avec les populations déguerpies de Kounkoufouanou

Appel à la solidarité avec les populations déguerpies de Kounkoufouanou

Samedi 17 septembre 2016 dans la salle de conference de la mairie de Fada N’gourma, en présence des representants du village, de monsieur le gouverneur de la région de l’Est, de sa majesté le roi du Gulmu, du maire et des leaders d’OSC, le comité des organisations de la société civile de l’Est engagé pour le soutien humanitaire aux populations non encore insérées de Kounkoufouanou, a tenu une conference de presse pour lancer un appel a la solidarité avec les populations déguerpies de Kounkoufouanou, aupres des différentes couches sociales (leaders religieux, coutumiers, politiques et diverses organisations de la société civile).

Appel à la solidarité avec les populations déguerpies de Kounkoufouanou

Depuis plus d’une année de cela, cette population dit avoir vécu dans des conditions d’exclusion sociale suite à son déguerpissement sans mesures d’accompagnement par les forces gouvernementales le 16juin 2015.

Kounkoufouanou est un hameau de culture situé a 70 kilomètres de Fada sur la route de Pama entre les villages de Kaboanga et de Natiaboani. Créé en 1983 avec l’accord de sa majesté le roi du Gulmu et de celui de Natiaboani, il comptait environ 7000 habitants en 2015. Selon les habitants, c’est en 2004 que des bornes de délimitation ont été érigées au sud de leur localité. En 2005, ils ont été informés par le Haut commissaire de la Kompienga que les bornes délimitaient une zone pastorale. Et le Haut commissaire leur précisa qu’à un kilomètre des bornes, la population pouvait avoir des champs et habitations. Et à cinq cent mètres, seules étaient autorisées les infrastructures d’habitations, donc point de champ. Mais à moins de cinq cents mètres, ni habitations, ni champ n’étaient permis. Sur cette base, le haut commissaire conclut que Kounkounfouani n’était pas concerné par le déplacement et que c’est le village de Kabonga2 qui devait se déplacer. Pour se conformer à l’autorité, tous les habitants qui étaient dans la zone pastorale sont sortis rejoindre ceux installés a plus d’un kilomètre des bornes. Ainsi, toutes les deux étaient tombées d’accord sur la légalité de l’existence de Kounkoufouanou en tant que Hameau de culture dans cette partie de la province du Gourma.

Subitement en 2006, l’affaire Kounkoufouanou resurgit au grand étonnement des habitants, avec des ultimatums incessants et répétés de déguerpissement. Et ce, juste après la découverte de l’existence de l’or dans le sous sol de Kounkoufouanou et environnants par les populations. Pure coïncidence ? L’or serait-il la raison officieuse de ce rebondissement ? Officiellement c’est la raison d’occupation illégale d’une zone pastorale qui est évoquée par les autorités.

En effet, au cours de ses délibérations, le conseil des ministres du 18 fevrier 2015 a adopté un rapport portant réaffirmation de la vocation de zone pastorale de Kaboanga par déguerpissement des exploitants illégaux.[...] L’adoption de ce rapport permet la mise en place d’une stratégie d’information et de sensibilisation en vue du déguerpissement des acteurs anarchiquement installés avant la saison hivernale.

Malgré les multiples initiatives déployées(rencontres avec les autorités, activités publiques, déclaration, etc) par les populations de Kounkoufouanou à travers leurs organisations de luttes (ODJ, MBDHP, CCVC, etc) pour dénoncer et combattre l’injustice, le gouvernement de la Transition d’alors ordonna le déguerpissement des habitants le 16 juin 2015. Cette situation a plongé depuis lors, des fils et filles du Burkina dans une situation sociale et économique d’ampleur qui ne saurait laisser indifférent tout citoyen patriote et démocrate. En effet, depuis ces événements, les populations vivent sans terres d’habitation.

“Avec l’avènement du nouveau pouvoir, nous avions espéré voir une solution diligente et appropriée du problème mais elle tarde à s’annoncer tandis que les conditions socio-économiques des déguerpis empirent”, se plaint- on ici. Ainsi, conscient de ce qu’endurent les populations déguerpies de Kounkoufouanou et d’un devoir moral de solidarité : l’ODJ, coordination provinciale de OSC, Coordination régionale des OSC, Coordination Régionale de la jeunesse de l’Est, Jeune du Gulmu avec l’appui des autorités administratives, coutumières et religieuses, ont lancé une souscription nationale et internationale afin de collecter des contributions diverses pour venir en aide aux déplacés.

Pour ce faire, un comité de pilotage composé des organisations initiatrices est mis en place. Il est chargé d’organiser la mise en œuvre de cette souscription qui s’étalera de la date du lancement du 17 juin 2016 au 31décembre 2016. Les personnes désireuses d’apporter leurs contributions, pourront prendre attache avec le comité de pilotage (tel:24776841 /70153953 airtel money :76954316) ou toute organisation membre de l’initiative afin de remplir les modalités de souscription.

En rappel, le Maire de Fada a laissé parler son cœur ainsi que quelques autorités qui ont assisté à l’événement. Rendez-vous a été donné dans trois semaines pour un point.

Ismael Sana (Stagiaire)
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« Après la confiscation de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, le Président Roch Marc Christian KABORE et son gouvernement méprisent les profondes aspirations du peuple », Ablassé Ouédraogo

« Après la confiscation de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, le Président Roch Marc Christian KABORE et son gouvernement méprisent les profondes aspirations du peuple », Ablassé Ouédraogo

« Après la confiscation de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, le Président Roch Marc Christian KABORE et son gouvernement méprisent les profondes aspirations du peuple », Ablassé Ouédraogo

Ceci est une tribune de Ablassé Ouédraogo, président de Le Faso Autrement, sur la célébration de l’An I du putsch manqué du 16 septembre 2015.

La commémoration de l’an I du putsch manqué du 16 septembre 2015 me donne à priori l’occasion de saluer la mémoire des filles et fils du Burkina Faso tombés sur le champ de la bataille au nom de la démocratie et du changement pour un Burkin

e voudrais, en outre, m’appuyer sur cette circonstance solennelle pour relever que cette célébration a donné une belle occasion à SEM Roch Marc Christian KABORE et son gouvernement d’étaler sur la place publique que les aspirations du peuple n’étaient pas véritablement au cœur de leur programme et qu’ils ne sont pas dans la même dynamique que le peuple insurgé dans ses aspirations intrinsèques. Ce manque d’intérêt du gouvernement aux préoccupations des populations qui ont lutté pour l’avènement d’un Burkina nouveau est illustré notamment par les trois faits suivants, vécus le 16 septembre 2016 :

- Le Président du Faso, SEM Roch Marc Christian KABORE a marqué cette commémoration par son silence, ainsi que son absence remarquée et injustifiable au Cimetière de Goughin où se célébrait cette journée historique du coup d’Etat manqué qui lui a permis de conquérir le Palais de Kosyam ;

- Le Premier Ministre, Paul Kaba TIEBA et le Président de l’Assemblée Nationale, Salifou DIALLO, présents à la dite cérémonie ont été chaleureusement et légitimement conspués par les membres des familles des martyrs ; Ceux-là même qui ont payé de leurs vies pour permettre à SEM Roch Marc Christian KABORE et son régime d’accéder au pouvoir « mouta-mouta ». La colère de nos braves sœurs et frères est bien compréhensible au regard de la douleur sans dimension qui les habite et devant cette situation de non justice qui se renforce dans notre pays ;

- En ce jour douloureux du Souvenir, le lancement dans la bonne humeur et liesse des travaux de réfection de la rocade sud-est du Boulevard des Tansoba, appelé « la Circulaire », immédiatement après le cimetière par le Premier Ministre Paul Kaba TIEBA et quelques membres de son gouvernement, indique à suffisance que la célébration de la journée du 16 septembre a été faite pour s’acquitter d’une banale formalité, pour la galerie et dans l’hypocrisie. Toutes choses, qui égales par ailleurs, indiquent que les préoccupations du gouvernement Roch KABORE divergent de celles du peuple burkinabè. Que de remords et de déceptions pour les Burkinabè, qui aspirent au changement et à la rupture, à plus de justice, à la réconciliation, l’unité et la cohésion nationales.

- « Le Faso Autrement » salue la lucidité de ces braves filles et fils de la nation, qui au nom de la légendaire dignité burkinabè, ont marqué leur refus catégorique de prendre part à la rencontre de l’humiliation et de la honte avec le Premier Ministre. Nos ancêtres ne nous enseignent-ils pas d’ailleurs que : « Burkinbil saka koum zoé gnandé » ; Ce qui peut se traduire en français par « Le Burkinabè digne de ce nom préfère la mort à la honte ».

- Notre parti, « Le Faso Autrement », qui a toujours su se tenir aux côtés des victimes et de leurs familles en dehors du brouhaha propagandiste, réaffirme sa détermination à les assister jusqu’à ce que justice soit rendue. Dieu garde et protège le Burkina Faso.

Ouagadougou, le 19 septembre 2016

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